22 août 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

Sans vouloir tomber dans le cucul-nunuche, ce sont avant tout mes enfants qui ont changé ma vie. A moins que ce ne soit mon mari? Certaines rencontres? Bref, un faisceau d’éléments qui m’ont permis de déconstruire et de reconstruire mes repères et de faire de moi celle que je suis aujourd’hui. En revanche, mon mode de vie, lui, a peu évolué depuis mes jeunes années… Mon appétit pour les nazeries à la télé ou pour le shopping compulsif en est l’un des exemple les plus frappants. Mon besoin de posséder, plutôt que de me faire confiance et de profiter du moment présent. Une consommatrice « éternelle insatisfaite », la proie rêvée des industriels du jetable, de la mode et du divertissement.
Comme l’auteur new-yorkais de « No impact man », j’ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n’ai jusqu’à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation
Comme Colin Beavan, l’auteur new-yorkais de « No impact man » au début de son expérience, j’ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n’ai jusqu’à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation – même les couches lavables (tout comme les porte-bébé), j’en ai acheté des tonnes! Bien sûr, depuis quelques mois, je n’utilise plus que des lingettes lavables pour bébé, je mène la vie dure aux commerçants qui me collent un sac plastique dans les mains, me prenant pour un véhicule publicitaire vivant ou râle contre mon époux dès qu’il ose imprimer une partition ou un coloriage pour Miss A. Malgré cela, je continue à acheter, acheter, acheter – me consolant de mon incivisme (mais en est-ce vraiment pour nos gouvernants qui prônent l’augmentation perpétuelle du PIB?) en vendant le surplus sur Ebay ou sur mon stand annuel à la brocante du quartier.
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24 juillet 2010
Par Ficelle
Dans J'achète en ligne

Porte-bébé "BBtai", Babylonia, 72€
Impossible de ne pas écrire la suite de mon feuilleton « porte-bébé ». Depuis l’épisode 1, il y a six semaines, la machine s’est emballée. « Incitée » par vos commentaires et mes discussions régulières avec l’Amie Plumée, j’ai continué mon exploration de la planète portage. Au menu d’abord, une écharpe estivale achetée chez Colimaçon. Je l’ai choisie bleu et de longue moyenne (4 mètres).
- Son descriptif: « L’ écharpe de portage « premier printemps » est en toile de coton 100 %. Sa texture rappelle celle des tissus traditionnels africains (wax). Elle est teintée en France et confectionnée dans l’atelier de la marque à Grenoble. Avec un poids maximum autorisé de 12 kg, elle assure un portage sûr et confortable de votre tout petit de la naissance à 8/9 mois puis en appoint d’une écharpe plus épaisse. Légère, elle est très agréable à porter en été, quand il fait chaud. »
Son tissu, très fin, est agréable par forte chaleur et son prix, tout doux, est de 23€ pour 4 mètres
- Mon verdict: la couleur est éclatante, j’adore! Son tissu, très fin, est agréable par forte chaleur et son prix, tout doux, est de 23€ pour 4 mètres. Une longueur largement suffisante pour le double croisé enveloppé devant ou le double hamac dos – mon gabarit: taille 38/40 pour 1,63 mètres. En revanche, on est loin du confort du sergé croisé (comme le précisait Isabelle95 en commentaire du billet précédent)! Le tissu ne glissant pas très bien, il faut bien serrer pour un portage agréable, et surtout ajuster le nouage pli par pli (un peu fastidieux). Bref, un écharpe d’appoint, à s’offrir pour la couleur avant tout.
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05 juillet 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

Vêtements d'allaitement chez MamaNANA
« Allaitement et travail », c’est LE sujet à la mode dans les rédactions féminines actuellement. J’ai récemment travaillé sur le sujet pour l’un de mes employeurs (non paru pour le moment) et ai été interviewée à mon tour pour le magazine Marie Claire (dossier à paraître à la rentrée) sur le même thème. La faute à Elisabeth? Véritable fait de société? Je ne sais. J’ai néanmoins envie de (re)venir ici sur le sujet, d’évoquer avec vous les modalités de mon allaitement « au travail » et de vous donner quelques pistes de lectures et liens utiles. Pour la simple et bonne raison que j’ai quelques amies et connaissances bientôt concernées et que (selon moi…) ce serait trop dommage qu’elles arrêtent d’allaiter pour la simple (et mauvaise?) raison qu’elles reprennent une activité professionnelle.
Il faut savoir que toutes les mamans ont le droit de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant
J’ai conscience que tout le monde ne peut pas le faire. Autant quasiment tout le monde peut allaiter, c’est un fait, autant toutes les femmes ne peuvent ou ne souhaitent pas moduler leur emploi du temps et tirer leur lait tranquillement au boulot. Il n’empêche. On se dit souvent que ce sera trop dur, que ça ne vaut pas le coup, qu’on ne va pas en plus s’emmerder avec ça. Et bien il faut savoir d’abord que toutes les mamans ont le droit de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant jusqu’à ce que celui-ci atteigne l’âge canonique d’un an. Mais également que l’allaitement ne surprend plus autant qu’avant et qu’avec beaucoup de naturel et d’explications, on fait avaler bien des pilules (sic) à ses collègues/chefs/clients.
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27 juin 2010
Par Ficelle
Dans Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!

"Planète maternage" (Editions Marabout)
Alors que sortait en librairie le livre d’Elisabeth Badinter « Le conflit, la femme et la mère » il y a quelques mois, un grand nombre d’émissions de télévision ont souhaité traiter de la « polémique » née sous la plume de la philosophe, qui dénonce le développement de la pratique baptisée « maternage proximal » (allaitement long, cododo, portage, couches lavables et j’en passe…), sensée renvoyer la femme à son rôle exclusif de mère et l’éloigner d’un monde du travail en crise. Sur le contenu de l’ouvrage, je me suis déjà exprimée. C’est aujourd’hui sur le traitement qu’ont réservé les journalistes télé (essentiellement) aux thématiques développées par l’auteure que je souhaite revenir ici. Et ce, après un énième reportage sur le sujet, diffusé le 13 juin sur M6 dans l’émission 66 Minutes.
Pourquoi faire passer ces mères pour des baba-cools à poils sous les bras, adeptes de méthodes d’éducation alternatives dont leurs enfants (rois) ne se relèveront peut-être pas plus tard?
Mais qu’ont-ils tous, les « journalistes », à angler leurs propos quasi-systématiquement en défaveur des « maternantes »? Pourquoi faire passer ces mères presqu’à chaque coup pour des baba-cools à poils sous les bras, adeptes de méthodes d’éducation alternatives dont leurs enfants (rois) ne se relèveront peut-être pas plus tard? Pourquoi dénoncer des pratiques qui n’ont souvent comme but que d’améliorer les rapports parents-enfants plutôt chaotiques dans nos sociétés modernes, et de promouvoir l’épanouissement de chacun dans le respect de tous? Bref, pourquoi être souvent partial et traiter ces mères (et pères) comme des quasi sectaires aux pratiques extravagantes dont il faut évaluer les méthodes avec suspicion?
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09 juin 2010
Par Ficelle
Dans J'achète en ligne

Le portage à tout âge (Miss A. en exclu!)
Dans la famille « maman-bobo-écolo-bio », je voudrais… le portage! Après les couches lavables, l’accouchement sans péri et l’éducation non-violente, voilà (encore) une thématique estampillée « maternage » pour clore cette parenthèse « congé maternité » en beauté – Et oui, BB2 a deux mois et demi (ou presque) et le monde du travail me tend déjà les bras… Etant donné que vous serez parfaitement informé(e)s des avantages/modalités/subtilités du portage en vous plongeant dans les billets de l’Amie plumée (ici, ici ou ici), je vais me concentrer sur le versant « conso » du sujet – développé par ailleurs dans le numéro de juin d’Enfant magazine
« En fait, les porte-bébé, c’est un peu ton TOC, non? » (L’air moqueur – un pote)
« Mais où as-tu donc acheté ta maaaagnifique écharpe? » (Yeux qui pétillent d’envie – une copine) « Encore une écharpe différente? Mais t’en as combien maintenant? » (Regard désabusé, voire accusateur – mon homme) « En fait, les porte-bébé, c’est un peu ton TOC (NDLR: trouble obsessionnel compulsif), non? » (L’air moqueur – un pote). Je vous passe bien sûr les « il va étouffer! » ou « mais il est pas trop serré là-dedans? » et autre remarque de non-avertis, ce n’est pas notre topic du jour. Oui, c’est vrai, j’ai huit porte-bébé. Hum… A noter que j’en ai moins que de paires de chaussures ou de sacs…
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17 mai 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)
Alors déjà – avant toute chose, je trouve super mesquin de nommer cette phase normale de l’évolution des enfants « terrible two », alors que chez nous (et chez bien d’autres…) ça a commencé bien avant et que j’te parie tout c’que tu veux que ça durera bien au-delà du deuxième anniversaire de Miss A. (21 mois au compteur). Bref… Faut bien définir a minima les choses, alors va pour « terrible two ». Comme souvent, c’est dans la Basse-cour que j’ai entendu pour la première causer du sujet. Ma fille n’était encore qu’une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver – refus du biberon pendant des mois, cris de frustration à la moindre résistance d’un parent/objet/partie du corps rebel(le) à sa volonté.
Ma fille n’était encore qu’une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver
Une petite fille déjà décidée… et parfois légèrement pénible, même tout bébé. Et puis la marche (à un an) et une envie décuplée de découvrir le monde, de tout tripoter et apprivoiser sans qu’aucun obstacle ne se dresse sur son passage (un parent/un meuble/une incapacité à réaliser une manipulation du type mettre son pantalon ou faire ses lacets). C’est ainsi que nous sommes rentrés, sans réelle transformation radicale du comportement de notre fille, dans la phase dite du « terrible two ». En fait, elle avait toujours été terrible, le phénomène n’a fait que s’amplifier.
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15 avril 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

… Je tremble, j’ai encore mal. Mon petit lémurien sur le ventre, tout glissant et chaud, je dis: « Pas de raison de ne pas en faire un troisième »! (Je précise que depuis 15 jours, mon mari me répète chaque matin: « Pas de troisième enfant! Enfin si, si tu divorces… ») L’inconfort est vraiment gênant à ce stade. Alors que j’ai l’impression d’avoir tout donné, il faut pousser une fois encore pour expulser le placenta. Quelques secondes avant, la SF tend les ciseaux au papa afin qu’il coupe le cordon. J’ai à peine la force de demander: « Il ne bat plus »? Elle me répond que non, je laisse faire. Pour la délivrance, l’obstétricien est soudain là, au pied de mon lit, entre mes jambes. Il est gentil, mais sa présence me dérange. Un peu comme un intrus qui s’impose en « inspecteur des travaux finis ». Il aura d’ailleurs plus tard cette phrase: « Voilà une affaire rondement menée! » Pour lui, c’est sûr! Absent lors de l’accouchement, il touchera tout de même ses honoraires à 100%! Le « prix de la sécurité » m’assure-t-on.
C’est elle qui a tenu à l’écart le gynécologue, ce qu’une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué
Mon mari me couvre avec l’une de nos couvertures, toujours le petit sur le ventre. La SF vient discuter quelques minutes avant de s’éclipser. J’en profite pour la remercier. Je n’en ai pas encore pleinement conscience, mais elle a tout fait pour respecter mon souhait d’accouchement naturel. C’est elle qui a tenu à l’écart le gynécologue, ce qu’une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué. C’est elle encore qui m’a accompagnée, parfois avec autorité, dans cette naissance sportive. Je ne sais plus quels mots exacts sont prononcés, mais elle en vient à me dire qu’elle n’a réintégré un service de maternité classique que depuis peu. Auparavant, elle proposait des accompagnements globaux avec accouchements en plateau technique. Je sais, pour avoir largement étudié la question ET dans le cadre de mon travail ET dans ma recherche d’un suivi adapté à mes attentes, que deux à trois SF seulement proposent ce type de suivi dans mon département. Alors je la regarde et lui demande son nom. Lorsqu’elle me répond, je mesure ma chance. C’est elle, c’est cette « star des sages-femmes » dont on (copines SF ou mamans rencontrées lors de reportages…) me parle depuis si longtemps… C’est elle dont j’ai le nom sur un bout de papier dans mon agenda depuis des mois… C’est elle, la SF expérimentée et versée dans les accouchements « démédicalisés », à laquelle j’ai rêvé sitôt le test de grossesse positif.
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13 avril 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

… Et puis la nuit de la naissance est venue, quelques heures après une séance d’acupuncture « pour faire mûrir le col » (visiblement fructueuse… 10 jours avant terme) et permettre au bébé de descendre et d’effectuer éventuellement, malgré le manque de place, un demi tour – Mr S. avait le dos en « postérieur droit » au lieu de l’avoir en « antérieur gauche », une position plus favorable à la descente dans le bassin. On le prédisait par ailleurs « macrosome » (+ de 4 kilos) à terme – je savais donc qu’il serait sans doute nécessaire de favoriser la position « quatre pattes » (ventre en hamac?) pendant l’accouchement pour lui permettre de se frayer un chemin plus facilement. Raison supplémentaire pour me passer d’anesthésie, qui requiert le plus souvent la position allongée sur le dos (voire sur le côté, que j’ai trouvé très inconfortable lors de mon premier accouchement…) et me faisait entrevoir en cas de difficulté les scénarios pour le moins engageants (forceps, ventouse, voire césarienne en urgence et en fin de travail…).
J’ai su que le moment était venu quand les contractions m’ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes
Imprégnée des récits d’accouchements de Chantal Birman, Joëlle Terrien et Maïtie Trelaün, et forte de mon expérience antérieure, j’ai su que le moment était venu quand les contractions m’ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes. Encore supportables, elles m’ont entrainée dans un ballet de trois heures, pendant lequel je n’ai eu de cesse de souffler dans un balancement rythmé à quatre pattes sur mon lit, les laissant venir et repartir. De plus en plus concentrée et déjà épaulée par mon mari (son truc/tic?: calculer l’écart entre deux contractions… Une façon d’avoir prise sur les choses d’après moi, même si la décision du départ à la maternité devait finalement émaner de mon ressenti plus que de l’horloge et du timing…), je lui ai finalement donné le feu vert vers 5h30 pour faire venir la personne chargée de garder notre fille. Et nous sommes partis dans l’obscurité avec nos deux gros sacs… et mon oreiller serré contre moi, sorte de « doudou » qui m’a été plus qu’indispensable dans les heures suivantes. Dans ces sacs, pas d’affaires pour le séjour à la maternité (j’en reparlerai plus loin), mais deux couettes, un second oreiller, mon peignoir et des vêtements de rechange pour le bébé et pour moi – le tout, pour la salle d’accouchement.
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12 avril 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

Il y a deux semaines, j’ai accouché de mon deuxième enfant. Un petit garçon que nous nommerons Mr S. pour ne pas dépareiller avec le pseudo de sa grande sœur, Miss A., âgée de 19 mois. Cet accouchement a eu lieu au terme d’une grossesse normale quoique fatigante, pour cause de congé maternité pris quatre semaines seulement avant l’arrivée de Mr S., 11 jours avant terme. Fatiguante aussi à cause de sa « grande » sœur, en pleine période « pré-terrible two »… Vous me direz: « Quelle idée d’avoir des enfants si rapprochés »… et vous aurez raison
. Bref, une seconde grossesse non-pathologique comme la première et, malgré tout, bien différente de cette dernière.
J’ai la sensation d’avoir couru après le temps qui passait trop vite
Parce que c’est clair, la première fois, je ne pensais qu’à ça (j’avais le temps et l’énergie): mon corps et ses transformations, mon bébé qui grandissait jour après jour dans mon ventre… J’étais à jour dans la lecture du « Journal de bord de la future maman » (voire en avance d’une ou deux semaines) et la chambre de bébé était prête cinq mois à l’avance – j’exagère à peine. Pour le deuxième (je ne veux même pas imaginer comment se déroulerait une troisième grossesse… Enfin si, mais bon, héhé, c’est comme qui dirait… un peu prématuré
), j’ai la sensation d’avoir couru après le temps qui passait trop vite, d’avoir eu à faire des pauses forcées pour me souvenir que j’étais enceinte et pas juste « un peu fatiguée ». Ce à quoi s’est ajoutée, par petites touches, la (trop fameuse) culpabilité de ne pas accorder autant de temps à bébé par rapport à l’aîné, in utero déjà.
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15 mars 2010
Par Ficelle
Dans Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!

Twitter, ma nouvelle drogue dure
Etre partout, tout le temps. Rafraîchir sa page Twitter, ne rien rater sur son Google reader, consulter ou répondre à ses mails, picorer des infos chez l’un ou l’autre, échanger des points de vue avec de parfaits inconnus ou des collègues de boulot… Le Net 2.0 (c’est bien ça, hein?) nous a happé(e)s. Alors qu’il y a quelques années (bon ok, 10 ans), les « adultes » s’envoyaient des fax et je pianotais mon inscription en classe prépa sur le vieux Minitel pourri du lycée, je passe aujourd’hui de longues heures chaque jour à effectuer tout ces gestes rituels sur mon (magnifique) iMac (« Mac iiiii power », certains se reconnaîtront).
Je passe aujourd’hui de longues heures chaque jour à effectuer tout ces gestes rituels sur mon (magnifique) iMac
Bref, la donne a changé en très peu de temps, ces nouveaux outils (blogs, réseaux sociaux, etc.) se sont développés à la vitesse de l’éclair, si bien que j’ai toujours l’impression d’avoir un train de retard. Ce qui ne m’empêche pas de plonger la tête la première dans un nouveau bidule dès que j’en ai la curiosité (l’« utilité » n’est pas vraiment de mise là-dedans, convenez-en…).
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08 mars 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

"Le conflit", E. Badinter, Flammarion
Après plusieurs semaines au cours desquelles j’ai lu et relayé avec intérêt les 1001 critiques et articles publiés aussi bien sur les sites d’info et que sur les blogs à propos du livre « Le conflit, la femme et la mère » (Flammarion, 2010, 18€) d’Elisabeth Badinter, j’ai enfin pris le temps de le lire. Quelques heures m’ont suffit tant le bouquin est court (254 p.), l’écriture fluide et le sujet, il faut bien l’avouer, passionnant.
Impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu’a suscité l’ouvrage
A chaud, impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu’a suscité l’ouvrage. Mais bizarrement, ce n’est pas un sentiment de révolte qui m’étreint en premier lieu. Bien au contraire, je suis aux regrets de vous signaler, madame Badinter, que votre plan média, impressionnant par son ampleur et son efficacité (déjà près de 60 000 exemplaires écoulés en un mois selon L’Express), a sans conteste largement dévoyé le contenu de votre livre!
Dans les dizaines d’ITW (France Inter, Canal+…), de papiers (Elle, Le Monde…) et billets publiés en ligne ou ailleurs (j’ai particulièrement aimé celui de Ségolène Finet ou la réponse de Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue citée par E.B. dans son bouquin), n’est fait mention très souvent, aussi bien par l’auteure elle-même que par ses détracteurs, que de sa prise de position franchement spécieuse concernant le complot pro-allaitement – un chapitre complet sur LLL (la Leche league) et sa conspiration mondiale. Ont été bien souvent évoquées ses réticences au retour des couches lavables (pourtant franchement timide en France où elles concernent moins de 5% des bébés…), alors qu’E. Badinter n’y consacre que deux ou trois paragraphes. Franchement ultra-anecdotique – et tout à fait conforme à l’opinion des femmes de sa génération qui ont dû pour la plupart jongler entre les langes à faire bouillir et les culottes en caoutchouc à récurer. On ne peut donc pas vraiment leur reprocher cette réaction!
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01 mars 2010
Par Ficelle
Dans J'achète en ligne

Crédit: Flickr
N’en déplaise à Elisabeth Badinter, dont je vais enfin avoir le temps de lire les œuvres complètes maintenant que je suis ENFIN en congé maternité, depuis le mois de janvier, je n’ai qu’une passion (enfin deux, avec les élections régionales… non, je ne blague pas!): les couches lavables.
Entre la multitude d’arguments favorables, la CB « qui brûle et qui siffle »* et une curiosité piquée au vif, mi-janvier, j’ai sauté le pas
Tout a commencé ici (comme souvent ces 10/12 derniers mois), ou plus exactement ici (rapport au fait que je cherchais des sujets…). C’était en novembre. J’ai enfin lu ces quelques billets + commentaires (longs, mais longs…) sur ces fameuses couches qu’on ne jette plus/qu’on lave à nouveau/qu’on choisit avec application, etc. J’avoue qu’il m’a fallu encore deux mois (le temps d’avaler la littérature idoine) pour me décider à aller voir les e-boutiques concernées. Et, comme vous vous en doutez, entre la multitude d’arguments favorables, la CB « qui brûle et qui siffle »* et une curiosité piquée au vif, mi-janvier, j’ai sauté le pas et acheté sur le site Made in La P’tite prairie mes premières couches lavables. Je dis « mes » parce que clairement, ma fille ne se les ai pas appropriées avec le sourire. Il s’est avéré qu’elles étaient étrangement taillées et que les modèles correspondants à sa taille (un peu moins de 10 kilos pour 78 centimètres à 18 mois) étaient trop juste/fuyaient/lui sciaient les cuisses.
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20 janvier 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

« Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille », Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Jouvence 2009
Suite et fin de l’inventaire de ma « p’tite biblio » layette, entamé hier.
Sur les premiers mois de bébé:
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19 janvier 2010
Par Ficelle
Dans Je bouquine

Elever son enfant autrement, Catherine Dumonteil-Kremer, La Plage 2009
Ceci n’est pas un Feuilleton… Quoique. Pour démarrer l’année les neurones à l’affût, je vous propose deux billets un peu plus personnels qu’à mon habitude (j’enterre ainsi définitivement feu le blog de Ficelle et Boulotte, dont le nom de domaine a d’ailleurs expiré il y a quelques jours dans l’indifférence générale… paix à son petit espace sur la Toile 2.0 – vous pouvez toujours accéder aux anciens billets en cliquant sur l’image ci-contre). Cette nouvelle série, baptisée « p’tite biblio » n’a pas vocation à démarrer un lundi pour se terminer quelques jours plus tard. Parce qu’une bibliothèque perso, en constante évolution, ne se fait pas en une semaine, ni en mois, ni même en un an.
Deux facteurs se conjuguent pour donner à mes lectures une coloration définitivement pastel (bleu layette?) tendance psycho
Personnellement, en matière de lecture, j’ai mes phases. Polars, BD, romans anglo-saxons (la folie des 10×18…), chick litt’… Elles tournent, s’éteignent, reviennent (ou pas). En ce moment, deux facteurs se conjuguent pour donner à mes lectures une coloration définitivement pastel (bleu layette?) tendance psycho. Ces deux facteurs: ma deuxième grossesse (en cours…) et mon suivisme ultra-totalitaire des lectures de ma copine La Poule, du blog de laquelle j’ai épluché consciencieusement la rubrique « réfléchir ». Ces deux circonstances combinées me conduisent à multiplier les achats en librairie ou sur le Net, m’obligeant à débarrasser quelque peu les rayons « théâtre » et XIXème de ma bibliothèque. Pas de pitié pour Molière ou Balzac.
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23 décembre 2009
Par Ficelle
Dans J'achète en ligne
Capture: Tétine perso
Dernier billet de cette courte série pré-Noël: après les acheteuses, les vendeurs. Deux d’entre eux ont accepté de répondre scrupuleusement à mes questions très indiscrètes! Merci donc à Audrey (du blog CoupDouble) et à Didier de Ctoobio.
Audrey a monté son e-business il y a un an et fait partie du réseau des Mompreneurs.
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22 décembre 2009
Par Ficelle
Dans J'achète en ligne
Capture: MamaNana
Aujourd’hui, selon la formule à présent consacrée, c’est à vous, acheteuses et mères de famille (les autres: non-parents+pères contactés n’ont pas répondu à mon petit questionnaire, dommage!) de prendre la parole. Vous avez été quelques-unes à me faire part de vos préférences en matière de e-boutiques (merci!). Et voilà ce que vous m’en avez dit:
La Mère joie: « Je fais des achats sur le Net parce que nous vivons très loin de la ville et que ça me permet aussi, si je fais un cadeau, que l’envoi soit géré par le site, donc pas de Poste etc. Nous achetons surtout des livres, des DVD, des produits bio, des jeux. Parfois des vêtements, mais c’est rare. Mes sites favoris sont Cdiscount (prix attractifs) et la Fnac (frais d’envoi gratuits, possibilité de papier cadeau et de dédicace). Pour ce dernier site, il y a parfois des soucis avec les produits censés être disponibles et qui à la réception sont finalement en rupture de stock… »
Il arrive aussi que je passe commande pour mes grands-mères qui veulent faire un cadeau à distance au petit
Léa, maman d’un petit garçon de 18 mois:
- Pourquoi faites-vous (ou non) certains (tous?) vos achats sur le Net? Je fais très peu d’achats sur le Net car j’aime bien toucher, essayer, sentir… ce que j’achète.
- Quels types de produits achetez-vous sur Internet? Du lourd (meubles pour chambre d’enfant) ou du déjà vu (un jouet pour enfant que tu as déjà vu partout). La raison: je n’ai pas envie d’aller en zone commerciale a l’extérieur de la ville ou de charger tout ça avec la poussette et le gamin dans les pattes. Il arrive aussi que je passe commande pour mes grands-mères qui veulent faire un cadeau à distance au petit.
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21 décembre 2009
Par Ficelle
Dans J'achète en ligne
Capture Topshop
C’est Noël cette semaine, alors il est plus que temps d’aborder un sujet qui m’est cher… le shopping. Le blog de Ficelle et Boulotte en était une illustration assez parlante: oui, je suis une (semi) accro du shopping! Oui, Becky Bloomwood (voir photo+lien ci-dessous) est l’une de mes idoles et oui, je m’arrange comme je peux avec mes contradictions bobo-shoppeuse-écolo. Alors quand je me suis retrouvée, pas plus tard que l’année dernière, incapable de faire plus de 100 mètres (insuffisants pour parvenir jusqu’à mes magasins préférés) sans éprouver d’affreuses douleurs ligamentaires dues à ma première grossesse, il a bien fallu trouver une échappatoire. Déjà dopée à l’écran par mon boulot, j’ai succombé alors à l’appel du e-shopping et plongé avec délice dans les affres des achats « par correspondance ».
Mon premier coup de cœur a été pour le site de Topshop
Mon premier coup de cœur a été pour le site de Topshop, cette marque british qu’on ne trouve quasiment nul part sur le continent européen (à part en Espagne…). Coup de bol, ils avaient un rayon « maternity ». Je rassure tout de suite les non-anglophones, le site est très facile à comprendre (peut-être faut-il parfois vérifier un mot de vocabulaire dans la description d’un produit pour éviter une mauvaise surprise, mais rien de bien méchant).
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10 décembre 2009
Par Ficelle
Dans Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!

Ma participation à ce concours! (Crédit: M.C.)
Désolée d’avoir été si longue sans donner de nouvelles. Mais j’ai un nouveau boulot PASSIONNANT pour ce mag’ et je suis à fond dedans (accessoirement, j’entre dans mon sixième mois de grossesse, j’ai un lardon de 16 mois à la maison et un autre boulot à quasi temps plein + un mec + Noël qui approche + Grey’s anatomy et True blood à mater +++).
Témoignages de mamans (ou de papas) qui ont fait un bébé après une rupture
C’est d’ailleurs pour ça (entre autres) que je reviens vers vous: je recherche des témoignages de mamans (ou de papas) qui ont fait un bébé après une rupture et construit ainsi (avec plus ou moins de bonheur ou de difficulté) une famille recomposée avec des enfants du « premier lit ». Vous pouvez me contactez par mail (lefeuilletondeficelle@gmail.com) pour plus de renseignements. Merci d’avance!
Sinon: je ne désespère pas de sortir une série de billets ici-même sur vos e-boutiques préférées d’ici quelques semaines. Si vous souhaitez y participer, voici d’ores et déjà quelques questions auxquelles vous pouvez répondre (par mail toujours) ou en commentaires:
- Pourquoi faites-vous (ou non) certains (tous?) vos achats sur le Net?
- Quels types de produits achetez-vous sur Internet?
- Sur quels sites faites-vous vos emplettes?
- Quels sont les services proposés par ces sites qui vous plaisent (réductions, facilités de paiement, délais de livraison…)?
- Quels sont les désagréments auxquels vous avez été confrontés? Sur quels sites?
- Si vous avez créé votre e-boutique, racontez-nous pourquoi et comment?
J’attends avec impatience vos réponses et vous remercie d’avance pour votre participation! Bonne fin de semaine à toutes (et à tous?)…!
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26 novembre 2009
Par Ficelle
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Parfum Shalimar (Guerlain)
Après Bibi, c’est à vous de passer sur le divan. Merci à toutes celles qui ont joué le jeu et partagé avec nous leurs petits secrets de fabrication. Je vous invite, comme hier, à faire de même dans les commentaires… Plus on est de fou, plus on…
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25 novembre 2009
Par Ficelle
Dans Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!

Illustration: Josette Stéfani (tirée de "Fantômette et la mer de sable")
Comme promis ici, je tenais à vous faire un petit billet « spécial pseudonymes ». Un p’tit billet qui s’est vite transformé en deux billets tant je suis bavarde… Que ce soit chez les mamans ou chez les autres (entendez, tout ceux qui parlent d’autre chose que de leur progéniture… C’est à dire un paquet de monde!), fleurissent les noms les plus improbables, parmi lesquels Cranemou, Balibulle, Till the cat, Shalima ou La Mère Joie. Bon, et puis « Ficelle », vous vous doutez bien que c’est pas non plus le prénom qui est inscrit sur mon extrait d’acte de naissance. Mes parents ne sont pas si chiens.
Outre la question du nom de blog, s’est très vite posée celle de l’anonymat
Avant de vous faire part des confidences que j’ai récoltées ici et là (va falloir attendre demain!), j’avais envie de vous raconter le pourquoi du comment de Ficelle (et de Boulotte… par voie de conséquence). Comme je l’ai déjà expliqué là, c’est Boulotte, ma grande amie dans la vraie vie, rencontrée sur les bancs d’hypokhâgnes (version Chartes), mon témoin de mariage, ma complice de shopping… Bref, c’est elle qui m’a proposé de créer notre premier blog. Un soir, sur mon super canapé Finn Habitat (le truc le plus cher que j’ai chez moi, outre les guitares de mon môri R’né), nous avons choisi au pif la plateforme Haut et fort, au grand dam de mon ami « SAV informatique » (son blog très très sérieux est ici) qui prêchait pour du Wordpress. Ensuite, outre la question du nom de blog, s’est très vite posée celle de l’anonymat.
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