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	<title>Le Feuilleton de Ficelle</title>
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		<title>Blogs, Twitter, Facebook&#8230; ou comment je suis devenue accro au Net (2)</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 13:37:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>

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		<description><![CDATA[Un peu plus d&#8217;un an s&#8217;est écoulé depuis la publication du billet « Blogs, Twitter, Facebook&#8230; ou comment je suis devenue accro au Net ». Dix-huit mois environ depuis la mise en ligne des séries sur les « Aristos de la blogo » et les « mamans blogueuses ». Un épisode récent qui m&#8217;a interpellée (voire franchement ébranlée) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_970" class="wp-caption aligncenter" style="width: 284px"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/04/enfantmag_gd1.jpg"><img class="size-medium wp-image-970" title="enfantmag_gd" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/04/enfantmag_gd1-274x300.jpg" alt="" width="274" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Enfant magazine (mars 2010)</p></div>
<p>Un peu plus d&#8217;un an s&#8217;est écoulé depuis la publication du billet  « <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/15/blogs-twitter-facebook-ou-comment-je-suis-devenue-accro-du-net/#content" target="_blank">Blogs, Twitter, Facebook&#8230; ou comment je suis devenue accro au Net</a> ».  Dix-huit mois environ depuis la mise en ligne des séries sur les  « <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2009/10/12/ma-ptite-enquete-sur-les-aristos-de-la-blogo-1/#content" target="_blank">Aristos de la blogo</a> » et les « <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2009/11/09/mamans-blogueuses-1-les-nouvelles-aristos/#content" target="_blank">mamans blogueuses</a> ». Un épisode récent  qui m&#8217;a interpellée (voire franchement ébranlée) me pousse à  réactualiser ces chapitres du Feuilleton de Ficelle. Désolée pour celles  et ceux qui attendaient (encore&#8230; après deux mois de carence !) le  billet sur les frères et sœurs. Il ne tardera plus.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Quel rapport à l&#8217;outil internet, aux réseaux sociaux ? Quelles relations souhaite-t-on entretenir entre blocopines ? Quelles limites entre vies réelle et virtuelle ? Quel rapport à l&#8217;anonymat ?</p></blockquote>
<p>L&#8217;événement en question est impossible à relater sans dévoiler l&#8217;identité de ses protagonistes – je ne souhaite pas tendre le bâton pour me faire (un peu plus) battre – mais je peux dire en revanche qu&#8217;il a mis le doigt sur plusieurs problématiques induites par l&#8217;utilisation anonyme du net par les mamans blogueuses/twitteuses. Quel rapport à l&#8217;outil internet, aux réseaux sociaux ? Quelles relations souhaite-t-on entretenir entre blocopines ? Quelles limites entre vies réelle et virtuelle ? Quel rapport à l&#8217;anonymat ? Et, encore et toujours: qui fait partie du cercle, qui est en dehors – sachant que le dit « cercle » n&#8217;englobe pas les mêmes actrices d&#8217;une année, voire d&#8217;un mois sur l&#8217;autre. L&#8217;un de mes amis à qui je relatais l&#8217;anecdote m&#8217;a fait cette remarque: « Twitter (et par extension Facebook et les blogs), c&#8217;est comme le film <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ridicule" target="_blank"><em>Ridicule</em></a> de Patrice Leconte. Il y a les influents qui ont des milliers de visites, fans ou <em>followers</em>, il y a ceux qui tentent de faire partie de l&#8217;élite et qui, par maladresse, deviennent la cible des quolibets de tous (des influents comme de leurs ouailles), et enfin ceux qui finiront par faire partie du haut du panier. L&#8217;important, c&#8217;est d&#8217;utiliser ces outils avec une certaine distance et de les prendre pour ce qu&#8217;ils sont – des microcosmes où tout le monde se renifle le cul ».<span id="more-961"></span></p>
<p>Dont acte. Il était question l&#8217;année dernière de confronter le rapport de quelques blogueuses « maternelles » (qui bloguent principalement sur leur vie de mères&#8230;) aux multiples supports d&#8217;expression et de partage sur la toile. Leur façon aussi de gérer leurs éventuelles différentes identités en fonction des supports. Aujourd&#8217;hui, qu&#8217;en est-il ? Passent-on toujours autant de temps sur les blogs ou ont-ils cédé la place aux réseaux sociaux ? Comment les unes et les autres ont modifié leur pratique ou leur investissement personnel ? Ont-elles trouvé ce qu&#8217;elles cherchaient&#8230; Merci à elles pour leurs réponses !</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>E-Zabel: &nbsp;&raquo; Je pense passer moins de temps sur les blogs que l&#8217;an dernier&#8230; Je n&#8217;ai plus le temps et les blogs que j&#8217;apprécie vraiment se comptent sur les doigts des mains &laquo;&nbsp;</p></blockquote>
<p><em>Par rapport à il y a un an, passez-vous plus, moins, le même temps sur les blogs et les réseaux sociaux ?</em></p>
<ul>
<li><a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">La Poule pondeuse</a>: « Ces derniers temps plutôt moins sur les blogs et plus sur twitter: effet iphone qui est très pratique pour Twitter et moins pour le reste. Effet aussi de beaucoup de boulot. »</li>
<li><a href="http://lamerejoie.com/" target="_blank">La Mère joie</a>: « Je viens d&#8217;avoir un bébé et je passe bien entendu beaucoup moins de temps sur mon blog, même si j&#8217;ai besoin d&#8217;écrire quotidiennement. C&#8217;est comme une hygiène de vie. Mais durant ma grossesse, j&#8217;avais beaucoup de liberté, mes deux autres enfants étant scolarisés et j&#8217;étais moi-même en arrêt de travail donc je pouvais consacrer un max d&#8217;énergie à la rédaction de billets et à la gestion des commentaires. Quant aux réseaux sociaux, je ne les utilise que depuis quelques mois en fait. »</li>
<li><a href="http://www.mercipourlechocolat.fr/" target="_blank">Shalima</a>: « Je dirais que je passe autant de temps mais un peu différemment. J&#8217;ai l&#8217;impression de moins le perdre en tout cas, d&#8217;être un peu plus efficace. »</li>
<li><a href="http://www.e-zabel.fr/" target="_blank">E-Zabel</a>: « Alors je pense passer moins de temps sur les blogs que l&#8217;an dernier&#8230; Je n&#8217;ai plus le temps et les blogs que j&#8217;apprécie vraiment se comptent sur les doigts des mains. Idem, je laisse moins de commentaires, même si je passe lire. »</li>
<li><a href="http://petitsproposdecousus.hautetfort.com/" target="_blank">Béatrice</a>: « Plus de temps ,Twitter est chronophage et la lecture des blogs aussi ! [ Tout en en gardant assez (du temps) pour faire d’autres choses (lire, tricoter)] Je refuse toujours de m’incrire sur Facebook par contre ! »</li>
<li><a href="http://vermicel.tumblr.com/" target="_blank">Vermicel</a>: &nbsp;&raquo; Je passe sans doute un peu moins de temps sur les blogs: je dois en lire toujours autant, mais je commente un peu moins. Quant aux réseaux sociaux, je passe à peu près le même temps sur FB et beaucoup beaucoup plus de temps sur Twitter. &laquo;&nbsp;</li>
</ul>
<p><em>Votre perception et votre usage des blogs et des réseaux sociaux ont-ils changé ?</em></p>
<ul>
<li>La Poule pondeuse: « Pour les blogs pas trop, pour Twitter, c&#8217;est pas mal monté en puissance. »</li>
<li>La Mère joie: « Je m&#8217;amuse encore davantage avec mon blog qu&#8217;avant, c&#8217;est le point qui me vient en premier à l&#8217;esprit. Je suis plus spontanée ; je me pose moins de questions. Et puis le fait d&#8217;avoir vécu des moments importants dans ma vie (la maladie puis le deuil de mon beau-père, ma grossesse puis la naissance du Petit Poilu) ont fait que j&#8217;ai intégré des choses fortes à mon journal qui n&#8217;était quasiment constitué à la base que de récits du quotidien, d&#8217;anecdotes. J&#8217;ai trouvé du soutien et du réconfort dans les épreuves. Parallèlement, j&#8217;ai pris beaucoup de recul forcément par rapport à la blogosphère en elle-même. J&#8217;ai mûri. Pour les réseaux sociaux, clairement, je les apprécie aujourd&#8217;hui alors que j&#8217;y étais très peu réceptive l&#8217;année dernière: j&#8217;avais surtout peur de m&#8217;éparpiller et je ne comprenais pas bien l&#8217;utilisation que je pouvais en faire. En fait Facebook me permet de micro-bloguer, de communiquer sur des choses dont je ne souhaite pas faire d&#8217;article et Twitter de m&#8217;informer, de discuter avec des &laquo;&nbsp;blogopines&nbsp;&raquo; ou des lecteurs de façon moins formelle que sur le blog. »</li>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Vermicel: &nbsp;&raquo; Sans sombrer dans le &laquo;&nbsp;c&#8217;était mieux avant&nbsp;&raquo; je pense que l&#8217;esprit de &laquo;&nbsp;copains&nbsp;&raquo; qui prévalait à l&#8217;époque n&#8217;est plus &laquo;&nbsp;</p></blockquote>
<li>Shalima: « Concernant les blogs, non. En revanche je me suis mise plus &laquo;&nbsp;sérieusement&nbsp;&raquo; aux réseaux sociaux. L&#8217;année dernière j&#8217;avais deux comptes twitter (un perso privé et un public pour le blog) et un compte perso Facebook, cette année, j&#8217;ai fermé le compte twitter perso privé et j&#8217;ai ouvert une page Facebook pour le blog. L&#8217;aspect public a pris le dessus et mon audience s&#8217;en est ressentie. »</li>
<li>E-Zabel: « Je suis peut-être un peu plus sur Facebook, car j&#8217;ai mis en place ma page fan et j&#8217;aime l&#8217;animer, j&#8217;aime ce contact plus direct avec certaines de mes lectrices. »</li>
<li>Béatrice: « Non. Je m’en sers toujours pour communiquer. »</li>
<li>Vermicel: &nbsp;&raquo; Depuis un an, il ne me semble pas que ma vision des blogs ait vraiment changé. Mais j&#8217;ai ouvert mon blog il y a plus de 5 ans (déjà !) et depuis j&#8217;ai eu le temps de voir évoluer les blogs. Une de mes amies blogueuses fait plus ou moins partie des <em>happy few</em> et elle m&#8217;a plutôt bien éclairée sur les coulisses de la blogosphère influente&#8230; Sans sombrer dans le &laquo;&nbsp;c&#8217;était mieux avant&nbsp;&raquo; je pense que l&#8217;esprit de &laquo;&nbsp;copains&nbsp;&raquo; qui prévalait à l&#8217;époque n&#8217;est plus. J&#8217;ai connu une période de lassitude qui m&#8217;avait démotivée, s&#8217;ajoutant à cela un manque de temps, et mon blog était resté abandonné pendant plus d&#8217;un an. Et c&#8217;est en retrouvant en partie cette ambiance de copains sur Twitter que je me suis remise à bloguer&#8230; Après, blog ou réseaux sociaux, ce ne sont que des outils et chacun en fait bien/y trouve ce qu&#8217;il veut ! &laquo;&nbsp;</li>
</ul>
<p><em>Avez-vous la sensation d&#8217;échanger de façon plus intime/intense avec vos connaissances virtuelles ? Si oui, quel support est aujourd&#8217;hui le plus adapté à ces échanges ?</em></p>
<ul>
<li>La Poule pondeuse: « Twitter sans hésiter (toujours l&#8217;effet iphone). »</li>
<li>La Mère joie: « Complètement ! Il y a quelques personnes virtuelles avec lesquelles j&#8217;échange aujourd&#8217;hui par mail très régulièrement. Twitter aussi est un bon moyen d&#8217;échanges mais c&#8217;est plus synthétique <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  ! »</li>
<li>Shalima: « Non pas vraiment&#8230; Pas mal de connaissances virtuelles sont devenues des connaissances réelles, c&#8217;est dans ce sens-là que je parlerais d&#8217;intimité. Mais les échanges purement virtuels sont toujours les mêmes. Le blog reste toujours un support adapté à l&#8217;échange, même si Twitter et Facebook prennent de plus en plus place (plus court, plus rapide). »</li>
<li>E-Zabel: « J&#8217;ai désormais une poignée de blogueuses que je considère comme très proches, je sais que je peux compter sur elles. »</li>
<li>Béatrice: « Oui, avec certaines (ce sont surtout des filles !). Par le biais d’un forum privé. »</li>
<li>Vermicel: &laquo;&nbsp;<!-- p { margin-bottom: 0.21cm; } --> Si j&#8217;ai créé plusieurs relations d&#8217;amitié grâce à internet (forums, blogs et plus récemment Twitter), mes échanges intimes/intenses se passent en dehors de l&#8217;internet public ! (J&#8217;utiliserai plutôt le mail ou le téléphone !) Aujourd&#8217;hui je n&#8217;utilise pratiquement pas FB et je privilégie Twitter. Et, hormis de façon ponctuelle où je vais développer un avis ou un témoignage dans un commentaire sur un blog, c&#8217;est plutôt sur Twitter que je me livre le plus, par toutes petites touches, alors que ce support semble plutôt appeler, par son format, du léger et du superficiel. &laquo;&nbsp;</li>
</ul>
<blockquote class="pullquote_right"><p>La Mère Joie: &laquo;&nbsp;je suis nettement plus exigeante sur les partenariats qui se présentent plus en nombre que les sponsos et peuvent ne pas être gagnant-gagnant &laquo;&nbsp;</p></blockquote>
<p><em>Votre avis sur la monétisation des blogs a-t-il changé ? Votre pratique perso ?</em></p>
<ul>
<li>La Poule pondeuse: « Pas vraiment. Je trouve que globalement beaucoup de monde se fait du beurre sur le dos des blogs, en échange de promesses de notoriété et de cadeaux promotionnels. »</li>
<li>La Mère joie: « Je crois avoir la même ligne de conduite. En revanche, je suis nettement plus exigeante sur les partenariats qui se présentent plus en nombre que les sponsos et peuvent ne pas être gagnant-gagnant. Alors qu&#8217;avant j&#8217;étais dans l&#8217;acceptation facile, aujourd&#8217;hui je suis dans la négociation et dans la réelle envie. Je refuse beaucoup de propositions qui ne sont pas conformes à cette dernière. Il peut m&#8217;arriver a contrario, même si c&#8217;est très rare, de faire une démarche directe de partenariat. »</li>
<li>Shalima: « Non, depuis le début j&#8217;ai fait le choix de rédiger des billets sponsorisés de temps en temps, si le sujet ou le produit me convient, en gardant ma liberté de parole. Et je continue à suivre cette ligne de conduite. »</li>
<li>E-Zabel: « J&#8217;ai décidé d&#8217;arrêter les concours depuis quelques mois, cela rapportait évidemment beaucoup de visites, mais légalement, c&#8217;est assez limite (dépôt de règlement chez huissier) et je ne préfère pas tendre le bâton&#8230; En plus les marques abusent beaucoup de ce modèle: pour elle, cela ne coûte rien, juste un cadeau et hop, on utilise l&#8217;audience, le temps de la blogueuse, sans compter que c&#8217;est le blog qui prend la responsabilité juridique du tirage au sort ! Mais bon, il n &#8216;y a bien que moi qui fait attention à ça j&#8217;ai l&#8217;impression&#8230; »</li>
<li>Béatrice: « Chacun fait comme il veut (à partir du moment ou le billet est signalé comme étant sponsorisé). C’est parfois juste un peu lassant de lire dix fois un billet sur le même sujet. Je ne souhaite pas me lancer là-dedans. J’ai fait une fois un billet sur l’essai d’un « aide à la cuisine », avec un petit concours permettant à deux lectrices de gagner de quoi faire l’essai aussi. Elles n’ont jamais rien reçu, je n’ai jamais eu d’explication malgré mes demandes: mauvaise expérience. Si j’ai envie de parler d’un produit, j’en parle et puis voilà. »</li>
<li>Vermicel: &nbsp;&raquo; Mon avis sur la question n&#8217;a pas changé: chacun est libre de gérer son espace comme il l&#8217;entend. Mon blog n&#8217;a jamais été monétisé: il y a 3 ou 4 ans je n&#8217;ai pas su/voulu me mettre en avant et saisir les opportunités qui se présentaient. Aujourd&#8217;hui, je ne reçois pas de propositions sérieuses mais je ne vais pas en chercher non plus. Je me suis un peu posé la question mais, pour le faire dans les règles, cela demande un certain nombre de démarches (statut d&#8217;auto-entrepreneur&#8230;) et pour l&#8217;instant j&#8217;estime que cela n&#8217;en vaut pas la peine. Je n&#8217;exclus pas que cela puisse évoluer un jour. &laquo;&nbsp;</li>
</ul>
<p><em>Ce qui hier était nouveau, peut aujourd&#8217;hui sembler être devenu banal (style &laquo;&nbsp;décalé&nbsp;&raquo;, format d&#8217;écriture, sujets&#8230;). Comment vous situez-vous dans cette quête d&#8217;originalité/popularité (<a href="http://www.wikio.fr/" target="_blank">Wikio</a>, nombre de fans ou de </em><em>followers&#8230;) ?</em></p>
<ul>
<li>La Poule pondeuse: « Plus que d&#8217;originalité ou de nouveauté, je suis en quête de qualité (d&#8217;écriture, de thèmes, de documentation&#8230;). Cela n&#8217;a pas vraiment changé même si mon niveau d&#8217;auto-exigence augmente. Je n&#8217;ai pas de grande stratégie pour me faire connaître, j&#8217;ai surtout envie de me faire plaisir et petit à petit les personnes intéressées par ce que j&#8217;ai à dire me trouvent, c&#8217;est le principal. »</li>
<li>La Mère joie: « Je me fiche autant de Wikio et je ne cherche pas le public à tout prix (ma priorité va toujours à être commentée de façon pertinente ; c&#8217;est enrichissant et gratifiant). Je ne fais pas de billets polémiques, je ne mets pas de titres spécialement accrocheurs et repérables au niveau du thème etc. Toutefois, je veille à conserver un certain réseau. Avoir un réseau, je trouve ça important. »</li>
<li>Shalima: « Je ne saisis pas bien le sens de la question à vrai dire. En tout cas, je n&#8217;ai jamais eu l&#8217;impression d&#8217;être particulièrement originale ou avant-gardiste, et ça n&#8217;a guère changé. »</li>
<li>E-Zabel: « Je ne m&#8217;intéresse toujours pas au classement Wikio, je pense d&#8217;ailleurs être dans les choux total ! Je ne supporte toujours pas ce linkage plus ou moins forcée entre blogs pour monter au classement. Un peu ça va, mais trop&#8230; Cela tue même les blogs je trouve, cela leur enlève ce qui avait pu les rendre originaux. »</li>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Béatrice: &nbsp;&raquo; Je reste moi-même, c’est le fond de commerce de mon blog ! Je ne cherche pas la popularité, même si c&#8217;est agréable d&#8217;être en page d&#8217;accueil d&#8217;Hellocoton &laquo;&nbsp;</p></blockquote>
<li>Béatrice: « Je reste moi-même, c’est le fond de commerce de mon blog ! Je ne cherche pas la popularité, même si c’est toujours agréable d’être en page d’accueil d’<a href="http://www.hellocoton.fr/">Hellocoton</a> (jamais fait la Une) ! »</li>
<li>Vermicel: &nbsp;&raquo; Comme à mes débuts, je blogue pour le plaisir, pour le partage et je ne me force jamais à publier parce qu&#8217;il faut le faire ! Je ne suis pas du genre à jouer à qui-c&#8217;est-qui-a-la-plus-grosse ! (en revanche, je m&#8217;amuse bien à regarder d&#8217;autres le faire, c&#8217;est mon côté commère-langue de pute, hin hin hin) Mon blog a été inscrit chez Wikio, mais je ne sais pas par qui ! (Qu&#8217;il se dénonce !) &laquo;&nbsp;</li>
</ul>
<p><em>Ce que vous cherchiez hier sur la blogo, l&#8217;avez-vous trouvé ? Vos attentes ont-elles évolué ?</em></p>
<ul>
<li>La Poule pondeuse: « Je ne sais plus vraiment ce que je cherchais hier (Alzheimer post-natal). »</li>
<li>La Mère joie: « J&#8217;ai trouvé des choses que je n&#8217;attendais pas du tout: la bienveillance en est un très bon exemple. Je n&#8217;oublierai pas comme j&#8217;ai été portée dans les moments de doutes par des inconnus. Je leur en suis extrêmement reconnaissante. Sinon, de façon plus pragmatique, je tire quelques avantages financiers (peu, hein !) ou matériels (là, en revanche, je suis très vigilante de ne pas me laisser gaver inutilement et j&#8217;essaie d&#8217;en faire profiter au maximum les lecteurs) qui sont les bienvenus et sont des bénéfices concrets pour l&#8217;ensemble de ma production. »</li>
<li>Shalima: « Je m&#8217;éclate toujours autant, et le blog et ses activités annexes me permettent de vivre, je suis donc pleinement satisfaite. »</li>
<li>E-Zabel: « Comme je n&#8217;attendais rien, je ne suis ni déçue, ni surprise par l&#8217;évolution de la blogosphère. Mais j&#8217;avoue ne pas accrocher à tous les nouveaux blogs de mamans&#8230; Il y en a vraiment beaucoup maintenant, c&#8217;est impressionnant ! »</li>
<li>Béatrice: « J’ai commencé par lire, avant d’écrire. En créant mon blog, je ne cherchait rien de spécial, si ce n’est quelques lecteurs&#8230; que j’ai trouvés.  J’ai aussi trouvé des amies virtuelles, certaines le sont devenues IRL (<em>ndlr: in real life</em>), de l’info, de la réflexion, de la rigolade&#8230; Mes attentes n’ont pas évoluées (ah si, quand même: plus de comms !). »</li>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Shalima: « Je m&#8217;éclate toujours autant, et le blog et ses activités annexes me permettent de vivre, je suis donc pleinement satisfaite. »</p></blockquote>
<li>Vermicel: &nbsp;&raquo; Je dirais que mes attentes ont évolué parce que la blogo a évolué ! J&#8217;y trouve toujours des choses intéressantes à lire: du partage d&#8217;expériences, de l&#8217;information, des sujets de réflexion, des délires&#8230; Et internet apporte toujours son lot de surprises: même si, à mes yeux, la blogo a perdu de sa spontanéité, de sa &laquo;&nbsp;fraîcheur&nbsp;&raquo; (il y a plus de calcul et moins de gratuité (= on fait les choses juste pour le fun, pour le plaisir)) j&#8217;ai fait, ces derniers mois, de belles rencontres alors que je ne m&#8217;y attendais pas du tout. &laquo;&nbsp;</li>
</ul>
<p><em>Votre meilleure récompense pour le temps investi face à l&#8217;écran, quel est-elle ?</em></p>
<ul>
<li>La Poule pondeuse: « Quand quelqu&#8217;un me dit que mon blog l&#8217;a aidé, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre. Et puis les super commentaires. »</li>
<li>La Mère joie: « Faut être démago ou pas, genre ma meilleure récompense, ce sont les gens derrière leur écran ?! <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  Ma meilleure récompense ? Mon Légionnaire qui, je crois, a appris à être fier de mon « travail » et qui me fait confiance à ce jour pour réaliser de jolies choses dans l&#8217;écrit. Moi, j&#8217;ai nettement moins confiance en moi dans ce domaine&#8230; »</li>
<li>Shalima: « Que les lectrices continuent à venir et commenter, et le fait que l&#8217;on continue à faire appel à moi pour de chouettes projets&#8230; »</li>
<li>E-Zabel: « Je suis heureuse quand on me propose d&#8217;écrire un article pour un autre support que mon blog, je m&#8217;éclate, j&#8217;apprends à chaque fois, j&#8217;aime jouer avec les mots, les styles, les tons. Là, je ne regrette pas ces trois ans d&#8217;écriture quotidienne. Je souhaiterai par ailleurs donner un nouvel élan au blog, je réfléchis beaucoup à un nouvel angle, un nouveau service, une nouvelle catégorie&#8230; Je ne sais pas encore, mais j&#8217;y pense, je voudrais encore un peu sortir du lot, faire plaisir à mes lectrices fidèles&#8230; »</li>
<li>Béatrice: « Les commentaires des lecteurs ! »</li>
<li>Vermicel: &nbsp;&raquo; De belles rencontres justement ! Et des relations qui se poursuivent IRL&#8230;&nbsp;&raquo; (<em>In real life</em>)</li>
</ul>
<p><em>Comment gérez-vous votre identité/anonymat ?</em></p>
<ul>
<li>La Poule pondeuse: « Toujours de la même façon, étanchéité à peu près totale entre la Poule et moi. Juste je vais à quelques rencontres parce que c&#8217;est sympa de rencontrer les gens en vrai, et scoop: il y a même une photo de moi qui traîne chez Fanny d&#8217;<a href="http://anosenfants.typepad.fr/le_blog_des_bonnes_ondes/" target="_blank">A nos enfants</a> (mais comme on ne sait pas laquelle c&#8217;est&#8230;). D&#8217;ailleurs Egg est le seul projet à caractère commercial auquel je participe mais il est vraiment sympa. La ligne rouge: que quelque part sur internet (ou autre media) il y ait un lien direct entre mon nom, mon blog et/ou ma photo. Mes collègues ne savent pas que je tiens un blog. »</li>
<li>La Mère joie: « Encore et toujours anonyme, ma plus grande liberté. »</li>
<li>Shalima: « Je dirais que je suis de moins en moins anonyme. Je protège toujours autant l&#8217;anonymat de mes enfants, mais je m&#8217;expose sans trop de souci, car je maîtrise cette exposition, qui reste somme toute très modérée. »</li>
<li>E-Zabel: « Niveau anonymat, ces derniers mois ont été difficile, à cause d&#8217;un problème avec le directeur de l&#8217;école des enfants. C&#8217;est rentré dans l&#8217;ordre, mais je me sais surveillée&#8230; c&#8217;est dommage, j&#8217;ai du coup tendance à m&#8217;autocensurer&#8230; »</li>
<li>Béatrice: « Je blogue sous mon prénom. Je mets des photos perso, mais pas de visages. Je fais attention à ne pas laisser trop d’indices&#8230; Et parmi mes proches, seuls mes enfants, mon Homme et ma sœur sont au courant de l’existence du blog. »</li>
<li>Vermicel: &nbsp;&raquo; En ouvrant mon blog j&#8217;ai choisi un pseudo, mais sans chercher particulièrement à préserver mon anonymat. Mon compte FB, à mon vrai nom, est très verrouillé et peu alimenté ; j&#8217;ai une page pour le blog. Mon compte Twitter est sous mon pseudo. &laquo;&nbsp;</li>
</ul>
<p><em>Question subsidiaire&#8230; Pensez-vous que les aristos de la blogo maternelle soient les mêmes aujourd&#8217;hui qu&#8217;hier ? Et vous, comment vous situez vous ?</em></p>
<ul>
<li>La Mère Joie: « Les aristos de la blogo maternelle, ça pète ! <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  Bon, je commence par moi. En ce qui me concerne, je ne me sens nullement aristo avec une petite cour, mais animatrice de groupe avec  des membres hétérogènes. Franchement, je suis heureuse qu&#8217;on ne me lèche pas les bottes tout en sentant un profond respect mutuel&#8230; Je suis mon petit bonhomme de chemin et je tiens mon blog par rapport à ce que je me fixe (ligne directrice, challenges persos, remaniements ou changements selon mes désirs&#8230; Je sais qu&#8217;entre autres les gens ne peuvent s&#8217;identifier suffisamment à moi, mes opinions et à mon style de vie pour générer des milliards de visiteurs, donc je suis très contente d&#8217;avoir atteint voire dépassé mon objectif de départ. Je poursuis ma croissance tranquillement. Ce qui ne m&#8217;empêche pas de regarder ce qui est fait ailleurs par intérêt et passion pour les NTIC (<em>nouvelles technologies de l&#8217;information et de la communication, ndlr</em>). Il y a de chouettes blogs qui fonctionnent très bien ; citons par exemple <a href="http://www.maispourquoijedeviensmerebordel.fr/" target="_blank">Mère Bordel</a>. Et c&#8217;est parfait: ça donne une richesse et ça évite &laquo;&nbsp;l&#8217;encroutement blogosphérique&nbsp;&raquo;. Cela tourne. On est plus médiatisées un jour, puis le jour suivant, il s&#8217;agit d&#8217;une autre. On représente chacune un petit effet de mode. La seule, il me semble, parvenant à garder une médiatisation constante, c&#8217;est la célèbre E-Zabel. Toutefois, en étant assidue à son blog, sans être citée partout, on perdure. Je pense qu&#8217;il n&#8217;y a aucune peur à voir de nouvelles têtes dans la <em>blogomaman</em>. Il y a de la place pour tout le monde, même si, il ne faut pas se leurrer, il n&#8217;y a pas le même business pour chacune&#8230; Comme IRL, quoi !;) »</li>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Béatrice: « Beaucoup d&#8217;aristos le sont encore. Mais je pense que, comme partout, la roue tourne, de nouveaux blogs apparaissent, prennent de l’importance</p></blockquote>
<li>Béatrice: « Beaucoup (d&#8217;aristos) le sont encore. Mais je pense que, comme partout, la roue tourne, de nouveaux blogs apparaissent, prennent de l’importance. Du côté des blogs de mamans, les billets sont un peu toujours sur les mêmes thèmes. Du coup, quand les enfants grandissent, les lectrices(teurs) déplacent leurs centres d’intérêts et leurs lectures. Comment je me situe ? Je ne me situe pas (aucun moyen de comparaison avec d’autres blogs: parler du nombre de visites sur son blog me parait aussi tabou sur la blogosphère que parler de son salaire dans une conversation !) et je n’en ai pas envie ! »</li>
<li>E-Zabel: « Euh&#8230; Joker ! (quoi ? On n&#8217;a pas le droit à un joker ?) Ici, j&#8217;aime les mêmes que l&#8217;an dernier, j&#8217;en ai rajouté deux qui me plaisent beaucoup: Mère Bordel et <a href="http://www.mamanstestent.com/" target="_blank">Mamanstestent</a>, parce qu&#8217;elles sont cash et qu&#8217;elles me font rire. »</li>
<li>Vermicel: « J&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il y a de plus en plus de blogs de maman et en parallèle que le nombre de blogueuses mamans invitées à des opés et/ou ayant monétisé leur blog (sponso) a nettement augmenté, mais pour autant je crois que les gros blogs en terme d&#8217;audience restent peu nombreux. Pour ma part, je suis clairement à la marge dans la blogo maternelle: j&#8217;ai un Twitter assez dynamique où je m&#8217;intéresse souvent à la parentalité et un blog « historique » qui parlait de cuisine, qui redémarre à son rythme et qui n&#8217;a pas vraiment aujourd&#8217;hui de ligne éditoriale très bien définie (et n&#8217;en aura sans doute pas, je n&#8217;ai pas très envie de me mettre de barrière). C&#8217;est marrant d&#8217;ailleurs, une des raisons qui m&#8217;avaient fait abandonner le blog était l&#8217;explosion du nombre de blogs culinaires, où le mien s&#8217;est retrouvé noyé dans la masse. Je me suis demandé ce que je pouvais bien apporter d&#8217;intéressant avec mes petites recettes sans prétention et mes photos même pas jolies ! Sans courir après les statistiques, j&#8217;écrivais tout de même pour le partage et l&#8217;échange avec le lecteur et je me suis sentie un peu « complexée » avec mes recettes du quotidien, nettement moins attractives que des macarons ou des cupcakes ! Pas mal de blogs se sont spécialisés, certains avec une vraie légitimité. Beaucoup ont travaillé sur les photos aussi, ça aide. Aujourd&#8217;hui, je n&#8217;ai plus le complexe de la ménagère, j&#8217;assume ce que je peux publier ! Et je crois que si je développe davantage des sujets liés à la parentalité sur mon blog, je ne me poserais pas davantage la question de la légitimité. (Faut croire que je suis devenue sage ! Mouah ah ah !) »</li>
</ul>
<p>Le débat est ouvert: réseaux sociaux, anonymat, blocopines, notoriété, monétisation&#8230; Votre avis m&#8217;intéresse ! Et merci aux mères actives du Net qui ont pris sur leur temps pour alimenter cette réflexion.</p>
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		<title>J&#8217;allaite en travaillant (2)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2011/01/31/jallaite-en-travaillant-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 09:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>

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		<description><![CDATA[Après « sommeil et allaitement » (1 &#38; 2), « travail et allaitement »&#8230; Vous allez croire que je ne fais qu&#8217;allaiter dans ma vie! Alors non, je ne fais pas que ça, mais clairement, le fait de devoir rester à portée de petite bouche rythme quand même mon quotidien et conditionne mes marges de manœuvres temporelles et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/171171_bébé_sein.jpeg"><img class="size-medium wp-image-956 aligncenter" title="171171_bébé_sein" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/171171_bébé_sein-300x221.jpg" alt="" width="300" height="221" /></a></p>
<p>Après « <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2011/01/04/%C2%AB-si-tu-veux-dormir-la-nuit-donne-lui-un-bib-%C2%BB-1/" target="_blank">sommeil et allaitement</a> » (1 &amp; 2), « travail et allaitement »&#8230; Vous allez croire que je ne fais qu&#8217;allaiter dans ma vie! Alors non, je ne fais pas que ça, mais clairement, le fait de <em>devoir</em> rester à portée de petite bouche rythme quand même mon quotidien et conditionne mes marges de manœuvres temporelles et géographiques depuis la naissance de BB2. Pour faire suite à <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/05/jallaite-en-travaillant/" target="_blank">ce premier épisode du feuilleton</a> « j&#8217;allaite en travaillant », voici la suite, à J + 10 mois. Tout d&#8217;abord, pour rappel, je précise que j&#8217;ai repris le travail très rapidement après la naissance de mon fils, officiellement lorsqu&#8217;il était âgé de 10 semaines, officieusement, quelques temps avant. N&#8217;ayant pas le cœur de le mettre en crèche si tôt et forte de ma catastrophique expérience précédente (se reporter à l&#8217;épisode 1 donc&#8230;) avec ma fille, je l&#8217;ai gardé avec moi 24h/24, boulot compris, pendant 5 mois. A la rentrée de septembre, il a rejoint sa sœur de 19 mois son aînée à la crèche trois jours par semaine. Toujours allaité en exclusif ou à peu près &#8211; je suis pro diversification à la cool et/ou à la demande de l&#8217;enfant <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/09/10/la-diversification-a-la-cool/" target="_blank">moi aussi</a>, le mien a donc pu goûter tout ce qu&#8217;il a voulu ou à peu près, dès qu&#8217;il en a manifesté l&#8217;envie, vers 5 mois environ.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Deux mois fatigants qui ont permis à mon fils de s&#8217;habituer en douceur à ce nouveau régime alimentaire</p></blockquote>
<p>En septembre/octobre, je suis donc allée donner une tétée à midi à la crèche et j&#8217;ai assuré la tétée de 16h30 tous les jours, donnée à la crèche toujours. Deux mois fatigants, professionnellement compliqués, qui ont permis à mon fils de s&#8217;habituer en douceur à ce nouveau régime alimentaire – il a commencé à recevoir des repas variés et réguliers pendant cette période – et à moi de tester la résistance de mes seins (je n&#8217;ai plus tiré depuis cet été, étant confrontée à un bébé qui n&#8217;acceptait pas le biberon&#8230;) tout en prenant doucement un peu le large. Depuis le mois de novembre, en revanche, je « tiens » (et BB2 aussi) de 8 heures à 17 heures sans souci, trois jours par semaine donc. Le petit mange de tout, laitages compris, et boit un peu d&#8217;eau ou de jus de fruit à la tasse quand je suis absente.<span id="more-955"></span></p>
<p>Cette période novembre/décembre a coïncidé avec <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2011/01/04/%C2%AB-si-tu-veux-dormir-la-nuit-donne-lui-un-bib-%C2%BB-1/" target="_blank">mon enfer nocturne</a>, ce qui m&#8217;a donc « permis » de maintenir 5/6 tétées (voir plus) par 24h, même les jours de crèche. Et puis depuis un mois, finies les tétées de nuit. BB2 tète donc toujours à peu près à la demande 3 ou 4 jours par semaine en journée et trois fois par 24h les jours de crèche – 6h, 8h (peut sauter), 17h (retrouvailles, peut aussi sauter parfois) et 20h – heure du coucher. Ce nouveau régime a précipité mon retour de couches, tout en provocant un changement de « mentalité ». Et c&#8217;est de ça dont je souhaite m&#8217;entretenir avec vous et, sur ce point particulier, que j&#8217;espère tirer profit de vos expériences personnelles. En effet, avec la réduction du nombre de tétées et le retour de couches est venue l&#8217;envie de travailler plus, de sortir à nouveau sans calculer l&#8217;heure de départ ou le nombre de verres ingurgités en fonction des horaires de tétées, de me faire un petit week-end sans enfant&#8230; de refaire (un peu) ma vie quoi.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Est-ce le temps du sevrage complet ? Est-ce que ce sevrage ne va pas ré-enclencher un désir d&#8217;enfant (mais alors, où s&#8217;arrêter!) ?</p></blockquote>
<p>Et c&#8217;est là que 1000 questions surgissent. Est-ce donc déjà le temps du sevrage complet ? Est-ce que ce sevrage ne va pas ré-enclencher un désir d&#8217;enfant chez moi (mais alors, où s&#8217;arrêter!) ? Mon fils et moi sommes nous « prêts » à nous éloigner inévitablement – il est évident que la proximité physique qu&#8217;implique l&#8217;allaitement disparaît en partie quand bébé arrête de téter, j&#8217;ai pu en tout cas le constater avec ma fille. Bref, tant de questions et pas l&#8217;ombre d&#8217;une réponse, ou si peu. Je ne parle même pas des modalités du sevrage, de sa programmation, etc.</p>
<p>Détail qui a son importance, BB2 m&#8217;a beaucoup mordu ces derniers temps – une dent de devant qui avait du mal à sortir. Ces morsures ont entamé le plaisir que je prends habituellement à la tétée. Maintenant que cette dent est sortie, ça va mieux. Je ne cesse de dire &laquo;&nbsp;dans un mois ou deux&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;pour son premier anniversaire&nbsp;&raquo;, il ne tètera plus. Mais je suis bien incapable de pronostiquer si je serais réellement décidée d&#8217;ici deux mois. Un jour c&#8217;est imminent, le lendemain je remets à plus tard. Comment savoir quand c&#8217;est le bon moment&#8230;?<em> Last but not least,</em> j&#8217;ai autour de moi de nombreuses mamans qui allaitent longtemps. Ce n&#8217;est pas la norme en France, mais je me suis entourée bien volontiers de cette sorte de mères <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  C&#8217;est le cas notamment de <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">celle-ci</a>, <a href="http://aimerporter.wordpress.com/" target="_blank">celle-ci</a>, ou encore <a href="http://blog.allaitement.mamanana.com/" target="_blank">celle-là</a> pour ne citer que les blogueuses&#8230; Alors bon, je me sens très petite joueuse par rapport à elles – je vous entends déjà dire que je ne devrais pas, mais c&#8217;est comme ça hein, on se compare forcément. Bref, l&#8217;affaire n&#8217;est pas simple, l&#8217;envie est parfois forte d&#8217;en finir et de retrouver ma liberté, mais le lendemain, le sourire de mon fils le sein dans la bouche me convainc du contraire, ma flemme de lui préparer un casse-dalle le dimanche et la satisfaction que j&#8217;ai à le voir nourri juste en soulevant mon t-shirt&#8230; Tout cela ne facilite pas cette prise de décision.</p>
<p>Et vous, comment avez-vous su quand le bon moment était arrivé ? Comment avez-vous procédé pour mettre en œuvre ce sevrage ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib&#8217; » (2)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2011/01/05/%c2%ab-si-tu-veux-dormir-la-nuit-donne-lui-un-bib-%c2%bb-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 2011 05:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme promis, sept blogueuses évoquent l&#8217;épineuse question du sommeil de bébé&#8230; allaité. Marlène de Maman Travaille: « Pour ma part, l&#8217;allaitement n&#8217;a pas été possible au-delà de quelques jours car ma fille ne tétait pas. Je devais donc tirer mon lait. Inconvénient car douloureux et pénible, mais avantage car du coup je tirais le lait le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/logo_allaite.jpg"><img class="size-medium wp-image-949 aligncenter" title="logo_allaite" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/logo_allaite-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Comme promis, sept blogueuses évoquent l&#8217;épineuse question du sommeil de bébé&#8230; allaité.</p>
<p>Marlène de <a href="http://mamantravaille.typepad.fr/maman_travaille/" target="_blank">Maman Travaille</a>: « Pour ma part, l&#8217;allaitement n&#8217;a pas été possible au-delà de quelques jours car ma fille ne tétait pas. Je devais donc tirer mon lait. Inconvénient car douloureux et pénible, mais avantage car du coup je tirais le lait le soir et le papa pouvait lui donner une fois sur deux la nuit! Le passage au lait artificiel s&#8217;est fait assez vite, quand elle a eu un mois. A ce moment, j&#8217;avais une double tendinite à force de tirer mon lait et celui-ci se raréfiait. Par contre, elle n&#8217;a jamais fait de grosses nuits. Aujourd&#8217;hui encore, elle dort très peu, même maintenant si elle dort 7 heures, c&#8217;est la fête. Petite, elle faisait 23h-7h environ. »</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Avec l&#8217;aînée, bien que je n&#8217;ai pu la mettre au sein les trois premiers jours car nous avons été séparées, l&#8217;allaitement s&#8217;est parfaitement bien passé</p></blockquote>
<p><a href="http://lamerejoie.com/" target="_blank">La Mère joie</a>: « J&#8217;ai allaité mes deux premiers (je compte réitérer pour le troisième mais je n&#8217;insisterai pas autant que pour le Grognard s&#8217;il y a trop de difficultés): 3 mois en exclusif pour l&#8217;aînée et 8 mois 1/2 en exclusif pour le suivant. Les sevrages se sont fait à chaque fois en une journée, le bébé refusant de passer au mixte. Avec l&#8217;aînée, bien que je n&#8217;ai pu la mettre au sein les trois premiers jours car nous avons été séparées (mais je tirais mon lait que je lui faisais parvenir), l&#8217;allaitement s&#8217;est parfaitement bien passé. J&#8217;ai arrêté uniquement parce que le pédiatre trouvait à l&#8217;époque qu&#8217;elle ne prenait pas suffisamment de poids (ce que je sais faux aujourd&#8217;hui&#8230;). Ma fille a fait complètement ses nuits au bout de trois semaines et de la naissance à ces fameuses trois semaines ne se réveillait qu&#8217;une fois par nuit quand elle se réveillait. Pour le Grognard, ça a été nettement plus sportif. Il tétait beaucoup et quelle que soit l&#8217;heure. Je l&#8217;allaitais à la demande comme la grande. Il a souvent fini par passer la nuit dans notre lit car nous (mon mari m&#8217;a beaucoup aidée) étions épuisés de nous lever. Il n&#8217;a fait ses nuits qu&#8217;à deux ans et demi et il y a encore des réveils nocturnes&#8230;<span id="more-948"></span>Quand il est passé au biberon, ça a amélioré le rythme tout de même. Je pense que le lait maternel, très fluide, ne convenait pas très bien à ses besoins à lui. D&#8217;ailleurs il faisait du reflux gastrique à cause de ça&#8230; Avec le recul, je n&#8217;aurais pas dû m&#8217;entêter avec cet allaitement qui a été très contraignant pour tout le monde (mon mari pourtant très fier de cet allaitement alors que moi non pas spécialement saturait un peu) et ne réussissait pas à mon fils qui a dû prendre des médicaments à force pour le digérer. C&#8217;est assez rare mais cela existe. Je dois dire que nombre de grandes étapes du développement ont été plus compliquées avec mon fils: l&#8217;allaitement et l&#8217;alimentation en général, le sommeil, la propreté. Je crois qu&#8217;à travers celles-ci s&#8217;y sont joué beaucoup de choses de la relation parents-enfants/fratrie par exemple. Mon fils a été très attendu, on était plus largués en se mettant parallèlement la pression; ça a été sa manière à lui d&#8217;agir sur la situation. »</p>
<p>Un lien entre sevrage et nuits complètes? « En fait, je serais tentée de faire un tout petit lien mais qui ne serait pas du tout systématique. Je dirais que ça dépend beaucoup des enfants et de leurs besoins propres. Dans le cas de mon fils, on voyait bien quand même les rares fois où on a fait des essais que le bib&#8217; le calait mieux et son rythme s&#8217;est tout de même nettement amélioré avec le sevrage. Mais pas de subites nuits non plus&#8230; Mais comme dit, mon lait ne lui réussissait pas très bien (problèmes de reflux gastriques à cause de la grande fluidité du lait)&#8230; »</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>A 13 mois, je me suis rendue compte qu’il ne tétait plus que la nuit, une ou deux fois et qu’en fait je servais de tétine. J’ai donc « fermé » le bar. Début d’1 ans 1/2 de galère de sommeil</p></blockquote>
<p>Béatrice de <a href="http://petitsproposdecousus.hautetfort.com/" target="_blank">Petits propos décousus</a>: « J&#8217;ai allaité 11 mois mes deux premiers enfants, 13 mois et puis 18 pour N°4. Les p’tits Mecs dormaient tout près de moi, dans un lit à barreaux, en sidebed, et souvent avec moi (parce qu’on se rendormait pendant ou après la tété). Les allaitements nocturnes ont été gérés comme ça venait. Le fait de ne pas se lever pour chercher le bébé simplifie grandement les choses (pour moi) et pouvoir se rendormir tranquillement aussi! J&#8217;ai restreint l&#8217;accès au sein pour P’tit Mec N°3. A 13 mois, je me suis rendue compte qu’il ne tétait plus que la nuit, une ou deux fois et qu’en fait je servais de tétine. J’ai donc « fermé » le bar. Début d’1 ans 1/2 de galère de sommeil. Je ne crois pas que mes enfants aient dormi toute la nuit (une dizaine d&#8217;heures d&#8217;affilée) encore allaités, ou alors très ponctuellement. Ils ont dormi des nuit entières vers 1 ans pour les deux premiers ; vers 2 ans 1/2 pour N°3 (qui n’est toujours pas “serein” côté sommeil à 11 ans), depuis 3/4 mois pour N°4, avec des rechutes! Les difficultés rencontrées? N°3 n’était absolument pas prêt à la “fermeture du bar”, il en avait besoin pour être “sécurisé” je pense, et à l’époque, trop crevée, je ne l’ai pas compris. Pas de soucis pour les autres. Le sommeil de mes enfants n&#8217;est pas un problème pour moi, à partir du moment où je trouve la solution pour avoir mon compte de sommeil à moi (pour moi, allaitement à la demande nuit et jour et cododo). »</p>
<p>Tu n&#8217;as pas essayé le biberon, mais tes enfants ont fait leurs nuits une fois sevrés. Comment l&#8217;expliques-tu? « Sais pas&#8230; peut-être juste qu’ils étaient assez grands, qu’ils avaient emmagasiné assez d’assurance. N°1 et n°2 ont dormi et dorment n’importe où, depuis toujours, sans soucis. J’ai pas fait de lien entre allaitement de nuit et sommeil. Moi quand j’ai faim la nuit, ça m’empêche de dormir et je m’endors une fois “calée” ; donc pour eux ça devait être pareil, donc je donnais le sein. Je n’ai jamais envisagé le biberon pour les “caler” par contre (trop lu LLL !!!) »</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Concernant les nuits, je n&#8217;ai jamais voulu faire de cododo avec mes enfants. Par crainte de ne pas savoir les &laquo;&nbsp;remettre&nbsp;&raquo; dans leur lit et puis sur le principe de &laquo;&nbsp;c&#8217;est comme ca que ca doit être en définitive, donc autant le faire tout de suite&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Nashii de <a href="http://nashii.fr/" target="_blank">(Vis) Ma vie de maman</a>: « Allaitement et sommeil : waouh, y&#8217;a beaucoup de choses à dire&#8230; Pour rappel, Grand Bonhomme a été allaité jusqu&#8217;à 12 mois et Petit Bonhomme, jusqu&#8217;à 15 mois. Dès le début, j&#8217;ai donné &laquo;&nbsp;à la demande&nbsp;&raquo; donc autant dire que pendant les 2 premiers mois, ils ont été pendu à mes seins une bonne partie de la journée et de la nuit. Heureusement, après, ça se calme. Concernant les nuits, je n&#8217;ai jamais voulu faire de cododo avec mes enfants. Par crainte de ne pas savoir les &laquo;&nbsp;remettre&nbsp;&raquo; dans leur lit et puis sur le principe de &laquo;&nbsp;c&#8217;est comme ça que ça doit être en définitive, donc autant le faire tout de suite&nbsp;&raquo;. Ceci étant, le premier mois, je finissais par m&#8217;endormir sur le canapé avec le petit dans son transat à coté de moi. Entre 2 et 6 mois, les tétées nocturnes se sont espacées pour n&#8217;être plus qu&#8217;une ou deux entre 22h et 6h. Mais même si tout le monde me disait que &laquo;&nbsp;une fois les 5 ou 6kg atteint, il faut &laquo;&nbsp;forcer&nbsp;&raquo; les nuits&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai toujours refusé de les laisser pleurer. A partir de 6 mois, par contre, j&#8217;ai appliqué les consignes de Marie Thirion &laquo;&nbsp;Le sommeil, le rêve et l&#8217;enfant&nbsp;&raquo; (c&#8217;est ma référence en matière de sommeil) et j&#8217;ai commencé à les laisser pleurer un peu, pour savoir si le ré-endormissement pouvait se faire tout seul &#8211; en revanche, je n&#8217;appliquais pas le 5/10/15 à la lettre, j&#8217;attendais juste 10 min et  pas plus&#8230; J&#8217;ai commencé le vrai 5/10/15, quand ils ont eu 18 mois  environ et qu&#8217;il me réveillais pour des calins. Pour Petit Bonhomme, ca s&#8217;est fait assez vite alors que pour Grand Bonhomme, ca a été plus long. Ceci étant, comme je ne voulais pas me transformer en tétine géante, j&#8217;ai aussi remplacé l&#8217;allaitement systématique par un petit bercement et un peu de pleurs. Après tout, s&#8217;il se rendormait, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;avait pas vraiment faim. Sinon (si les pleurs persistaient), je donnais une petite tétée. Petit Bonhomme a fait ses nuits (21h 7h) vers 6 mois, alors que Grand Bonhomme a fait toutes ses nuits complètes (20h 6h) vers 8 ou 9 mois, mais c&#8217;est un moins gros dormeur, c&#8217;est aussi dans sa nature. A savoir qu&#8217;ils étaient toujours allaités tous les deux et à 6 mois, Petit Bonhomme était encore en allaitement exclusif, mais 5 tétées par jour au moins, 6 parfois. Le sommeil n&#8217;était pour moi pas un problème, ça faisait partie de mon travail de &laquo;&nbsp;maman&nbsp;&raquo;, même si la fatigue cumulée finit par peser sur le moral et l&#8217;ambiance familiale. Monsieur n&#8217;a jamais émis la moindre objection, puisque de toutes façons, cela lui permettait de ne pas se lever la nuit.<br />
Les tensions résidaient plutôt sur la durée totale de l&#8217;allaitement et sur le fait que les bébés n&#8217;étaient pas habitués à ce que leur papa leur donne le biberon, ce qui restreignait grandement mes sorties. Mais ceci n&#8217;étaient nullement lié à l&#8217;allaitement nocturne mais à l&#8217;allaitement de manière général puisque les bébés refusaient de prendre un biberon, même de mon lait, avec quelqu&#8217;un d&#8217;autre que moi&#8230; au moins au début. Je ne me suis jamais non plus posé la question sur la façon de gérer les nuits en mon absence car je n&#8217;avais pas d&#8217;absence prévu la première année. Ceci étant, je pense qu&#8217;il aurait pu être difficile de gérer un réveil nocturne ou un biberon matinale avec quelqu&#8217;un d&#8217;autre que moi-même. Aujourd&#8217;hui, mes enfants dorment parfaitement et n&#8217;ont pas plus besoin de moi la nuit que d&#8217;autres enfants. Ils dorment dans leur lit et dorment sans problème ailleurs que chez nous, avec ou sans nous. Par ailleurs, pour répondre à tes questions, je pense que les enfants &laquo;&nbsp;biberonnés&nbsp;&raquo; font leur nuit complète plus vite que les enfants &laquo;&nbsp;allaités&nbsp;&raquo;. D&#8217;abord par rapport à la quantité ingérée qui les calent plus vite et ensuite par rapport au fait qu&#8217;on ne donne pas forcement de biberon en plus la nuit si le bébé pleure (la quantité quotidienne totale étant souvent fixe). J&#8217;ai aussi eu le sentiment également et qui n&#8217;engage que moi, que les parents qui choisissent le biberon plutôt que le sein, ont moins envie de &laquo;&nbsp;se sacrifier&nbsp;&raquo;, puisque l&#8217;allaitement nécessite un certain dévouement (de temps et d&#8217;énergie), souvent, ils ressortent plus vite en soirée et la nuit, confient plus facilement leur bébé, y compris pour la nuit&#8230; Je sens que je vais me faire des amis, mais il s&#8217;agit des expériences qui m&#8217;entourent. La plupart des bébés &laquo;&nbsp;biberonnés&nbsp;&raquo; que je connais, l&#8217;ont été après des débuts d&#8217;allaitement ratés parce que &laquo;&nbsp;je n&#8217;ai pas assez de lait&nbsp;&raquo; mais il faut dire qu&#8217;aucune n&#8217;avait envie de rester avec le bébé collé au sein pendant 1h parfois, si nécessaire&#8230; l&#8217;un entrainant l&#8217;autre&#8230;il s&#8217;agit d&#8217;un état d&#8217;esprit général. Fermeture de la parenthèse et attention, sans jugement de ma part : Je conçois tout à fait qu&#8217;on puisse avoir envie de dormir 7h de suite rapidement et de confier son bébé pour la nuit sans crainte qu&#8217;il ne puisse pas se rendormir sans le sein!&#8230; et je conçois qu&#8217;on puisse trouver ahurissant de sacrifier ses nuits à l&#8217;allaitement de son bébé (pic de croissance notamment). Enfin je devrais compléter mon témoignage avec les 2 points suivants : ce que j&#8217;ai apprécié dans l&#8217;allaitement (par rapport au sommeil), c&#8217;est que les bébés s&#8217;endormaient au sein et en soirée, ca permettait de les poser dans leur transat et ca se passait tout seul. Inversement, parfois l&#8217;endormissement ou la dernière tétée prenait plus de temps et de câlin, parfois jusqu&#8217;à 1h si quelque chose n&#8217;allait pas et parfois, quand on a des invités notamment, ca ne le fait pas trop. C&#8217;est parfois un peu peu pesant.</p>
<p>J&#8217;ajouterais que nous avions instauré une  séparation stricte jour / nuit, en laissant les volets ouverts le jour,  ainsi que la porte et volets fermés, pas de veilleuse, pas de change,  pas de lumière (y compris pendant les tétées) la nuit. Enfin, je tenais à préciser que mes deux Bonshommes ont dormis dans  la même chambre jusqu&#8217;à il y a 3 mois (2 ans en tout) !  J&#8217;ai  simplement expliqué au Grand que quand Petit Bonhomme se réveillait,  c&#8217;était pour m&#8217;appeler, il n&#8217;y avait pas de quoi se lever. Et quand nous  avons décidé de le laisser pleurer un peu, je lui ai demandé de ne pas  y faire attention, ca s&#8217;arréterait au bout de quelques minutes. La  plupart du temps, il ouvrait les yeux et me demandait &laquo;&nbsp;C&#8217;est Petit  Bonhomme qui pleure?&nbsp;&raquo; et ca s&#8217;arrétait là. Mais je sais qu&#8217;avec le grand  dans la chambre, une pratique comme le 5/10/15 serait de toutes façons  impossible.»</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>J&#8217;ai arrêté les tétées nocturnes une fois qu’on a établi que nos filles n’avaient plus vraiment « faim » la nuit, mais voulaient téter uniquement par réconfort</p></blockquote>
<p>Ségolène de <a href="http://blog.allaitement.mamanana.com/" target="_blank">MamaNana</a>: « Nous avons pratiqué le cododo jusqu’à 6/8 mois pour les trois, avec des  allaitements de 11 mois et 6 mois pour les aînées, et plus de 24 mois pour la petite dernière. Allaitement nocturne à volonté sans restriction de durée jusqu’aux débuts de la diversification alimentaire (6 mois). Ensuite, interruptions progressives des tétées de nuit – j’ai moi-même besoin de beaucoup de sommeil et avoir des nuits interrompues étaient hors de question au-delà de 6/8 mois. J&#8217;ai arrêté les tétées nocturnes une fois qu’on a établi que nos filles n’avaient plus vraiment « faim » la nuit, mais voulaient téter uniquement par réconfort, sauf en cas de maladie, etc. Si elles appelaient le Papa y allait avec un biberon de lait tiré, ou d’eau, ou simplement ses bras pour câliner. Donc nous ne les avons jamais laissé pleurer la nuit, mais notre réponse n’était plus la réponse tétée. Nous avons fait cela très progressivement. L’aînée a fait ses nuits (environ 10 heures d&#8217;affilée) vers 6/7 mois, la seconde pareil, et la dernière plus tard (elle a toujours eu plus de difficultés côté sommeil que les autres), vers 8/9 mois, avec une reprise des tétées nocturnes vers 1 an, mais cela n’a été qu’une phase (voir <a href="http://blog.allaitement.mamanana.com/2009/03/raaaaahhhh-les-nuits.html" target="_blank">mon billet</a> sur le sujet). La petite dernière a besoin de peu de sommeil mais je pense que cela n’a rien à voir avec l’allaitement. Je ne crois pas qu&#8217;un bébé au biberon dorme mieux/plus vite, sauf que je pense qu’une maman qui allaite aura peut-être plus de mal à laisser pleurer son bébé… L’allaitement induit une proximité physique et émotionnelle qui rend très difficile l’injonction « oh, laisse-le pleurer, il s’endormira tout seul. » Il peut donc y avoir un cercle vicieux où la maman n’arrive pas à « refuser » le sein la nuit, d’où des nuits interrompues pour elle et pour l’enfant &#8211; et cela peut être accentué par le cododo (où l’enfant se réveille car sent le lait – comme ma dernière fille. C’est pour cela que chez nous, quand nos enfants se réveillent la nuit, c’est mon mari qui va s’occuper d’eux: c’est trop difficile pour moi d’y aller et de leur refuser le sein – alors que le papa peut beaucoup plus facilement les câliner, les recoucher, et les aider à se rendormir. Chez nous, c’est vraiment leur père qui a appris à mes filles à dormir et à se rendormir. Sur ce sujet, la clé est que chaque enfant est différent en ce qui concerne sommeil et allaitement, et qu’il faut vraiment le comprendre et s’adapter en conséquence. Comme sur tant d’autres sujets, il faut se garder des généralisations et des injonctions « religieuses »: Tu garderas l’enfant avec toi jusqu’à 2 ans, Tu garderas l’enfant avec toi jusqu’à 6 mois, Tu n’endormira pas le bébé au sein, etc. Il faut vraiment prendre le temps de comprendre son bébé et de connaître ses propres limites. Par exemple, le cododo c’est génial pour l’allaitement au début mais une fois que l’enfant est capable physiquement de faire ses nuits (et ici aussi vaste débat sur ce que cela veut dire), il faut faire un choix de couple sur où on veut que l’enfant dorme. En tout cas, et c’est ce que j’ai vécu, allaitement ne veut pas dire « cododo obligatoire jusqu’à 2 ans »! On peut très bien gérer un allaitement long (voire très long) sans faire du cododo, ou même sans faire de cododo du tout, même si, en particulier pendant les premiers mois, c’est  en général plus facile d’avoir le bébé près de soi… Je trouve d’ailleurs un peu dangereux l’association trop poussée  allaitement=cododo car cela peut en refroidir plus d’une (ou plus d’un Papa) par rapport à l’allaitement. »</p>
<p>Laurence, d&#8217;<a href="http://aimerporter.wordpress.com/" target="_blank">Aimer porter</a>: « Au début, pour mes deux enfants, l&#8217;allaitement nocturne s&#8217;est fait à volonté et sans restriction de durée. Les premières semaines avec mon fils ont été néanmoins particulièrement difficiles: l&#8217;allaitement a eu du mal à se mettre en place (de mauvais conseils, et un bébé RGO non encore diagnostiqué). En fait l&#8217;allaitement nocturne était aussi compliqué que l&#8217;allaitement diurne. A savoir: des douleurs, de la fatigue, de l&#8217;incompréhension de ma part (mais pourquoi cet enfant réclame-t-il sans arrêt ??). Passé ce moment, j&#8217;ai accepté qu&#8217;il tétait sans arrêt, souvent et longtemps, de jour comme de nuit. Il dormait sur moi (seul endroit où il dormait), je tentais de le recoucher chaque fois dans son lit au pied du nôtre et j&#8217;en garde un affreux souvenir (se lever, attendre qu&#8217;il vomisse, puis qu&#8217;il s&#8217;endorme). Nous avons régulièrement essayé avec mon mari de le recoucher sans tétée: c&#8217;est papa qui y allait, ce qui se soldait invariablement par des échecs cuisants. Il s&#8217;est réveiller, pour téter, toutes les deux heures pendant plus d&#8217;un an. Au bout de 12 / 13 mois, j&#8217;ai senti qu&#8217;il n&#8217;avait plus &laquo;&nbsp;besoin&nbsp;&raquo; de téter la nuit. Je ne saurais pas l&#8217;expliquer, c&#8217;était une impression forte. Alors nous avons attendu des vacances pour entamer le sevrage nocturne. Le bar a été fermé donc sur un créneau de plus en plus long. Au début plus de tétée avant minuit, puis 2, puis 4h, puis 6h&#8230; Il fallait que ce soit mon mari qui y aille. Les plages de sommeil se sont étendues à mesure que nous supprimions les tétées nocturnes. A 15 mois, il a fait ses nuits, et je l&#8217;ai sevré dans la foulée. Pour ma fille, le début fut plus facile: tétée à volonté, sans restriction, elle dormait à côté de moi. Comme son frère les nuits ont continué à être très hachées pendant longtemps. Quand on a commencé à la faire dormir de plus en plus dans son lit, les tétées ne se sont pas faites plus espacées. Et là aussi, impossible de faire autrement. Elle ne se rendormait JAMAIS sans téter. Vers 1 an, les nuits sont devenues vraiment de plus en plus difficiles (réveils&#8230; toutes les 1/2 heure !).</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Mes enfants ont fait leur nuit pour l&#8217;un, juste avant le sevrage, soit à 15 mois. Pour ma fille en revanche, c&#8217;est très très rare, encore aujourd&#8217;hui à plus de 16 mois</p></blockquote>
<p>C&#8217;est mon mari qui s&#8217;est mis à l&#8217;endormir, ce qui a un peu espacé les tétées de nuit, qui restaient indispensables. Ce n&#8217;est que vers 14/ 15 mois qu&#8217;on a décidé de fermer le bar, non sans peine. Je n&#8217;ai pas franchement senti que ça se passerait facilement comme pour son frère, mais je savais qu&#8217;on pouvait faire mieux! Et puis surtout il était indispensable pour moi qu&#8217;elle rejoigne sa chambre, et que je récupère la mienne. Elle a 16 mois et quelques et contrairement à son frère, le sevrage des tétées nocturnes n&#8217;a pas entraîné l&#8217;allongement franc et massif de ses plages de sommeil. Mon mari se lève toujours environ 2 fois pour la rendormir, avant de me la &laquo;&nbsp;livrer&nbsp;&raquo; à partir de 4/ 5h pour la tétée / fin de nuit (le bar ouvre tôt ici !). Mes enfants ont fait leur nuit pour l&#8217;un, juste avant le sevrage, soit à 15 mois. Pour ma fille en revanche, c&#8217;est très très rare, encore aujourd&#8217;hui à plus de 16 mois. Les difficultés rencontrées: au début, l&#8217;incompréhension et le jugement des autres. On est épuisés, et on s&#8217;entend dire à longueur de temps &laquo;&nbsp;mais sèvre le ça ira mieux&nbsp;&raquo;. Heureusement que je suis têtue, et que je sentais que le sevrage n&#8217;y changerait rien. Ensuite, sûre de moi et de mes choix, les avis des autres ne m&#8217;importaient plus et ils ont dû le sentir car ils cessaient de me le donner. Ceci dit, on perd aussi ainsi le &laquo;&nbsp;droit&nbsp;&raquo; de se plaindre. Parce que dès qu&#8217;on se plaint&#8230; c&#8217;est la faute de l&#8217;allaitement si on est fatigué (comme si un enfant en bas âge ce n&#8217;était pas fatiguant&#8230;). Et puis il faut apprendre à faire avec cette fatigue, ce n&#8217;est pas tous les jours facile.  Avec ma deuxième, la difficulté a été de voir que ça pouvait être plus dur encore qu&#8217;avec le premier qui se réveillait déjà toutes les 2 heures. Je ne crois pas que l&#8217;allaitement soit lié. Ils sont de petits dormeurs, comme moi. Ils ont un fort besoin de contact, tétée ou pas tétée. Et quand bien même l&#8217;allaitement serait lié, et bien tant pis, car pour moi je fais ce qui est juste pour eux, et bon pour nous&#8230; jusqu&#8217;à ce que je n&#8217;en ai plus envie. »</p>
<p>Penses-tu qu&#8217;un bébé au biberon dorme &laquo;&nbsp;mieux&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;fasse ses nuits&nbsp;&raquo; plus vite qu&#8217;un bébé au sein? « Je n&#8217;en sais rien&#8230; J&#8217;ai lu sur des forums que les bébés allaités faisaient leurs nuits en moyenne 15 jours plus tard que les bébés biberonnés. Je ne sais pas d&#8217;où ça sort, si c&#8217;est vrai, comment cela a été calculé&#8230; J&#8217;ai envie de dire que ce n&#8217;est pas vrai mais bon, oserais-je avouer que j&#8217;en doute <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  ? Quoiqu&#8217;il en soit, pour moi, l&#8217;allaitement est la norme, je le crois vraiment au plus profond de moi, et si donner un biberon fait dormir les bébés plus vite et bien ce n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo;. Sans compter que pour mon premier, une nuit on a cédé au biberon: le pédiatre ne cessait de me répéter qu&#8217;ainsi il dormirait mieux et serait tellement plus calme. Et bien il était intolérant au lait de vache, sans parler de son gros RGO. Il a fait le karcher au bout de 15 minutes, ça nous a passé l&#8217;envie de recommencer. »</p>
<p><a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">La Poule pondeuse</a>: « Donc ici: deux enfants, 3 ans 1/2 et presque 1 an. Pour les deux, allaitement exclusif les premiers mois et cododo dans notre lit. Après quelques semaines, aller-retours avec un petit lit à côté du nôtre (nacelle ou lit parapluie). Il y a un moment où je sens que j&#8217;interviens trop, car de dormir avec les enfants me rend très alerte à leurs moindres bruits et signaux, c&#8217;est le moment pour commencer à dormir dans leur chambre (sinon j&#8217;ai l&#8217;impression que je les empêche de se rendormir seuls, vu que je fais quelque chose au premier grognement pour pouvoir ME rendormir).<br />
N°1 s&#8217;est assez vite réglé et calé, il a fait des nuits de 12h dans sa chambre vers 4 mois sans qu&#8217;on l&#8217;ait laissé pleurer. A ce moment-là il n&#8217;était plus du tout allaité. A la fin de l&#8217;allaitement, on était à 5 tétées par 24h avec une vers 5 h du matin. A noter que la dernière du soir était vers 19-20h donc un long intervalle sans manger, et il s&#8217;endormait vers 21h30 sans le sein. Pour lui j&#8217;étais vraiment dans l&#8217;allaitement nourricier et pas trop affectif, on répondait autrement à ses demandes de bras etc. Par contre on a eu des hauts et des bas pour le coucher comme pour les nuits au cours des 3 années qui ont suivi, mais jamais pour manger (même si parfois en désespoir de cause on lui a proposé des bibs). Pour dormir c&#8217;est pouce et doudou (maintenant doudouS).</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>La période 6-8 mois où nous n&#8217;étions pas chez nous a été très très dure, avec parfois plusieurs réveils par heure</p></blockquote>
<p>N°2 allaité plus longtemps, a fait ses premières nuits de 10h vers 4 mois (donc allaitement exclusif) mais ça n&#8217;a pas duré hélas. La période 6-8 mois où nous n&#8217;étions pas chez nous a été très très dure, avec parfois plusieurs réveils par heure. Les tétées de nuit m&#8217;étant devenues insupportables, nous avons entrepris un sevrage de nuit (22h-6h) où son père a géré pendant 3 nuits (avec beaucoup de pleurs, la maison n&#8217;étant pas très grande je ne me suis pas vraiment reposée pendant ces nuits). Cela n&#8217;a pas changé grand chose à son épouvantable rythme de sommeil, que nous avons donc géré avec tétine, biberon d&#8217;eau et bercements, + un peu de laisser pleurer mais pas trop (sinon il réveille l&#8217;aîné&#8230;). Mais je n&#8217;ai pas regretté le sevrage car nous avons pu partager les réveils et de toute façon je ne supportais vraiment plus ces tétées de nuit. Les choses se sont un peu tassées à notre retour chez nous, avec une baisse significative à 2-3 réveils nocturnes. Petit à petit, sans méthode bien définie (parfois laisser pleurer, parfois remettre la tétine/donner un peu d&#8217;eau/bercer&#8230;) les réveils de nuit ont fini par à peu près disparaître. Il y a eu un nombre important aussi d&#8217;épisodes de pleurs de quelques minutes qui s&#8217;arrêtent sans intervention. Il reste une tétée vers 6h30-7h qui saute parfois (espérons de + en +) après laquelle en générale je peux le recoucher dans son lit (maintenant c&#8217;est complètement impossible de le garder dans notre lit, d&#8217;abord il prend beaucoup de place et ensuite il fait beaucoup de bruit et veux garder le sein en bouche en permanence). Parfois il proteste au coucher (= crie) mais ça dure 10 secondes puis il se calme et se rendort. Il dort avec une tétine accrochée au surpyjama et quelques autres éparpillées dans son lit. Cela fait plusieurs mois aussi qu&#8217;en général il s&#8217;endort seul dans son lit avec sa tétine sans pleurer. Pour lui l&#8217;allaitement était beaucoup plus affectif, tout simplement parce qu&#8217;ayant un aîné à gérer et un contexte global assez prenant, le sein est la façon la plus simple de répondre aux demandes, on branche le bébé et on peut faire autre chose en même temps. »</p>
<p>Merci à toutes pour ces témoignages. Je sais pour connaître certaines (presque toutes?) d&#8217;entre vous que vous êtes des mères formidables, qui ont à cœur de répondre aux besoins de vos bébés, sans pour autant vous oublier complètement. Et c&#8217;est tant mieux. Car je crois vraiment au regard de toutes ces expériences que nos besoins (nous les mères + les pères, hein) doivent également être respectés. N&#8217;en déplaise à ceux qui compare &laquo;&nbsp;maternage&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;culte de l&#8217;enfant roi&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est là que chacune doit placer son curseur: que puis-je supporter? Jusqu&#8217;où suis-je prête/apte à donner? Quelles sont mes limites&#8230;? Je ne sais pas si vous êtes plus avancé(e)s, mais moi en tout cas, je me sens moins seule!</p>
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		<title>« Si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib&#8217; » (1)</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 05:12:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>
		<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Un bébé allaité peut-il faire ses nuits? C&#8217;est la question a 10 000 dollars qui pourrit la vie de nombreux couples sous nos latitudes – pas sûr que le sujet perturbe les parents n&#8217;ayant ni eau potable à disposition pour préparer les biberons ni chambre à part pour les enfants. « Donne-lui donc un biberon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/pantley1.jpg"><img class="size-full wp-image-938 aligncenter" title="pantley" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/pantley1.jpg" alt="" width="320" height="480" /></a></p>
<p>Un bébé allaité peut-il faire ses nuits? C&#8217;est la question a 10 000 dollars qui pourrit la vie de nombreux couples sous nos latitudes – pas sûr que le sujet perturbe les parents n&#8217;ayant ni eau potable à disposition pour préparer les biberons ni chambre à part pour les enfants.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>« Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l&#8217;allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l&#8217;allaites encore? Il doit avoir faim »&#8230;</p></blockquote>
<p>Laquelle d&#8217;entre nous ne s&#8217;est jamais vu rétorquer, après s&#8217;être épanchée dans un moment de faiblesse sur sa fatigue chronique après des mois de réveils nocturnes, sur un ton accusateur/désolé/gêné: « Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l&#8217;allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l&#8217;allaites encore? Il doit avoir faim »&#8230; Ou carrément – sortie révoltante de la part de mon EX-pédiatre: « Madame, votre enfant se réveille parce qu&#8217;il est <em>affamé</em>, si vous voulez dormir <em>et qu&#8217;il prenne suffisamment de poids</em>, il lui faut d&#8217;autres laitages ». Je vous rassure toute de suite, mon fils est en parfaite santé et j&#8217;ai immédiatement changé de pédiatre.</p>
<p><span id="more-934"></span>Et puis, quelle mère allaitante, épuisée par des nuits hachées, n&#8217;a jamais entendu au détour d&#8217;une conversation entre parents des anecdotes – dignes de contes des Mille et une nuits, c&#8217;est le cas de le dire&#8230; – à propos de nouveaux-nés dormant 10 heures d&#8217;affilée au retour de la maternité, à 6 ou 12 semaines? Quelle mère allaitante ne s&#8217;est pas engueulée avec son compagnon en plein milieu de la nuit pour savoir quelle méthode privilégier pour rendormir le bébé (énième tétée? Câlin? Biberon d&#8217;eau? Laisser pleurer?), sachant que papa n&#8217;a pas de seins mais que maman n&#8217;en peut juste <em>plus</em>?</p>
<p>Ça sent le vécu? C&#8217;est normal, ça l&#8217;est. Et plutôt du récent.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Mon expérience personnelle d&#8217;abord, émaillée de lectures plus ou moins utiles, celle de blogueuses aux styles parentaux différents ensuite</p></blockquote>
<p>Je vous propose donc une petite série spéciale « allaitement et sommeil, sont-ce deux concepts compatibles? » qui sera découpée comme suit: mon expérience personnelle d&#8217;abord, émaillée de lectures plus ou moins utiles, celle de blogueuses aux styles parentaux (pas vraiment finalement&#8230;) différents ensuite, qui contribueront peut-être à décrédibiliser ce mythe urbain du biberon synonyme de « nuits paisibles et sans pleurs »*.</p>
<p>En résumé, voici donc mon parcours sinueux au pays du sommeil des bébés, cet Eldorado qui se refuse, s&#8217;offre, se refuse à vous tour à tour, telle une fiancée facétieuse&#8230; En 2008, j&#8217;ai eu un premier bébé. J&#8217;avais 26 ans (et toutes mes dents) et des idées semi-arrêtées sur les choses de la petite enfance. J&#8217;avais lu <a href="http://livre.fnac.com/a2048842/Catherine-Piraud-Rouet-Planete-maternage" target="_blank"><em>Planète maternage</em></a> (que je recommande chaudement d&#8217;ailleurs!), mais j&#8217;étais tout de même imprégnée de bonne culture populaire du type « mauvaises habitudes à ne pas donner » (le cododo par exemple) ou « laisser pleurer un bébé ne lui a jamais fait de mal » etc. J&#8217;ai donc donner une tétée par nuit jusqu&#8217;à six mois environ (en tout cas c&#8217;est le souvenir que j&#8217;en ai&#8230;), puis laisser hurler ma fille deux/trois nuits (je précise que ça a été affreux, genre DEUX heures de pleurs non-stop pendant lesquelles je pleurais moi-même, un oreiller vissé sur mes oreilles) en envoyant le papa quelques fois pour s&#8217;assurer que tout allait à peu près bien (pas de vomi ni de couche débordante). Elle a rapidement abandonné du terrain et dormi 10/12 heures d&#8217;affilée, à six mois et demi environ donc. Elle a été allaitée jusqu&#8217;à 9 mois. Peut-être a-t-il fallu qu&#8217;elle compense le manque à gagner des tétées de nuit par une prise de nourriture plus importante le jour? Je ne peux pas l&#8217;affirmer.<br />
Riche de cette expérience, dont j&#8217;ai rapidement évacué l&#8217;aspect traumatisant, j&#8217;ai remis le couvert dès ses 10 mois en tombant enceinte de son petit frère, aujourd&#8217;hui âgé de 9 mois. Dès le début, les choses ont été plus compliquées. D&#8217;abord, impossible de laisser pleurer ne serait-ce que 5 minutes un nouveau-né dont la grande sœur de 20 mois dort dans la chambre adjacente. Ensuite, mon fils a été bien plus demandeur que sa sœur la nuit. Il a fallu des semaines pour qu&#8217;il intègre le rythme jour/nuit et dorme plusieurs heures d&#8217;affilée puis se rendorme après une tétée. Cododo obligatoire donc (j&#8217;avais largement plus creusé la piste maternage pendant ma seconde grossesse) et chambre commune jusqu&#8217;à 4/5 mois environ. A 6 mois, épuisée par les réveils nocturnes (+ le boulot + l&#8217;aînée&#8230;), j&#8217;ai voulu lancer l&#8217;opération Thirion-Challamel**, soit le fameux « 5/10/15 ». L&#8217;idée: apprendre à bébé à « faire ses nuits » en lui montrant qu&#8217;on est à côté en allant le voir au bout de 5, 10 puis 15 minutes de pleurs, sans forcément le prendre dans les bras, mais en lui proposant un biberon d&#8217;eau ou une tétine – que les miens n&#8217;ont jamais accepté. Et là, je ne sais pas ce qui a merdé, mais manifestement, soit lui soit moi n&#8217;étions pas prêts.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Après Pantley et Thirion, une nouvelle méthode, celle tant redoutée du « pleure tout seul mon gars, je n&#8217;ai plus la force de venir m&#8217;occuper de toi »</p></blockquote>
<p>Le calvaire des pleurs nocturnes a duré un mois environ, avant que je jette l&#8217;éponge et rempile pour deux mois de tétées nocturnes. Seulement, les pleurs ayant sans doute créé une insécurité chez lui, j&#8217;ai dû « emménager » dans la chambre de bébé, au moins en seconde partie de nuit, pour l&#8217;allaiter toutes les heures et demi environ. Avec des réveils définitifs aux alentours de 5 heures. Le calvaire – c&#8217;est réellement comme ça que je l&#8217;ai vécu, s&#8217;est poursuivi jusqu&#8217;à la semaine dernière. Après quelques jours dans ma famille à dormir moins de 6 heures par nuit, j&#8217;ai annoncé à mon mari et à mon fils que tout cela allait prendre fin à notre retour, avec une nouvelle méthode, celle tant redoutée du « pleure tout seul mon gars, je n&#8217;ai plus la force de venir m&#8217;occuper de toi ». Nuit 1: coucher 20h, une heure de pleurs entre minuit et une heure, brefs réveils aux alentours de 4/5 heure puis tétée à 6h. Nuit 2: coucher 20h, brefs réveils aux alentours de 3/4/5 heures, tétée à 6h30. Nuit 3: coucher 20h, réveil&#8230; 6h30! Et depuis une semaine, coucher à 20h, réveil bref vers 3h ou pas de réveil du tout, tétée à 6h30. Autant vous dire que je revis!<br />
Si je n&#8217;ai pas réussi à appliquer la méthode Pantley (un bon récap&#8217; en deux parties <a href="http://babypop.canalblog.com/archives/2010/09/28/19184585.html" target="_blank">ici</a>) à la lettre, la lecture de ce livre m&#8217;a apporté plusieurs choses. D&#8217;abord, j&#8217;ai compris que je devais instaurer un rituel spécifique pour le coucher de mon fils – ce que je ne faisais que pour ma fille jusque-là. J&#8217;ai également pris l&#8217;habitude de le coucher plus tôt (20h au lieu de 21h30) et je lui ai installé un vrai coin chambre, ce qu&#8217;il n&#8217;avait pas jusque là – à noter que j&#8217;ai un grand appartement et que mes enfants sont dans des chambres séparées. Je suis preneuse de témoignages de parents dont les enfants dorment ensemble: à partir de quand? A combien? Est-ce que les aînés se réveillent la nuit? Sont-ils réveillés par les pleurs du cadet? En ce qui concerne Pantley, j&#8217;ai en revanche trouvé sa technique d&#8217;endormissement sans pleurs irréalisable (pour moi) quand on ne souhaite qu&#8217;une chose: se rendormir par quelque moyen que ce soit.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Je ressentais un profond rejet pour mon fils la nuit à force d&#8217;être épuisée et j&#8217;étais sur le point de le sevrer complètement pour pouvoir le laisser une nuit ou deux</p></blockquote>
<p>Je tiens à préciser deux choses: d&#8217;abord laisser pleurer mon fils la semaine dernière n&#8217;a pas été pénible pour moi tant j&#8217;étais fatiguée. J&#8217;ai dormi quasiment tout du long, c&#8217;est mon mari qui me tenait au courant de la durée des pleurs quand j&#8217;ouvrais un œil. Ensuite, j&#8217;en suis arrivée à cette « extrémité » car je ressentais un profond rejet pour mon fils la nuit à force d&#8217;être épuisée et j&#8217;étais sur le point de le sevrer complètement pour pouvoir le laisser une nuit ou deux&#8230; ailleurs. J&#8217;en étais arrivée à un tel point que je ne demandais qu&#8217;à croire les parents dont les enfants ont fait leurs nuits une fois passés au biberon et ne rêvais plus que d&#8217;une chose: donner un bib&#8217;, fermer la porte et m&#8217;enfuir.</p>
<p>Dans ce débat autour du sommeil et de l&#8217;allaitement, quelle alternative représente au final le lait artificiel? Un aliment plus compact et long à digérer que le lait maternel, qui permettrait à l&#8217;enfant de tenir plus longtemps sans sensation de faim? Une distance instaurée entre la mère et l&#8217;enfant qui induit un endormissement plus solitaire de l&#8217;enfant &#8211; et de fait un rendormissement sans maman plus facile la nuit? La simple possibilité pour la mère de passer le relais? Je ne suis pas parvenue à trouver des réponses rationnelles à ces questions. Tout est sans doute affaire de couple parent/enfant. Et c&#8217;est ce que vont nous raconter demain SEPT mères allaitantes et blogueuses. Merci à elles! En espérant que vous, lectrices (et lecteurs!), apportiez également votre pierre à l&#8217;édifice.</p>
<p>* Clin d&#8217;œil à l&#8217;ouvrage d&#8217;Elizabeth Pantley, <a href="http://www.amazon.fr/sommeil-paisible-sans-pleurs-douceur/dp/2895652228/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1294085751&amp;sr=8-1" target="_blank">« Un sommeil paisible et sans pleurs: Aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit »</a>, AdA 2005.<br />
** <a href="http://www.amazon.fr/Sommeil-r%C3%AAve-lenfant-nouvelle-%C3%A9dition/dp/2226134417" target="_blank">« Le sommeil, le rêve et l&#8217;enfant, de la naissance à l&#8217;adolescence »</a>, Marie Thirion et Marie-Josèphe Challamel, Albin Michel 1999.</p>
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		<title>Ma petite entreprise (2), « Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage! » (4)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/11/29/ma-petite-entreprise-2-%c2%ab-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%c2%bb-4/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 15:18:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[J'achète en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>

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		<description><![CDATA[Porte-bébé Storchenwiege BabyCarrier Me revoilà après un mois d&#8217;absence. Merci à toutes pour vos contributions et vos témoignages sur le billet précédent. Même si tout cela tient du cheminement personnel, c&#8217;est bon de sentir que l&#8217;on est pas seule à se poser toutes ces (déstabilisantes) questions sur nos avenirs de mère laborieuse. Pour couper court [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/11/baby_carrier_rouge_HL.jpg"><img class="size-medium wp-image-924 aligncenter" title="baby_carrier_rouge_HL" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/11/baby_carrier_rouge_HL-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Porte-bébé <a href="http://www.storchenwiege.fr/BabyCarrier.html" target="_blank">Storchenwiege BabyCarrier</a></p>
<p>Me revoilà après un mois d&#8217;absence. Merci à toutes pour vos contributions et vos témoignages <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/10/21/ma-petite-entreprise-1/#content" target="_blank">sur le billet précédent</a>. Même si tout cela tient du cheminement personnel, c&#8217;est bon de sentir que l&#8217;on est pas seule à se poser toutes ces (déstabilisantes) questions sur nos avenirs de mère laborieuse. Pour couper court à toutes les supputations, voilà donc où cette réflexion m&#8217;a menée: tout d&#8217;abord, j&#8217;ai laissé tomber cette histoire de local. Trop de risques, trop onéreux (caution, loyer, travaux&#8230;). J&#8217;ai également provisoirement écarté l&#8217;option « association ».</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Monter une association n&#8217;est pas aussi simple que de créer un statut d&#8217;auto-entrepreneur&#8230;</p></blockquote>
<p>Mon idée est de faire simple et rapide, or, où je me trouve (dans une région où la législation et les réglementations diffèrent de celles qui se pratiquent couramment dans le reste de la France&#8230; non, pas la Corse, l&#8217;autre), monter une association n&#8217;est pas aussi simple que de créer un statut d&#8217;auto-entrepreneur&#8230; que j&#8217;ai déjà.</p>
<p>C&#8217;est donc pour ce statut pratique quoique très imparfait que j&#8217;ai opté. Je cumule à présent deux activités pour un seul Siret. Je ne sais pas si c&#8217;est bien le but de la manœuvre (et si c&#8217;est bien légal?), voilà pourquoi j&#8217;en ai informé l&#8217;URSSAF de mon département, qui pour le moment n&#8217;a pas réagi. A voir&#8230; Il sera toujours temps de créer une seconde structure.<span id="more-923"></span></p>
<p>A partir de cette semaine, je suis donc monitrice de portage avec le statut d&#8217;auto-entrepreneuse. Ce qui implique que je trouve des « clients » et que je pratique des tarifs sur lesquels seront prélevés mes cotisations. Un rapport marchand qui n&#8217;est pas forcément bien vu dans le milieu du portage et du maternage en général. Pour certains puristes, belles âmes désintéressées, il faudrait idéalement qu&#8217;il ne soit pas question de transaction mais uniquement de transmission (gratuite) de mère/père à mère/père. Je trouve cela un peu réducteur si l&#8217;on considère que nous (mamans) devons gagner notre croûte + passer du temps avec nos enfants&#8230; + transmettre l&#8217;art du portage sur le temps restant? Je trouve au contraire qu&#8217;il est chouette de pouvoir concilier « gagner sa croûte » + « transmettre », afin qu&#8217;il reste toujours plus de ce fameux temps pour materner nous-mêmes. Mais bon, hein, question de point de vue.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Je me suis donnée carte blanche pour acheter, je vous le donne en mille&#8230; des écharpes de portage</p></blockquote>
<p>Dans le cadre de cette nouvelle activité, qui j&#8217;espère me rapportera quelques sousous (un complément de salaire à tout le moins), je me suis donnée carte blanche pour acheter, je vous le donne en mille&#8230; des écharpes de portage (et assimilés: porte-bébé chinois, préformés, etc.)! Je ne peux pas vous en faire l&#8217;inventaire ici – les meilleures pisteuses auront trouvé le filon qui conduit au blog spécial « collection ficellienne », fruit de ma compulsion déportée des fringues (je ne vous rappelle pas mes pieux engagements) vers ces fameux bouts de tissus en sergé croisé (ou pas). Il n&#8217;empêche, je ne peux pas vous laisser en carafe. Outre le fait que <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/11/28/le-portage-pour-les-nuls/" target="_blank">je vous recommande chaudement le dernier billet de l&#8217;Amie plumée</a> qui vante les mérites du duo sling-préformé, je vais vous donner quelques petits tuyaux. D&#8217;abord, investissez rapido dans le Storchenwiege BabyCarrier (je n&#8217;ai pas d&#8217;action dans l&#8217;affaire&#8230;)! Il est facile à utiliser, confortable et surtout réglable d&#8217;un peu partout (largeur et hauteur de l&#8217;assise). Un nouveau-né peut y être installé aussi bien qu&#8217;un bambin et il allie clips et nœuds (comme le <a href="http://www.tragetuch.ch/Shop/shop_frankreich/contents/fr/d15.html" target="_blank">Lana</a>) pour le plus grand bonheur des papas, même ceux de TRES mauvaises volonté comme le mien – qui s&#8217;améliore malgré lui, à force de bourrage de crâne.</p>
<p>Mais mon coup de cœur, c&#8217;est l&#8217;écharpe <a href="http://www.easycare.at/" target="_blank">Easycare</a>! Je connais une certaine amie (aux plumes qui dépassent) qui m&#8217;a il y a peu fait cette mignonne remarque: « Les gens normaux achètent un préformé et une Storchenwiege, et pis c&#8217;est tout! » A ces gens normaux, je confierais: laissez tomber la rayure teutonne pour la rayure autrichienne (bon ok, c&#8217;est presque pareil&#8230;)! Fine, souple, la Easycare est vraiment supérieure – pour moi en tout cas. Bon, hein, on ne l&#8217;a trouve ni chez Natiloo, ni chez Bébé au naturel, mais il faut savoir prendre des risques dans la vie!</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Sans remettre trop en question mon anonymat chancelant&#8230;</p></blockquote>
<p>Bon voilà, pour l&#8217;instant et sans remettre trop en question mon anonymat chancelant, c&#8217;est tout ce que je peux vous confier. <em>Questions subsidiaires: vous, mes lectrices, avez-vous suivi des cours de portage? Auprès de qui et à quel prix? Qu&#8217;attendiez-vous de ce type d&#8217;ateliers? Ces attentes ont-elles été comblées? A très vite&#8230;<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ma petite entreprise (1)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/10/21/ma-petite-entreprise-1/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 09:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>

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		<description><![CDATA[Je crois que ce billet est le plus difficile à démarrer. Plus difficile que ceux qui causent d&#8217;accouchement, pourtant très intimes, voire ceux pour la rédaction desquels il fallait que je puise dans mon maigre réservoir imaginatif. Ce billet, celui du jour, mais aussi, finalement, celui du mois, et même de l&#8217;année, ce billet, que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-914 aligncenter" title="ma_petite_entreprise" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/10/ma_petite_entreprise.jpg" alt="ma_petite_entreprise" width="296" height="411" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je crois que ce billet est le plus difficile à démarrer. Plus difficile que <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/04/13/comment-mes-lectures-ont-influence-mon-accouchement-2/" target="_blank">ceux qui causent d&#8217;accouchement</a>, pourtant très intimes, voire <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/category/adele-et-les-seraphin/" target="_blank">ceux</a> pour la rédaction desquels il fallait que je puise dans mon maigre réservoir imaginatif. Ce billet, celui du jour, mais aussi, finalement, celui du mois, et même de l&#8217;année, ce billet, que vous vous apprêtez à lire <em>in extenso</em> à la pause déjeuner, a deux objectifs: me permettre de faire le point (écrire, ça permet de clarifier, ça oblige à faire du rangement dans la tête) et <em>vous</em> demander de m&#8217;aider à affiner ma réflexion. Ben oui, j&#8217;ai besoin d&#8217;aide, de soutien, de conseils.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Deux CDD plus tard, je pris conscience que les galons du monde du travail ne s&#8217;obtenaient pas au mérite mais à l&#8217;entregent</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Commençons par le commencement. Il y a cinq ans, je sortais d&#8217;une « grande » école de journalisme, persuadée de ma valeur et extrêmement enthousiaste, convaincue que ce métier serait le mien <em>at vitam</em><span style="font-style: normal;"> et</span> qu&#8217;il était impératif et urgent que je sois embauchée dans une entreprise de presse. D&#8217;ailleurs, j&#8217;avais déjà jeté mon dévolu sur le canard régional, au sein duquel j&#8217;officiai plusieurs fois par semaine depuis le démarrage de mes études professionnelles. Deux CDD plus tard, je pris conscience que les galons du monde du travail ne s&#8217;obtenaient pas au mérite mais à l&#8217;entregent, à la gueule quoi, et que, bien incapable de la boucler et de minauder, j&#8217;avais raté le coche de l&#8217;embauche immédiate. Me voyant reléguée, moi si scolaire, angoissée du présent et stressée de l&#8217;avenir, au rang de pigiste par nécessité, je filai chez le psy pleurer le deuil de mon entrée sans accroc sur le marché de l&#8217;emploi.<span id="more-913"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Quelques mois plus tard, par le bouche-à-oreille si essentiel dans mon métier (et dans tant d&#8217;autres), je devins néanmoins correspondante d&#8217;un quotidien national dans ma région et me lançai (une fois de plus) à la conquête d&#8217;un métier à part entière: celui de travailleur (semi)indépendant – le pigiste est salarié des entreprises qui l&#8217;emploient, mais sans salaire fixe. Par ailleurs, théoriquement, s&#8217;il est affecté à un poste précis pendant de longs mois/années à salaire quasi-constant, il <em>peut</em> être considéré comme salarié en CDI (dans les faits, c&#8217;est rarement le cas. C&#8217;est pourquoi je suis aujourd&#8217;hui en conflit au Prud&#8217;hommes avec l&#8217;un de mes anciens employeurs qui n&#8217;a pas jugé utile de me re-employer à salaire équivalent après mon premier congé maternité&#8230;).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Au cours des cinq années qui suivent, et qui nous conduisent jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai fait mon trou, appris mon métier, travaillé dans des domaines qui m&#8217;ont passionnée, quand d&#8217;autres m&#8217;ont profondément ennuyée voire rebutée. J&#8217;ai connu les piges à la petite semaine pour des magazines mauvais payeurs, les rubriques à tenir et l&#8217;actu à suivre, le boulot 7 jours sur 7 et les plans méga-foireux – va interviewer un dimanche matin les grands-parents d&#8217;une gamine battue par ses parents dans une cité à 120 bornes de chez toi&#8230;</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>J&#8217;ai opté très rapidement pour un statut d&#8217;autoentrepreneur. Et ce, il y a environ un an</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Et puis j&#8217;ai eu des enfants – pour mémoire, deux en 19 mois. Et étrangement, ma réactivité et ma disponibilité sans bornes se sont légèrement érodées. Surtout avec un papa qui travaille tard le soir, une absence relative de famille en soutien, deux allaitements longs et ce, malgré un budget crèche-babysitter non-négligeable. Pour palier à la baisse de salaire inhérente à ma nouvelle fonction parentale (et à la perte de mon second employeur indélicat), j&#8217;ai donc mis la pédale douce sur l&#8217;actu pour privilégier les piges magazines. J&#8217;ai également pris la décision de faire ce que l&#8217;on appelle de façon méprisante dans notre sérail des « ménages », soit des travaux non-journalistiques. Il s&#8217;agit généralement d&#8217;animation de débats ou de travaux de rédaction à visée institutionnelle ou commerciale. Pour pouvoir facturer mes prestations à mes « clients » (à différencier des employeurs pour le journaliste « encarté »), je me suis d&#8217;abord tournée vers une entreprise de portage salarial. Mais abandonner plus de 60% de mes billes en charges et commission (10% du montant facturé au client tombent dans l&#8217;escarcelle de la boîte de portage, 20% de TVA son facturés, auxquelles s&#8217;ajoutent les charges&#8230;) ne m&#8217;est pas apparu comme la solution adéquate. J&#8217;ai donc opté très rapidement pour un statut d&#8217;autoentrepreneur. Et ce, il y a environ un an. Très souple, ce statut permet soit de démarrer une activité, commerciale ou de service, soit d&#8217;ajouter à son activité principale (pour laquelle on cotise <em>vraiment</em>) des revenus annexes. J&#8217;ai considéré pour ma part qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;abord d&#8217;argent de poche. Les charges à payer sont de 20,5%, prélèvement libératoire de l&#8217;impôt sur le revenu compris. Autant dire, pas grand chose.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Et puis, les « choses » ont continué à évoluer. BB2 est arrivé il y a près de sept mois. J&#8217;ai très vite repris le travail, <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/05/jallaite-en-travaillant/" target="_blank">l&#8217;emmenant partout ou presque</a>. Une solution provisoire qui a permis de repousser à septembre son entrée en collectivité (et l&#8217;introduction d&#8217;aliments autres que le lait maternel). Depuis que, comme sa sœur, il est à la crèche à mi-temps, je ne travaille quasiment plus en présence de mes rejetons et ne consacre donc plus qu&#8217;une toute petite vingtaine d&#8217;heures à gagner ma croûte chaque semaine. Juste suffisamment pour maintenir un niveau de vie acceptable pour tous – c&#8217;est à dire assez confortable <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> .</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Depuis la naissance de BB2, j&#8217;ai envie d&#8217;autre chose. Très souvent, mon boulot, pourtant par définition peu routinier, m&#8217;ennuie</p></blockquote>
<p>Mais l&#8217;histoire ne s&#8217;arrête pas là. Depuis la naissance de BB2, j&#8217;ai envie d&#8217;autre chose. Très souvent, mon boulot, pourtant par définition peu routinier, m&#8217;ennuie. Je tente la spécialisation mais petitement. Je diversifie mes employeurs, mais sans grande conviction. Entre le maternage et l&#8217;<a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/08/22/%C2%AB-no-impact-man-%C2%BB-va-changer-ma-vie/" target="_blank">écologie</a>, j&#8217;ai envie de faire et non plus d&#8217;observer. Au printemps, j&#8217;ai adhèré à une association de promotion de l&#8217;allaitement maternel (non, pas la Leche League&#8230;), mais il s&#8217;avère qu&#8217;elle est un peu en sommeil et ne propose que très peu d&#8217;échanges et d&#8217;activités. Frustrée, je me suis lancée dans le portage. Pourquoi ne pas devenir monitrice me suis-je dis, cela me permettrait de concilier activité rémunérée et envie de partager et d&#8217;échanger autour de la parentalité. En tant qu&#8217;autoentrepreneur sans doute, chez moi, évidemment.</p>
<p>Et puis, lundi, je me suis arrêtée quelques minutes devant un local vide, à deux pas de la crèche des enfants et trois de chez moi. Un local que je pourrais partager avec d&#8217;autres, ou nous pourrions donner des cours de portage, mais pas seulement. Nous pourrions y accueillir des réunions de parents, y prêter des livres, y louer ou vendre des porte-bébés et des écharpes. Nous pourrions en faire un lieu vivant et pourquoi pas, en vivre. « Nous », ce serait un groupe de mamans (ou pas), motivées par le projet. Alors, je m&#8217;interroge sur le statut et le contenu de cette aventure. Autoentrepreneur? Association? Qu&#8217;y faire? Sous quelle forme? Est-ce une idée folle qui vient et qui repart – j&#8217;évoquais la semaine dernière l&#8217;idée d&#8217;une crèche écolo&#8230; Ou est-ce une bonne idée qu&#8217;il faut mener au bout? Le souci du moment, c&#8217;est que ça fuse un peu dans tous les sens. Alors voilà. J&#8217;ai besoin d&#8217;avis, de retour d&#8217;expériences. Je suis un peu trouillarde, j&#8217;ai peur de me lancer, d&#8217;avoir moins de temps pour mon activité de journaliste (celle qui fait bouillir la marmite). De me lasser peut-être quand mes enfants seront plus grands et que ces sujets m&#8217;intéresseront moins directement. D&#8217;avoir trop de choses à gérer – boulot, enfants, vie de famille et vie tout court&#8230;. Mais, parallèlement je cherche où m&#8217;investir dans un projet de ce genre et cette idée me semble intéressante, enthousiasmante.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Voilà, j&#8217;ai tout dit ou presque. Alors, qu&#8217;en pensez-vous? Une fuite en avant? Une idée à creuser? Avec quel statut? Ami(e)s du net ou amis « en vrai », vous qui passez pas là, qu&#8217;est-ce que tout ceci vous inspire?</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">NB: A noter que si une structure, association ou entreprise, voit le jour, j&#8217;ai déjà trouvé son nom <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>« Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage » (3)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/10/04/%c2%ab-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%c2%bb-3/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 08:36:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[J'achète en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis déjà quelques jours, je trépigne à l&#8217;idée de rédiger ce nouvel opus de la catégorie « je craque sur un/des truc(s) de portage ». Et pour cause, il y a pas mal de neuf sur le sujet depuis mon dernier billet. Il faut dire qu&#8217;entre temps, j&#8217;ai beaucoup porté et surtout, j&#8217;ai suivi une formation pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-900" title="cartoon_02" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/10/cartoon_02.jpg" alt="cartoon_02" width="450" height="300" /></p>
<p>Depuis déjà quelques jours, je trépigne à l&#8217;idée de rédiger ce nouvel opus de la catégorie « je craque sur un/des truc<span style="font-style: normal;">(s)</span> de portage ». Et pour cause, il y a pas mal de neuf sur le sujet depuis <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB-2/" target="_blank">mon dernier billet</a>.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Il faut dire qu&#8217;entre temps, j&#8217;ai beaucoup porté et surtout, j&#8217;ai suivi une formation pour devenir monitrice de portage</p></blockquote>
<p>Il faut dire qu&#8217;entre temps, j&#8217;ai 1) beaucoup porté (et affiné ma recherche en termes de sensations souhaitées, alternant écharpes stretch ou sergé, mei tai, tube, etc.) 2) et surtout, <strong>suivi une formation pour devenir monitrice de portage</strong> – deux jours durant lesquels j&#8217;ai appris une multitude de nouages, ce qui m&#8217;a donné envie de racheter des écharpes de différentes longueurs et tissages. Je l&#8217;avais évoqué en juillet, j&#8217;ai en effet intégré le réseau national <a href="http://www.portersonenfant-toutunart.fr/" target="_blank">« Porter son enfant, tout un art »</a>, l&#8217;un des quatre réseaux (avec l&#8217;AFPB, <a href="http://www.peau-a-peau.be/" target="_blank">Peau à Peau</a> et <a href="http://www.jeportemonbebe.com/ateliers.htm" target="_blank">JPMBB</a>) à proposer des ateliers aux futurs et jeunes parents qui souhaitent apprendre à utiliser une écharpe de portage.<span id="more-899"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Suite à cette formation, durant laquelle nous avons papoté de tout un tas de marques d&#8217;écharpes que je n&#8217;avais pas toutes essayées, j&#8217;ai foncé sur Ebay pour m&#8217;équiper et tester de nouvelles matières et de nouvelles longueurs de tissu. J&#8217;ai trouvé en occasion deux écharpes courtes, une <a href="http://didymos.de/francais/index.php?s=patterns.php" target="_blank">Didymos</a> en sergé croisé (dont le coloris n&#8217;est plus dispo) en 3,2 (ou 3,70?) mètres (45€ au lieu de 70/80€) une bonne longueur pour faire les nouages de la famille des kangourous – hanche, ventre et dos, et une <a href="http://www.easycare.at/easycare_shop2engl/list.php?gruppe_id=7&amp;kat_id=41" target="_blank">Easycare Pocket</a> unie (plus en vente non plus) en 2,3 mètres (25€ au lieu de 48€), parfaite pour les slings/hamacs avec nœud ou anneaux (en voir de multiples exemples sur <a href="http://lespetitsportes.wordpress.com/2009/07/10/easycare-at-home/" target="_blank">le blog Papotage autour du portage</a>).</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Je suis assez nulle en kangourou avec mon fiston qui se tord comme un vers et s&#8217;arc-boute dès que je tente un « serrage pli par pli », donc je pense garder cette écharpe pour des démos avec poupon lors de mes futurs cours</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Après quelques jours et d&#8217;encore rares essais, je peux dire que l&#8217;écharpe Didymos, <em>première marque allemande à avoir lancé l&#8217;écharpe de portage en Europe dans les années 1970</em>, est plutôt sympa. Je suis assez nulle en kangourou avec mon fiston qui se tord comme un vers et s&#8217;arc-boute dès que je tente un « serrage pli par pli », donc je pense garder cette écharpe pour des démos avec poupon lors de mes futurs cours. La Easycare (marque autrichienne) en revanche, m&#8217;a tout de suite plu. Elle est très souple et son tissu presque irisé. Je la trouve très facile à ajuster&#8230; Bref, j&#8217;adore, un vrai coup de cœur. Depuis que je l&#8217;ai reçu, je ne rêve plus que de <a href="http://www.easycare.at/easycare_shop2engl/detail.php?art_id=325&amp;gsaktion=&amp;aktuellerwert=0&amp;gruppe_id=6&amp;kat_id=40&amp;subkat_zaehl=-1&amp;subkat_id=&amp;fs=" target="_blank">sa grande sœur en 4,7 mètres, coloris « rainbow »</a>. Je me suis fait cette promesse: si (et seulement si!) je vends mon MamaCoat (très bon manteau de portage, mais qui n&#8217;a qu&#8217;un empiècement ventral), je me l&#8217;offre! A vot&#8217; bon cœur&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Dans la foulée, pour faire honneur à la marque française Néobulle, dont on m&#8217;a dit le plus grand bien, j&#8217;ai commandé une <a href="http://boutique.neobulle.com/porte-bebes_6_echarpe-de-portage_.html" target="_blank">Julie</a>, toujours en sergé croisé, en 4,10 mètres (69€ hors frais de port en tarif public) &#8211; suffisant pour mon gabarit pour faire quasi tous les nouages. Pour le moment, je suis moyennement convaincue. Je la trouve très raide et j&#8217;ai du mal à faire un beau serrage. On m&#8217;a conseillé de la faire tremper une nuit dans l&#8217;eau froide pour l&#8217;assouplir un peu. Y a plus qu&#8217;à.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Le laotien est un portage d&#8217;appoint sympa, dans le dos ou devant, et permet de ne pas s&#8217;encombrer de pans inutiles puisqu&#8217;il n&#8217;a que deux lanières qui passent sur les épaules du porteur puis sous les fesses du porté</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Et puis, ce petit compte rendu d&#8217;étape ne serait pas complet si je n&#8217;évoquais pas deux autres récentes acquisitions: un <a href="http://www.lunesetlutins.com/article-acheter-laotien-akha-biladjo-ecru,235,19,1.html?PHPSESSID=8f02e6f1e8d95d5d9df25e3f33c8bc2a#info" target="_blank">porte-bébé laotien</a> d&#8217;abord, le <a href="http://www.kadolis.com/porte_bebe_manduca-1-c2-108.html?gclid=CPjHsq3kuKQCFWlc4wodPFsTfQ" target="_blank">Manduca</a> d&#8217;Anne-Cé ensuite. Le premier (38€) est un portage d&#8217;appoint sympa, dans le dos ou devant, et permet de ne pas s&#8217;encombrer de pans inutiles puisqu&#8217;il n&#8217;a que deux lanières qui passent sur les épaules du porteur puis sous les fesses du porté. J&#8217;ai donc également acheté un Manduca en occasion à 50€ (au lieu des 100€ du neuf) principalement pour porter sur une veste d&#8217;hiver avec bébé dans une combi fine (tant que je n&#8217;ai pas reçu mes nouvelles acquisitions, <a href="http://www.porte-bonheur.fr/prod/suse%27s-kinder-coat--3-en-1.html" target="_blank">ici</a> et <a href="http://zoli.fr/veste_dua.html" target="_blank">ici</a>), ou pour que mon homme porte ma grande en randonnée par exemple (adios le <a href="http://www.snowleader.com/fr/Outdoor/Materiel_Randonnee/Sacs_Rando_4/Porte_Bebe_3261/Deuter_Kid_Comfort_I_3262.html" target="_blank">Deuter</a>&#8230;). Ce porte-bébé physiologique à clips (<em>beaucoup</em> mieux que mon ex-compagnon le <a href="http://www.porte-bonheur.fr/prod/porte_bebe-ergonomique-patapum.html" target="_blank">Patapum</a>) fait déjà partie du top trois des plus utilisés (avec ma Storchenwiege Léo rouge et mon Mei tai Lana) de ma désormais <strong>« porte-bébéthèque »</strong>. Petit nouveau qui devrait encore élire domicile chez nous la semaine prochaine: l&#8217;Ergo baby (offert aux monitrices de portage et aux sage-femmes). Et j&#8217;espère d&#8217;ici Noël une Lana suisse bicolore longue. L&#8217;idée: pouvoir assouvir (sagement et de façon mesurée) mes pulsions d&#8217;achat largement contenues depuis l&#8217;adoption de <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/09/13/%C2%AB-no-impact-man-%C2%BB-va-changer-ma-vie-2-la-revolution-en-marche/#content" target="_blank">mon nouveau mode de consommation</a>, et permettre aux parents qui fréquenteront mes ateliers d&#8217;avoir une idée des options multiples qui s&#8217;offrent à eux.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">A lire sur le sujet:</p>
<ul>
<li><em>Porter bébé</em> (Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau), Jouvence. Concis comme tous les opus de cette collection, il est vraiment très bien fait. Je recommande.</li>
<li><em>Porter mon bébé</em> (Cécile Cortet et Céline Guerrand-Frénais), Minerva. Très belles images et petit traité d&#8217;histoire du portage. Ce livre, fruit du travail commun des fondatrices de l&#8217;<a href="http://www.afpb.fr/" target="_blank">AFPB</a> (Association française de portage des bébés), met en avant le nouage kangourou, réputé le plus physiologique &#8211; respectant le mieux le corps de l&#8217;enfant et celui du porteur.</li>
<li><em>Peau à Peau, techniques et pratiques du portage</em> (Ingrid Van den Peerboom), Jouvence. Ecrit par la papesse du portage en Belgique et fondatrice du réseau Peau à peau, ce livre est agréable à lire et fait la promotion d&#8217;un portage &laquo;&nbsp;du monde&nbsp;&raquo; dans la douceur et le respect des corps et des personnes. J&#8217;ai beaucoup aimé même si le rendu général est un peu confus parfois et entre peu dans les détails techniques, contrairement à ce qu&#8217;annoncé dans le titre.</li>
<li><em>Le concept du continuum</em> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Liedloff" target="_blank">Jean Liedloff</a>), Ambre éditions. C&#8217;est LE livre de référence pour toutes les théoriciennes (ciens) du maternage proximal. Un peu violent à mon goût et laisse un goût amer, mélange de culpabilité de s&#8217;être écarté de sa bonne nature et d&#8217;en faire payer le prix à ses rejetons + d&#8217;incrédulité face à ce retour en force du mythe du bon sauvage. (Encore sur ma table de nuit&#8230;)</li>
<li><em>La peau et le toucher</em> (Ashley Montagu), au Seuil. Pas encore lu&#8230; Vous pouvez lire une fiche de lecture <a href="http://aimerporter.wordpress.com/2010/07/24/notes-de-lecture-la-peau-et-le-toucher-un-premier-langage-ashley-montagu/" target="_blank">ici</a>.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Des chapitres sont encore consacrés au portage dans &laquo;&nbsp;Elever son enfant autrement&nbsp;&raquo; (Catherine Dumonteil-Kremer, La Plage) et &laquo;&nbsp;Planète maternage&nbsp;&raquo; (Marabout), un livre que j&#8217;aime beaucoup.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB-2/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage&nbsp;&raquo; (1)</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/06/09/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage&nbsp;&raquo; (2)</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« No impact man » va changer ma vie (2), la révolution en marche</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/09/13/%c2%ab-no-impact-man-%c2%bb-va-changer-ma-vie-2-la-revolution-en-marche/</link>
		<comments>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/09/13/%c2%ab-no-impact-man-%c2%bb-va-changer-ma-vie-2-la-revolution-en-marche/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 09:46:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lefeuilletondeficelle.com/?p=890</guid>
		<description><![CDATA[Suite au commentaire de Stéphanie (merci Stéphanie!) me révélant l&#8217;existence du courant de pensée ou mouvement phliosophique de la simplicité volontaire, j&#8217;ai commandé quelques livres sur le sujet (non Jupete, pas taper, c&#8217;était avant que je m&#8217;engage auprès de toi à soutenir le petit commerce&#8230;) et lu « La simplicité volontaire, plus que jamais », écrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p { margin-bottom: 0.21cm; } --></p>
<div id="attachment_891" class="wp-caption aligncenter" style="width: 427px"><img class="size-full wp-image-891 " title="plage_berck" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/09/plage_berck.jpg" alt="Les plages du nord, l'une de mes madeleines..." width="417" height="260" /><p class="wp-caption-text">Les plages du nord, l&#39;une de mes madeleines...</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Suite au commentaire de <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/08/22/%C2%AB-no-impact-man-%C2%BB-va-changer-ma-vie/#comment-1006" target="_blank">Stéphanie</a> (merci Stéphanie!) me révélant l&#8217;existence du courant de pensée ou mouvement phliosophique de la <a href="http://simplicitevolontaire.info/la-simplicite-volontaire/" target="_blank"><em>simplicité volontaire</em></a>, j&#8217;ai commandé quelques livres sur le sujet (non Jupete, pas taper, c&#8217;était avant que je m&#8217;engage auprès de toi à soutenir le petit commerce&#8230;) et lu « <a href="http://www.amazon.fr/simplicit%C3%A9-volontaire-plus-que-jamais/dp/2921561395" target="_blank">La simplicité volontaire, plus que jamais</a> », écrit en 1985 et réédité (avec un succès international cette fois) en 1998 par le Québécois Serge Mongeau (qui m&#8217;a tout l&#8217;air d&#8217;être le théoricien de la « SV » et le fédérateur des Québécois engagés dans cette voie) et l&#8217; « <a href="http://www.amazon.fr/LABC-simplicit%C3%A9-volontaire-Dominique-Boisvert/dp/292316511X" target="_blank">ABC de la simplicité volontaire</a> » de Dominique Boisvert – un autre habitant de la Belle province, où partira vivre bientôt une <a href="http://exode-quebecois.posterous.com/" target="_blank">petite famille de mes amis</a>&#8230; Snif.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Réduire son train de vie, consommer moins, manger mieux, oui c&#8217;est bon pour l&#8217;environnement, mais ça l&#8217;est aussi pour le porte-monnaie</p></blockquote>
<p>Bref&#8230; Par ces deux lectures, la première plus théorique, la seconde plus pratique, intéressantes toutes deux malgré quelques redondances, j&#8217;ai pu approfondir <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/08/22/%C2%AB-no-impact-man-%C2%BB-va-changer-ma-vie/#content" target="_blank">la réflexion ébauchée par Colin Beavan</a> (<em>No impact man</em>) et qui m&#8217;a tant marquée: réduire son train de vie, consommer moins, manger mieux, oui c&#8217;est bon pour l&#8217;environnement, mais ça l&#8217;est aussi pour le porte-monnaie et pour son propre&#8230; <em>bonheur</em>. Les adeptes de la SV d&#8217;ailleurs font, pour certains, passer ce retour aux « vraies valeurs » (amour, amitié, partage <em>VS</em> possession, pouvoir, consommation) avant d&#8217;éventuelles préoccupations environnementales. Je pense quant à moi que c&#8217;est par le gain de qualité de vie (plus de temps pour soi et les siens, multiplication des échanges avec d&#8217;autres, plutôt que&#8230; faire les boutiques ou regarder la télé) qui rend les efforts de vie plus écolo-responsable carrément motivants, enthousiasmants même!<span id="more-890"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Outre les achats d&#8217;occasion ou l&#8217;option papier-toilette lavable (très facilement adopté par moi, un peu moins par mon mari qui me considère toujours de premier abord comme une extrémiste casse-couille avant de se ranger bien souvent à mon avis&#8230; chéri, si tu nous lis <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), qu&#8217;est- ce qui a changé depuis quelques semaines? Et bien, j&#8217;aurais tendance à dire&#8230; tout! Pas tant dans les faits (j&#8217;ai encore acheté un <a href="http://www.kadolis.com/porte_bebe_manduca-1-c2-108.html?gclid=CMeN4_CMhKQCFZL92AodYhC5IA" target="_blank">Manduca</a> – merci Anne-Cé, j&#8217;en frétille d&#8217;impatience! &#8211; et une poussette double pour les allers-retours à la crèche&#8230; d&#8217;occasion dans les deux cas, hein), que dans la façon d&#8217;appréhender mes activités quotidiennes, dans le travail ou dans les temps de loisirs.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>C&#8217;est dur pour moi de prendre sur ce temps de travail inutilisé pour lire, réfléchir ou vous écrire</p></blockquote>
<p>J&#8217;essaye de prendre le manque d&#8217;activité professionnelle actuel avec philosophie, de ne pas stresser outre mesure si je ne touche pas un gros revenu à la fin du mois. C&#8217;est dur pour moi de prendre sur ce temps de travail inutilisé pour lire, réfléchir ou vous écrire. Je m&#8217;active, je cours de la machine à laver au salon ou à la chambre de ma fille pour tout remettre en ordre. Rentabiliser le temps. J&#8217;ai du mal à ne rien faire. J&#8217;irai même plus loin, je n&#8217;y arrive pas. Parce qu&#8217;écrire pour le blog, c&#8217;est quand même faire quelque chose, non? Il faut croire que je suis totalement conditionnée pour <em>faire</em> et incapable de me laisser aller.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;essaye (et j&#8217;y parviens, youpi!) de ne plus « faire un tour en ville » avec ou sans enfants pour m&#8217;occuper et m&#8217;adonner à mon passe-temps favori: le shopping. Je me rends compte avec tristesse que la consommation est mon loisir numéro un, voire, certaines semaines, le seul et unique, et que je suis donc en période de sevrage. Alors, mon parti depuis quelques temps: aller voir des ami(e)s, m&#8217;en faire de nouvelles (Marie, si tu nous lis&#8230;), emmener les petits à la médiathèque, au parc, voir leurs mamies. Je trouve cette partie de l&#8217;exercice particulièrement gratifiant et encourageant. Et mon compte en banque aussi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il y a pourtant un hic. Il concerne ma vision globale du monde et mes convictions politiques. Car outre les bouquins sur la SV, j&#8217;ai également lu un essai d&#8217;Hervé Kempf, « Comment les riches détruisent la planète » et un roman de Flore Vasseur, « Comment j&#8217;ai liquidé le siècle ». Ces deux livres, quoique très différents par leur forme et leur genre littéraire, abordent au fond la même problématique: celle du gaspillage des ressources naturelles et de l&#8217;appauvrissement galopant de la moitié de l&#8217;humanité au bénéfice d&#8217;une oligarchie de l&#8217;argent, complètement coupée des réalités du quotidien des habitants « du sud » comme de celui de l&#8217;Occidental moyen, et seulement préoccupée du maintien de son statut. Alors bien sûr, comment lutter, à la fois pour plus de justice sociale, mais également contre la société de consommation et de croissance qui fait courir à la planète un danger imminent? Et bien&#8230; je n&#8217;ai pas de réponse.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Je râle et relève les aberrations parfois criantes dans notre quotidien (suremballage, aménagement urbain privilégiant la voiture, gaspillage d&#8217;argent public à des fins de prestige&#8230;)</p></blockquote>
<p>Au-delà de mon action individuelle, que puis-je faire? Comme je suis du genre (un peu) grande gueule, je râle et relève les aberrations parfois criantes dans notre quotidien (suremballage, aménagement urbain privilégiant la voiture, gaspillage d&#8217;argent public à des fins de prestige&#8230;). Malheureusement, j&#8217;en ai conscience, c&#8217;est tout sauf constructif. Du côté de mon boulot, pareil, le fait d&#8217;angler des sujets exclusivement sur ces problématiques, quoique tentant, est exclu – il faut raison (et crédibilité) professionnelle garder. Reste l&#8217;engagement associatif. A creuser. Ou l&#8217;engagement politique, difficile quand on fait mon métier à moins de travailler pour des titres eux-mêmes engagés, ce que je ferai peut-être un jour. Sinon, fatalement, on perd en crédibilité. De toute façon, si je devais adhérer demain, je ne saurais pas auprès duquel. Ô frustration.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><em>Et vous, quoi de neuf sur le terrain domestico-philosophique?</em></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Lu aussi:</p>
<ul>
<li>« La bio attitude des 	paresseuses », Sophie Millot (Marabout).</li>
<li>« Une autre assiette », 	Claude Aubert (Le Courrier du livre).</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">A lire (trainent sur ma table de chevet&#8230;):</p>
<ul>
<li>« De la consommation à la 	consomm&#8217;action », René Longet (Jouvence).</li>
<li>« Antimanuel d&#8217;écologie », 	Yves Cochet (Editions Bréal).</li>
<li>« Pétrole apocalypse », 	Yves Cochet (Fayard).</li>
<li>« Ne soyons pas des 	écologistes benêts, pour un protectionisme écologique et 	social », Aurélien Bernier, Michel Marchand et le M&#8217;PEP (1001 	nuits).</li>
<li>« Petit traité de la 	décroissance sereine », Serge Latouche (1001 nuits).</li>
<li>« Le développement 	durable », Assen Slim (Idées reçues, Le Cavalier bleu 	éditions).</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/09/13/%c2%ab-no-impact-man-%c2%bb-va-changer-ma-vie-2-la-revolution-en-marche/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>« No impact man » va changer ma vie</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/08/22/%c2%ab-no-impact-man-%c2%bb-va-changer-ma-vie/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 12:09:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans vouloir tomber dans le cucul-nunuche, ce sont avant tout mes enfants qui ont changé ma vie. A moins que ce ne soit mon mari? Certaines rencontres? Bref, un faisceau d&#8217;éléments qui m&#8217;ont permis de déconstruire et de reconstruire mes repères et de faire de moi celle que je suis aujourd&#8217;hui. En revanche, mon mode [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-872" title="no-impact-man" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/08/no-impact-man.jpg" alt="no-impact-man" width="310" height="453" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Sans vouloir tomber dans le cucul-nunuche, ce sont avant tout mes enfants qui ont changé ma vie. A moins que ce ne soit mon mari? Certaines rencontres? Bref, un faisceau d&#8217;éléments qui m&#8217;ont permis de déconstruire et de reconstruire mes repères et de faire de moi celle que je suis aujourd&#8217;hui. En revanche, mon mode de vie, lui, a peu évolué depuis mes jeunes années&#8230; Mon appétit pour les nazeries à la télé ou pour le shopping compulsif en est l&#8217;un des exemple les plus frappants. Mon besoin de posséder, plutôt que de me faire confiance et de profiter du moment présent. Une consommatrice « éternelle insatisfaite », la proie rêvée des industriels du jetable, de la mode et du divertissement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Comme l&#8217;auteur new-yorkais de « No impact man », j&#8217;ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n&#8217;ai jusqu&#8217;à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Comme Colin Beavan, l&#8217;auteur new-yorkais de <a href="http://noimpactproject.org/" target="_blank">« No impact man »</a> au début de son expérience, j&#8217;ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n&#8217;ai jusqu&#8217;à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation – même les <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/01/%C2%AB-cheri-jai-achete-des-couches-lavables-%C2%BB/#content" target="_blank">couches lavables </a>(tout comme les <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB-2/#content" target="_blank">porte-bébé</a>), j&#8217;en ai acheté des tonnes! Bien sûr, depuis quelques mois, je n&#8217;utilise plus que des lingettes lavables pour bébé, je mène la vie dure aux commerçants qui me collent un sac plastique dans les mains, me prenant pour un véhicule publicitaire vivant ou râle contre mon époux dès qu&#8217;il ose imprimer une partition ou un coloriage pour Miss A. Malgré cela, je continue à acheter, acheter, acheter – me consolant de mon incivisme (mais en est-ce vraiment pour nos gouvernants qui prônent l&#8217;augmentation perpétuelle du PIB?) en vendant le surplus sur Ebay ou sur mon stand annuel à la brocante du quartier.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span id="more-871"></span>Sur les conseils d&#8217;une amie d&#8217;<a href="http://exode-quebecois.posterous.com/" target="_blank">ami</a>, je me suis abonnée au printemps dernier au mensuel <a href="http://www.terra-economica.info/" target="_blank">Terra Eco</a>, une excellente revue qui cause, comme son nom l&#8217;indique, de tout ce qui touche aux aspects économiques de la crise environnementale actuelle et/ou se fait le porte-parole d&#8217;initiatives pour aller contre – tout à fait le genre de titre auquel j&#8217;aimerais un jour collaborer. Dans son numéro estival consacré à la crise de l&#8217;eau dans le monde, le magazine publie une publicité pour le livre de Beavan, que je commande illico sur <a href="http://www.amazon.fr/No-impact-man-Peut-plan%C3%A8te/dp/2265089036/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1282478625&amp;sr=8-1" target="_blank">Amazon</a>. Objectif, en faire l&#8217;une des lectures phares de mes courtes vacances – avec « Les Instincts maternels », un autre ouvrage à se procurer dare dare (fiche de lecture <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/01/13/les-instincts-maternels/" target="_blank">ici</a>). Après quelques jours à écouter les commentaires élogieux de mon homme qui l&#8217;a lu en premier, j&#8217;étais toute émoustillée à l&#8217;idée de me plonger dedans. Et je n&#8217;ai pas été déçue, loin de là! Le pitch:</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">« Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d’assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres. Il refuse d’être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours polaires. Son défi: vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d’autres l’ont fait avant lui. La grande différence c’est que ledit Colin Beavan vit en plein cœur de Manhattan, au 9e étage d’un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d’ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé – entre autres –, et quand on est un jeune père de famille, l’aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge: convaincre sa femme, accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième: renoncer aux couches en plastique et aux plats à emporter. Passées ces étapes et bien, tout reste encore à faire. L’expérience dure un an. Cette histoire vraie a fait le tour du monde, grâce au succès du blog tenu par Colin Beavan pendant l’aventure. Ce blog a même été élu l’un des quinze sites écologiques les plus influents du monde par le Time Magazine. »</p>
</blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_right"><p>Ce que j&#8217;en ai retenu: qu&#8217;on peut tous en faire plus pour la cause environnementale, en changeant en profondeur nos habitudes – et pas seulement en consommant « bio », ce que je me suis pour l&#8217;instant contentée de faire dans une faible mesure</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">A mi-chemin entre reportage pratico-philosophique et reality-show écolo, ce bouquin est à mettre entre toutes mains. Ce que j&#8217;en ai retenu: qu&#8217;on peut tous en faire plus pour la cause environnementale, en changeant en profondeur nos habitudes – et pas seulement en consommant « bio », ce que je me suis pour l&#8217;instant contentée de faire dans une faible mesure. Des habitudes qui le plus souvent ne nous apportent pas grand chose, sinon des satisfactions éphémères et une sensation amère de grand gaspillage – chez moi en tout cas. Personnellement, j&#8217;ai beaucoup apprécié l&#8217;idée – qui résonne en moi comme une évidence, que le shopping et la télé ne nous permettent pas uniquement de passer (gaspiller?) le temps dont nous ne disposons pas « pour toujours », mais nous empêche surtout de vivre ensemble. Le message du livre: se déplacer à vélo (et non plus le plus rapidement possible sans dépenser aucun calorie, mais en utilisant un maximum d&#8217;énergies fossiles polluantes), manger local des aliments sans emballage (ce qui implique de cuisiner), éteindre l&#8217;électricité (et donc papoter à la lumière d&#8217;une bougie ou se coucher tôt et respecter un rythme plus ou moins naturel&#8230;), se débarrasser de la télé (donc lire plus, rêvasser, faire l&#8217;amour ou jouer avec ses enfants)&#8230; Tous ces gestes écolo nous apportent un mieux en terme de qualité de vie. Les seuls « progrès » auquel il ne renonce pas: la machine à laver (surtout avec un bébé en couches lavables), le restaurant de temps en temps avec des amis ou le café – qui n&#8217;est pas cultivé sous nos latitudes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Réduire drastiquement mes achats et privilégier des objets d&#8217;occasion quand c&#8217;est possible ou des achats de produits de qualité pour qu&#8217;ils durent plus longtemps</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ce que j&#8217;en tire moi: une envie de me débarrasser de mon poste de télé (il est vieux, gros et moche de toute façon&#8230;), la motivation pour enfin faire un vrai effort de réduction de mes déchets (j&#8217;ai le sceau à compost et j&#8217;ai abandonné l&#8217;un de mes abonnements à un quotidien papier). Mais aussi, réduire drastiquement mes achats et privilégier des objets d&#8217;occasion quand c&#8217;est possible ou des produits de qualité pour qu&#8217;ils durent plus longtemps et puissent avoir une seconde vie après l&#8217;utilisation que j&#8217;en ferai – exemple cette semaine, le « lit de grande » de ma fille qui fête ses deux ans aujourd&#8217;hui: nous avons récupéré le cadre chez une amie et avons acheté un matelas de qualité supérieure afin qu&#8217;il serve à tous nos enfants. Mais la route est longue et semée de tentations quand les habitudes sont à ce point encrées. Exemple encore: en allant acheter le matelas avec ma fille, elle a craqué sur un chien en peluche (elle a déjà une bonne vingtaine de doudous de tous poils) tout-pétrole et j&#8217;ai dit oui&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il y aurait encore long à dire sur le sujet, mais je veux vous laisser la parole. J&#8217;attends vos réactions: est-ce trop extrême? La seule chose à faire est-elle d&#8217;initier un changement profond de société par une action individuelle plutôt que/en parallèle d&#8217;une action collective? Sont-ce des préoccupations de riches selon vous? Dernier détail, je songe à organiser des après-midi « troc » entre copines pour éviter de nouveaux achats et s&#8217;échanger des trucs utiles ou inutiles (ça fait toujours du bien d&#8217;avoir du neuf&#8230; même d&#8217;occasion!). Vous avez déjà expérimenté ce genre de choses? Racontez-moi tout&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage » (2)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%c2%ab-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%c2%bb-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 12:28:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[J'achète en ligne]]></category>

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		<description><![CDATA[Impossible de ne pas écrire la suite de mon feuilleton « porte-bébé ». Depuis l&#8217;épisode 1, il y a six semaines, la machine s&#8217;est emballée. « Incitée » par vos commentaires et mes discussions régulières avec l&#8217;Amie Plumée, j&#8217;ai continué mon exploration de la planète portage. Au menu d&#8217;abord, une écharpe estivale achetée chez Colimaçon. Je l&#8217;ai choisie bleu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_856" class="wp-caption aligncenter" style="width: 277px"><img class="size-full wp-image-856 " title="BBtai vert" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/07/BBtai-vert.jpg" alt="BBtai vert" width="267" height="400" /><p class="wp-caption-text">Porte-bébé &quot;BBtai&quot;, Babylonia, 72€</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Impossible de ne pas écrire <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/06/09/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB/" target="_blank">la suite de mon feuilleton « porte-bébé »</a>. Depuis l&#8217;épisode 1, il y a six semaines, la machine s&#8217;est emballée. « Incitée » par vos commentaires et mes discussions régulières avec l&#8217;<a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">Amie Plumée</a>, j&#8217;ai continué mon exploration de la planète portage. Au menu d&#8217;abord, une <a href="http://www.echarpe-portage-colimacon.com/produits/c_20/#titreprod" target="_blank">écharpe estivale achetée chez Colimaçon</a>. Je l&#8217;ai choisie bleu et de longue moyenne (4 mètres).</p>
<ul>
<li><strong>Son descriptif</strong>: « L&#8217; écharpe de portage « premier printemps » est en toile de coton 100 %. Sa texture rappelle celle des tissus traditionnels africains (wax). Elle est teintée en France et confectionnée dans l&#8217;atelier de la marque à Grenoble. Avec un poids maximum autorisé de 12 kg, elle assure un portage sûr et confortable de votre tout petit de la naissance à 8/9 mois puis <strong>en appoint </strong>d&#8217;une écharpe plus épaisse. Légère, elle est très agréable à porter en été, quand il fait chaud. »</li>
</ul>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Son tissu, très fin, est agréable par forte chaleur et son prix, tout doux, est de 23€ pour 4 mètres</p></blockquote>
<ul>
<li><strong>Mon verdict</strong>: la couleur est éclatante, j&#8217;adore! Son tissu, très fin, est agréable par forte chaleur et son prix, tout doux, est de 23€ pour 4 mètres. Une longueur largement suffisante pour le double croisé enveloppé devant ou le double hamac dos – mon gabarit: taille 38/40 pour 1,63 mètres. En revanche, on est loin du confort du sergé croisé (comme le précisait <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/06/09/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB/#comment-828" target="_blank">Isabelle95 en commentaire du billet précédent</a>)! Le tissu ne glissant pas très bien, il faut bien serrer pour un portage agréable, et surtout ajuster le nouage pli par pli (un peu fastidieux). Bref, un écharpe d&#8217;appoint, à s&#8217;offrir pour la couleur avant tout.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span id="more-855"></span>Dans la foulée, j&#8217;ai commandé un <a href="http://www.bebesouleil.fr/bbtube.php" target="_blank">BBtube</a> (BébéSouleil), après avoir essayé celui de La Poule pondeuse. Je ne l&#8217;ai toujours pas reçu (ça ne devrait plus tarder&#8230;) mais mon essai m&#8217;a permis de me faire une bonne idée de son utilité et de son confort – son prix: 28,50€ ou 37€ (en fonction du coloris).</p>
<ul>
<li><strong>Descriptif</strong>: &laquo;&nbsp;le bébétube est un mode de portage ultra simple, le plus ancien utilisé au monde. Très pratique au quotidien, il s&#8217;utilise sans aucun nœud. Vous pouvez porter bébé en berceau jusqu&#8217;à 3 mois, puis sur la hanche ou dans le dos jusqu&#8217;à 3 ans. Il est très confortable pour le bébé comme pour la maman. Le poids est bien équilibré entre l&#8217;épaule et la hanche. Vous avez toujours les mains libres et bébé est bien en sécurité. Plus pratique qu&#8217;une écharpe, il est plus vite enfilé et bébé est très rapidement installé. Quand le bébé s&#8217;endort vous pouvez l&#8217;allonger en berceau sans nœud à défaire. Plus abordable que les écharpes de portage traditionnelles et beaucoup moins encombrant: une fois plié il rentre dans un sac à main. Très sécurisant: la coupe spéciale du tissu permet de bien maintenir les fesses et le dos du bébé. Il permet un portage très près du corps, ainsi votre bébé reste en contact étroit avec sa maman. La taille est celle du porteur et non celle du bébé. Deux tailles sont disponibles: taille 1 si vous vous habillez jusqu&#8217;en taille 42, taille 2 au delà, et pour les papas. Qualité 100% coton sergé bio , lavage en machine à 40°.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Mon verdict</strong>: il y a un coup de main à prendre pour le positionner, mais une fois qu&#8217;on a compris le système (installer le BBtube sur l&#8217;épaule porteuse puis le bébé, enfin faire une volte sur l&#8217;épaule et ajuster pour votre confort), c&#8217;est l&#8217;enfance de l&#8217;art. Le plus par rapport au sling: pas de réglage fin, ni de tissu qui traine. Bien sûr, il a les inconvénients de ses avantages: le bébé n&#8217;est pas parfaitement plaqué contre le porteur et le portage asymétrique ne peut pas être pratiqué sur de longues périodes. J&#8217;ai testé une balade d&#8217;une heure, c&#8217;était un peu douloureux en bout de course. Mais je ne suis pas encore parfaitement rodée. En revanche, à la maison, c&#8217;est carrément génial, surtout le soir, quand bébé hurle et qu&#8217;il faut assurer le dîner et les activités de l&#8217;aîné(e). Bref, un bon complément à tous les autres porte-bébé.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Après cela, je me suis lancée dans <strong>une folle quête: celle du mei tai idéal</strong>. J&#8217;avais déjà le BBtai (Babylonia), qui est vraiment très bien. Ses seuls points faibles: un tissu un peu glissant, pénible pour le serrage à la taille. Son système de rabat au niveau de la nuque du bébé n&#8217;est pas non plus facile à utiliser. Ses points forts néanmoins: un sergé confortable, des coloris sympa et des bretelles très larges, super pour le portage ventral ou dorsal quand on croise sur la poitrine (pour les papas!). En sac à dos, elles sont épaisses et font un peu mal à la longue&#8230; Bref, n&#8217;étant pas « parfait », je l&#8217;ai revendu sur Ebay.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pour le remplacer, j&#8217;ai investi dans un <a href="http://www.lulu-nature.com/mama-koala-c-45.html" target="_blank"><strong>Mama Koala</strong></a> (79€).</p>
<p><img class="size-full wp-image-857 alignleft" title="dauphin" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/07/dauphin.JPG" alt="dauphin" width="264" height="354" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<ul>
<li><strong>Son descriptif</strong>: « Le porte-bébé Mama Koala est réalisé dans une belle toile chanvre et coton biologique (55% chanvre, 45% coton biologique) et rembourré avec de la laine cardée. Il s&#8217;utilise dès l&#8217;âge de 2-3 mois au 3 ans de votre enfant (4 à 18 kg). Adaptable à toutes les morphologies de porteur, les larges sangles d&#8217;épaule matelassées (pure laine vierge cardée piquée) du porte bébé Mama Koala permettent de porter confortablement et longtemps. Il est également matelassé au niveau de l&#8217;appui tête et du dessous des cuisses de bébé pour un confort maximal. Bien large au niveau de l&#8217;assise pour que votre bébé ne se repose pas sur ses parties génitales mais pour qu&#8217;il soit confortablement assis. Pour protéger les petits des intempéries et maintenir la tête des plus grands lorsqu&#8217;ils s&#8217;endorment, le porte bébé Mama Koala est proposé avec une capuche. Fabriqué en France.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Mon verdict</strong>: mauvais achat! (Déjà en vente sur Ebay, pfff&#8230;). Son tissu et le coloris choisi (gris dauphin) sont vraiment très chouettes. Le petit appui-tête rembourré: bon point aussi. Malheureusement, les bretelles sont beaucoup trop fines et insuffisamment rembourrées pour être confortables. Un petit moins encore: la « capuche » n&#8217;est en fait qu&#8217;un rabat à nouer sur les bretelles, pas pratique du tout en portage dos.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;ai donc donné le coup de grâce à ma CB cette semaine et craquant pour deux mei tai sur Ebay. Le premier est le <a href="http://www.echarpe-portage-colimacon.com/produits/c_48/?id=514#titreprod" target="_blank">mei tai bleu et turquoise de Colimaçon</a> (40€ au lieu de 59€), le second est un porte bébé chinois « fait maison » dans les tons jaune en tissu d&#8217;ameublement (30€). Je n&#8217;ai encore reçu ni l&#8217;un ni l&#8217;autre mais je compte les utiliser surtout cet été (et l&#8217;année prochaine!) grâce à leurs couleurs vives.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p><img class="size-full wp-image-858 alignleft" title="baby_2" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/07/baby_2.jpg" alt="Mei tai Lana, 109€ (gris et noir)" width="150" height="187" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je me suis surtout offert <strong>LE porte BB chinois ultime (enfin!), celui dont je rêvais depuis le départ: le <a href="http://www.tragetuch.ch/Shop/Europaf/contents/fr/d15.html" target="_blank">mei tai Lana</a> (109€)</strong> &#8211; dispo aussi sur le site <a href="http://monde-de-bebe.com/" target="_blank">Monde de bébé</a>. Utilisable de 3 mois à 4 ans environ, il combine de multiples et TRES bons points: le tissu Lana d&#8217;abord, en sergé croisé, est fin et s&#8217;ajuste parfaitement sur le porteur – je l&#8217;ai pris noir et gris, plutôt classe, pour le porter surtout en hiver ou sur une tenue habillée. Son clip à la taille permet une attache ultra-rapide et un réglage d&#8217;une main. Ses bretelles larges, longues et fines sont parfaites pour réaliser plusieurs nouages – croisées sur la poitrine ou dans le dos, en sac à dos, sous les aisselles/nouées sur la poitrine/passées sur les épaules/nouées sous les fesses de bébé/ramenées vers l&#8217;avant&#8230; La partie supérieure du mei tai se fronce à l&#8217;aide d&#8217;un cordon élastique pour coincer la tête des tout-petits. Bref&#8230; C&#8217;est celui que j&#8217;aurais dû acheter dès le départ, mais j&#8217;avoue que son prix m&#8217;avait d&#8217;abord arrêtée. Ce n&#8217;est qu&#8217;en en testant d&#8217;autres, moins chers, que j&#8217;ai pu me rendre compte que sa conception était supérieure. Dommage pour mes finances.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pour financer cette quête frénétique, outre le Mama Koala pour 72€ frais de port compris (et le BBtai qui est déjà vendu), je vends également mon Patapoum (45€ fdpc) et mon écharpe Amazonas (25€ fdpc). Avis aux amateurs/trices! (Pour ceux qui sont intéressés, m&#8217;envoyer un mail pour convenir des modalités pratiques.)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;ai encore flashé sur les <a href="http://www.google.fr/images?q=onbuhimo&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=og&amp;sa=N&amp;hl=fr&amp;tab=wi" target="_blank">Onbuhimo</a> (porte-bébé japonais), mais impossible de trouver un site francophone qui en commercialise. Le <a href="http://lespetitsportes.wordpress.com/2010/05/10/cet-ete-on-essaie-le-rebozo/" target="_blank">Rebozo</a> mexicain aussi à l&#8217;air sympa. Je prends toutes infos utiles en commentaires – où s&#8217;en procurer? Les modèles les plus beaux et/ou confortables? Les prix?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Par ailleurs, je vais sans doute me lancer dans les cours de portage (en prendre puis en donner). Je vais suivre une formation en septembre, par le biais du <a href="http://www.portersonenfant-toutunart.fr/" target="_blank">réseau Porter bébé, tout un art</a>. Suite au prochain épisode <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>EDIT</strong> (15h12, 24 juillet): BBtube reçu et <strong>Patapoum vendu</strong>!</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>J&#8217;allaite en travaillant</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 10:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[« Allaitement et travail », c&#8217;est LE sujet à la mode dans les rédactions féminines actuellement. J&#8217;ai récemment travaillé sur le sujet pour l&#8217;un de mes employeurs (non paru pour le moment) et ai été interviewée à mon tour pour le magazine Marie Claire (dossier à paraître à la rentrée) sur le même thème. La faute à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_845" class="wp-caption aligncenter" style="width: 325px"><img class="size-full wp-image-845 " title="RobeJulietteNursing" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/07/RobeJulietteNursing.jpg" alt="Vêtements d'allaitement chez MamaNANA" width="315" height="472" /><p class="wp-caption-text">Vêtements d&#39;allaitement chez MamaNANA</p></div>
<p>« Allaitement et travail », c&#8217;est LE sujet à la mode dans les rédactions féminines actuellement. J&#8217;ai récemment travaillé sur le sujet pour l&#8217;un de mes employeurs (non paru pour le moment) et ai été interviewée à mon tour pour le magazine Marie Claire (dossier à paraître à la rentrée) sur le même thème. La faute à Elisabeth? Véritable fait de société? Je ne sais. J&#8217;ai néanmoins envie de (re)venir ici sur le sujet, d&#8217;évoquer avec vous les modalités de mon allaitement « au travail » et de vous donner quelques pistes de lectures et liens utiles. Pour la simple et bonne raison que j&#8217;ai quelques amies et connaissances bientôt concernées et que (selon moi&#8230;) ce serait trop dommage qu&#8217;elles arrêtent d&#8217;allaiter pour la simple (et mauvaise?) raison qu&#8217;elles reprennent une activité professionnelle.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Il faut savoir que toutes les mamans ont le <em>droit</em> de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;ai conscience que tout le monde ne peut pas le faire. Autant quasiment tout le monde peut allaiter, c&#8217;est un fait, autant toutes les femmes ne peuvent ou ne souhaitent pas moduler leur emploi du temps et tirer leur lait tranquillement au boulot. Il n&#8217;empêche. On se dit souvent que ce sera trop dur, que ça ne vaut pas le coup, qu&#8217;on ne va pas en plus s&#8217;emmerder avec ça. Et bien il faut savoir d&#8217;abord que toutes les mamans ont le <em>droit</em> de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant jusqu&#8217;à ce que celui-ci atteigne l&#8217;âge canonique d&#8217;un an. Mais également que l&#8217;allaitement ne surprend plus autant qu&#8217;avant et qu&#8217;avec beaucoup de naturel et d&#8217;explications, on fait avaler bien des pilules (sic) à ses collègues/chefs/clients.<span id="more-844"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors voilà mon témoignage&#8230; Ma fille est née fin août 2008. Je n&#8217;avais alors pas particulièrement envie de l&#8217;allaiter longtemps (mon livre de chevet de l&#8217;époque n&#8217;était pas « L&#8217;Art de l&#8217;allaitement maternel » de la <a href="http://www.lllfrance.org/" target="_blank">Leche League</a>*, mais « Jeune maman et paresseuse » de <a href="http://frederiquecorremontagu.typepad.com/" target="_blank">Frédérique Corre-Montagu</a>&#8230;). Je savais que mon congé maternité ne durerait pas plus longtemps que les 16 semaines réglementaires (10 après la naissance), je ne me faisais donc aucun plan sur la comète quant à la durée de mon allaitement et avais acheté toute la biberonnerie indispensable avant même l&#8217;arrivée de bébé. Seulement voilà, 1) j&#8217;ai adoré allaiter (donc hors de question d&#8217;arrêter si tôt&#8230;) et 2) pas moyen de faire accepter à Miss A. le moindre biberon de lait tiré, malgré mes tentatives répétées dès ses six semaines. C&#8217;est ainsi qu&#8217;à 10 semaines, ma fille s&#8217;est retrouvée à la crèche à mi temps et allaitée&#8230; à plein temps.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Ce n&#8217;est qu&#8217;après deux semaines de calvaire (j&#8217;en ai pleuré d&#8217;incompréhension et d&#8217;impuissance) que je me suis résignée pour&#8230; le meilleur</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Autant le dire tout de suite, cet état de fait n&#8217;a pas été facile ni à avaler, ni à rendre possible. J&#8217;ai d&#8217;abord âprement persévéré pour que Miss A. accepte le biberon, jusqu&#8217;à  engager un jour un combat (stérile) en la privant de sein pendant plus de 12 heures afin qu&#8217;elle cède et accepte de téter le silicone&#8230; (Pitié, ne me jetez pas des pierres). A la crèche, les auxiliaires de puériculture ont également tout essayé: tétines diverses, pipette, cuillère dure ou souple, tasse. Ce n&#8217;est qu&#8217;après deux semaines de calvaire (j&#8217;en ai pleuré d&#8217;incompréhension et d&#8217;impuissance) que je me suis résignée pour&#8230; le meilleur: me rendre à la crèche deux fois dans la journée et récupérer ma fille le plus tôt possible le soir. Ce manège a duré jusqu&#8217;à ses quatre mois, âge de la diversification limitée car un peu trop précoce si l&#8217;on en croit les directives de santé publique de l&#8217;OMS, qui m&#8217;a permis de ne l&#8217;allaiter qu&#8217;à midi et d&#8217;augmenter mon amplitude horaire de travail. Je continuais alors à tirer un peu de lait, dont elle ne prenait que quelques gouttes en mon absence et dont le reste finissait invariablement dans l&#8217;évier.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Environ 6 semaines très difficiles donc, puis deux/trois mois un peu plus cool, puis enfin, aux alentours de 7/8 mois, un rythme de croisière très satisfaisant et pour elle et pour moi: allaitement matin et soir + à la demande quand nous étions ensemble. Les jours de crèche: 7/8 heures de garde (pas plus, c&#8217;est la chance que j&#8217;ai&#8230;) avec, en plus des légumes et des fruits, des petits suisses, du fromage blanc ou des yaourts. Jusqu&#8217;au jour où, à 9 mois et des brouettes, ma décision prise de la sevrer pour mettre un deuxième bébé en route, elle a accepté du jour au lendemain un biberon de lait en poudre. Lien entre son refus du biberon et mon souhait de la &laquo;&nbsp;maintenir&nbsp;&raquo; allaitée dans mon giron? Je n&#8217;ose le croire&#8230;</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Neuf mois d&#8217;allaitement, premier hiver de crèche sans aucune maladie à part un petit rhume, des retrouvailles toujours savourées et une connexion jamais rompue</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Malgré des débuts difficiles donc, dus selon moi à deux raisons: son entrée prématurée à la crèche pour une enfant allaitée à la demande et maternée (portée en écharpe etc.) et à mon incapacité à ne pas écouter les mauvais conseils du pédiatre (« Il ne faut pas que vous alliez à la crèche; elle sait que vous allez venir, elle vous attend, elle peut se retenir&#8230; »), nous avons fini par trouver notre rythme et notre compte à toutes les deux. Et j&#8217;en suis plus que ravie. Neuf mois d&#8217;allaitement, premier hiver de crèche sans aucune maladie à part un petit rhume, des retrouvailles toujours savourées et une connexion jamais rompue. Bien sûr, son refus du biberon n&#8217;a pu être compensé que par le fait que j&#8217;ai pu adapter mon emploi du temps à ses besoins. En revanche, si elle avait voulu du biberon, mon temps de travail en aurait simplement été rallongé (et ma paye avec <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pendant ma seconde grossesse, une évidence s&#8217;est imposée: pas question de mettre BB2 à la crèche aussi tôt que Miss A. Seulement, une fois de plus, pas question non plus pour moi de prolonger mon congé maternité (pour raisons financières et professionnelles). Une seule solution donc: travailler <em>AVEC</em> bébé! C&#8217;est une variante du thème « allaitement et travail » peu connue et envisagée, mais pourtant bien pratique. Bien sûr, encore une fois, ça ne fonctionne pas avec tous les boulots, loin s&#8217;en faut. Depuis quelques semaines donc, mon fils âgé aujourd&#8217;hui de trois mois voit bien du pays! Il m&#8217;accompagne dans tous mes déplacements, en rendez-vous ou en reportage. Pour ce qui est du travail à la maison (ITW téléphoniques, rédaction, recherches), je l&#8217;effectue quand il dort, ou bien le matin, quand son père n&#8217;est pas encore parti travailler – en horaires décalés, ce dernier est absent de 15h à 21h30 environ. Enfin, je ne fais pas de zèle et effectue l&#8217;équivalent d&#8217;un gros mi-temps en heures effectuées. Le tout, jusqu&#8217;en septembre, date à laquelle BB2 ira à la crèche trois jours par semaine (et ma fille quatre jours).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors, comment fais-je pour allaiter à l&#8217;extérieur? Et bien, au choix, j&#8217;interromps un entretien quelques minutes pour allaiter avant de remettre bébé dans l&#8217;écharpe où il s&#8217;endort rapidement en général, j&#8217;allaite tout en discutant (difficile par contre de prendre des notes) quand je sens que ça ne va pas (trop) gêner mon interlocuteur, ou je m&#8217;arrange pour allaiter avant et après. Un élément important: allaiter et porter (écharpe/porte-bébé divers) permettent de passer relativement inaperçu avec bébé. Pas de gros sac à langer où ranger la biberonnerie ni de poussette qui vous catalogue direct en « maman » plutôt qu&#8217;en professionnelle. Pour moi c&#8217;est important, il faut que je me sente légitime et crédible. Un autre point intéressant: un bébé détend souvent l&#8217;atmosphère avec des interlocuteurs inconnus. Il rend la prise de contact plus aisée. C&#8217;est, dans certains contextes, un bon « accessoire » professionnel donc <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  Enfin, on se fait souvent une montagne de ce que les gens vont penser&#8230; Or, la plupart du temps, les personnes ont elles-mêmes des enfants et connaissent les contraintes de mode de garde. Inutile de préciser que votre enfant est là par choix de votre part. On peut simplement glisser que le papa ou la nounou n&#8217;était pas disponible ce jour-là.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Idéalement, il faudrait un congé maternité plus long (au moins quatre mois) pour que le bébé ne reçoive qu&#8217;un peu de lait tiré, de carotte ou de pomme jusqu&#8217;à ses 6 mois, âge auquel démarre la « vraie » diversification</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bien sûr, ce petit jonglage entre vie pro et perso peut sembler une contrainte. Et évidemment, ça l&#8217;est un peu, même si on ne le vit pas comme un fardeau. On boucle toujours plus vite une interview quand on ne doit pas la couper deux fois pour calmer son petit d&#8217;homme ou lui donner un coup de nichon/lolo/néné&#8230; Idéalement, il faudrait un congé maternité plus long (au moins quatre mois) pour que le bébé ne reçoive qu&#8217;un peu de lait tiré, de carotte ou de pomme jusqu&#8217;à ses 6 mois, âge auquel démarre la « vraie » diversification. Il n&#8217;empêche, travailler et allaiter, c&#8217;est faisable (ça peut être plus simple que ce que je fais moi&#8230;) et pour moi, c&#8217;est souhaitable: en effet, j&#8217;aime beaucoup mon boulot et j&#8217;aime encore plus allaiter mon enfant – outre les bénéfices qu&#8217;il en retire lui.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">C&#8217;est vrai que l&#8217;image que je renvoie à sans doute bien changé. Je suis peut-être cataloguée par certains comme une « maman qui veut tout en même temps ». C&#8217;est amusant, mais au départ, je crois que nombre de collègues (des deux sexes) et néanmoins amis n&#8217;imaginaient pas qu&#8217;on puisse cumuler les deux fonctions de façon aussi ouverte. Ils étaient souvent surpris de me voir débarquer au restaurant ou à une conférence avec mon bébé. Je crois qu&#8217;au fil des semaines, mon fils est rentré dans le décor. Il dort dans l&#8217;écharpe, boit son lait à la source sur les terrasses de café ou dans les antichambres des institutions locales, passe régulièrement de bras en bras. Il n&#8217;a pas l&#8217;air de s&#8217;en porter plus mal. Et puis, bientôt, à l&#8217;automne, il ne sera plus allaité exclusivement et nous aurons chacun nos univers, moi celui du travail, lui celui de la crèche. Ce qui bien sûr ne m&#8217;empêchera pas de continuer à l&#8217;allaiter.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bibliographie allaitement:</p>
<ul>
<li>« L&#8217;Art de l&#8217;allaitement maternel », la Leche league (chapitre « allaitement et travail »)* / <em>Un livre que j&#8217;ai moyennement apprécié le trouvant un peu trop orienté&#8230;</em></li>
<li>« L&#8217;allaitement, de la naissance au sevrage », Marie Thirion / <em>Une référence pour les connaissances techniques et les infos pratiques.</em></li>
<li>« Guide le l&#8217;allaitement et du sevrage », Pascale Walter et Action pour l&#8217;allaitement / <em>Complet, informatif, didactique, un des meilleurs ouvrages que j&#8217;ai lu sur le sujet.</em></li>
<li><span style="font-style: normal;">« Allaitement maternel, la voix lactée », Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau / Concis et utile pour démarrer.</span></li>
<li><span style="font-style: normal;">« Allaiter, c&#8217;est bon pour la santé », C.S. Didierjean-Jouveau / </span><em>Sur les bénéfices de l&#8217;allaitement.</em></li>
<li><span style="font-style: normal;">« Petit guide de l&#8217;allaitement pour la maman qui travaille », C.S. Didierjean-Jouveau / </span><em>A lire absolument! Seul défaut: un peu trop light&#8230;</em></li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;">Liens utiles:</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.lactissima.com/"><span style="font-style: normal;">www.lactissima.com</span></a> (nombreux témoignages de mamans qui allaitent en travaillant&#8230; Véronique Darmangeat, la consultante en lactation auteure du blog, publie également un livre sur le sujet à l&#8217;automne.)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;"><a href="http://www.mamanana.com/">www.mamanana.com</a> (parce qu&#8217;il faut être un minimum équipée pour ne pas se retrouver à poil devant ses collègues&#8230;)</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les journalistes, tous anti-maternage?</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/06/27/les-journalistes-tous-anti-maternage/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Jun 2010 15:58:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que sortait en librairie le livre d&#8217;Elisabeth Badinter « Le conflit, la femme et la mère » il y a quelques mois, un grand nombre d&#8217;émissions de télévision ont souhaité traiter de la « polémique » née sous la plume de la philosophe, qui dénonce le développement de la pratique baptisée « maternage proximal » (allaitement long, cododo, portage, couches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_838" class="wp-caption aligncenter" style="width: 290px"><img class="size-full wp-image-838 " title="planète maternage" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/06/planète-maternage.jpg" alt="&quot;Planète maternage&quot; (Editions Marabout)" width="280" height="399" /><p class="wp-caption-text">&quot;Planète maternage&quot; (Editions Marabout)</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors que sortait en librairie le livre d&#8217;Elisabeth Badinter « Le conflit, la femme et la mère » il y a quelques mois, un grand nombre d&#8217;émissions de télévision ont souhaité traiter de la « polémique » née sous la plume de la philosophe, qui dénonce le développement de la pratique baptisée « maternage proximal » (allaitement long, cododo, portage, couches lavables et j&#8217;en passe&#8230;), sensée renvoyer la femme à son rôle exclusif de mère et l&#8217;éloigner d&#8217;un monde du travail en crise. Sur le contenu de l&#8217;ouvrage, <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/08/elisabeth-badinter-victime-de-son-plan-media/" target="_blank">je me suis déjà exprimée</a>. C&#8217;est aujourd&#8217;hui sur le traitement qu&#8217;ont réservé les journalistes télé (essentiellement) aux thématiques développées par l&#8217;auteure que je souhaite revenir ici. Et ce, après un énième reportage sur le sujet, diffusé le 13 juin sur M6 dans l&#8217;émission 66 Minutes.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Pourquoi faire passer ces mères pour des baba-cools à poils sous les bras, adeptes de méthodes d&#8217;éducation alternatives dont leurs enfants (rois) ne se relèveront peut-être pas plus tard?</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Mais qu&#8217;ont-ils tous, les « journalistes », à angler leurs propos quasi-systématiquement en défaveur des « maternantes »? Pourquoi faire passer ces mères presqu&#8217;à chaque coup pour des baba-cools à poils sous les bras, adeptes de méthodes d&#8217;éducation alternatives dont leurs enfants (rois) ne se relèveront peut-être pas plus tard? Pourquoi dénoncer des pratiques qui n&#8217;ont souvent comme but que d&#8217;améliorer les rapports parents-enfants plutôt chaotiques dans nos sociétés modernes, et de promouvoir l&#8217;épanouissement de chacun dans le respect de tous? Bref, pourquoi être souvent partial et traiter ces mères (et pères) comme des quasi sectaires aux pratiques extravagantes dont il faut évaluer les méthodes avec suspicion?<span id="more-837"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">A 14 ans, j&#8217;étais déléguée de ma classe de 4ème. C&#8217;était une classe d&#8217;un niveau assez bas, dont j&#8217;étais l&#8217;un des meilleurs éléments. Pourtant, à chaque conseil, tous les professeurs s&#8217;adressaient à moi pour me dire à quel point nous, élèves, étions nuls et incapables. Je vivais ces remarques, souvent méprisantes voire violentes, comme une injustice flagrante – il m&#8217;est même arrivé une fois d&#8217;en avoir les larmes aux yeux. Or, journaliste et &laquo;&nbsp;maternante&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai eu cette même impression en regardant quelques-uns de ces reportages comme en lisant sur les forums et blogs de mamans des mots très durs envers ma profession. Toutes les femmes (et hommes) journalistes, des « carriéristes » incapables d&#8217;objectivité, mauvais parents et mal formés&#8230; Des journalistes montrés du doigt par des mères incomprises. Et moi, le c** entre deux chaises, je me sens comme à l&#8217;époque&#8230; victime d&#8217;une injustice. C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai souhaité donner la parole à ces journalistes, femmes pour la plupart, à l&#8217;origine de ces reportages. J&#8217;ai contacté Martine Laronche, journaliste au Monde dans la rubrique société, auteure de <a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;objet_id=1111820&amp;clef=ARC-TRK-NC_01" target="_blank">« Plus près de toi mon bébé »</a> publié le 17 janvier 2010 (extraits <a href="http://blog.sibellia.fr/sibellia/297/lu-dans-le-monde-plus-pres-de-toi-mon-bebe" target="_blank">ici</a>), Florence Griffond, journaliste à France 2 et auteure du sujet <a href="http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000007823_201003100727_F2" target="_blank">« Le maternage total »</a> diffusé le 9 mars au JT, et bien sûr Nora Awada, auteure du reportage « La dictature des bébés », diffusé sur M6 dans l&#8217;émission 66 Minutes le 13 juin. La première m&#8217;a signifié ne pas avoir le temps de répondre à mes questions, son journal étant dans la tourmente actuellement. La seconde ne m&#8217;a tout bonnement pas répondu. Seule la troisième a eu la gentillesse de prendre un peu de temps et s&#8217;exprime ci-dessous.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>&laquo;&nbsp;Son fils ainé a 4 ans mais Stéphanie, mère de famille de 36 ans, l’allaite encore, au grand dam de ses proches qui ne comprennent pas ce choix&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Le pitch / 66 Minutes – 13 juin 2010</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><span style="text-decoration: underline;">La dictature des bébés</span></strong> &#8211; <em>Nora Awada</em><br />
C’est une tendance chez les jeunes couples qui fait polémique en ce moment. Son fils ainé a 4 ans mais Stéphanie, mère de famille de 36 ans, l’allaite encore, au grand dam de ses proches qui ne comprennent pas ce choix. Stéphanie fait partie de ces nouvelles mères qui ne jurent que par le « maternage intensif », une nouvelle théorie éducative venue d’Allemagne. Portage du bébé sur le dos « à l’africaine », co-dodo dans le lit des parents, allaitement prolongé : cette méthode transforme le bébé en enfant-roi et tant pis si l’intimité du couple doit en pâtir. Les féministes, elles, craignent une dégradation de la condition féminine et crient haro sur la méthode. Dans un livre sorti récemment, la philosophe Elisabeth Badinter fustige cette idéologie de la mère parfaite. Selon elle, c’est une régression qui renvoie les femmes au statut de « mères chimpanzés ».</p>
<p><strong>ITW de Nora Awada:</strong></p>
<ul>
<li><strong>Pourquoi avoir choisi de traiter du maternage proximal?</strong> &laquo;&nbsp;Nous avons voulu traiter du maternage proximal parce que c’est un sujet qui nous semble dans l’air du temps. Nous proposons un magazine d’actualité, tentons donc de sentir les nouvelles tendances et d’en faire part à travers des histoires personnelles. Les blogs de mamans et autres pages Facebook sur ce sujet se sont multipliés ces derniers mois. Le magazine spécialisé « Grandir Autrement » a doublé ces ventes depuis un an. Il n’est plus rare de croiser des mamans portant en écharpe ou d’assister à des actions militantes de mères allaitantes. Est-ce un mouvement qui surfe sur la vague du bio ? Est-il en réaction à un monde trop médicalisé ? Au mouvement féministe qui s’essouffle depuis quelques années ? Quoi qu’il en soit, ces mères proposent un retour aux source, prônent une forme de « naturel », qu’il était intéressant d’étudier. D’autant plus qu’il s’agit de théories élaborées, appuyées par des études scientifiques ; ce sont des femmes très informées dont l’argumentaire s’est rodé en réaction aux critiques de leurs proches et au jugement des médias dont elles se méfient énormément.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Aviez-vous connaissance ou pratiquiez-vous vous-mêmes ce type de méthodes avec vos enfants avant de traiter du sujet?</strong> &laquo;&nbsp;Il s’agit d’une question personnelle à laquelle je ne souhaite pas répondre. Je connais, en tout cas, certaines personnes autour de moi qui s’y intéressent, et d’autres qui les pratiquent, en effet.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Comment avez-vous choisi vos témoins et intervenants (familles et professionnels)?</strong> &laquo;&nbsp;J’ai trouvé les familles du reportage en postant des messages sur des forums, sur Facebook, sur des blogs personnels, en passant également par des associations telles que la « Leche League », et la « Lacta liste ». Une dizaine de mamans étaient prêtes à participer mais certaines posaient leurs conditions: pas d’interview du conjoint, pas d’image de l’allaitement ou du co-dodo. J’ai choisi les familles qui étaient le plus disponibles, les plus ouvertes, et surtout les plus généreuses en terme de séquences : atelier chant maman/bébé, réunion de mamans, cours de portage, vie de famille, visites des beaux parents… Je garde un excellent souvenir des familles que nous avons rencontrées. Il s’agissait de familles aimantes, qui trouvent leur équilibre malgré les petits chaos auxquels nous assistions parfois, malgré les éventuels désaccords entre conjoints. J’ai rencontré des femmes volontaires, enthousiastes, se démenant pour le bien-être des leurs. Elles se sont montrées humbles et tolérantes, avec une perpétuelle remise en question de leurs intentions et leurs pratiques. Pour la psychologue, j’ai choisi de rencontrer une femme qui est considérée comme une pro-maternage proximal. Psychologue et pédopsychiatre, Myriam Szejer rencontre tous les jours des familles qui emploient ces méthodes et à qui cela pose des difficultés. Je l’avais entendue s’exprimer dans les médias, avait parcouru certains de ses livres, et elle me semblait pouvoir apporter un éclairage sur le sujet, le pourquoi du comment, les problèmes et les excès, sans critiquer pour autant ces pratiques.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>N&#8217;aviez-vous pas peur de créer un déséquilibre entre la parole du parent et celle du psy?</strong> &laquo;&nbsp;Je n’ai pas voulu créer de débat. Nous ne sommes pas dans un sujet avec les « pour » et les « contre ». C’est un reportage consacré à la découverte du maternage proximal et tout va dans ce sens. La psychologue nous a d’abord permis de savoir pourquoi il y avait un tel intérêt de ces nouveaux parents pour ces méthodes de maternage/paternage de nos jours en France. Et d’autre part, elle nous parle des difficultés auxquelles sont confrontés certains couples qui le pratiquent. Elle ne parle ni en terme de danger ni d’excès, mais à pu mettre le point sur l’intention de certaines mamans pour qui ce « surmaternage » est un échappatoire ou un défouloir. Il s’agit sûrement d’une minorité, mais aussi d’une réalité, il fallait en parler, et aucune de nos familles n’étaient dans cette situation. Néanmoins, c’est sur une image beaucoup plus positive que se termine le sujet.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Comment réagissez-vous aux critiques, sur Internet notamment, des mamans ne se reconnaissant pas dans le portrait qu&#8217;elles jugent caricatural dressé par les papiers/reportages sur le sujet?</strong> &laquo;&nbsp;Certains messages m’ont blessée. Ceux où l’on remet en question mon intention, mon travail, ou plus largement mon métier. J’ai reçu des appels et des mails insultants, mon nom est cité dans une « pétition » de mamans dans laquelle mes propos sont détournés. D’un coté, cela nous a confortés dans l’idée qu’on avait là un vrai « sujet ». D’un autre, ce n’est jamais une position confortable de devoir se justifier sans être entendue. Je m’attendais à avoir des réactions, mais pas aussi agressives. Comme toutes militantes, certaines mamans auraient voulu que ce reportage serve à diffuser leur « politique ». Certaines ont été frustrées de ne pas avoir d’explication scientifique sur chaque point du sujet (portage, allaitement, co-dodo…) justifiant de telles méthodes. La parole est pourtant entièrement données aux mamans qui s’expliquent à chaque séquences sur leurs choix, je considère donc avoir respecter mes intentions de départ. J’avais pu constater ce même type de réaction lors de reportages sur d’autres formes d’extrémismes, politiques ou religieux. L’important est que les familles interviewées ne se sentent pas trahies dans leurs propos, et je n’ai pas eu de mauvais retour à ce sujet.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<blockquote class="pullquote_right"><p>&laquo;&nbsp;En fait le mouvement se démocratise, touche toutes les tranches de la société, et il existe autant de maternages proximaux que de familles maternantes&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<ul>
<li><strong>Quelle vision aviez-vous du maternage proximal (naissance naturelle, allaitement prolongé, portage, co-dodo, éducation non-violente, couches lavables&#8230;) avant de traiter du sujet? Cette vision a-t-elle changé?</strong> &laquo;&nbsp;Je pensais qu’il s’agissait de parents plutôt « baba cools », vivant en dehors des codes de la société occidentale, telle qu’on en rencontre aux Etats Unis, ou on en voit dans l’excellent film « Away we go », sorti en France l’automne dernier. En fait le mouvement se démocratise, touche toutes les tranches de la société, et il existe autant de maternages proximaux que de familles maternantes. De plus, je ne me doutais pas qu’il y avait des théories si élaborées, dernières les moindres actions du quotidien, quant à l’éducation des enfants. Il existe aujourd’hui des théories pour tout et son contraire, celle-ci peuvent tout à fait se défendre. Je suis convaincue par certains points, moins par d’autres, mais j’encourage à la diversité, à la tolérance et au respect du chemin de chacun.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Pourquoi ce choix de titre, le mot &laquo;&nbsp;dictature&nbsp;&raquo; sonnant comme une véritable prise de position anti-maternage?</strong> &laquo;&nbsp;Le terme de « maternage intensif » ou de « maternage proximal » n’est pas très significatif, il n’aurait parlé qu’aux personnes averties. Le magazine étant suivi par plus de 2 millions de téléspectateurs, l’idée était de pouvoir intéresser les personnes qui ne s’y connaissent pas forcément, vulgariser un discours très formater, et pouvoir dans le même temps balancer la paroles des mères dans le reportage. Cela dit les titres sont choisis par les responsables des émission, non par les journalistes.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<p>Outre des billets et commentaires postés un peu partout en réaction au reportage de Nora Awada, une <a href="http://www.lapetition.be/en-ligne/contre-le-reportage-la-dictature-des-bbs-diffus-le-13-juin-2010-dans-66minutes-sur-m6-critiquant-le-maternage-proximal-7572.html" target="_blank">pétition</a> circule également en ligne qui exige d&#8217;elle et de l&#8217;émission des excuses publiques. Bien sûr, l&#8217;objectif de ce billet est de <strong>faire avancer le débat</strong>, pas de permettre à quelques-un(e)s de se défouler contre une seule personne. Merci de rester constructifs/ves!</p>
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		<title>« Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage! » (1)</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 12:02:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[J'achète en ligne]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la famille « maman-bobo-écolo-bio », je voudrais&#8230; le portage! Après les couches lavables, l&#8217;accouchement sans péri et l&#8217;éducation non-violente, voilà (encore) une thématique estampillée « maternage » pour clore cette parenthèse « congé maternité » en beauté – Et oui, BB2 a deux mois et demi (ou presque) et le monde du travail me tend déjà les bras&#8230; Etant donné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_821" class="wp-caption aligncenter" style="width: 359px"><img class="size-large wp-image-821 " title="IMG_9815" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/06/IMG_9815-968x1024.jpg" alt="Le portage à tout âge (Miss A. en exclu!)" width="349" height="368" /><p class="wp-caption-text">Le portage à tout âge (Miss A. en exclu!)</p></div>
<p>Dans la famille « maman-bobo-écolo-bio », je voudrais&#8230; le portage! Après <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/01/%C2%AB-cheri-jai-achete-des-couches-lavables-%C2%BB/" target="_blank">les couches lavables</a>, <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/04/12/comment-mes-lectures-ont-influence-mon-accouchement-1/" target="_blank">l&#8217;accouchement sans péri</a> et <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/05/17/%C2%AB-terrible-two-%C2%BB-de-la-theorie-a-la-pratique/#content" target="_blank">l&#8217;éducation non-violente</a>, voilà (encore) une thématique estampillée « maternage » pour clore cette parenthèse « congé maternité » en beauté – Et oui, BB2 a deux mois et demi (ou presque) et le monde du travail me tend déjà les bras&#8230; Etant donné que vous serez parfaitement informé(e)s des avantages/modalités/subtilités du portage en vous plongeant dans les billets de l&#8217;Amie plumée (<a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/03/06/choisir-un-porte-bebe/" target="_blank">ici</a>, <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/06/18/lecharpe-porte-bebe/" target="_blank">ici</a> ou <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/01/19/ergo-co/" target="_blank">ici</a>), je vais me concentrer sur le versant « conso » du sujet – développé par ailleurs dans le numéro de juin d&#8217;Enfant magazine <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>« En fait, les porte-bébé, c&#8217;est un peu ton TOC, non? » (L&#8217;air moqueur – un pote)</p></blockquote>
<p>« Mais où as-tu donc acheté ta maaaagnifique écharpe? » (Yeux qui pétillent d&#8217;envie – une copine) « Encore une écharpe différente? Mais t&#8217;en as combien maintenant? » (Regard désabusé, voire accusateur – mon homme) « En fait, les porte-bébé, c&#8217;est un peu ton TOC (NDLR: trouble obsessionnel compulsif), non? » (L&#8217;air moqueur – un pote). Je vous passe bien sûr les « il va étouffer! » ou « mais il est pas trop serré là-dedans? » et autre remarque de non-avertis, ce n&#8217;est pas notre topic du jour. Oui, c&#8217;est vrai, j&#8217;ai huit porte-bébé. Hum&#8230; A noter que j&#8217;en ai moins que de paires de chaussures ou de sacs&#8230;<span id="more-820"></span></p>
<ol>
<li><strong>Genèse de ma collection: la Tricot-slen en jersey de Babylonia (55€)</strong>. Pour la naissance de Miss A. en août 2008, j&#8217;avais tout prévu des mois à l&#8217;avance. La poussette combinée coque/hamac offerte par ma grand-mère trônait dans l&#8217;entrée; fringues, transat, bibonnerie (jamais servie&#8230; pfff), etc., s&#8217;entassait dans les placards bourrés à craquer. Et, une fois rentrée à la maison, ma première envie a été d&#8217;en sortir. Seulement voilà, pas question pour moi de mettre ma crevette de quatre jours dans le tank prévu à cet effet. J&#8217;ai envoyé illico le papa m&#8217;acheter ce qui m&#8217;a semblé l&#8217;évidence même (pourquoi? j&#8217;en sais fichtre rien&#8230;): une écharpe de portage. Petit souci: en centre-ville, au pied levé, où trouver une écharpe? Seul repaire de baba-cools écolos (à l&#8217;époque): <strong>Nature&amp;découverte</strong>, où m&#8217;a moitié m&#8217;a acheté une Tricot-slen en jersey (<a href="http://www.natiloo.com/echarpe-portebebe-tricotslen-babylonia-p-6100348.html?PART=Adwords_Porter-son-Bebe_Mark-Portages&amp;gclid=CK-LtvLykqICFU6Z2AodoCERjg" target="_blank">dispo chez Natiloo</a>). Douce, souple, elle a été une compagne idéale pour les premières semaines de Miss A. Comme toute écharpe extensible, elle peut être nouée avant la mise en place de bébé et est parfaitement adaptée aux porteuses et porteurs débutants – idéale pour porter en &laquo;&nbsp;berceau&nbsp;&raquo; un nouveau-né.</li>
<li><strong>Il me faut très vite une écharpe pour les jours de lessive: une « tissage brésilien » Amazonas (41€)</strong>. Après quelques semaines de bons et loyaux services donc, la Tricot-slen se voit régulièrement remplacée par une nouvelle écharpe, tissée cette fois-ci, une Amazonas colorée achetée également chez Nature&amp;découverte – qui depuis distribue aussi l&#8217;Ergo baby (un porte-bébé physiologique que l&#8217;on trouve encore chez <a href="http://www.natalys.com/brand/ergo-baby" target="_blank">Natalys</a> ou <a href="http://www.ptitsdessous.com/s/8543_porte-bebe-bebes-ergonomique-ergonomiques-erbobaby-ergo-baby" target="_blank">P&#8217;tits dessous</a>). Ce nouveau porte-bébé me permet de m&#8217;initier à d&#8217;autres nouages, plus simples, comme le double croisé enveloppé ou le simple croisé. On est alors en automne et cette écharpe plutôt épaisse colle parfaitement à la saison. J&#8217;investis à cette même période dans un <a href="http://www.mamanana.com/vetements-allaitement/manteaux-portage/manteau-portage-mamacoat%E2%84%A2-fourrure-seulement-pr-154.html?cPath=2_41&amp;osCsid=41cf31ffd6f3c3c41d983cfd3fb1a8dc" target="_blank">MamaCoat acheté chez Mamanana</a> – le prix est scandaleusement élevé, mais le manteau est, il faut l&#8217;avouer, très pratique.<br />
<blockquote class="pullquote_right"><p>Le Patapoum nous accompagne printemps et été, à la crèche, en vacances, en rando, etc.</p></blockquote>
</li>
<li><strong>Pour le papa, point d&#8217;écharpe, mais un Patapoum (68€)</strong>. Alors que les beaux jours repointent leur né, au printemps 2009, nous investissons dans un <a href="http://www.porte-bonheur.fr/prod/porte_bebe-ergonomique-patapum.html" target="_blank">Patapoum, acheté sur le site Porte-bonheur</a> – j&#8217;ai alors enfin découvert l&#8217;achat en ligne, une petite révolution! En effet, le papa, peu enclin à apprendre les différents nouages des écharpes, a porté sa fille les premiers mois dans un <a href="http://www.oclio.com/porte-bebe-tikamak-p-1230.html?ofrom=4&amp;gclid=CKOWzuD0kqICFVOY2AodkxYLjg" target="_blank">Tikamak de Red Castle (prêté celui-là&#8230; ça compte pas!)</a>, franchement inconfortable – et pour l&#8217;enfant, qui a la nuque pliée et la cage thoracique comprimée, et pour le porteur, qui se ruine le dos avec le clip mal placé de ce système de portage asymétrique. Simple (à partir de 7 kilos) et léger, le Patapoum nous accompagne printemps et été, à la crèche, en vacances, en rando, etc. De six à 12 mois, il est impeccable.</li>
<li><strong>Pour la montagne en hiver, le porte-bébé de randonnée Deuter Kid comfort (135€)</strong>. A la fin de l&#8217;été, enceinte de deux mois, j&#8217;utilise encore un peu le Patapoum, qui est malheureusement rapidement trop petit (il en existe un taille bambin) – le rectangle de tissu qui sert de dossier ne monte pas assez haut dans le dos, une fois passé un certain âge. Les mois passant et l&#8217;automne s&#8217;installant, nous investissons dans un <a href="http://www.espacemontagne.com/product-shop-1141-120186-deuter-kid-comfort-i.html" target="_blank">porte-bébé de randonnée Deuter</a> que le papa utilise exclusivement pendant quelques temps. Pratique pour la montagne, il permet de bien couvrir l&#8217;enfant, le protège de la pluie et du soleil grâce à sa petite capote et s&#8217;installe comme un sac à dos. Perso, je n&#8217;aime pas du tout, mais bon, hein&#8230; On le trouve principalement dans les magasins de sport ou sur le net.<br />
<blockquote class="pullquote_left"><p>N&#8217;ayant pas grand chose à acheter pour la naissance de petit numéro 2, je m&#8217;offre au mois de janvier 2010 un Ringsling Storchenwiege</p></blockquote>
</li>
<li><strong>Avant la naissance, j&#8217;investis dans un Ring sling Storchenwiege Inka (59€)</strong>. N&#8217;ayant pas grand chose à acheter pour la naissance de petit numéro 2, je m&#8217;offre au mois de janvier 2010, soit deux-trois mois avant la naissance, outre un berceau (toujours <a href="http://www.natiloo.com/berceau-bebe-luna-hetre-massif-p-6101888.html?cPath=10_253" target="_blank">chez Natiloo</a>), un <a href="http://www.bebe-au-naturel.com/ringsling-storchenwiege,bebe,produit,marque_14_0-2592-,3.couche-lavable.html">Ringsling Storchenwiege</a>. Très beau (le tissu est de super qualité et les couleurs sont éclatantes!), il est aussi assez pratique car très rapide à positionner. En revanche, il est moyennement confort sur de longues distances. Un conseil: ne pas trop le serrer et bien jouer avec les glissières pour l&#8217;ajuster. C&#8217;est un super complément si l&#8217;on possède déjà une bonne écharpe. D&#8217;autres marques en commercialisent, comme Babylonia ou Amazonas (également chez Bébé au naturel).</li>
<li><strong>BB2 est là, la machine s&#8217;emballe: la JPMB (79€)</strong>. Pour la naissance de BB2, je me fais offrir par son père une <a href="http://www.jeportemonbebe.com/_shopping/index.php?page=shop.browse&amp;category_id=1&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=2" target="_blank">Jeportemonbébé.com</a> (JPMB), sable poche olive, classique et passe-partout. On la trouve sur le site de la marque mais aussi chez <a href="http://www.maman-naturelle.com/echarpe-portage-extensible-echarpe-portagebrje-porte-bebe-jpmbb-c-22_175_156.html" target="_blank">Maman naturelle </a>(ma boutique en ligne préférée) ou Bébé au naturel. Les premiers essais sur Mister S. sont concluants, je ne sents quasiment pas son poids. Avec, je porte devant ou derrière, en double hamac (aller voir la technique <a href="http://www.jeportemonbebe.com/medias/double-hamac/double-hamac.html" target="_blank">ici</a>). Très pratique pour les matinées speed (lolo, dodo, voiture, courses&#8230;), elle permet de mettre, sortir, remettre bébé sans défaire le nouage. Il y dort super confortablement. Seuls hics: elle est très longue, coupe les sangs au moindre chevauchement de tissu mal étalé, est très chaude.</li>
<li><strong>Je craque (les hormones?) pour une <a href="http://www.maman-naturelle.com/echarpe-portage-storchenwiege-couleur-rouge-p-626.html">Storchenwiege Léo rouge</a> (74€)</strong>. C&#8217;est ma préférée (du moment)! Belle, ô si belle, souple, douce, légère&#8230; Elle est juste parfaite. J&#8217;ai pris une 4 mètres 60 – encore chez Maman naturelle, mais on la trouve aussi chez Porte-bonheur notamment. Kangourou ventre ou dos, double hamac sur le dos, double croisé enveloppé etc. je fais un peu tout avec. J&#8217;en suis super contente&#8230; Si contente que j&#8217;envisage d&#8217;en acheter une seconde (bleu? Plus courte?)&#8230;</li>
<li><strong>Consumériste, moi? Dernier craquage en date: le BBtaï de Babylonia (79€)</strong>. Fin avril, alors que BB2 est âgé d&#8217;un mois, j&#8217;assiste à un cours de portage. Une bonne façon de se perfectionner – ou d&#8217;apprendre les rudiments du portage, tout dépend des attentes de chacune et de l&#8217;intitulé du cours. L&#8217;occasion pour moi de maîtriser les techniques d&#8217;installation de bébé dans le dos, mais aussi de tester un mei taï (porte-bébé chinois). La monitrice est en possession d&#8217;un Bbtaï de Babylonia (elles sont sacrément prescriptrices, les bougresses&#8230;) que j&#8217;essaye avec Miss A. (11 kilos) dans le dos. Et malheureusement&#8230; L&#8217;essayer, c&#8217;est l&#8217;adopter! Je file donc en acheter un <a href="http://www.maman-naturelle.com/portebebe-chinois-portebb-babylonia-c-22_177_155.html" target="_blank">sur mon site préféré</a>, après une longue hésitation avec celui de <a href="http://bebesouleil.fr/galeriemt.php" target="_blank">Bébésouleil</a>&#8230; Il est d&#8217;ailleurs fort probable qu&#8217;un jour de déprime (ou de paye) je craque pour le turquoise-chocolat qui est vraiment très à mon goût. L&#8217;ayant vu « en vrai », je peux témoigner qu&#8217;il a de gros atouts et notamment ses larges bretelles rembourrées.</li>
</ol>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Si vous souhaitez un petit conseil d&#8217;achat, n&#8217;hésitez pas, ce billet est fait pour ça</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pour ma défense, j&#8217;ai offert ma Tricot-slen à une amie qui vient d&#8217;accoucher et l&#8217;Amazonas est déjà réservée par une copine dont la petite est prévue pour le mois d&#8217;août. Donc, huit moins deux égale&#8230; six. C&#8217;est pas si terrible 6, surtout si l&#8217;on considère que certains ne sont pas utilisables à tous les âges (Patapoum et Deuter) et que j&#8217;ai deux enfants en âge d&#8217;être portés! Voilà, si vous souhaitez un petit conseil d&#8217;achat, n&#8217;hésitez pas, ce billet est fait pour ça. Pour les techniques de portage, Youtube en regorge&#8230; Et même les grands magasins de puériculture, type <a href="http://www.bebe-9.com/bebe/echarpe-de-portage-douce-planete-11188" target="_blank">Bébé 9</a> ou <a href="http://www.aubert.fr/sorties/tricot-slen-bio-babylonia,fr,4249032.html" target="_blank">Auber</a> se mettent aux modes de portage respectueux et confortables. A votre disposition&#8230; Et toujours preneuse de bons plans et adresses de sites spécialisés!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La suite <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB-2/#content" target="_blank">ici</a>!</p>
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		<title>« Terrible two », de la théorie à la pratique</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/05/17/%c2%ab-terrible-two-%c2%bb-de-la-theorie-a-la-pratique/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 09:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors déjà – avant toute chose, je trouve super mesquin de nommer cette phase normale de l&#8217;évolution des enfants « terrible two », alors que chez nous (et chez bien d&#8217;autres&#8230;) ça a commencé bien avant et que j&#8217;te parie tout c&#8217;que tu veux que ça durera bien au-delà du deuxième anniversaire de Miss A. (21 mois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_809" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-809 " title="livre_thomas_gordon_parents_efficaces" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/05/livre_thomas_gordon_parents_efficaces.jpg" alt="Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)" width="250" height="358" /><p class="wp-caption-text">Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors déjà – avant toute chose, je trouve super mesquin de nommer cette phase <em>normale</em> de l&#8217;évolution des enfants « terrible two », alors que chez nous (et chez bien d&#8217;autres&#8230;) ça a commencé bien avant et que j&#8217;te parie tout c&#8217;que tu veux que ça durera bien au-delà du deuxième anniversaire de Miss A. (21 mois au compteur). Bref&#8230; Faut bien définir a minima les choses, alors va pour « terrible two ». Comme souvent, c&#8217;est <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/02/26/les-caprices-2/" target="_blank">dans la Basse-cour</a> que j&#8217;ai entendu pour la première causer du sujet. Ma fille n&#8217;était encore qu&#8217;une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver – refus du biberon pendant des mois, cris de frustration à la moindre résistance d&#8217;un parent/objet/partie du corps rebel(le) à sa volonté.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Ma fille n&#8217;était encore qu&#8217;une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver</p></blockquote>
<p>Une petite fille déjà décidée&#8230; et parfois légèrement pénible, même tout bébé. Et puis la marche (à un an) et une envie décuplée de découvrir le monde, de tout tripoter et apprivoiser sans qu&#8217;aucun obstacle ne se dresse sur son passage (un parent/un meuble/une incapacité à réaliser une manipulation du type mettre son pantalon ou faire ses lacets). C&#8217;est ainsi que nous sommes rentrés, sans réelle transformation radicale du comportement de notre fille, dans la phase dite du « terrible two ». En fait, elle avait toujours été <em>terrible</em>, le phénomène n&#8217;a fait que s&#8217;amplifier.<span id="more-808"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Au départ, vierge de toute connaissance théorique en la matière, j&#8217;ai puni et envoyé mon petit bout de fillette de 13 ou 14 mois, récalcitrante et/ou hurlante, faire un tour dans sa chambre en la prenant brutalement par le bras et en lui expliquant fermement que je n&#8217;étais pas du tout d&#8217;accord avec son comportement. Le dit comportement allant de « je ne veux pas mettre mon pull même s&#8217;il fait froid » à « je renverse le contenu de mon assiette par pur curiosité d&#8217;en apprécier le résultat sur le sol et accessoirement la réaction de maman ». Et puis, fatiguée (enceinte), insatisfaite et triste de  ces crises à répétition et de ce chemin peu glorieux qui me menait tout droit à la fessée de mon enfance, j&#8217;ai fait ce que je fais souvent: j&#8217;ai lu. J&#8217;ai terminé <em>Parents Efficaces</em> de Thomas Gordon, entamé des mois auparavant et lâché à plusieurs reprises – à ma décharge, l&#8217;écriture est un peu daté (très <em>seventies</em>) tout comme les exemples donnés au fil de la lecture, mettant le plus souvent en scène des enfants plus grands voir des adolescents, dans lesquels je ne parvenais tout d&#8217;abord pas à me projeter. J&#8217;ai également dévoré <em>Au cœur des émotions de l&#8217;enfant</em>, d&#8217;Isabelle Filliozat, qui s&#8217;attarde plus sur la petite enfance, mais aussi <em>Pour une parentalité sans violence</em> de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, <em>Poser des limites à son enfant et le respecter</em> de Catherine Dumonteil-Kremer, <em>Eduquer sans punitions ni récompenses</em> de Jean-Philippe Faure et tout récemment, <em>La fessée</em> d&#8217;Olivier Maurel.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Comme d&#8217;hab&#8217;, il ne s&#8217;agit pas ici de faire des fiches de lectures sur chacun de ces bouquins. <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/">L&#8217;amie plumée</a> fait ça bien mieux que moi – c&#8217;est d&#8217;ailleurs sans surprise chez elle que je suis allée pomper la plupart de ces idées de lectures. En revanche, mon propos ici est de tenter de dessiner les contours de ce que j&#8217;ai appris dans ces livres et la manière dont je tente de mettre en pratique les principes qu&#8217;ils véhiculent. Je tiens d&#8217;ailleurs à préciser que c&#8217;est parce que je me suis sentie insuffisamment armée dans mon métier de maman et héritière d&#8217;une méthode d&#8217;éducation à laquelle je n&#8217;adhère pas (&laquo;&nbsp;l&#8217;enfant est inférieur, il doit obéir et se plier aux diktats de l&#8217;adulte qui sait mieux que lui&nbsp;&raquo;) que j&#8217;ai ressenti le besoin de me plonger dans les théories de professionnels – loin de moi l&#8217;idée qu&#8217;éduquer « à l&#8217;instinct », sans avoir avalé toute la littérature sur le sujet, est moins responsable ou raisonnable, au contraire&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_right"><p>Quand il part en exploration dans votre bibliothèque et déchire les pages de votre livre préféré</p></blockquote>
<p>Ce que j&#8217;ai retenu de toutes ces lectures tient en quelques idées phares: l&#8217;enfant d&#8217;âge pré-scolaire (nous l&#8217;appellerons le bambin&#8230; entre un an et trois ans donc) ne cherche pas à emmerder ses parents. Quand il part en exploration dans votre bibliothèque et déchire les pages de votre livre préféré et/ou ouvre le placard interdit de la cuisine en déjouant la protection (clairement insuffisante) que vous avez apposée dessus, il n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête: découvrir. Inutile donc de hurler, de fesser, de punir. <strong>Il faut expliquer encore et encore</strong>, montrer éventuellement (le contenu du placard), éloigner en cas de danger mais sans brutalité – et toc pour bibi. Le bambin ne nargue pas l&#8217;adulte (malgré les apparences largement en la faveur de cette interprétation, j&#8217;en conviens&#8230;). Résultat, il est plus approprié d&#8217;adapter un maximum son environnement direct et de poser des limites claires là où c&#8217;est REELLEMENT nécessaire. <strong>Il est important de permettre plus que d&#8217;interdire</strong>, afin de ne pas anihiler les pulsions exploratrices de l&#8217;enfant. Bon, dans la pratique, ça donne parfois des trucs du genre: laisser ma fille manger sa compote aux pruneaux en se servant de sa knacks comme d&#8217;une cuillère / la laisser jouer avec les doubles des photos quitte à les déchirer plutôt que de lui permettre de toucher à l&#8217;album de famille que-j&#8217;y-tiens-vachement-et-j&#8217;ai-pas-envie-qu&#8217;elle-l&#8217;abime.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Une autre idée forte concerne <strong>les colères</strong> (Filliozat): les crises de pleurs (voire de rage) ne doivent pas être réprimées, elles permettent de faire le deuil d&#8217;une frustration. Il ne convient pas non plus d&#8217;envoyer le tout-petit faire sa colère dans sa chambre (ce que je faisais)/le cagibi/la baignoire sous une douche froide toute habillée (ce que mes parents faisaient avec moi) mais de rester près de l&#8217;enfant et de « l&#8217;accompagner ». Concrètement: ne pas le juger par des regards sévères et des mots trop forts mais au contraire, le prendre dans nos bras une fois qu&#8217;il est un peu calmé – parce que prendre dans ses bras un petit hurlant qui se débat et vous repousse, c&#8217;est quand même difficile, même si c&#8217;est peut-être là qu&#8217;il a besoin d&#8217;être « enveloppé »&#8230; Bref, hein, on peut pas tout faire parfaitement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">De même, quand il tape (et la mienne, elle tape régulièrement, surtout depuis l&#8217;arrivée très récente/intempestive d&#8217;un petit frère pleurnicheur à la maison et la multiplication des bastons à la crèche), inutile de se fâcher tout rouge (bon, pour ça, y a encore dissonance au sein de mon couple), cela <em>signifierait</em> que le bambin a besoin de contact et/ou ne sait comment exprimer un sentiment fort sans passer par la violence – euh, dans les faits, Miss A. tape son frère parce qu&#8217;il a le malheur de frôler son doudou quand ils sont tout deux allongés dans mon lit&#8230; (Ou parce que son frère est allongé dans mon lit&#8230; va savoir&#8230;). Je remarque quand même que cette théorie est fondée, ne serait-ce que lorsque je remarque dans les yeux de Miss A. une lueur de tristesse/des larmes de désespoir en réaction à sa prise de conscience de m&#8217;avoir mécontentée, en tapant avec ses pieds sur mon ventre par exemple. Ce qui fonctionne: utiliser des « messages-je » (Gordon) pour dire dans ce cas: « J&#8217;ai mal au ventre quand tu me tape, ouïe! » et pas « Ne fais pas ça, tu es méchante ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_right"><p>Objectif: qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de perdant lors d&#8217;un désaccord entre parent et enfant, mais deux gagnants grâce à une discussion et à une négociation</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">On en vient donc à Gordon et à ses théories qui ont fait florès ces 30 dernières années. Elles sont mêmes enseignées aux managers dans de grandes entreprises ou aux enseignants dans certains établissements scolaires. Il s&#8217;agit notamment du principe de la résolution des conflits « gagnant-gagnant ». Objectif: qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de perdant lors d&#8217;un désaccord entre parent et enfant, mais deux gagnants grâce à une discussion et à une négociation. Or négocier avec son enfant est bien l&#8217;antithèse de ce que j&#8217;ai appris en tant qu&#8217;enfant. Difficile donc de ne pas avoir l&#8217;impression d&#8217;être faible lorsque je « discute », et non « marchande » (trop négatif) avec ma fille. En plus, il faut l&#8217;avouer, si cette théorie est séduisante sur le papier, elle est encore un peu difficile à mettre en pratique – tout comme « l&#8217;écoute active » avec un enfant de moins de trois ans. Mais elle permet de donner une direction, une idée de la place à laquelle se mettre face à son enfant: ni au-dessus, ni en-dessous, mais sur un même niveau, celui du respect (même topo lorsque l&#8217;on évoque les châtiments corporels&#8230; &laquo;&nbsp;Ne fais pas ce que tu ne souhaiterais pas qu&#8217;on te fasse&nbsp;&raquo; et non &laquo;&nbsp;faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais&nbsp;&raquo; &#8211; maxime préférée de mon paternel).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bien sûr, il nous faut guider, c&#8217;est la difficulté. Etre responsable sans imposer ni mépriser. Dans les faits, avec ma fillette, outre les explications qui sont toujours importantes (quoique pas toujours écoutées ou saisies, pfff&#8230;), je propose des alternatives, je détourne son attention et parfois (oui, je l&#8217;avoue), je soudoie. Ce qui donne à l&#8217;envie: « Tu préfères mettre ce gilet ou ce gilet? (Sachant que les deux sont tout aussi chauds&#8230; Ce qui lui évite de me réclamer sa robette de printemps pendue dans l&#8217;armoire) » ou « Monte dans ta poussette (elle rechigne souvent à s&#8217;y assoir et je n&#8217;ai pas toujours le temps de la faire marcher à deux à l&#8217;heure à mes côtés), à la maison t&#8217;attendent doudou et tétine (sa nouvelle copine) » &#8211; plutôt que de la faire monter de force dedans en criant « C&#8217;est comme ça et pas autrement » comme je le faisais&#8230; avant.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Ce qui me semble essentiel: lire et réfléchir pour que ma relation avec mes enfants et leur chemin vers la maturité soient les plus harmonieux possibles</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Difficile de dresser la liste complète des idées développées par ces auteurs – que je parviens (ou pas) à mettre en pratique. Ce qui me semble essentiel: lire et réfléchir pour que ma relation avec mes enfants et leur chemin vers la maturité soient les plus harmonieux possibles, les moins dommageables&#8230; Point de dressage ici, ni de mépris des sentiments et des pulsions de mes petits – j&#8217;en ai trop souffert (et en souffre encore) moi-même. Bien sûr, tout cela sera soumis à un flot nourri de critiques un jour, je ne me fais pas d&#8217;illusions. J&#8217;espère ce jour-là avoir d&#8217;autres livres sous la main pour y faire face&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">NB: En cours, la lecture de « Retrouver son rôle de parent » (Gordon Neufeld et Gabor Maté), qui met l&#8217;accent sur l&#8217;importance du lien d&#8217;attachement entre parents et enfants pour mener à bien leur éducation et sur le déplacement problématique de ce lien vers les autres enfants dans nos sociétés modernes. Les comptes-rendus détaillés <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/09/08/hold-on-to-your-kids-1/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/09/09/hold-on-to-your-kids-2/" target="_blank">ici</a>.</p>
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		<title>« Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (3) »</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 08:56:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[… Je tremble, j&#8217;ai encore mal. Mon petit lémurien sur le ventre, tout glissant et chaud, je dis: « Pas de raison de ne pas en faire un troisième »! (Je précise que depuis 15 jours, mon mari me répète chaque matin: « Pas de troisième enfant! Enfin si, si tu divorces&#8230; ») L&#8217;inconfort est vraiment gênant à ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-align: center;"><img class="size-full wp-image-799 aligncenter" title="bébéestlà" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/04/bébéestlà.jpg" alt="bébéestlà" width="306" height="475" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">… Je tremble, j&#8217;ai encore mal. Mon petit lémurien sur le ventre, tout glissant et chaud, je dis: « Pas de raison de ne pas en faire un troisième »! (Je précise que depuis 15 jours, mon mari me répète chaque matin: « Pas de troisième enfant! Enfin si, si tu divorces&#8230; ») L&#8217;inconfort est vraiment gênant à ce stade. Alors que j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir tout donné, il faut pousser une fois encore pour expulser le placenta. Quelques secondes avant, la SF tend les ciseaux au papa afin qu&#8217;il coupe le cordon. J&#8217;ai à peine la force de demander: « Il ne bat plus »? Elle me répond que non, je laisse faire. Pour la délivrance, l&#8217;obstétricien est soudain là, au pied de mon lit, entre mes jambes. Il est gentil, mais sa présence me dérange. Un peu comme un intrus qui s&#8217;impose en « inspecteur des travaux finis ». Il aura d&#8217;ailleurs plus tard cette phrase: « Voilà une affaire rondement menée! » Pour lui, c&#8217;est sûr! Absent lors de l&#8217;accouchement, il touchera tout de même ses honoraires à 100%! Le &laquo;&nbsp;prix de la sécurité&nbsp;&raquo; m&#8217;assure-t-on.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>C&#8217;est elle qui a tenu à l&#8217;écart le gynécologue, ce qu&#8217;une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Mon mari me couvre avec l&#8217;une de nos couvertures, toujours le petit sur le ventre. La SF vient discuter quelques minutes avant de s&#8217;éclipser. J&#8217;en profite pour la remercier. Je n&#8217;en ai pas encore pleinement conscience, mais elle a tout fait pour respecter mon souhait d&#8217;accouchement naturel. C&#8217;est elle qui a tenu à l&#8217;écart le gynécologue, ce qu&#8217;une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué. C&#8217;est elle encore qui m&#8217;a accompagnée, parfois avec autorité, dans cette naissance sportive. Je ne sais plus quels mots exacts sont prononcés, mais elle en vient à me dire qu&#8217;elle n&#8217;a réintégré un service de maternité classique que depuis peu. Auparavant, elle proposait des accompagnements globaux avec accouchements en plateau technique. Je sais, pour avoir largement étudié la question ET dans le cadre de mon travail ET dans ma recherche d&#8217;un suivi adapté à mes attentes, que deux à trois SF seulement proposent ce type de suivi dans mon département. Alors je la regarde et lui demande son nom. Lorsqu&#8217;elle me répond, je mesure ma chance. C&#8217;est elle, c&#8217;est cette &laquo;&nbsp;star des sages-femmes&nbsp;&raquo; dont <em>on</em> (copines SF ou mamans rencontrées lors de reportages&#8230;) me parle depuis si longtemps&#8230; C&#8217;est elle dont j&#8217;ai le nom sur un bout de papier dans mon agenda depuis des mois&#8230; C&#8217;est elle, la SF expérimentée et versée dans les accouchements « démédicalisés », à laquelle j&#8217;ai rêvé sitôt le test de grossesse positif.<span id="more-797"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">« Ce matin, quand je suis arrivée, je me suis dit que j&#8217;aimerais vraiment pratiquer un « vrai » accouchement, me dit-elle avec le sourire. Alors je vous remercie aussi. » Même si je conçois que l&#8217;adjectif « vrai » peut en blesser plus d&#8217;une (j&#8217;ai moi aussi accouché sous péridurale pour ma fille sans avoir l&#8217;impression d&#8217;avoir eu un « faux accouchement » <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), j&#8217;ai été très touchée par cette phrase. D&#8217;autant qu&#8217;elle ajoute qu&#8217;aujourd&#8217;hui, 60 à 90% des accouchements pratiqués dans ma ville se déroulent sous anesthésie. L&#8217;accouchement en &laquo;&nbsp;semi-liberté&nbsp;&raquo; (sans péri mais à la clinique, rapport aux accouchements &laquo;&nbsp;en liberté&nbsp;&raquo; décrit par Joëlle Terrien dans &laquo;&nbsp;Passages de vie&nbsp;&raquo;, à la maison et peu accompagnés) se fait rare et j&#8217;aime faire partie des exceptions.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Attentionnée, la SF nous a assuré que nous pouvions rester dans la salle d&#8217;accouchement jusqu&#8217;à notre départ, que nous souhaitions immédiat. J&#8217;avais en effet planifié une « sortie précoce », et ce pour plusieurs raisons: d&#8217;abord, mon premier séjour de quatre jours en maternité avait été assez éprouvant, le ballet des personnels m&#8217;empêchant de me reposer et l&#8217;accompagnement de l&#8217;allaitement méritant un zéro pointé. Ensuite, je souhaitais retrouver au plus vite mon lit, ma fille et mon cocon. Bien sûr, cette solution ne convient pas à toutes et il est primoridal que le papa (ou une tierce personne) soit présent(e) pour assurer l&#8217;intendance pendant au moins quelques jours.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Une petite pluie fine a baptisé notre petit garçon avant que je ne l&#8217;enfourne dans la voiture et m&#8217;énerve avec le siège auto</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">J&#8217;ai accouché à 10h25 et nous sommes partis à 17h, le temps de voir le pédiatre et l&#8217;obstétricien. Accessoirement, le temps de me lever et de me laver – coccyx et symphise ultra-douloureux (pendant environ 10 jours&#8230;). Une petite pluie fine a baptisé notre petit garçon avant que je ne l&#8217;enfourne dans la voiture et m&#8217;énerve avec le siège auto. En suites de couches, c&#8217;est la SF avec qui j&#8217;ai effectué ma préparation qui est venue quatre fois chez nous. Une venue que j&#8217;ai malheureusement un peu vécue comme une intrusion dans notre sérail familial&#8230; Un mal nécessaire néanmoins. L&#8217;allaitement a mis quelques jours à se mettre en route; le bébé d&#8217;abord très calme, s&#8217;est rapidement changé en téteur fou (je vous renvoie au <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/04/05/la-nuit-davant/" target="_blank">billet de l&#8217;amie plumée sur « la nuit d&#8217;avant »</a> la montée de lait). Aujourd&#8217;hui, deux semaines plus tard, mon fils confond le jour et la nuit et mes cernes n&#8217;ont de cesse de s&#8217;allonger. Malgré cela, je souris encore en repensant à cette naissance, à cette douleur intense qui ne s&#8217;est jamais muée en souffrance (un concept développé dans « J&#8217;accouche bientôt&#8230; » de M. T.). Pour moi, à aucun moment, cette douleur n&#8217;a été gratuite. Elle avait un but et c&#8217;est ce qui l&#8217;a rendue supportable quasi tout du long. Bien sûr, j&#8217;ai flanché. Surtout dans la dernière ligne droite, les 45 minutes environ qu&#8217;on duré la descente et l&#8217;expulsion. Une phase qui selon les femmes peut durer beaucoup moins longtemps. <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/01/22/la-naissance-de-loeuf/" target="_blank">Contrairement à La Poule</a>, j&#8217;ai vécu cet accouchement comme une expérience qui m&#8217;a apporté autant à moi que, peut-être, à mon enfant – si tant est que les conditions de naissance influent réellement sur la suite des événements&#8230;</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Le livre est également riche d&#8217;exercices à faire pour remuscler périnée et abdominaux bien avant les six semaines classiques</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Dans les jours qui ont suivi, j&#8217;ai dévoré le livre de Bernadette de Gasquet consacré aux suites de couches: <a href="http://www.amazon.fr/B%C3%A9b%C3%A9-est-l%C3%A0-vive-maman/dp/2862140627" target="_blank">« Bébé est là, vive maman, les suites de couches »</a>. Période considérée comme transitoire, voire impure selon les cultures, elle est souvent tout simplement niée par la médecine moderne qui n&#8217;y apporte qu&#8217;une réponse: l&#8217;administration de Doliprane pour contrer l&#8217;effet désagréable des tranchées – ces contractions qui accompagnent le retour de l&#8217;utérus à sa taille antérieure (en neuf mois, l&#8217;utérus augmente de 40 fois sa taille&#8230;) et deviennent plus douloureuses à mesure que les grossesses s&#8217;enchainent. Le livre est également riche d&#8217;exercices à faire pour remuscler périnée et abdominaux bien avant les six semaines classiques qui séparent l&#8217;accouchement de la visite chez le gynéco (lequel prescrit, ou pas, des séances de rééducation périnéale). Il met en garde enfin contre la tentation de reprendre trop vite « une vie normale » et insiste sur le délai de 40 jours, nécessaire à la remise d&#8217;aplomb du corps, à l&#8217;équilibrage des hormones, etc. A s&#8217;offrir dès le début du neuvième mois pour éviter les erreurs (porter trop lourd, se lever trop tôt, etc.) susceptibles d&#8217;avoir des conséquences physiques à long terme &#8211; « fausses sciatiques », déséquilibre du bassin, problèmes d&#8217;incontinence, descente d&#8217;organe&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Voilà, vous savez tout. Je ne sais pas si j&#8217;accoucherai à nouveau (mais bon, j&#8217;ai bon espoir que oui <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), c&#8217;est pourquoi je chérirai ces souvenirs, la mise au monde de mes deux bébés, si différentes, si fortes en émotions. Tout ça peut sembler bien cucul, mais dans un contexte où l&#8217;on cherche à tout contrôler, où le risque zéro est un crédo, l&#8217;accouchement reste un passage risqué entre deux mondes, une expérience qui repoussent nos limites et nous met à l&#8217;épreuve. J&#8217;en sors grandie et accessoirement&#8230; maman.</p>
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		<title>Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (2)</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 09:19:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[… Et puis la nuit de la naissance est venue, quelques heures après une séance d&#8217;acupuncture « pour faire mûrir le col » (visiblement fructueuse&#8230; 10 jours avant terme) et permettre au bébé de descendre et d&#8217;effectuer éventuellement, malgré le manque de place, un demi tour – Mr S. avait le dos en « postérieur droit » au lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img class="aligncenter size-full wp-image-789" title="cigogne3" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/04/cigogne3.jpg" alt="cigogne3" width="500" height="375" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">… Et puis la nuit de la naissance est venue, quelques heures après une séance d&#8217;acupuncture « pour faire mûrir le col » (visiblement fructueuse&#8230; 10 jours avant terme) et permettre au bébé de descendre et d&#8217;effectuer éventuellement, malgré le manque de place, un demi tour – Mr S. avait le dos en « postérieur droit » au lieu de l&#8217;avoir en « antérieur gauche », une position plus favorable à la descente dans le bassin. On le prédisait par ailleurs « macrosome » (+ de 4 kilos) à terme – je savais donc qu&#8217;il serait sans doute nécessaire de favoriser la position « quatre pattes » (ventre en hamac?) pendant l&#8217;accouchement pour lui permettre de se frayer un chemin plus facilement. Raison supplémentaire pour me passer d&#8217;anesthésie, qui requiert le plus souvent la position allongée sur le dos (voire sur le côté, que j&#8217;ai trouvé très inconfortable lors de mon premier accouchement&#8230;) et me faisait entrevoir en cas de difficulté les scénarios pour le moins engageants (forceps, ventouse, voire césarienne en urgence et en fin de travail&#8230;).</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>J&#8217;ai su que le moment était venu quand les contractions m&#8217;ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Imprégnée des récits d&#8217;accouchements de Chantal Birman, Joëlle Terrien et Maïtie Trelaün, et forte de mon expérience antérieure, j&#8217;ai su que le moment était venu quand les contractions m&#8217;ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes. Encore supportables, elles m&#8217;ont entrainée dans un ballet de trois heures, pendant lequel je n&#8217;ai eu de cesse de souffler dans un balancement rythmé à quatre pattes sur mon lit, les laissant venir et repartir. De plus en plus concentrée et déjà épaulée par mon mari (son truc/tic?: calculer l&#8217;écart entre deux contractions&#8230; Une façon d&#8217;avoir prise sur les choses d&#8217;après moi, même si la décision du départ à la maternité devait finalement émaner de mon ressenti plus que de l&#8217;horloge et du timing&#8230;), je lui ai finalement donné le feu vert vers 5h30 pour faire venir la personne chargée de garder notre fille. Et nous sommes partis dans l&#8217;obscurité avec nos deux gros sacs&#8230; et mon oreiller serré contre moi, sorte de « doudou » qui m&#8217;a été plus qu&#8217;indispensable dans les heures suivantes. Dans ces sacs, pas d&#8217;affaires pour le séjour à la maternité (j&#8217;en reparlerai plus loin), mais deux couettes, un second oreiller, mon peignoir et des vêtements de rechange pour le bébé et pour moi – le tout, pour la salle d&#8217;accouchement.<span id="more-782"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">A notre arrivée, une jeune SF nous accueille, douce et gentille. Entre deux contractions, je lui tends mon « projet de naissance », qui tient en quelques lignes sur un papier libre – c&#8217;est <em>le</em> cadre sage-femme de la clinique qui m&#8217;a enjoint à en rédiger un, à l&#8217;issue de l&#8217;entretien que nous avons eu à ma demande quelques semaines plus tôt. Le mot d&#8217;ordre (dicté mot pour mot par <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">mon amie plumée</a>, qui a parfaitement su là exprimer la substantifique moelle de ma pensée <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), « <span style="font-style: normal;"><strong>que la physiologie de mon accouchement soit respectée et que tout geste médical fasse l&#8217;objet d&#8217;une discussion préalable</strong></span><span style="font-style: normal;"> – sauf urgence vitale ». La jeune SF le prend gentiment et le met de côté sans y jeter un œil puis entreprend de m&#8217;examiner. Je suis « à 5 centimètres ». Cette annonce me met de bonne humeur&#8230; C&#8217;est déjà ça de pris – la dernière fois, je n&#8217;étais « qu&#8217;à deux » à mon arrivée dans le service. On nous installe dans l&#8217;une des salles nature de la maternité en nous précisant qu&#8217;on ne peut pas y accoucher faute d&#8217;une « table » (un lit?) suffisamment large. « Mon » obstétricien référent (celui-là même qui m&#8217;a fait une « expression abdominale » après m&#8217;avoir menacée de forceps/césarienne lors de mon premier accouchement, après deux heures de dilatation complète sans réelle descente du bébé dans le bassin&#8230;) vient nous serrer la pince et montrer qu&#8217;il est là en cas de besoin. Malgré sa cordialité, c&#8217;est dit: ce n&#8217;est pas avec lui que j&#8217;accoucherai!</span></p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>En entrant, une impression de déjà-vu: c&#8217;est dans cette salle que j&#8217;ai effectué le travail lors de mon premier accouchement</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;">Pendant près d&#8217;une heure, entre le monitoring continu qui me fait râler (je suis debout accrochée à la machine par deux fils) et l&#8217;impossibilité de vraiment nous installer dans cette salle provisoire, la dilatation ne progresse pas. C&#8217;est à 7h finalement que nous faisons connaissance avec la nouvelle SF (plus âgée et tout aussi apaisante) qui prend son service et que nous pouvons intégrer une autre salle, définitive celle-là. En entrant, une impression de déjà-vu: c&#8217;est dans cette salle que j&#8217;ai effectué le travail lors de mon premier accouchement, avant d&#8217;être transférée pour la pose de la péridurale. Elle est grande, trop grande et froide. Je le dis et la SF est d&#8217;accord avec moi. Les fils de la confiance se tissent&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Elle souhaite m&#8217;examiner avant de me laisser entrer dans l&#8217;eau, car « ici, la politique de la maison s&#8217;oppose aux accouchements dans le bain ». Elle dit ça avec le sourire en coin – elle m&#8217;a comprise: les protocoles, c&#8217;est pas <em>notre</em> truc. N&#8217;étant dilatée « qu&#8217;à 6/7 », j&#8217;entre dans l&#8217;eau et m&#8217;y fait masser les épaules et le buste par mon mari. Je repense aux livres&#8230; Je sais qu&#8217;il me faut enfin « m&#8217;ouvrir » pour laisser passer le bébé. C&#8217;est là que les contractions deviennent sérieuses, que je mets à profit mon unique cours de chant prénatal: ça y est, je commence à me lâcher, avec les encouragements de mon mari et ceux de la SF, qui va, vient et repart, nous laissant seuls pour nous retrouver. Une chance, les autres salles sont vides, nous sommes (presque?) seuls dans le service.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Nouvel examen: 9 centimètres. A ce stade, je suis dans mon monde</p></blockquote>
<p>Au bout d&#8217;une heure environ, je sors du bain – moment où le peignoir s&#8217;avère utile comparé aux serviettes timbres-poste de la maternité <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' />  et m&#8217;installe sur un tapis recouvert de nos couettes. Monitoring ponctuel effectué par la SF sans ceinture ni attaches: je ne le sens même pas. Nouvel examen: 9 centimètres. A ce stade, je suis dans mon monde. Seul mon cerveau reptilien fonctionne (« J&#8217;accouche bientôt&#8230; », M. T.), je ne suis plus capable de discuter entre les contractions. « Ne poussez pas » me dit la SF qui me demande de me mettre sur le dos sur le tapis pour « vérifier quelque chose ». « Il reste un bout de col, je vais le retenir pendant la contraction ». Et puis (l&#8217;enchainement n&#8217;est plus très clair et les citations impossibles à reproduire de manière certaine&#8230;) elle me demande de me mettre sur la table. Je rechigne, j&#8217;ai mal, je ne veux pas bouger. Elle insiste. Je suis à quatre pattes sur la table et elle fait venir deux collègues. C&#8217;est le moment de pousser, ça soulage et ça fait un mal de chien à la fois. Je transpire comme un phoque dans mon pauvre oreiller&#8230; On me demande de me tourner sur le dos. La manœuvre, à laquelle je m&#8217;oppose d&#8217;abord, s&#8217;effectue en un mouvement, rapide, animal. Et puis à nouveau à quatre pattes (c&#8217;est à ce moment que j&#8217;entends un &laquo;&nbsp;poc&nbsp;&raquo;: la poche s&#8217;est enfin rompue&#8230;), puis encore sur le dos. Très vite (mais à moi, ça semble une éternité&#8230;) c&#8217;est la fin, ça brûle sur le périnée (je le sais, je l&#8217;ai lu souvent&#8230;). On me met la main entre les jambes, je sens le bébé entre les grandes lèvres ultra-étirées. Cette proximité me donne la force des dernières poussées. Je sens une pression sur le ventre après le passage de la tête&#8230; Je sens tout, c&#8217;est fou, c&#8217;est nouveau, je n&#8217;avais pas vécu ça avant, c&#8217;est une autre naissance, la mienne&#8230;?</p>
<p>Et puis il est là, tout bleu sur mon ventre. « Il a eu un atterrissage mouvementé, commente la SF dans un souffle. Cordon autour du cou et coude en avant. Et il a failli naître coiffé&#8230; »</p>
<p><em><strong>La suite très très vite&#8230;</strong></em></p>
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		<title>Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (1)</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 14:12:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a deux semaines, j&#8217;ai accouché de mon deuxième enfant. Un petit garçon que nous nommerons Mr S. pour ne pas dépareiller avec le pseudo de sa grande sœur, Miss A., âgée de 19 mois. Cet accouchement a eu lieu au terme d&#8217;une grossesse normale quoique fatigante, pour cause de congé maternité pris quatre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img class="size-full wp-image-770 aligncenter" title="passages" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/04/passages.jpg" alt="passages" width="359" height="500" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il y a deux semaines, <strong>j&#8217;ai accouché de mon deuxième enfant</strong>. Un petit garçon que nous nommerons Mr S. pour ne pas dépareiller avec le pseudo de sa grande sœur, Miss A., âgée de 19 mois. Cet accouchement a eu lieu au terme d&#8217;une grossesse normale quoique fatigante, pour cause de congé maternité pris quatre semaines seulement avant l&#8217;arrivée de Mr S., 11 jours avant terme. Fatiguante aussi à cause de sa « grande » sœur, en pleine période « pré-terrible two »&#8230; Vous me direz: « Quelle idée d&#8217;avoir des enfants si rapprochés »&#8230; et vous aurez raison <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> . Bref, une seconde grossesse non-pathologique comme la première et, malgré tout, bien différente de cette dernière.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>J&#8217;ai la sensation d&#8217;avoir couru après le temps qui passait trop vite</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Parce que c&#8217;est clair, la première fois, je ne pensais qu&#8217;à ça (j&#8217;avais le temps et l&#8217;énergie): mon corps et ses transformations, mon bébé qui grandissait jour après jour dans mon ventre&#8230; J&#8217;étais à jour dans la lecture du <a href="http://www.amazon.fr/livre-bord-future-maman/dp/2501033256" target="_blank">« Journal de bord de la future maman »</a> (voire en avance d&#8217;une ou deux semaines) et la chambre de bébé était prête cinq mois à l&#8217;avance – j&#8217;exagère à peine. Pour le deuxième (je ne veux même pas imaginer comment se déroulerait une troisième grossesse&#8230; Enfin si, mais bon, héhé, c&#8217;est comme qui dirait&#8230; un peu prématuré <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> ), j&#8217;ai la sensation d&#8217;avoir couru après le temps qui passait trop vite, d&#8217;avoir eu à faire des pauses forcées pour me souvenir que j&#8217;étais enceinte et pas juste « un peu fatiguée ». Ce à quoi s&#8217;est ajoutée, par petites touches, la (trop fameuse) culpabilité de ne pas accorder autant de temps à bébé par rapport à l&#8217;aîné, <em>in utero</em> déjà.<span id="more-769"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Néanmoins, <strong>mes aspirations étaient grandes, mes envies pour cette nouvelle aventure ambitieuses</strong>. Depuis un an environ, je fréquente <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2009/11/09/mamans-blogueuses-1-les-nouvelles-aristos/#content" target="_blank">les blogs de mamans</a>, continue mes lectures thématiques débutées lors de ma première grossesse (en 2008) – voir <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/01/19/ptite-biblio-1/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/01/20/ptite-biblio-2/" target="_blank">ici</a>. Et surtout j&#8217;affine ma perception de ce que représente <strong>pour moi </strong>(!!) la naissance (une transition chaotique et nécessaire&#8230;), j&#8217;analyse mon premier accouchement à l&#8217;aulne de mes nouvelles connaissances (sur l&#8217;engrenage des gestes médicaux notamment) et je formule des souhaits pour l&#8217;accueil de mon « petit second ». J&#8217;en viens donc au sujet du jour (enfin!): la façon dont toutes ces lectures (et les échanges toujours fructueux avec <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">La Poule et les poulettes de la Basse-cour</a>) ont influencé mon accouchement. Et en particulier trois livres écrits par des sages-femmes: « Au monde, ce qu&#8217;accoucher veut dire » de Chantal Birman, « J&#8217;accouche bientôt et j&#8217;ai peur de la douleur » de Maïtie Trelaün (les billets correspondants de La Poule <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/04/11/au-monde/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/12/01/jaccouche-bientot-et-jai-peur-de-la-douleur/" target="_blank">ici</a>) et « Passages de vie » de Joëlle Terrien. Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;en faire des fiches de lecture, mais de montrer à quel point ces essais (auxquels on peut ajouter « Pour une naissance à visage humain » de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau chez Jouvence) ont rythmé ma seconde grossesse et façonné le vécu de ce deuxième accouchement.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Ces trois livres m&#8217;ont permis de prendre conscience de ce que je ne voulais pas revivre</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Tous trois s&#8217;attellent à décrire ou dénoncer, pour l&#8217;un, les conditions de travail des sages-femmes et le rôle que ces conditions joue sur les protocoles d&#8217;accouchement imposés aux futures mamans en France, pour le second le déroulement précis de l&#8217;accouchement physiologique (par opposition à l&#8217;accouchement sous anésthésie), quand le troisième prône l&#8217;accouchement « libre », à la maison, à peine assisté d&#8217;une professionnelle – la sage-femme (SF pour aller plus vite&#8230;). Ces trois livres m&#8217;ont permis de prendre conscience de ce que je ne voulais pas revivre (un accouchement sous péridurale, codifié et chronométré par le personnel médical, à qui j&#8217;ai délégué en partie la naissance de ma fille). Attention cependant, je ne suis pas de celles qui ont le sentiment de s&#8217;être fait « voler leur accouchement ». Je crois au contraire avoir vécu un premier accouchement assez serein et à la mesure de mon expérience et de mes capacités d&#8217;alors. Ce n&#8217;est qu&#8217;une fois un peu de recul pris, que j&#8217;ai souhaité un autre déroulement pour cet accouchement-ci – dans la mesure du possible bien sûr, tant que tout « se passait bien ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;ai donc d&#8217;abord recherché la préparation adéquate, histoire de <strong>me donner les meilleures chances et les meilleurs outils pour me passer d&#8217;anesthésie</strong>. Par manque de temps et parce que je suis relativement en phase avec ma gynécologue, j&#8217;ai abandonné l&#8217;idée d&#8217;un <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/09/07/mes-choix-pour-cette-grossesse-1/" target="_blank">suivi global</a> et me suis mise en quête du SF libérale succeptible de combler les vides de ma préparation antérieure – une préparation classique et collective menée par une SF géniale qui malheureusement est décédée dans un accident l&#8217;été dernier&#8230; J&#8217;ai rapidement trouvé (aux alentours du 5ème mois de grossesse) une SF réceptive à mes attentes (accouchement moins médicalisé, plus grand rôle donné au papa etc.) qui m&#8217;a proposé une préparation individuelle, au fil de laquelle elle m&#8217;a permis de tester le yoga (bof&#8230;), a initié le papa aux points d&#8217;acupuncture à activer pour distraire la maman au moment des contractions (pas mal, quoique peu utilisé&#8230; Il s&#8217;agit de <a href="http://www.bonapace.com/methode.php" target="_blank">la préparation <em>Bonapace</em></a>) et surtout, au cours de laquelle j&#8217;ai pu pas mal vider mon sac. Une psy spécialisée en quelque sorte&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><em>La suite dans les prochains jours&#8230;</em></strong></p>
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		<title>Blogs, Twitter, Facebook&#8230; Ou comment je suis devenue accro du Net</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 09:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>

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		<description><![CDATA[Etre partout, tout le temps. Rafraîchir sa page Twitter, ne rien rater sur son Google reader, consulter ou répondre à ses mails, picorer des infos chez l&#8217;un ou l&#8217;autre, échanger des points de vue avec de parfaits inconnus ou des collègues de boulot&#8230; Le Net 2.0 (c&#8217;est bien ça, hein?) nous a happé(e)s. Alors qu&#8217;il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_756" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-756" title="twitter" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/03/twitter.jpg" alt="Twitter, ma nouvelle drogue dure" width="500" height="300" /><p class="wp-caption-text">Twitter, ma nouvelle drogue dure</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Etre partout, tout le temps. Rafraîchir sa page Twitter, ne rien rater sur son Google reader, consulter ou répondre à ses mails, picorer des infos chez l&#8217;un ou l&#8217;autre, échanger des points de vue avec de parfaits inconnus ou des collègues de boulot&#8230; Le Net 2.0 (c&#8217;est bien ça, hein?) nous a happé(e)s. Alors qu&#8217;il y a quelques années (bon ok, 10 ans), les « adultes » s&#8217;envoyaient des fax et je pianotais mon inscription en classe prépa sur le vieux Minitel pourri du lycée, je passe aujourd&#8217;hui de longues heures chaque jour à effectuer tout ces gestes rituels sur mon (magnifique) iMac (« Mac iiiii power », certains se reconnaîtront).</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Je passe aujourd&#8217;hui de longues heures chaque jour à effectuer tout ces gestes rituels sur mon (magnifique) iMac</p></blockquote>
<p>Bref, la donne a changé en très peu de temps, ces nouveaux outils (blogs, réseaux sociaux, etc.) se sont développés à la vitesse de l&#8217;éclair, si bien que j&#8217;ai toujours l&#8217;impression d&#8217;avoir un train de retard. Ce qui ne m&#8217;empêche pas de plonger la tête la première dans un nouveau bidule dès que j&#8217;en ai la curiosité (l&#8217;« utilité » n&#8217;est pas vraiment de mise là-dedans, convenez-en&#8230;).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span id="more-755"></span>Il y a 7 ans (date de mon entrée à l&#8217;école de journalisme), je ne savais même pas allumer un ordi, tandis qu&#8217;aujourd&#8217;hui je ne peux plus me passer d&#8217;Internet, même en vacances, au grand dam de mon époux qui lève les yeux au ciel en m&#8217;écoutant beugler quand la clé 3G ne fonctionne pas dans ce gîte ou cet hôtel où nous sommes sensés nous &laquo;&nbsp;retrouver&nbsp;&raquo; en famille. Il y a trois ans, des copains m&#8217;initiais à Facebook, où nous nous répandions en commentaires sur photos et retrouvions nos potes de collège (voire de primaire!). Jusqu&#8217;au jour où Facebook s&#8217;est déclaré propriétaire des contenus postés. Là, on s&#8217;est bien calmé. Depuis, le réseau n&#8217;est qu&#8217;un outil de promo ou d&#8217;échange pro pour la plupart de mes connaissances. Personnellement, je n&#8217;y ai même plus ma trombine en avatar.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Et puis vinrent  les blogs et les « readers » (Google, Netvibes&#8230;). Avec plusieurs dizaines de flux consultés par jour, ce second outil m&#8217;est rapidement devenu indispensable pour ne pas crouler sous l&#8217;avalanche de billets des premiers. Il permet de faire du tri d&#8217;un simple coup d&#8217;œil, d&#8217;analyser la teneur du billet de tel ou tel blog pour pouvoir soit l&#8217;éliminer d&#8217;un coup de molette, soit le sélectionner pour une lecture en diagonale / voire complète. Mais c&#8217;est avec Twitter (plateforme de micro-blogging) que tout s&#8217;est compliqué – je vous fais grâce de mes adhésions malheureuses à Flickr (trois photos postées) et Copaintdavant, dont je n&#8217;ai jamais réussi à m&#8217;évader&#8230; Au fait, si quelqu&#8217;un sait comment supprimer sa page perso, qu&#8217;il se manifeste!</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Dois-je twitter sous ma véritable identité ou sous le doux pseudo de Ficelle?</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Twitter me permet depuis quelques semaines de partager liens et impressions, infos et réactions. Mais dès mon inscription sur le site, une question s&#8217;est posée: dois-je twitter sous ma véritable identité ou sous le doux pseudo de Ficelle? Quel intérêt pour vous, chers lectrices et lecteurs, d&#8217;être éventuellement (si vous me « suivez ») abreuvés d&#8217;infos sans rapport avec ce blog / qui, il est vrai n&#8217;a pas tellement de thématique définie, mais bon, hein&#8230; Et quel intérêt pour moi de bénéficier d&#8217;une nouvelle plateforme d&#8217;expression anonyme (ou presque)? Mais si je décidais au contraire de twitter sous ma véritable identité (chuis pas non plus Carla mais bon&#8230;), en tant que journaliste donc (puisqu&#8217;il paraît qu&#8217;on est journaliste 24/24), il allait falloir peser ses mots et évaluer les retombées de mes prises de paroles. C&#8217;est pourtant pour cette dernière solution que j&#8217;ai opté. Parce que pour moi, dire la même chose dix fois sur dix supports différents, c&#8217;est pas fun / et pas prendre de risque non plus.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Cette petite réflexion m&#8217;a tout de même turlupinée au point de vous demandez à vous, blogueuses ou lectrices ce que vous pensiez de tout ça, comment vous gériez réseaux sociaux et masse d&#8217;infos dont le Net nous abreuve. Vous avez été quatre à me répondre, merci 1000 fois à vous! Pour aller plus loin qu&#8217;un simple embryon de discussion – j&#8217;ai conscience qu&#8217;on peut aller bien plus loin sur des sujets aussi complexes que l&#8217;éparpillement de l&#8217;info ou la gestion de plusieurs identités&#8230; mais j&#8217;espère pourvoir profiter de vos expériences personnelles en com&#8217;! Mais d&#8217;abord, la parole à <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">La Poule</a>, <a href="http://www.e-zabel.fr/" target="_blank">E-Zabel</a>, <a href="http://www.mercipourlechocolat.fr/" target="_blank">Shalima</a> et <a href="http://lamerejoie.com/" target="_blank">La Mère joie</a>, qui ont pris le temps de répondre à mon petit questionnaire:</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>La Poule Pondeuse</strong>:</p>
<ul>
<li><em>Avez vous plusieurs identités sur le Net?</em> « Principalement deux, mon vrai nom et la poule pondeuse. »</li>
<li> <em>Combien de pages sont ouvertes sur votre ordi/i-phone que vous consultez plusieurs fois dans la journée? Pour quel usage?</em> « Mail (perso et pro), google reader, mon blog. »<br />
<blockquote class="pullquote_left"><p>« Je partage mes lectures de google reader avec les lecteurs de mon blog et des photos/vidéos de mes enfants/famille via le blog familial à accès par mot de passe. »</p></blockquote>
</li>
<li><em>Que partagez-vous? Avec qui?</em> « Je partage mes lectures de google reader avec les lecteurs de mon blog et des photos/vidéos de mes enfants/famille via le blog familial à accès par mot de passe. »</li>
<li><em>Vous jonglez entre les réseaux sociaux/blogs/sites&#8230; Lesquels utilisez-vous de façon personnelle ou professionnelle?</em> « Pas beaucoup d&#8217;utilisation perso (facebook très limité, je regarde les autres plus que je participe activement), ni pro (je suis inscrite à linkedin et viadeo mais il ne se passe pas grand chose). »</li>
<li><em>Quels sont les limites que vous voyez à tout ces systèmes entremêlés?</em> « C&#8217;est très chronophage et pour le moment en ce qui me concerne les retombées en sont plutôt maigres. Je trouve ça un peu dur de découvrir qu&#8217;un(e) ami(e) proche attend un bébé via son profil facebook mais je suis peut-être un peu trop vieille école&#8230; »</li>
<li><em>Avez-vous laissé tomber un réseau et pourquoi?</em> « Non, même si je ne suis pas très active dans la plupart. »</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>E-Zabel</strong>:</p>
<ul>
<li><em>Avez vous plusieurs identités sur le Net? </em>« Isabelle Duvert et E-Zabel, donc 2 adresses email. »</li>
<li><em>Combien de pages sont ouvertes sur votre ordi/i-phone que vous consultez plusieurs fois dans la journée? Pour quel usage?</em> « Gmail est ouvert en continue sur mon ordinateur et je consulte aussi sur mon iphone. Quand je suis chez moi, twitter est également ouvert, et dans une moindre mesure facebook. Twitter pour suivre mes amis ou connaissances virtuels. Facebook, je ne m&#8217;en sers que pour promouvoir, animer mon blog. Je suis du genre à checker mes emails toutes les minutes&#8230;  je suis accro, c&#8217;est affreux. »</li>
<li><em>Que partagez-vous? Avec qui?</em> « Je ne partage rien de personel sur les réseaux. Uniquement les infos liés à mon blog. Je ne parle jamais de ma vie privée sur facebook. J&#8217;ai rempli le minimum de choses dans mon compte d&#8217;ailleurs. Sur twitter, idem, je me contente d&#8217;infos gérénales, humoristiques. »</li>
<li><em>Vous jonglez entre les réseaux sociaux/blogs/sites&#8230; Lesquels utilisez-vous de façon personnelle ou professionnelle?</em> « Oui je jongle mais facebook, je n&#8217;accroche pas du tout, j&#8217;ai une page fan parce que mine de rien, pour accompagner mon blog c&#8217;est pratique et cela permet de drainer des visites. Twitter pour moi c&#8217;est un chat amélioré, histoire de rigoler avec des copines mais aussi de trouver des liens intéressants. Viadeo, c&#8217;est uniquement pro, j&#8217;ai mon CV et je suis inscrite à des hubs dont les thématiques s&#8217;approchent de mes activités pro (marketing et rédaction). Je viens de m&#8217;inscrire à foursquare, mais je ne l&#8217;ai pas encore assez utilisé pour voir ce que cela pourrait m&#8217;apporter. »</li>
</ul>
<blockquote class="pullquote_right"><p>« Trop de réseaux tue les réseaux! On s&#8217;éparpille, on perd du temps à mettre la même info partout&#8230;&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<ul>
<li><em>Quels sont les limites que vous voyez à tout ces systèmes entremêlés?</em> « Trop de réseaux tue les réseaux! On s&#8217;éparpille, on perd du temps à mettre la même info partout&#8230; Bref, je préfère me contenter d&#8217;un ou deux outils, cela suffit. Par contre, il est bon de connaitre les autres, pour sa culture perso! »</li>
<li><em>Avez-vous laissé tomber un réseau et pourquoi?</em> « Non, pas laissé tomber mais je persiste: facebook est vraiment insupportable au niveau ergonomie, je n&#8217;accroche pas! »</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Shalima</strong> (Merci pour le chocolat):</p>
<ul>
<li><em>Avez vous plusieurs identités sur le Net? </em>« Deux identités: celle de mon blog (pseudo: Shalima) que j&#8217;utilise également sur twitter, les forums, etc, et ma véritable identité que j&#8217;utilise sur facebook, copains d&#8217;avant et viadeo (réservé aux personnes que je connais vraiment dans la vraie vie, que ce soit de vrais amis ou de simples relations de travail). »</li>
<li><em>Combien de pages sont ouvertes sur votre ordi/i-phone que vous consultez plusieurs fois dans la journée? Pour quel usage?</em> « Heu, il y en a beaucoup: mon blog, l&#8217;admin du blog, mes stats, mes mails, mon google reader, mes deux twitter&#8230; Pour un usage à la fois pro et perso. »</li>
<li><em>Que partagez-vous? Avec qui?</em> « Les infos concernant mon blog: avec tout le monde, par le biais de mon twitter public, facebook, mes flux rss. Des bêtises tout au long de la journée: mes followers sur mon twitter privé. Des photos (prises par moi ou d&#8217;autres) sur mon flickr et mon tumblr: avec tout le monde. Je ne partage plus ni photos no infos strictement perso ou familiales sur des plateformes communautaires, restreintes ou pas, pour ça j&#8217;utilise le mail. »</li>
</ul>
<blockquote class="pullquote_left"><p>« La dispersion des infos, ou au contraire la redondance&#8230; le côté hyper-chronophage&#8230; et la nécessité de ne pas trop mélanger les genres&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<ul>
<li><em>Vous jonglez entre les réseaux sociaux/blogs/sites&#8230; Lesquels utilisez-vous de façon personnelle ou professionnelle?</em> « C&#8217;est assez mêlé&#8230; avec quelques spécificités selon les outils&#8230; »</li>
<li><em>Quels sont les limites que vous voyez à tous ces systèmes entremêlés?</em> « La dispersion des infos, ou au contraire la redondance&#8230; le côté hyper-chronophage&#8230; et la nécessité de ne pas trop mélanger les genres entre la sphère pro et la sphère privée (genre sortir tout un chapelet d&#8217;injures ordurières sur son twitter public, ou sur viadeo ^__^). »</li>
<li><em>Avez-vous laissé tomber un réseau et pourquoi?</em> « Laisser tomber, non, mais certains sont un peu en sommeil (flickr, viadeo, copainsdavant). »</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>La Mère joie</strong>:</p>
<ul>
<li><em>Avez vous plusieurs identités sur le Net?</em> « Je n&#8217;ai qu&#8217;une identité actuellement sur la toile, ça permet que l&#8217;on me connaisse le plus possible sous toutes mes facettes (je peux être rentre-dedans parfois, très sensible etc. et tout ça ne se mesure pas forcément sur mon blog). J&#8217;essaie d&#8217;être transparente, moi qui suis si secrète. »</li>
<li><em>Combien de pages sont ouvertes sur votre ordi/i-phone que vous consultez plusieurs fois dans la journée? Pour quel usage?</em> « L&#8217;administration de mon blog pour gérer les commentaires (je passe dès que j&#8217;ai cinq minutes sinon je suis vite dépassée), gmail et maintenant Twitter. »</li>
<li><em>Que partagez-vous? Avec qui?</em> « Tout ce que je partage est ouvert mais je partage rarement mes sentiments, trop pudique de ce point de vue là. Dans ce cas, j&#8217;écris à mes amies personnellement. Mais je progresse! »</li>
<li><em>Vous jonglez entre les réseaux sociaux/blogs/sites&#8230; Lesquels utilisez-vous de façon personnelle ou professionnelle? </em>« C&#8217;est particulier parce qu&#8217;à la base, je &laquo;&nbsp;bosse&nbsp;&raquo; sur du personnel mais j&#8217;ai bien conscience que ce personnel peut vite devenir une vitrine à vocation professionnelle. Je ne calcule pas, fais peu d&#8217;efforts en ce sens, le jour où j&#8217;aurai vraiment envie (ou serai prête) de faire du business de mes écrits, j&#8217;irai directement démarcher. »</li>
<li><em>Quels sont les limites que vous voyez à tous ces systèmes entremêlés?</em> « <span style="font-family: Times New Roman,serif;">Ç</span>a reste artificiel (pas superficiel; il y a une grande nuance. Je crois qu&#8217;on peut se confier énormément et dire des choses profondes entre internautes). Rien ne remplacera jamais le contact direct, une voix, un parfum, une poignée de main ou une bise&#8230; Il faut qu&#8217;il y ait passage au réel. De plus les deux faces (virtuelles et réelles) sont souvent complémentaires. »</li>
</ul>
<blockquote class="pullquote_right"><p>&laquo;&nbsp;Je n&#8217;ai plus du tout les mêmes préoccupations que les forumeuses aujourd&#8217;hui&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<ul>
<li><em>Avez-vous laissé tomber un réseau et pourquoi?</em> « Oui, pendant ma grossesse très problématique, j&#8217;étais très angoissée et j&#8217;avais besoin de sentir autour de moi des futures mamans à l&#8217;écoute et de me préoccuper également des autres pour relativiser et compenser mon absence d&#8217;activité professionnelle (je suis dans la relation d&#8217;aide) donc je me suis inscrite sur un forum. <span style="font-family: Times New Roman,serif;">Ç</span>a m&#8217;a énormément soutenue dans les périodes d&#8217;alitement où j&#8217;étais isolée et où je ne pouvais quasiment rien faire d&#8217;autre que d&#8217;aller sur Internet. Mais je n&#8217;ai plus du tout les mêmes préoccupations que les forumeuses aujourd&#8217;hui et c&#8217;est un peu comme à la fac, on a passé un bon moment ensemble puis on se sépare en gardant contact avec celles pour qui on nourrissait une réelle amitié. »</li>
</ul>
<p><strong><em>Et vous? Accro au Net? Combien d&#8217;heures passées chaque jour devant l&#8217;ordi? Et les réseaux sociaux?</em></strong></p>
<p>EDIT: Pour ceux que ça intéresse, le journaliste Guy Birenbaum évoque la question de Twitter et des journalistes <a href="http://guybirenbaum.com/20100315/la-liste-de-twitter/" target="_blank">ce matin sur son blog</a>. L&#8217;Express en parle ici: http://www.lexpress.fr/actualite/politique/comment-twitter-pourrait-modifier-le-code-electoral_766057.html et @si (Arrêt sur images) ici: http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7475 Bonne lecture!</p>
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		</item>
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		<title>Elisabeth Badinter, victime de son plan média?</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/08/elisabeth-badinter-victime-de-son-plan-media/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 16:44:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Après plusieurs semaines au cours desquelles j&#8217;ai lu et relayé avec intérêt les 1001 critiques et articles publiés aussi bien sur les sites d&#8217;info et que sur les blogs à propos du livre « Le conflit, la femme et la mère » (Flammarion, 2010, 18€) d&#8217;Elisabeth Badinter, j&#8217;ai enfin pris le temps de le lire. Quelques heures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_746" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-746" title="conflit" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/03/conflit.jpg" alt="&quot;Le conflit&quot;, E. Badinter, Flammarion" width="500" height="500" /><p class="wp-caption-text">&quot;Le conflit&quot;, E. Badinter, Flammarion</p></div>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Après plusieurs semaines au cours desquelles j&#8217;ai lu et relayé avec intérêt les 1001 critiques et articles publiés aussi bien sur les sites d&#8217;info et que sur les blogs à propos du livre « Le conflit, la femme et la mère » (Flammarion, 2010, 18€) d&#8217;Elisabeth Badinter, j&#8217;ai enfin pris le temps de le lire. Quelques heures m&#8217;ont suffit tant le bouquin est court (254 p.), l&#8217;écriture fluide et le sujet, il faut bien l&#8217;avouer, passionnant.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu&#8217;a suscité l&#8217;ouvrage</p></blockquote>
<p>A chaud, impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu&#8217;a suscité l&#8217;ouvrage. Mais bizarrement, ce n&#8217;est pas un sentiment de révolte qui m&#8217;étreint en premier lieu. Bien au contraire, je suis aux regrets de vous signaler, madame Badinter, que votre plan média, impressionnant par son ampleur et son efficacité (déjà près de 60 000 exemplaires écoulés en un mois selon <a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/duel-aubenas-badinter-pour-la-meilleure-vente-d-essais_852902.html" target="_blank">L&#8217;Express</a>), a sans conteste largement dévoyé le contenu de votre livre!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Dans les dizaines d&#8217;ITW (France Inter, Canal+&#8230;), de papiers (Elle, Le Monde&#8230;) et billets publiés en ligne ou ailleurs (j&#8217;ai particulièrement aimé <a href="http://blog.allaitement.mamanana.com/2010/02/elizabeth-badinter-le-conflit-la-femme-et-la-m%C3%A8re.html" target="_blank">celui de Ségolène Finet</a> ou <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100212/17721/une-chercheuse-americaine-repond-a-elisabeth-badinter" target="_blank">la réponse de Sarah Blaffer Hrdy</a>, anthropologue citée par E.B. dans son bouquin), n&#8217;est fait mention très souvent, aussi bien par l&#8217;auteure elle-même que par ses détracteurs, que de sa prise de position franchement spécieuse concernant le complot pro-allaitement – un chapitre complet sur LLL (la Leche league) et sa conspiration mondiale. Ont été bien souvent évoquées ses réticences au retour des <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/01/%C2%AB-cheri-jai-achete-des-couches-lavables-%C2%BB/" target="_blank">couches lavables</a> (pourtant franchement timide en France où elles concernent moins de 5% des bébés&#8230;), alors qu&#8217;E. Badinter n&#8217;y consacre que deux ou trois paragraphes. Franchement ultra-anecdotique – et tout à fait conforme à l&#8217;opinion des femmes de sa génération qui ont dû pour la plupart jongler entre les langes à faire bouillir et les culottes en caoutchouc à récurer. On ne peut donc pas vraiment leur reprocher cette réaction!<span id="more-745"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pourtant, il y a du bon à prendre dans ce livre. D&#8217;abord, il remet au centre du débat la question du féminisme, jugé ringard par certain(e)s, et des combats pour l&#8217;égalité entre hommes et femmes (aujourd&#8217;hui 8 mars, c&#8217;est la Journée des femmes, preuve qu&#8217;il faut encore &#8211; et c&#8217;est malheureux &#8211; une occasion&#8230; annuelle pour évoquer ces sujets!). Il rappelle que des femmes se sont battues pour la pilule ou l&#8217;avortement, pour avoir le choix de procréer ou non. Il souligne que notre rapport à la maternité se situe dans une perspective historique, économique et sociale, qu&#8217;il évolue au fil des modes de pensée et des besoins des gouvernements – je ne conteste absolument pas ce dernier fait, puisque mécaniquement la natalité a des effets directs sur le financement des retraites ou le marché du travail.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Il aborde les « ambivalences de la maternité », le « conflit » qui s&#8217;opère à l&#8217;intérieur même d&#8217;une femme entre ses « devoirs » maternels et ses aspirations autres</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">L&#8217;essai évoque les politiques natalistes selon les pays, leur efficacité toute relative et l&#8217;image traditionnelle de la mère de famille en Allemagne, en Italie ou au Japon (à la maison, omniprésente dans la vie des enfants&#8230;) pour expliquer les taux de fécondité variables d&#8217;un pays industrialisé à un autre. Il aborde les « ambivalences de la maternité », le « conflit » qui s&#8217;opère à l&#8217;intérieur même d&#8217;une femme entre ses « devoirs » maternels, de plus en plus lourds (il ne s&#8217;agit plus de garantir seulement le gîte et le couvert à sa progéniture, mais de le guider pas à pas sur la voie de l&#8217;épanouissement personnel jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte), et ses aspirations autres (carrière professionnelle, loisirs, vie de couple&#8230;).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je me suis bien retrouvée dans ce passage (qui se trouve au début du livre). Oui, il nous faut aujourd&#8217;hui, plus qu&#8217;avant sans doute, « concilier » vie de famille et vie professionnelle, « négocier » entre nos aspirations de mère, nos désirs et intérêts de femme. Oui, nous voulons tout et que tout soit parfait, au risque d&#8217;être surmenées, culpabilisées et perpétuellement insatisfaites. Non, les hommes ne payent pas le même tribu à la parentalité. Souvent, ce n&#8217;est pas eux qui initient le mouvement (même s&#8217;ils aiment bien cette période&#8230;), puis ils ne portent pas l&#8217;enfant, ne se rendent que très rarement aux 20 ou 30 rendez-vous médicaux qu&#8217;impliquent la grossesse (suivi, préparation, consultation pré-anesthésique, passages au labo pour analyses et j&#8217;en passe&#8230;), n&#8217;allaitent pas, ne se préoccupent ni de la garde-robe de bébé ni bien sûr de la valise pour la maternité. Ils ne s&#8217;intéressent que de très loin à la recherche d&#8217;un mode de garde et ne proposent que rarement de passer un peu plus de temps à la maison (« passer à 80%? Mais chéri, j&#8217;ame mon travail! » Et moi non bien sûr&#8230;) pour s&#8217;occuper de bébé.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Comment ne pas sourire quand on lit que les thèses écolos sont forcément sexistes</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Clairement en revanche, sur les chapitres 2 et 3, traitant des forces réactionnaires combinées pour ramener la femme à la maison et de l&#8217;allaitement comme source d&#8217;aliénation vis à vis du bébé, je m&#8217;inscris en faux quasiment de bout en bout. Comment ne pas sourire quand on lit que les thèses écolos sont forcément sexistes, que le « retour à la nature » qu&#8217;elles impliquent marque une régression incontestable dans les combats pour l&#8217;égalité des sexes? Pour vivre moi-même dans un milieu largement teinté (mais pas que) d&#8217;aspirations écolo-bobo-bio, je me suis sentie non pas offensée (le terme, utilisé par certaines, est vraiment trop fort) mais incomprise par E. Badinter et les féministes de sa génération. Non, je ne me sens pas prisonnière de l&#8217;idéologie écolo montante. Au contraire, je l&#8217;encourage, j&#8217;y adhère, je m&#8217;y reconnaîs en grande partie (même si j&#8217;ai demandé une tarte aux fraises pour mon anniversaire la semaine dernière&#8230; en plein hiver, hum). Oui, je prône une certaine forme de décroissance responsable, sans pour autant renoncer à mon confort. Non, je ne vis pas le transfert de mes couches lavables du cul de ma fille à la machine à laver comme une contrainte insurmontable. Oui, je souhaite qu&#8217;elle mange des bons petits plats préparés par&#8230; son père, plutôt que des trucs industriels dont je ne voudrais pas moi-même!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Idem pour l&#8217;allaitement et le maternage proximal. Il est évident que ce renouveau d&#8217;une certaine façon d&#8217;élever les bébés, mélange d&#8217;idéal « état de nature » à la Rousseau et d&#8217;études scientifiques récentes, qui prône le portage, l&#8217;allaitement long ou le cododo (que je ne pratique pas, au contraire des deux autres éléments pré-cités) impliquent une présence accrue de la mère auprès de l&#8217;enfant qu&#8217;un autre modèle de parentage. Mais il y a aujourd&#8217;hui des façons, pour celles qui PEUVENT choisir (tout dépend beaucoup du milieu social et des moyens financiers évidemment!), d&#8217;aménager ces différentes aspirations/obligations pour trouver un équilibre propre à chacune. C&#8217;est là que je rejoins de nombreuses commentatrices: il me semble important d&#8217;avoir le choix et non de subir: le choix d&#8217;allaiter au sein comme de nourrir au biberon, de prendre du temps avec bébé comme de retourner bosser au bout de cinq jours (cf. Rachida D. et son retour au taf cinq jours après sa césarienne&#8230;?!).</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Je recommande donc la lecture du bouquin – je vais quant à moi me pencher sur « L&#8217;amour en plus »</p></blockquote>
<p>Bref, je trouve que sur ce coup-là, Elisabeth Badinter loupe sa cible et met tout sur le dos de LLL au lieu d&#8217;incriminer politiques publiques, personnels de maternité parfois pas très subtiles, pères trop souvent absents, voire démissionnaires et aspirations parfois contradictoires des femmes elles-mêmes&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je pourrais encore en écrire des tartines tant le sujet est un puits sans fond. Je recommande donc la lecture du bouquin – je vais quant à moi me pencher sur « L&#8217;amour en plus », publié en 1981 (billet de La Poule <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/12/01/lamour-en-plus/" target="_blank">ici</a>). J&#8217;ai conscience que mon compte-rendu est un peu fouilli et les thèmes abordés nombreux – honnêtement c&#8217;est un peu le cas du bouquin d&#8217;E. B., une critique que lui fait La Mère joie avec raison <a href="http://lamerejoie.com/2010/03/08/critique-le-conflit-elisabeth-badinter/" target="_blank">ici</a>. N&#8217;hésitez pas à me donner votre avis, la discussion sur ces sujets est loin d&#8217;être close&#8230;</p>
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		<title>« Chéri, j&#8217;ai acheté des&#8230; couches lavables! »</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 09:26:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[J'achète en ligne]]></category>

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		<description><![CDATA[N&#8217;en déplaise à Elisabeth Badinter, dont je vais enfin avoir le temps de lire les œuvres complètes maintenant que je suis ENFIN en congé maternité, depuis le mois de janvier, je n&#8217;ai qu&#8217;une passion (enfin deux, avec les élections régionales&#8230; non, je ne blague pas!): les couches lavables. Entre la multitude d&#8217;arguments favorables, la CB [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_735" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-735" title="lavable" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/03/lavable.jpg" alt="Crédit: Flickr" width="500" height="333" /><p class="wp-caption-text">Crédit: Flickr</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">N&#8217;en déplaise à Elisabeth Badinter, dont je vais enfin avoir le temps de lire les œuvres complètes maintenant que je suis <strong>ENFIN en congé maternité</strong>, depuis le mois de janvier, je n&#8217;ai qu&#8217;une passion (enfin deux, avec les élections régionales&#8230; non, je ne blague pas!): les couches lavables.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Entre la multitude d&#8217;arguments favorables, la CB &laquo;&nbsp;qui brûle et qui siffle&nbsp;&raquo;* et une curiosité piquée au vif, mi-janvier, j&#8217;ai sauté le pas</p></blockquote>
<p>Tout a commencé <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">ici</a> (comme souvent ces 10/12 derniers mois), ou plus exactement <a href="http://www.enfant.com/" target="_blank">ici</a> (rapport au fait que je cherchais des sujets&#8230;). C&#8217;était en novembre. J&#8217;ai enfin lu <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/tag/couches-lavables/" target="_blank">ces quelques billets</a> + commentaires (longs, mais longs&#8230;) sur ces fameuses couches qu&#8217;on ne jette plus/qu&#8217;on lave à nouveau/qu&#8217;on choisit avec application, etc. J&#8217;avoue qu&#8217;il m&#8217;a fallu encore deux mois (le temps d&#8217;avaler <a href="http://www.editions-jouvence.com/fr/ouvrages/fiche.cfm?ouvrage=K1277" target="_blank">la littérature idoine</a>) pour me décider à aller voir les e-boutiques concernées. Et, comme vous vous en doutez, entre la multitude d&#8217;arguments favorables, la CB &laquo;&nbsp;qui brûle et qui siffle&nbsp;&raquo;* et une curiosité piquée au vif, mi-janvier, j&#8217;ai sauté le pas et acheté sur le site <a href="http://www.la-ptite-prairie.com/index.php?page=88&amp;lg=1" target="_blank">Made in La P&#8217;tite prairie</a> mes premières couches lavables. Je dis « mes » parce que clairement, ma fille ne se les ai pas appropriées avec le sourire. Il s&#8217;est avéré qu&#8217;elles étaient étrangement taillées et que les modèles correspondants à sa taille (un peu moins de 10 kilos pour 78 centimètres à 18 mois) étaient trop juste/fuyaient/lui sciaient les cuisses.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span id="more-734"></span>Début difficiles donc qui ne m&#8217;ont pas découragée, vous pensez bien. La seconde étape a été décisive: j&#8217;ai lancé deux commandes simultanées, l&#8217;une chez <a href="http://www.bebe-au-naturel.com/" target="_blank">Bébé au naturel</a>, l&#8217;autre chez <a href="http://www.ptitsdessous.com/" target="_blank">P&#8217;tits dessous</a>, la <em>world company</em> de la couche lavable à la française, selon une expression empruntée à ma copine plumée, encore elle. Dans mes filets, se sont donc étalés des modèles TE1 (« tout en 1 ») P&#8217;tite prairie une taille au-dessus (XL, normalement conseillées à partir de 14 kilos, va comprendre&#8230;), des Easy (longues à sécher et larges à l&#8217;entre-jambe mais assez pratiques&#8230;), des Fuzzy Bunz (très bien mais « made in China », ça tue un peu le concept), des Bumgenius V3 (les mieux), une Bumgenius bio (longue à sécher et pas d&#8217;effet fesses au sec, dommage!) et une Pop-in dream-dri (très efficace pour la nuit avec insert supplémentaire), mais aussi deux couches + culottes (cul énorme garanti) P&#8217;tits dessous pour la nuit.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Je n&#8217;ai plus de fuite du tout. Les couches sont devenues bien étanches à force d&#8217;être lavées</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Résultat, à J+6 semaines, le résultat est tout à fait satisfaisant. Ou presque. Je m&#8217;explique: d&#8217;abord, <strong>je ne regrette pas UN SEUL INSTANT mon choix</strong> (et mon investissement: près de 400€ pour une quinzaine de couches pour Miss A. + cinq couches et culottes de protection pour Bébé 2 <em>on is way</em>&#8230;). Je sais que tout cela sera rapidement rentabilisé. Je n&#8217;ai plus de fuite du tout. Les couches sont devenues bien étanches à force d&#8217;être lavées. Je fais environ deux lessives de plus par semaine (sachant que ma fille passe quatre jours sur sept à la crèche où elle est en jetables – journées durant lesquelles je n&#8217;utilise que deux couches, une pour la nuit, une le matin au réveil). La crèche ne fait pas de difficulté à enlever et mettre dans <a href="http://www.ptitsdessous.com/s/8523_50055__sac-a-couches-p-tits-dessous" target="_blank">le sac idoine</a> la couche mouillée que je récupère le soir. Je lave les couches dans ma machine à laver (on ne fait plus bouillir les langes, hein, ça c&#8217;est fini&#8230;) à 40° avec le reste du linge. Bon ok, ça pue gravement dans le tambour où je stocke les couches sales, mais bon, ça puait aussi dans la poubelle à couches qui maintenant est quasi-vide. Dernier point positif, Miss A. a finit par se faire une raison et ne râle plus trop quand je lui mets une lavable (même si ne nous mentons pas, elle préfère les jetables qui sont beaucoup plus fines et auxquelles elle est habituée depuis tout bébé&#8230;).</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Le GROS point noir, c&#8217;est le refus catégorique du père de s&#8217;impliquer dans cette démarche</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Les <strong>aspects négatifs</strong> (il y en a!): le GROS point noir, c&#8217;est le refus catégorique du père de s&#8217;impliquer dans cette démarche (&laquo;&nbsp;c&#8217;est ton choix, pas le mien&nbsp;&raquo;). Il réfute même les arguments écolos, alors que je le bombarde de bouquins, de thèses, de liens renvoyant à des études, articles etc. Ce manque de soutien a été assez pénible pendant la période de tâtonnements (recherche du bon modèle, fuites etc.), mais maintenant, c&#8217;est largement supportable. C&#8217;est moi qui change les couches, bon, c&#8217;est pas bien gênant&#8230; Deuxième point négatif, le volume de la couche (même les TE1) n&#8217;est absolument pas pris en compte par les fabricants de vêtements pour bébé/bambin. Il faut opter un maximum pour des sarouels et autres bas de jogging larges et attendre l&#8217;été pour remettre des robes&#8230; (J&#8217;ai testé le collant enserrant la couche lavable, c&#8217;est un pari risqué pour cause de fuites par capillarité.) Pareil: il est nécessaire de passer à la taille au-dessus pour les bodies et les pyjamas. Miss A. dort à présent en t-shirt manches longues + sur-pyjama. Une fois qu&#8217;on est rôdé, ça ne pose plus de problème&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Dernier « petit » désagrément, il faut rincer la merde de la couche avant de la stocker. Pour que cette tâche soit moins pénible (moi, ça va, ça ne me dégoûte pas trop), je conseille l&#8217;utilisation de couches avec face polaire (les Fuzzy, les P&#8217;tite prairie) ou d&#8217;un papier de protection réutilisable en cas de simple pipi (une fois passé en machine, hein&#8230;) voire d&#8217;un voile polaire (paraît qu&#8217;on peut les découper soi-même&#8230; Moi j&#8217;en ai trouvé <a href="http://www.ptitsdessous.com/s/8523_50053__voile-bebe-au-sec" target="_blank">ici</a>). A noter qu&#8217;il faut un certain temps pour que le personnel de la crèche (que j&#8217;ai trouvé très sympa et ouvert sur ces questions&#8230;) assimile le fait qu&#8217;il n&#8217;est nécessaire ni d&#8217;empaqueter la couche sale dans un sachet plastique avant de la glisser dans le sac à couches ni de jeter le papier de protection non-souillé.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Je pense que c&#8217;est plus simple quand on démarre avec un tout-petit (ce que je vais m&#8217;empresser de faire d&#8217;ici quelques semaines)</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">En conclusion: <strong>oui, ça demande un tout petit peu plus de boulot</strong> (rapport au rinçage du popo) surtout au début. Oui, je pense que c&#8217;est plus simple quand on démarre avec un tout-petit (ce que je vais m&#8217;empresser de faire d&#8217;ici quelques semaines). Oui, il faut pas mal de détermination et de conviction (+ un porte-monnaie bien garni) pour continuer les essais à rebours de sa propre petite famille. Mais NON, ce n&#8217;est pas une corvée insurmontable, ni du courage, ni rien de ce genre&#8230; Je suis bien contente d&#8217;avoir une fois de plus suivi copine plumée et sa basse-cour dans ces aventures écolo-bobo-bio. Merci à toutes (si vous passez par là) pour vos conseil et votre soutien!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">NB: tout sur les couches lavables et la Semaine de la couche lavable (du 24 avril au 2 mai) sur <a href="http://www.bulledecoton.org/" target="_blank">le site de l&#8217;association Bulle de coton</a>.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Autres liens commerciaux: <a href="http://www.ptitpopotin.com/index.php?osCsid=8e82268f8aff1421ab4dc9f9c35cd6fc" target="_blank">P&#8217;tit popotin</a>, <a href="http://www.brindilles.fr/" target="_blank">Brindilles</a>, <a href="http://www.maman-naturelle.com/index.php" target="_blank">Maman natur&#8217;elle</a>, <a href="http://www.natiloo.com/" target="_blank">Natiloo</a>&#8230; (Il en existe près de 150!)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">* Rapport à la &laquo;&nbsp;bague du Hardi, qui brûle et qui siffle&nbsp;&raquo;&#8230; Mais si, enfin! Les Visiteurs!</p>
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