Blogs, Twitter, Facebook… ou comment je suis devenue accro au Net (2)

Enfant magazine (mars 2010)

Un peu plus d’un an s’est écoulé depuis la publication du billet « Blogs, Twitter, Facebook… ou comment je suis devenue accro au Net ». Dix-huit mois environ depuis la mise en ligne des séries sur les « Aristos de la blogo » et les « mamans blogueuses ». Un épisode récent qui m’a interpellée (voire franchement ébranlée) me pousse à réactualiser ces chapitres du Feuilleton de Ficelle. Désolée pour celles et ceux qui attendaient (encore… après deux mois de carence !) le billet sur les frères et sœurs. Il ne tardera plus.

Quel rapport à l’outil internet, aux réseaux sociaux ? Quelles relations souhaite-t-on entretenir entre blocopines ? Quelles limites entre vies réelle et virtuelle ? Quel rapport à l’anonymat ?

L’événement en question est impossible à relater sans dévoiler l’identité de ses protagonistes – je ne souhaite pas tendre le bâton pour me faire (un peu plus) battre – mais je peux dire en revanche qu’il a mis le doigt sur plusieurs problématiques induites par l’utilisation anonyme du net par les mamans blogueuses/twitteuses. Quel rapport à l’outil internet, aux réseaux sociaux ? Quelles relations souhaite-t-on entretenir entre blocopines ? Quelles limites entre vies réelle et virtuelle ? Quel rapport à l’anonymat ? Et, encore et toujours: qui fait partie du cercle, qui est en dehors – sachant que le dit « cercle » n’englobe pas les mêmes actrices d’une année, voire d’un mois sur l’autre. L’un de mes amis à qui je relatais l’anecdote m’a fait cette remarque: « Twitter (et par extension Facebook et les blogs), c’est comme le film Ridicule de Patrice Leconte. Il y a les influents qui ont des milliers de visites, fans ou followers, il y a ceux qui tentent de faire partie de l’élite et qui, par maladresse, deviennent la cible des quolibets de tous (des influents comme de leurs ouailles), et enfin ceux qui finiront par faire partie du haut du panier. L’important, c’est d’utiliser ces outils avec une certaine distance et de les prendre pour ce qu’ils sont – des microcosmes où tout le monde se renifle le cul ».

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J’allaite en travaillant (2)

Après « sommeil et allaitement » (1 & 2), « travail et allaitement »… Vous allez croire que je ne fais qu’allaiter dans ma vie! Alors non, je ne fais pas que ça, mais clairement, le fait de devoir rester à portée de petite bouche rythme quand même mon quotidien et conditionne mes marges de manœuvres temporelles et géographiques depuis la naissance de BB2. Pour faire suite à ce premier épisode du feuilleton « j’allaite en travaillant », voici la suite, à J + 10 mois. Tout d’abord, pour rappel, je précise que j’ai repris le travail très rapidement après la naissance de mon fils, officiellement lorsqu’il était âgé de 10 semaines, officieusement, quelques temps avant. N’ayant pas le cœur de le mettre en crèche si tôt et forte de ma catastrophique expérience précédente (se reporter à l’épisode 1 donc…) avec ma fille, je l’ai gardé avec moi 24h/24, boulot compris, pendant 5 mois. A la rentrée de septembre, il a rejoint sa sœur de 19 mois son aînée à la crèche trois jours par semaine. Toujours allaité en exclusif ou à peu près – je suis pro diversification à la cool et/ou à la demande de l’enfant moi aussi, le mien a donc pu goûter tout ce qu’il a voulu ou à peu près, dès qu’il en a manifesté l’envie, vers 5 mois environ.

Deux mois fatigants qui ont permis à mon fils de s’habituer en douceur à ce nouveau régime alimentaire

En septembre/octobre, je suis donc allée donner une tétée à midi à la crèche et j’ai assuré la tétée de 16h30 tous les jours, donnée à la crèche toujours. Deux mois fatigants, professionnellement compliqués, qui ont permis à mon fils de s’habituer en douceur à ce nouveau régime alimentaire – il a commencé à recevoir des repas variés et réguliers pendant cette période – et à moi de tester la résistance de mes seins (je n’ai plus tiré depuis cet été, étant confrontée à un bébé qui n’acceptait pas le biberon…) tout en prenant doucement un peu le large. Depuis le mois de novembre, en revanche, je « tiens » (et BB2 aussi) de 8 heures à 17 heures sans souci, trois jours par semaine donc. Le petit mange de tout, laitages compris, et boit un peu d’eau ou de jus de fruit à la tasse quand je suis absente.

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« Si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib’ » (2)

Comme promis, sept blogueuses évoquent l’épineuse question du sommeil de bébé… allaité.

Marlène de Maman Travaille: « Pour ma part, l’allaitement n’a pas été possible au-delà de quelques jours car ma fille ne tétait pas. Je devais donc tirer mon lait. Inconvénient car douloureux et pénible, mais avantage car du coup je tirais le lait le soir et le papa pouvait lui donner une fois sur deux la nuit! Le passage au lait artificiel s’est fait assez vite, quand elle a eu un mois. A ce moment, j’avais une double tendinite à force de tirer mon lait et celui-ci se raréfiait. Par contre, elle n’a jamais fait de grosses nuits. Aujourd’hui encore, elle dort très peu, même maintenant si elle dort 7 heures, c’est la fête. Petite, elle faisait 23h-7h environ. »

Avec l’aînée, bien que je n’ai pu la mettre au sein les trois premiers jours car nous avons été séparées, l’allaitement s’est parfaitement bien passé

La Mère joie: « J’ai allaité mes deux premiers (je compte réitérer pour le troisième mais je n’insisterai pas autant que pour le Grognard s’il y a trop de difficultés): 3 mois en exclusif pour l’aînée et 8 mois 1/2 en exclusif pour le suivant. Les sevrages se sont fait à chaque fois en une journée, le bébé refusant de passer au mixte. Avec l’aînée, bien que je n’ai pu la mettre au sein les trois premiers jours car nous avons été séparées (mais je tirais mon lait que je lui faisais parvenir), l’allaitement s’est parfaitement bien passé. J’ai arrêté uniquement parce que le pédiatre trouvait à l’époque qu’elle ne prenait pas suffisamment de poids (ce que je sais faux aujourd’hui…). Ma fille a fait complètement ses nuits au bout de trois semaines et de la naissance à ces fameuses trois semaines ne se réveillait qu’une fois par nuit quand elle se réveillait. Pour le Grognard, ça a été nettement plus sportif. Il tétait beaucoup et quelle que soit l’heure. Je l’allaitais à la demande comme la grande. Il a souvent fini par passer la nuit dans notre lit car nous (mon mari m’a beaucoup aidée) étions épuisés de nous lever. Il n’a fait ses nuits qu’à deux ans et demi et il y a encore des réveils nocturnes…

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« Si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib’ » (1)

Un bébé allaité peut-il faire ses nuits? C’est la question a 10 000 dollars qui pourrit la vie de nombreux couples sous nos latitudes – pas sûr que le sujet perturbe les parents n’ayant ni eau potable à disposition pour préparer les biberons ni chambre à part pour les enfants.

« Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l’allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l’allaites encore? Il doit avoir faim »…

Laquelle d’entre nous ne s’est jamais vu rétorquer, après s’être épanchée dans un moment de faiblesse sur sa fatigue chronique après des mois de réveils nocturnes, sur un ton accusateur/désolé/gêné: « Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l’allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l’allaites encore? Il doit avoir faim »… Ou carrément – sortie révoltante de la part de mon EX-pédiatre: « Madame, votre enfant se réveille parce qu’il est affamé, si vous voulez dormir et qu’il prenne suffisamment de poids, il lui faut d’autres laitages ». Je vous rassure toute de suite, mon fils est en parfaite santé et j’ai immédiatement changé de pédiatre.

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Ma petite entreprise (2), « Chéri, j’ai encore acheté… une écharpe de portage! » (4)

Porte-bébé Storchenwiege BabyCarrier

Me revoilà après un mois d’absence. Merci à toutes pour vos contributions et vos témoignages sur le billet précédent. Même si tout cela tient du cheminement personnel, c’est bon de sentir que l’on est pas seule à se poser toutes ces (déstabilisantes) questions sur nos avenirs de mère laborieuse. Pour couper court à toutes les supputations, voilà donc où cette réflexion m’a menée: tout d’abord, j’ai laissé tomber cette histoire de local. Trop de risques, trop onéreux (caution, loyer, travaux…). J’ai également provisoirement écarté l’option « association ».

Monter une association n’est pas aussi simple que de créer un statut d’auto-entrepreneur…

Mon idée est de faire simple et rapide, or, où je me trouve (dans une région où la législation et les réglementations diffèrent de celles qui se pratiquent couramment dans le reste de la France… non, pas la Corse, l’autre), monter une association n’est pas aussi simple que de créer un statut d’auto-entrepreneur… que j’ai déjà.

C’est donc pour ce statut pratique quoique très imparfait que j’ai opté. Je cumule à présent deux activités pour un seul Siret. Je ne sais pas si c’est bien le but de la manœuvre (et si c’est bien légal?), voilà pourquoi j’en ai informé l’URSSAF de mon département, qui pour le moment n’a pas réagi. A voir… Il sera toujours temps de créer une seconde structure.

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Ma petite entreprise (1)

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Je crois que ce billet est le plus difficile à démarrer. Plus difficile que ceux qui causent d’accouchement, pourtant très intimes, voire ceux pour la rédaction desquels il fallait que je puise dans mon maigre réservoir imaginatif. Ce billet, celui du jour, mais aussi, finalement, celui du mois, et même de l’année, ce billet, que vous vous apprêtez à lire in extenso à la pause déjeuner, a deux objectifs: me permettre de faire le point (écrire, ça permet de clarifier, ça oblige à faire du rangement dans la tête) et vous demander de m’aider à affiner ma réflexion. Ben oui, j’ai besoin d’aide, de soutien, de conseils.

Deux CDD plus tard, je pris conscience que les galons du monde du travail ne s’obtenaient pas au mérite mais à l’entregent

Commençons par le commencement. Il y a cinq ans, je sortais d’une « grande » école de journalisme, persuadée de ma valeur et extrêmement enthousiaste, convaincue que ce métier serait le mien at vitam et qu’il était impératif et urgent que je sois embauchée dans une entreprise de presse. D’ailleurs, j’avais déjà jeté mon dévolu sur le canard régional, au sein duquel j’officiai plusieurs fois par semaine depuis le démarrage de mes études professionnelles. Deux CDD plus tard, je pris conscience que les galons du monde du travail ne s’obtenaient pas au mérite mais à l’entregent, à la gueule quoi, et que, bien incapable de la boucler et de minauder, j’avais raté le coche de l’embauche immédiate. Me voyant reléguée, moi si scolaire, angoissée du présent et stressée de l’avenir, au rang de pigiste par nécessité, je filai chez le psy pleurer le deuil de mon entrée sans accroc sur le marché de l’emploi.

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« Chéri, j’ai encore acheté… une écharpe de portage » (3)

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Depuis déjà quelques jours, je trépigne à l’idée de rédiger ce nouvel opus de la catégorie « je craque sur un/des truc(s) de portage ». Et pour cause, il y a pas mal de neuf sur le sujet depuis mon dernier billet.

Il faut dire qu’entre temps, j’ai beaucoup porté et surtout, j’ai suivi une formation pour devenir monitrice de portage

Il faut dire qu’entre temps, j’ai 1) beaucoup porté (et affiné ma recherche en termes de sensations souhaitées, alternant écharpes stretch ou sergé, mei tai, tube, etc.) 2) et surtout, suivi une formation pour devenir monitrice de portage – deux jours durant lesquels j’ai appris une multitude de nouages, ce qui m’a donné envie de racheter des écharpes de différentes longueurs et tissages. Je l’avais évoqué en juillet, j’ai en effet intégré le réseau national « Porter son enfant, tout un art », l’un des quatre réseaux (avec l’AFPB, Peau à Peau et JPMBB) à proposer des ateliers aux futurs et jeunes parents qui souhaitent apprendre à utiliser une écharpe de portage.

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« No impact man » va changer ma vie (2), la révolution en marche

Les plages du nord, l'une de mes madeleines...

Les plages du nord, l'une de mes madeleines...

Suite au commentaire de Stéphanie (merci Stéphanie!) me révélant l’existence du courant de pensée ou mouvement phliosophique de la simplicité volontaire, j’ai commandé quelques livres sur le sujet (non Jupete, pas taper, c’était avant que je m’engage auprès de toi à soutenir le petit commerce…) et lu « La simplicité volontaire, plus que jamais », écrit en 1985 et réédité (avec un succès international cette fois) en 1998 par le Québécois Serge Mongeau (qui m’a tout l’air d’être le théoricien de la « SV » et le fédérateur des Québécois engagés dans cette voie) et l’ « ABC de la simplicité volontaire » de Dominique Boisvert – un autre habitant de la Belle province, où partira vivre bientôt une petite famille de mes amis… Snif.

Réduire son train de vie, consommer moins, manger mieux, oui c’est bon pour l’environnement, mais ça l’est aussi pour le porte-monnaie

Bref… Par ces deux lectures, la première plus théorique, la seconde plus pratique, intéressantes toutes deux malgré quelques redondances, j’ai pu approfondir la réflexion ébauchée par Colin Beavan (No impact man) et qui m’a tant marquée: réduire son train de vie, consommer moins, manger mieux, oui c’est bon pour l’environnement, mais ça l’est aussi pour le porte-monnaie et pour son propre… bonheur. Les adeptes de la SV d’ailleurs font, pour certains, passer ce retour aux « vraies valeurs » (amour, amitié, partage VS possession, pouvoir, consommation) avant d’éventuelles préoccupations environnementales. Je pense quant à moi que c’est par le gain de qualité de vie (plus de temps pour soi et les siens, multiplication des échanges avec d’autres, plutôt que… faire les boutiques ou regarder la télé) qui rend les efforts de vie plus écolo-responsable carrément motivants, enthousiasmants même!

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« No impact man » va changer ma vie

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Sans vouloir tomber dans le cucul-nunuche, ce sont avant tout mes enfants qui ont changé ma vie. A moins que ce ne soit mon mari? Certaines rencontres? Bref, un faisceau d’éléments qui m’ont permis de déconstruire et de reconstruire mes repères et de faire de moi celle que je suis aujourd’hui. En revanche, mon mode de vie, lui, a peu évolué depuis mes jeunes années… Mon appétit pour les nazeries à la télé ou pour le shopping compulsif en est l’un des exemple les plus frappants. Mon besoin de posséder, plutôt que de me faire confiance et de profiter du moment présent. Une consommatrice « éternelle insatisfaite », la proie rêvée des industriels du jetable, de la mode et du divertissement.

Comme l’auteur new-yorkais de « No impact man », j’ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n’ai jusqu’à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation

Comme Colin Beavan, l’auteur new-yorkais de « No impact man » au début de son expérience, j’ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n’ai jusqu’à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation – même les couches lavables (tout comme les porte-bébé), j’en ai acheté des tonnes! Bien sûr, depuis quelques mois, je n’utilise plus que des lingettes lavables pour bébé, je mène la vie dure aux commerçants qui me collent un sac plastique dans les mains, me prenant pour un véhicule publicitaire vivant ou râle contre mon époux dès qu’il ose imprimer une partition ou un coloriage pour Miss A. Malgré cela, je continue à acheter, acheter, acheter – me consolant de mon incivisme (mais en est-ce vraiment pour nos gouvernants qui prônent l’augmentation perpétuelle du PIB?) en vendant le surplus sur Ebay ou sur mon stand annuel à la brocante du quartier.

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« Chéri, j’ai encore acheté… une écharpe de portage » (2)

BBtai vert

Porte-bébé "BBtai", Babylonia, 72€

Impossible de ne pas écrire la suite de mon feuilleton « porte-bébé ». Depuis l’épisode 1, il y a six semaines, la machine s’est emballée. « Incitée » par vos commentaires et mes discussions régulières avec l’Amie Plumée, j’ai continué mon exploration de la planète portage. Au menu d’abord, une écharpe estivale achetée chez Colimaçon. Je l’ai choisie bleu et de longue moyenne (4 mètres).

  • Son descriptif: « L’ écharpe de portage « premier printemps » est en toile de coton 100 %. Sa texture rappelle celle des tissus traditionnels africains (wax). Elle est teintée en France et confectionnée dans l’atelier de la marque à Grenoble. Avec un poids maximum autorisé de 12 kg, elle assure un portage sûr et confortable de votre tout petit de la naissance à 8/9 mois puis en appoint d’une écharpe plus épaisse. Légère, elle est très agréable à porter en été, quand il fait chaud. »

Son tissu, très fin, est agréable par forte chaleur et son prix, tout doux, est de 23€ pour 4 mètres

  • Mon verdict: la couleur est éclatante, j’adore! Son tissu, très fin, est agréable par forte chaleur et son prix, tout doux, est de 23€ pour 4 mètres. Une longueur largement suffisante pour le double croisé enveloppé devant ou le double hamac dos – mon gabarit: taille 38/40 pour 1,63 mètres. En revanche, on est loin du confort du sergé croisé (comme le précisait Isabelle95 en commentaire du billet précédent)! Le tissu ne glissant pas très bien, il faut bien serrer pour un portage agréable, et surtout ajuster le nouage pli par pli (un peu fastidieux). Bref, un écharpe d’appoint, à s’offrir pour la couleur avant tout.

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J’allaite en travaillant

Vêtements d'allaitement chez MamaNANA

Vêtements d'allaitement chez MamaNANA

« Allaitement et travail », c’est LE sujet à la mode dans les rédactions féminines actuellement. J’ai récemment travaillé sur le sujet pour l’un de mes employeurs (non paru pour le moment) et ai été interviewée à mon tour pour le magazine Marie Claire (dossier à paraître à la rentrée) sur le même thème. La faute à Elisabeth? Véritable fait de société? Je ne sais. J’ai néanmoins envie de (re)venir ici sur le sujet, d’évoquer avec vous les modalités de mon allaitement « au travail » et de vous donner quelques pistes de lectures et liens utiles. Pour la simple et bonne raison que j’ai quelques amies et connaissances bientôt concernées et que (selon moi…) ce serait trop dommage qu’elles arrêtent d’allaiter pour la simple (et mauvaise?) raison qu’elles reprennent une activité professionnelle.

Il faut savoir que toutes les mamans ont le droit de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant

J’ai conscience que tout le monde ne peut pas le faire. Autant quasiment tout le monde peut allaiter, c’est un fait, autant toutes les femmes ne peuvent ou ne souhaitent pas moduler leur emploi du temps et tirer leur lait tranquillement au boulot. Il n’empêche. On se dit souvent que ce sera trop dur, que ça ne vaut pas le coup, qu’on ne va pas en plus s’emmerder avec ça. Et bien il faut savoir d’abord que toutes les mamans ont le droit de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant jusqu’à ce que celui-ci atteigne l’âge canonique d’un an. Mais également que l’allaitement ne surprend plus autant qu’avant et qu’avec beaucoup de naturel et d’explications, on fait avaler bien des pilules (sic) à ses collègues/chefs/clients.

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Les journalistes, tous anti-maternage?

"Planète maternage" (Editions Marabout)

"Planète maternage" (Editions Marabout)

Alors que sortait en librairie le livre d’Elisabeth Badinter « Le conflit, la femme et la mère » il y a quelques mois, un grand nombre d’émissions de télévision ont souhaité traiter de la « polémique » née sous la plume de la philosophe, qui dénonce le développement de la pratique baptisée « maternage proximal » (allaitement long, cododo, portage, couches lavables et j’en passe…), sensée renvoyer la femme à son rôle exclusif de mère et l’éloigner d’un monde du travail en crise. Sur le contenu de l’ouvrage, je me suis déjà exprimée. C’est aujourd’hui sur le traitement qu’ont réservé les journalistes télé (essentiellement) aux thématiques développées par l’auteure que je souhaite revenir ici. Et ce, après un énième reportage sur le sujet, diffusé le 13 juin sur M6 dans l’émission 66 Minutes.

Pourquoi faire passer ces mères pour des baba-cools à poils sous les bras, adeptes de méthodes d’éducation alternatives dont leurs enfants (rois) ne se relèveront peut-être pas plus tard?

Mais qu’ont-ils tous, les « journalistes », à angler leurs propos quasi-systématiquement en défaveur des « maternantes »? Pourquoi faire passer ces mères presqu’à chaque coup pour des baba-cools à poils sous les bras, adeptes de méthodes d’éducation alternatives dont leurs enfants (rois) ne se relèveront peut-être pas plus tard? Pourquoi dénoncer des pratiques qui n’ont souvent comme but que d’améliorer les rapports parents-enfants plutôt chaotiques dans nos sociétés modernes, et de promouvoir l’épanouissement de chacun dans le respect de tous? Bref, pourquoi être souvent partial et traiter ces mères (et pères) comme des quasi sectaires aux pratiques extravagantes dont il faut évaluer les méthodes avec suspicion?

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« Chéri, j’ai encore acheté… une écharpe de portage! » (1)

Le portage à tout âge (Miss A. en exclu!)

Le portage à tout âge (Miss A. en exclu!)

Dans la famille « maman-bobo-écolo-bio », je voudrais… le portage! Après les couches lavables, l’accouchement sans péri et l’éducation non-violente, voilà (encore) une thématique estampillée « maternage » pour clore cette parenthèse « congé maternité » en beauté – Et oui, BB2 a deux mois et demi (ou presque) et le monde du travail me tend déjà les bras… Etant donné que vous serez parfaitement informé(e)s des avantages/modalités/subtilités du portage en vous plongeant dans les billets de l’Amie plumée (ici, ici ou ici), je vais me concentrer sur le versant « conso » du sujet – développé par ailleurs dans le numéro de juin d’Enfant magazine ;-)

« En fait, les porte-bébé, c’est un peu ton TOC, non? » (L’air moqueur – un pote)

« Mais où as-tu donc acheté ta maaaagnifique écharpe? » (Yeux qui pétillent d’envie – une copine) « Encore une écharpe différente? Mais t’en as combien maintenant? » (Regard désabusé, voire accusateur – mon homme) « En fait, les porte-bébé, c’est un peu ton TOC (NDLR: trouble obsessionnel compulsif), non? » (L’air moqueur – un pote). Je vous passe bien sûr les « il va étouffer! » ou « mais il est pas trop serré là-dedans? » et autre remarque de non-avertis, ce n’est pas notre topic du jour. Oui, c’est vrai, j’ai huit porte-bébé. Hum… A noter que j’en ai moins que de paires de chaussures ou de sacs…

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« Terrible two », de la théorie à la pratique

Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)

Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)

Alors déjà – avant toute chose, je trouve super mesquin de nommer cette phase normale de l’évolution des enfants « terrible two », alors que chez nous (et chez bien d’autres…) ça a commencé bien avant et que j’te parie tout c’que tu veux que ça durera bien au-delà du deuxième anniversaire de Miss A. (21 mois au compteur). Bref… Faut bien définir a minima les choses, alors va pour « terrible two ». Comme souvent, c’est dans la Basse-cour que j’ai entendu pour la première causer du sujet. Ma fille n’était encore qu’une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver – refus du biberon pendant des mois, cris de frustration à la moindre résistance d’un parent/objet/partie du corps rebel(le) à sa volonté.

Ma fille n’était encore qu’une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver

Une petite fille déjà décidée… et parfois légèrement pénible, même tout bébé. Et puis la marche (à un an) et une envie décuplée de découvrir le monde, de tout tripoter et apprivoiser sans qu’aucun obstacle ne se dresse sur son passage (un parent/un meuble/une incapacité à réaliser une manipulation du type mettre son pantalon ou faire ses lacets). C’est ainsi que nous sommes rentrés, sans réelle transformation radicale du comportement de notre fille, dans la phase dite du « terrible two ». En fait, elle avait toujours été terrible, le phénomène n’a fait que s’amplifier.

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« Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (3) »

bébéestlà

… Je tremble, j’ai encore mal. Mon petit lémurien sur le ventre, tout glissant et chaud, je dis: « Pas de raison de ne pas en faire un troisième »! (Je précise que depuis 15 jours, mon mari me répète chaque matin: « Pas de troisième enfant! Enfin si, si tu divorces… ») L’inconfort est vraiment gênant à ce stade. Alors que j’ai l’impression d’avoir tout donné, il faut pousser une fois encore pour expulser le placenta. Quelques secondes avant, la SF tend les ciseaux au papa afin qu’il coupe le cordon. J’ai à peine la force de demander: « Il ne bat plus »? Elle me répond que non, je laisse faire. Pour la délivrance, l’obstétricien est soudain là, au pied de mon lit, entre mes jambes. Il est gentil, mais sa présence me dérange. Un peu comme un intrus qui s’impose en « inspecteur des travaux finis ». Il aura d’ailleurs plus tard cette phrase: « Voilà une affaire rondement menée! » Pour lui, c’est sûr! Absent lors de l’accouchement, il touchera tout de même ses honoraires à 100%! Le « prix de la sécurité » m’assure-t-on.

C’est elle qui a tenu à l’écart le gynécologue, ce qu’une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué

Mon mari me couvre avec l’une de nos couvertures, toujours le petit sur le ventre. La SF vient discuter quelques minutes avant de s’éclipser. J’en profite pour la remercier. Je n’en ai pas encore pleinement conscience, mais elle a tout fait pour respecter mon souhait d’accouchement naturel. C’est elle qui a tenu à l’écart le gynécologue, ce qu’une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué. C’est elle encore qui m’a accompagnée, parfois avec autorité, dans cette naissance sportive. Je ne sais plus quels mots exacts sont prononcés, mais elle en vient à me dire qu’elle n’a réintégré un service de maternité classique que depuis peu. Auparavant, elle proposait des accompagnements globaux avec accouchements en plateau technique. Je sais, pour avoir largement étudié la question ET dans le cadre de mon travail ET dans ma recherche d’un suivi adapté à mes attentes, que deux à trois SF seulement proposent ce type de suivi dans mon département. Alors je la regarde et lui demande son nom. Lorsqu’elle me répond, je mesure ma chance. C’est elle, c’est cette « star des sages-femmes » dont on (copines SF ou mamans rencontrées lors de reportages…) me parle depuis si longtemps… C’est elle dont j’ai le nom sur un bout de papier dans mon agenda depuis des mois… C’est elle, la SF expérimentée et versée dans les accouchements « démédicalisés », à laquelle j’ai rêvé sitôt le test de grossesse positif.

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Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (2)

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… Et puis la nuit de la naissance est venue, quelques heures après une séance d’acupuncture « pour faire mûrir le col » (visiblement fructueuse… 10 jours avant terme) et permettre au bébé de descendre et d’effectuer éventuellement, malgré le manque de place, un demi tour – Mr S. avait le dos en « postérieur droit » au lieu de l’avoir en « antérieur gauche », une position plus favorable à la descente dans le bassin. On le prédisait par ailleurs « macrosome » (+ de 4 kilos) à terme – je savais donc qu’il serait sans doute nécessaire de favoriser la position « quatre pattes » (ventre en hamac?) pendant l’accouchement pour lui permettre de se frayer un chemin plus facilement. Raison supplémentaire pour me passer d’anesthésie, qui requiert le plus souvent la position allongée sur le dos (voire sur le côté, que j’ai trouvé très inconfortable lors de mon premier accouchement…) et me faisait entrevoir en cas de difficulté les scénarios pour le moins engageants (forceps, ventouse, voire césarienne en urgence et en fin de travail…).

J’ai su que le moment était venu quand les contractions m’ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes

Imprégnée des récits d’accouchements de Chantal Birman, Joëlle Terrien et Maïtie Trelaün, et forte de mon expérience antérieure, j’ai su que le moment était venu quand les contractions m’ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes. Encore supportables, elles m’ont entrainée dans un ballet de trois heures, pendant lequel je n’ai eu de cesse de souffler dans un balancement rythmé à quatre pattes sur mon lit, les laissant venir et repartir. De plus en plus concentrée et déjà épaulée par mon mari (son truc/tic?: calculer l’écart entre deux contractions… Une façon d’avoir prise sur les choses d’après moi, même si la décision du départ à la maternité devait finalement émaner de mon ressenti plus que de l’horloge et du timing…), je lui ai finalement donné le feu vert vers 5h30 pour faire venir la personne chargée de garder notre fille. Et nous sommes partis dans l’obscurité avec nos deux gros sacs… et mon oreiller serré contre moi, sorte de « doudou » qui m’a été plus qu’indispensable dans les heures suivantes. Dans ces sacs, pas d’affaires pour le séjour à la maternité (j’en reparlerai plus loin), mais deux couettes, un second oreiller, mon peignoir et des vêtements de rechange pour le bébé et pour moi – le tout, pour la salle d’accouchement.

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Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (1)

passages

Il y a deux semaines, j’ai accouché de mon deuxième enfant. Un petit garçon que nous nommerons Mr S. pour ne pas dépareiller avec le pseudo de sa grande sœur, Miss A., âgée de 19 mois. Cet accouchement a eu lieu au terme d’une grossesse normale quoique fatigante, pour cause de congé maternité pris quatre semaines seulement avant l’arrivée de Mr S., 11 jours avant terme. Fatiguante aussi à cause de sa « grande » sœur, en pleine période « pré-terrible two »… Vous me direz: « Quelle idée d’avoir des enfants si rapprochés »… et vous aurez raison ;-) . Bref, une seconde grossesse non-pathologique comme la première et, malgré tout, bien différente de cette dernière.

J’ai la sensation d’avoir couru après le temps qui passait trop vite

Parce que c’est clair, la première fois, je ne pensais qu’à ça (j’avais le temps et l’énergie): mon corps et ses transformations, mon bébé qui grandissait jour après jour dans mon ventre… J’étais à jour dans la lecture du « Journal de bord de la future maman » (voire en avance d’une ou deux semaines) et la chambre de bébé était prête cinq mois à l’avance – j’exagère à peine. Pour le deuxième (je ne veux même pas imaginer comment se déroulerait une troisième grossesse… Enfin si, mais bon, héhé, c’est comme qui dirait… un peu prématuré :-) ), j’ai la sensation d’avoir couru après le temps qui passait trop vite, d’avoir eu à faire des pauses forcées pour me souvenir que j’étais enceinte et pas juste « un peu fatiguée ». Ce à quoi s’est ajoutée, par petites touches, la (trop fameuse) culpabilité de ne pas accorder autant de temps à bébé par rapport à l’aîné, in utero déjà.

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Blogs, Twitter, Facebook… Ou comment je suis devenue accro du Net

Twitter, ma nouvelle drogue dure

Twitter, ma nouvelle drogue dure

Etre partout, tout le temps. Rafraîchir sa page Twitter, ne rien rater sur son Google reader, consulter ou répondre à ses mails, picorer des infos chez l’un ou l’autre, échanger des points de vue avec de parfaits inconnus ou des collègues de boulot… Le Net 2.0 (c’est bien ça, hein?) nous a happé(e)s. Alors qu’il y a quelques années (bon ok, 10 ans), les « adultes » s’envoyaient des fax et je pianotais mon inscription en classe prépa sur le vieux Minitel pourri du lycée, je passe aujourd’hui de longues heures chaque jour à effectuer tout ces gestes rituels sur mon (magnifique) iMac (« Mac iiiii power », certains se reconnaîtront).

Je passe aujourd’hui de longues heures chaque jour à effectuer tout ces gestes rituels sur mon (magnifique) iMac

Bref, la donne a changé en très peu de temps, ces nouveaux outils (blogs, réseaux sociaux, etc.) se sont développés à la vitesse de l’éclair, si bien que j’ai toujours l’impression d’avoir un train de retard. Ce qui ne m’empêche pas de plonger la tête la première dans un nouveau bidule dès que j’en ai la curiosité (l’« utilité » n’est pas vraiment de mise là-dedans, convenez-en…).

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Elisabeth Badinter, victime de son plan média?

"Le conflit", E. Badinter, Flammarion

"Le conflit", E. Badinter, Flammarion

Après plusieurs semaines au cours desquelles j’ai lu et relayé avec intérêt les 1001 critiques et articles publiés aussi bien sur les sites d’info et que sur les blogs à propos du livre « Le conflit, la femme et la mère » (Flammarion, 2010, 18€) d’Elisabeth Badinter, j’ai enfin pris le temps de le lire. Quelques heures m’ont suffit tant le bouquin est court (254 p.), l’écriture fluide et le sujet, il faut bien l’avouer, passionnant.

Impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu’a suscité l’ouvrage

A chaud, impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu’a suscité l’ouvrage. Mais bizarrement, ce n’est pas un sentiment de révolte qui m’étreint en premier lieu. Bien au contraire, je suis aux regrets de vous signaler, madame Badinter, que votre plan média, impressionnant par son ampleur et son efficacité (déjà près de 60 000 exemplaires écoulés en un mois selon L’Express), a sans conteste largement dévoyé le contenu de votre livre!

Dans les dizaines d’ITW (France Inter, Canal+…), de papiers (Elle, Le Monde…) et billets publiés en ligne ou ailleurs (j’ai particulièrement aimé celui de Ségolène Finet ou la réponse de Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue citée par E.B. dans son bouquin), n’est fait mention très souvent, aussi bien par l’auteure elle-même que par ses détracteurs, que de sa prise de position franchement spécieuse concernant le complot pro-allaitement – un chapitre complet sur LLL (la Leche league) et sa conspiration mondiale. Ont été bien souvent évoquées ses réticences au retour des couches lavables (pourtant franchement timide en France où elles concernent moins de 5% des bébés…), alors qu’E. Badinter n’y consacre que deux ou trois paragraphes. Franchement ultra-anecdotique – et tout à fait conforme à l’opinion des femmes de sa génération qui ont dû pour la plupart jongler entre les langes à faire bouillir et les culottes en caoutchouc à récurer. On ne peut donc pas vraiment leur reprocher cette réaction!

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« Chéri, j’ai acheté des… couches lavables! »

Crédit: Flickr

Crédit: Flickr

N’en déplaise à Elisabeth Badinter, dont je vais enfin avoir le temps de lire les œuvres complètes maintenant que je suis ENFIN en congé maternité, depuis le mois de janvier, je n’ai qu’une passion (enfin deux, avec les élections régionales… non, je ne blague pas!): les couches lavables.

Entre la multitude d’arguments favorables, la CB « qui brûle et qui siffle »* et une curiosité piquée au vif, mi-janvier, j’ai sauté le pas

Tout a commencé ici (comme souvent ces 10/12 derniers mois), ou plus exactement ici (rapport au fait que je cherchais des sujets…). C’était en novembre. J’ai enfin lu ces quelques billets + commentaires (longs, mais longs…) sur ces fameuses couches qu’on ne jette plus/qu’on lave à nouveau/qu’on choisit avec application, etc. J’avoue qu’il m’a fallu encore deux mois (le temps d’avaler la littérature idoine) pour me décider à aller voir les e-boutiques concernées. Et, comme vous vous en doutez, entre la multitude d’arguments favorables, la CB « qui brûle et qui siffle »* et une curiosité piquée au vif, mi-janvier, j’ai sauté le pas et acheté sur le site Made in La P’tite prairie mes premières couches lavables. Je dis « mes » parce que clairement, ma fille ne se les ai pas appropriées avec le sourire. Il s’est avéré qu’elles étaient étrangement taillées et que les modèles correspondants à sa taille (un peu moins de 10 kilos pour 78 centimètres à 18 mois) étaient trop juste/fuyaient/lui sciaient les cuisses.

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