J’allaite en travaillant (2)

Après « sommeil et allaitement » (1 & 2), « travail et allaitement »… Vous allez croire que je ne fais qu’allaiter dans ma vie! Alors non, je ne fais pas que ça, mais clairement, le fait de devoir rester à portée de petite bouche rythme quand même mon quotidien et conditionne mes marges de manœuvres temporelles et géographiques depuis la naissance de BB2. Pour faire suite à ce premier épisode du feuilleton « j’allaite en travaillant », voici la suite, à J + 10 mois. Tout d’abord, pour rappel, je précise que j’ai repris le travail très rapidement après la naissance de mon fils, officiellement lorsqu’il était âgé de 10 semaines, officieusement, quelques temps avant. N’ayant pas le cœur de le mettre en crèche si tôt et forte de ma catastrophique expérience précédente (se reporter à l’épisode 1 donc…) avec ma fille, je l’ai gardé avec moi 24h/24, boulot compris, pendant 5 mois. A la rentrée de septembre, il a rejoint sa sœur de 19 mois son aînée à la crèche trois jours par semaine. Toujours allaité en exclusif ou à peu près – je suis pro diversification à la cool et/ou à la demande de l’enfant moi aussi, le mien a donc pu goûter tout ce qu’il a voulu ou à peu près, dès qu’il en a manifesté l’envie, vers 5 mois environ.

Deux mois fatigants qui ont permis à mon fils de s’habituer en douceur à ce nouveau régime alimentaire

En septembre/octobre, je suis donc allée donner une tétée à midi à la crèche et j’ai assuré la tétée de 16h30 tous les jours, donnée à la crèche toujours. Deux mois fatigants, professionnellement compliqués, qui ont permis à mon fils de s’habituer en douceur à ce nouveau régime alimentaire – il a commencé à recevoir des repas variés et réguliers pendant cette période – et à moi de tester la résistance de mes seins (je n’ai plus tiré depuis cet été, étant confrontée à un bébé qui n’acceptait pas le biberon…) tout en prenant doucement un peu le large. Depuis le mois de novembre, en revanche, je « tiens » (et BB2 aussi) de 8 heures à 17 heures sans souci, trois jours par semaine donc. Le petit mange de tout, laitages compris, et boit un peu d’eau ou de jus de fruit à la tasse quand je suis absente.

Cette période novembre/décembre a coïncidé avec mon enfer nocturne, ce qui m’a donc « permis » de maintenir 5/6 tétées (voir plus) par 24h, même les jours de crèche. Et puis depuis un mois, finies les tétées de nuit. BB2 tète donc toujours à peu près à la demande 3 ou 4 jours par semaine en journée et trois fois par 24h les jours de crèche – 6h, 8h (peut sauter), 17h (retrouvailles, peut aussi sauter parfois) et 20h – heure du coucher. Ce nouveau régime a précipité mon retour de couches, tout en provocant un changement de « mentalité ». Et c’est de ça dont je souhaite m’entretenir avec vous et, sur ce point particulier, que j’espère tirer profit de vos expériences personnelles. En effet, avec la réduction du nombre de tétées et le retour de couches est venue l’envie de travailler plus, de sortir à nouveau sans calculer l’heure de départ ou le nombre de verres ingurgités en fonction des horaires de tétées, de me faire un petit week-end sans enfant… de refaire (un peu) ma vie quoi.

Est-ce le temps du sevrage complet ? Est-ce que ce sevrage ne va pas ré-enclencher un désir d’enfant (mais alors, où s’arrêter!) ?

Et c’est là que 1000 questions surgissent. Est-ce donc déjà le temps du sevrage complet ? Est-ce que ce sevrage ne va pas ré-enclencher un désir d’enfant chez moi (mais alors, où s’arrêter!) ? Mon fils et moi sommes nous « prêts » à nous éloigner inévitablement – il est évident que la proximité physique qu’implique l’allaitement disparaît en partie quand bébé arrête de téter, j’ai pu en tout cas le constater avec ma fille. Bref, tant de questions et pas l’ombre d’une réponse, ou si peu. Je ne parle même pas des modalités du sevrage, de sa programmation, etc.

Détail qui a son importance, BB2 m’a beaucoup mordu ces derniers temps – une dent de devant qui avait du mal à sortir. Ces morsures ont entamé le plaisir que je prends habituellement à la tétée. Maintenant que cette dent est sortie, ça va mieux. Je ne cesse de dire « dans un mois ou deux », « pour son premier anniversaire », il ne tètera plus. Mais je suis bien incapable de pronostiquer si je serais réellement décidée d’ici deux mois. Un jour c’est imminent, le lendemain je remets à plus tard. Comment savoir quand c’est le bon moment…? Last but not least, j’ai autour de moi de nombreuses mamans qui allaitent longtemps. Ce n’est pas la norme en France, mais je me suis entourée bien volontiers de cette sorte de mères ;-) C’est le cas notamment de celle-ci, celle-ci, ou encore celle-là pour ne citer que les blogueuses… Alors bon, je me sens très petite joueuse par rapport à elles – je vous entends déjà dire que je ne devrais pas, mais c’est comme ça hein, on se compare forcément. Bref, l’affaire n’est pas simple, l’envie est parfois forte d’en finir et de retrouver ma liberté, mais le lendemain, le sourire de mon fils le sein dans la bouche me convainc du contraire, ma flemme de lui préparer un casse-dalle le dimanche et la satisfaction que j’ai à le voir nourri juste en soulevant mon t-shirt… Tout cela ne facilite pas cette prise de décision.

Et vous, comment avez-vous su quand le bon moment était arrivé ? Comment avez-vous procédé pour mettre en œuvre ce sevrage ?

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41 Commentaires pour "J’allaite en travaillant (2)"

  1. Ficelle
    Nashii
    31/01/2011 at 12 h 11 min Liens permanent

    J’ai envie de te dire des tas de choses, d’autant que j’ai l’impression de me classer aussi dans les allaitements « un peu » long. Mais j’ai d’abord envie de remettre mes idées dans le bon ordre… alors je fais un point avec moi-même et je reviens ;-)

  2. Ficelle
    Angela
    31/01/2011 at 12 h 55 min Liens permanent

    Je ne vais pas beaucoup t’aider parce que je n’ai pas encore sevré mon petit bout (qui a 6 mois) mais je me pose les mêmes questions. Je savais allaiter au moins jusqu’à ses 6 mois pour des raisons d’antécédents allergiques familiaux et pour la suite, je me disais qu’on verrait. Maintenant qu’on y est, je n’ai pas encore envie d’arrêter, je veux profiter encore de ces moments si particuliers (et ô combien pratiques, il faut bien le dire !) de partage et de peau à peau (voir ses petits yeux qui me regardent pendant qu’il tétouille comme ça, juste pour le plaisir parfois). Du coup, je me dis que je vais continuer jusqu’à ses 1 an, je vais l’accompagner dans la diversification… et puis peut-être que c’est lui qui ne voudra plus de mon sein et à ce moment-là, même si je serai sûrement triste, ça se fera tout naturellement.
    Mais bon, pour être honnête, comme vers ses 1 an nous pensons nous lancer dans la conception du petit frère ou de la petite soeur, il se peut que cela résolve aussi la question. Soit il refusera lui-même le sein lorsque je serai enceinte (j’avais lu un témoignage dans ce sens sur un site internet, Bébé l’avait senti et avait décidé que le sein n’était donc plus pour lui), soit je finirai par entamer le sevrage moi-même car je ne veux pas, par la suite, tout mélanger et allaiter en même temps 2 enfants d’âges différents.

    Bref, je ne t’ai pas beaucoup aidée mais personnellement, s’il n’y avait aucune échéance particulière, j’attendrais que les inconvénients de l’allaitement (ne pas pouvoir boire d’alcool, peu de liberté de mouvement pour sortir, etc) commencent à me peser davantage que le plaisir que je retire des moments partagés… pour autant que ça soit aussi simple !

  3. Ficelle
    Anne Cé
    31/01/2011 at 15 h 19 min Liens permanent

    comme Nashii, faudrait que je mette mes idées dans le bon sens et le bon ordre pour pouvoir te répondre… En tout cas je partage bien ce questionnement, sauf qu’au bout de 2 ans et demi la question du sevrage peut se poser plus sereinement il me semble !

  4. Ficelle
    Béatrice
    31/01/2011 at 17 h 48 min Liens permanent

    P’tit Mec N°4 étant mon petit dernier … j’avais envie de l’allaiter aussi longtemps que possible (parce qu’après, terminé, plus jamais !!). Les choses se sont enchainées assez tranquillement, et tout doucement vers 15/16 mois, je l’ai laissé réclamer au lieu de proposer le sein systématiquement … Et puis vers 18, je me suis rendue compte que cela faisait plusieurs jours qu’il n’avait plus tété …. Et puis voilà ….

  5. Ficelle
    Ficelle
    31/01/2011 at 19 h 22 min Liens permanent

    @Nashii, ah ben oui, reviens ;-)
    @Angela, pour le sevrage de ma fille, j’étais dans cette dynamique du deuxième, donc j’ai sevré à 9 mois et suis tombée enceinte quand elle en avait 10. Dans ce contexte, tout s’est passé de façon très naturelle et quasi du jour au lendemain. Alors que ma fille ne prenait aucun biberon auparavant, elle l’ accepté d’un coup – elle a compris que j’étais décidée sans doute. Là, rien de tel pour le moment. Au contraire, c’est parce que j’ai d’autres envie que celle de materner que je me pose la question du sevrage.
    Concernant l’allaitement pendant la grossesse, il arrive que les tétées soient moins fréquente – baisse de lactation – ce qui n’empêche parfois nullement l’allaitement de se poursuivre. Ensuite, c’est une affaire de choix ;-)
    @Anne Cé, c’est clair que si BB2 avait 2 ans et demi, je me mettrais moins la pression. A 10 mois, j’estime que mon lait peut encore lui être réellement bénéfique d’un point de vue « santé » – peut-être est-ce encore le cas plus tard néanmoins. A voir…
    @Béatrice, j’ai dit au papa que s’il m’assurait que j’aurais un troisième bébé, j’étais ok pour sevrer tout de suite. Mais il est resté très évasif, alors bon, dans le doute (peut-être est-ce mon dernier allaitement?), je préfère être sûre de mon coup avant de fermer le bar définitivement!

  6. Ficelle
    OPALE
    31/01/2011 at 21 h 15 min Liens permanent

    Ma fille est née quelques jours après ton bébé et moi aussi je travaille et allaite toujours ma puce.
    Allaitement exclusif jusqu’à 5 mois et demi, ensuite j’ai introduit purée de légumes et de fruits et on a commencé doucement un peu de viande et poisson depuis Noël.
    Ma fille a commencé la crèche à 6 mois (en octobre) et j’ai repris le boulot un mois après pour ses 7 mois, nous avons donc eu 1 mois pour prendre un rythme avant la reprise du boulot …
    Elle a toujours bien pris le biberon donc j’ai congelé du lait et je tirais mon lait au boulot et le matin quand mes seins étaient bien pleins !
    De ce fait, elle buvait exclusivement le lait de sa Môman mais au fur et à mesure, je tirais de – en – de lait au boulot et j’en pouvais plus de ne pas prendre de vrai pause (un sandwich vite fait devant mon ordi et 3/4 d’heure pour tirer plus grand chose à la fin :-( )
    Donc, j’ai décidé qu’elle prendrait à son goûter le lait maternisé de la crèche et pour celui du midi, toujours le lait de sa mère.
    Aujourd’hui avec la diversification, plus de lait maternel à la crèche en journée (trop peu de quantité tirée au boulot et étais méga fatiguée en plus), elle mange purée de légumes mélangée avec lait maternisé + compote et biberon de lait maternisé pour goûter.
    Donc, toujours les tétées matin, soir, une ‘tite la nuit parfois et open bar aussi dès que je suis en repos.
    Je suis bien moins fatiguée depuis que j’ai arrêté de tirer mon lait, c’était pas facile car debout 30 minutes + tôt le matin, pas de vraie pause déjeuner et j’ai un job stressant qui fait que ma pause déj, elle me ressource beaucoup et j’étais hyper stress de voir que je tirais plus grand chose, ça met une grosse pression surtout que mes réserves au congélo étaient peau de chagrin à la fin !!
    J’ai encore envie de continuer (moi aussi, elle a eu 1 période où elle mordait beaucoup à cause des dents mais elle a arrêté) cet allaitement, je sais que c’est bon pour elle, j’aime ces moments de tendresse et de fusion que nous avons toutes les deux et je suis parfois même un peu triste de me dire que cela aura une fin mais là, c’est encore trop tôt, je ne suis pas prête et elle aussi.
    C’est drôle comme on peut changer dans la vie car il y a encore deux ans, j’étais pas vraiment emballée par l’allaitement et aujourd’hui, je suis presque une « accro » !!
    Rien que pour ça, j’en ferai bien un deuxième tiens !
    Voilà mon expérience, pour résumer, l’allaitement a été pour moi comme une révélation, il a fait aussi que je suis devenue mère, c’est mon ressenti et je suis très émue de me dire qu’il y aura une fin …
    Je crois que j’ai écrit un petit pavé là ….

  7. Ficelle
    Laurence
    31/01/2011 at 22 h 56 min Liens permanent

    Il y a sans doute beaucoup de choses qui se passent en ce moment, et qui ne sont pas forcément (mais pas forcément pas non plus ;-) ) liées.
    Retour de couche + âge de BB2 correspondant à âge de BB1 où tu es tombée enceinte : et si j’en voulais un autre ?
    Dent + âge de sevrage de BB1 correspondant à âge de BB2 + envie (légitime) de se retrouver peu après grossesse + allaitement + grossesse + allaitement : quand est-ce que je vais m’arrêter avec celui là ?
    Et puis, concernant cette envie de reprendre l’air, est-ce que ça ne correspond pas aussi à la fin de « l’angoisse de la séparation » et sa transposition chez toi ? J’ai vécu ça avec mes 2 : leur angoisse de la séparation a aussi été la mienne, je me suis ressentie « moi toute seule » (et plus moi + bébé =1) une fois qu’elle était achevée, avec toutes les envies de liberté que ça pouvait susciter…

    Pour répondre à ta question, pour mon fils la date du sevrage est venue rapidement, dès que je me suis sentie prête. Une fois l’allaitement lancé, je m’étais dit que j’étais partie pour longtemps (je suis un peu stakhanoviste de tout moi :-) ), genre grossesse et allaitement voire co-allaitement… et puis non, quand mon fils a eu 15 mois j’ai su que c’était le bon moment pour moi, et que lui l’accepterait. Aucun regret, c’était parfait comme ça. Ca s’est fait en douceur, une tétée après l’autre.

    Pour ma fille je commence à me sentir prête, mais je sais qu’elle ne l’est pas – encore. A la meilleure intersection entre nos envies / besoins il ne faudra pas rater le coche ;-) J’ai passé le cap où elle peut clairement verbaliser ses envies, ça fait drôle.

    Bref je fais te faire une conclusion très philosophique : ce sera le bon pour vous quand tu sauras que c’est le bon moment pour vous :-) (très dans la mouvance : écoute-toi toi-même, fais confiance à ton instinct de maman… ça fait pas avancer le schmilblick mais c’est un peu vrai quand même). Et puis laisse toi le temps d’expérimenter, d’avancer, de reculer… Le jour où tu en as marre tu ralentis le rythme et si ça va pas tu reviens comme avant. T’inquiètes, à 18 ans, il tétera plus et tu pourras sortir le soir comme tu veux :-D

    (pfiou me voilà considérée longue allaitante ça aussi ça fait drôle)

  8. Ficelle
    Baby Pop
    01/02/2011 at 12 h 59 min Liens permanent

    C’est marrant ça, j’ai eu mon retour de couche à Noêl et depuis j’ai aussi envie de faire la fête, picoler un peu, je commence à zieuter les haltes-garderies pour souffler un peu, je m’achète des fringues, vais chez le coiffeur… Je n’avais pas fait le rapprochement !
    Pour moi les envies de sevrage viennent par phase, quand j’en ai ras le bol (nuits pourries, canicule donc plein de tétées…). Si tu ne l’allaites plus que le matin et le soir ce n’est pas trop contraignant, non ? Tu peux quand même sortir, le laisser garder, picoler et tout ? Bon mon commentaire ne t’aide pas trop, là :)

  9. Ficelle
    Ficelle
    01/02/2011 at 21 h 51 min Liens permanent

    Je ne me sens pas prisonnière de l’allaitement, mais parfois, ça me pèse… Exemple, dimanche j’ai bossé jusqu’à 21h (c’est rare) et j’ai speedé sachant que BB2 (qui dort habituellement à 20h) ne roupillerait pas avant de prendre une tétée. Donc stress. De même, impossible d’aller boire un apéro à 19h en laissant la baby-sitter gérer le biberon et la mise au lit… Je sais, ça parait con, mais en ce moment, c’est de ça dont j’ai envie. Alors bon, je me tâte… et je me dis que ce sont des raisons bien futiles pour sevrer mon loulou…

  10. Ficelle
    MamanSuisse
    02/02/2011 at 10 h 19 min Liens permanent

    Je passe un peu par la même phase actuellement.
    Pour résumer, bébé allaité exclusivement jusqu’à ses 6 mois, retour au boulot à la même date. Je tirais mon lait à 10h et à 16h, et je rentrais le midi chez moi pour l’allaiter (on s’était payé le luxe d’une nounou), et ça 3 jours par semaines. Les deux premières semaines, elle a refusé le biberon, alors qu’elle l’avait accepté ponctuellement par le passé. Elle a finalement cédé et apprécié, ce qui m’a permis d’être plus zen au travail. Elle tétait le matin avant mon départ, à midi après sa purée, à 16h bib de mon lait, puis 19h tétée avant dodo.
    Quand elle a eu 9 mois, j’en ai eu assez de tirer mon lait. Je tirais pas grand chose, et la pédiatre avait dit ok pour le petit suisse, donc à 16h les jours où je bossais, c’était fruits et petits suisses.
    Pour ces 11 mois, j’en ai eu marre de rentrer à la maison le midi, donc plus de lait à midi. Ce qui n’était de toute façon plus indispensable. Là j’ai commencé à revivre des journées au boulot normales, et c’était tant mieux. Mes seins ne m’ont jamais fait souffrir, sans doute car cela a été progressif?
    J’ai du faire un déplacement de 2 jours pour mon boulot peu avant ses 1 an. J’avais emmené mon tire lait pour me vider si douleurs, et à la maison j’avais récupéré des échantillons de lait industriels. Le papa a tout géré à la perfection et minimiss n’a pas trop râlé. Je crois que ça a déclenché mon RDC qui est arrivé 1 mois après…
    Les envies de liberté, je les avais déjà avant, et mon mari et moi ne nous privions pas de sortir au ciné en laissant la miss à sa grand maman. Ces quelques fois, je ne m’en voulais pas de lui donner du lait artificiel. J’ai toujours été à l’aise avec ça car c’était « pour dépanner ». J’ai la même philosophie en ce qui concerne les couches lavables et les petits pots.
    Depuis janvier (14,5 mois), on a introduit le lait de vache, pour la « tétée » du soir, qui est donc devenue un biberon. Elle n’a rien dit. Elle l’aime bien. D’autant plus que le soir j’avais de moins en moins de lait, donc elle y a gagné au change.
    On voudrait faire un sevrage progressif. Pour le moment elle réclame encore le sein parfois à 12h ou à 16h, mais ce n’est plus systématique. Il n’y a que la tétée du matin qui est toujours là.
    On peut par contre la laisser en week-end chez sa grand maman, auquel cas elle a aussi du lait de vache le matin. ça se passe très bien, et ça nous permet de souffler. En général je dois vider mes seins 1 ou 2 fois, mais je pense qu’ils vont progressivement s’y habituer. J’apprécie énormément ces week end sans elle, même si je suis contente de la retrouver le dimanche soir.
    Je pense arrêter d’ici mai, car on a un séjour prévu sans elle en juin, et je ne voudrais pas avoir à emmener mon tire-lait… et d’ici là, elle aura 20 mois, j’ai ma conscience tranquille :-)
    Comme c’est ma première, je sais que le bar re-ouvrira tôt ou tard (mais plutôt tard car le 2ème n’est pas prévu de suite), donc je comprends que tu puisses avoir cette angoisse de « jamais plus ».
    Personnellement donc, je ne pense pas que ce soit le RDC qui ai modifié mon rapport à l’allaitement, je suis toujours accro à ce truc là, même si j’ai envie de freiner tranquillement.
    Je trouve d’ailleurs paradoxal que les premiers mois de l’allaitement j’étais stressé en me disant « pourvu que je n’ai pas de baisse de lait, pourvu que je puisse continuer à allaiter », et que maintenant je suis là « bon, ce serait bien qu’elle ne me demande pas le sein ce midi… »…
    Autre sujet, pour la morsure, il faut expliquer à ton loulou que ce n’est pas bien, que si il a mal au dent, il faut mordre son hochet, et que le sein de maman, ce n’est là que pour téter. Elle m’a fait ça 2 fois, et la deuxième fois, j’ai fait un NON tellement fort qu’elle a commencé à pleurer. J’ai expliqué bien calmement, fait un bisous, remis au sein, et depuis, plus rien.

  11. Ficelle
    La poule pondeuse
    02/02/2011 at 10 h 26 min Liens permanent

    Pour y aller de mon petit témoignage (et puisque je suis citée parmi les allaitantes au long cours… pourtant à peine 1 an !)… Ici l’allaitement est vraiment devenu super flexible. Il n’est pas rare que Pouss2 (1 an) passe 24h sans téter sans que ça ne pose de problème, ni pour lui, ni pour moi. En plus il demande de plus en plus un biberon (lait de vache basique) comme son frère le matin. Actuellement, mon idée (après concertation avec le Coq) serait de continuer à l’allaiter (1 à 2 tétées par jour) jusqu’au printemps-été histoire de mettre tous les atouts de notre côté pour passer le 1er hiver à la crèche (l’endroit où ton gosse peut choper tout ce qui traîne mais ensuite n’a pas le droit de revenir les refiler à ses petits camarades). En pratique on va voir comment ça se passe, mais pour le moment l’allaitement est vraiment flexible et peu pesant (je sors, je bois, je remets des habits non compatibles…). Je n’avais pas anticipé que ça pouvait être si peu contraignant et si souple, je pense qu’il faut plus parler de ça parce que beaucoup ont l’image exclusive de l’allaitement du nouveau-né qui est bien plus demandeur mais ça ne dure qu’un temps !

  12. Ficelle
    Opale
    02/02/2011 at 14 h 04 min Liens permanent

    la Poule : très bonne définition de la crèche !
    Ficelle : je comprends ton stress quand tu rentres tard et que bébé attend la tétouille; idem pour moi hier soir, étais bloquée dans le métro alors que bébé attendais la tétée !
    Et pour l’apéro, je compatis aussi , en ce moment moi l’apéro, c’est plutôt le midi (de temps en temps)comme ça, le lait est nickel pour le soir ;-)

  13. Ficelle
    croquinette
    02/02/2011 at 20 h 00 min Liens permanent

    Bonjour,
    Pour mon expérience personnelle, j’ai eu mon retour de couche à peu près comme toi et c’est vrai que ça nous a donné envie de mettre en route le 2ème. D’ailleurs je suis tout de suite tombée enceinte mais ça n’a pas marché car je crois que je n’étais pas vraiment prête psychologiquement, cela a du jouer… je suis retombée enceinte 3 mois plus tard et cette fois c’était la bonne (petit bout arrive dans quelques jours ou heures…) Je m’étais renseigné sur le co-allaitement. J’ai continué à allaité, sans trop savoir où aller. Attention aux réflexions allaité enceinte ça peut être très mal perçu. Et puis les semaines passant, les vacances d’été, 1ères nuits sans enfant… Je n’est plus eu envie, j’avais aussi envie de me concentrer sur ma nouvelle grossesse. Ca c’est fait naturellement, presque du jour au lendemain. Sans m’en rendre vraiment compte j’ai sevré mon fils du jour au lendemain car après 5 jours passés chez sa mamie il y a bien sur eu une tété de retrouvailles mais finalement sans avoir rien prémédité c’était la dernière fois. Il l’a très bien vécu, bien sur il a réclamé 2 3 fois mais j’ai dit non et il n’a jamais insisté ni été frustré. J’étais alors enceinte de 4 mois, Clément en avait 17. Certe la lactation se raréfiait également.
    En résumé je crois que cela vient surtout de la maman, si tu te poses trop de questions c’est que tu n’es peut être pas encore vraiment prête.
    Un peu long désolée mais c’était juste pour dire qu’il faut suivre son instinct et quand on est prêt dans sa tête tout se fait naturellement.

  14. Ficelle
    Caramelyne
    03/02/2011 at 8 h 02 min Liens permanent

    Si tu voyais le brouillon que je suis en train de rédiger… je me pose des questions du même genre…
    Avant la naissance je m’étais dit que j’allais essayer l’allaitement, juste pour voir… puis l’éloignement de la néonat a fait que l’allaitement était un super moyen de me sentir « maman », en plus c’était la meilleure chose à faire pour sa santé, donc c’était parti… je me suis dit que si je tenais 6 mois ce serait vraiment top. Les 6 mois sont maintenant écoulés, je ne sais pas si c’est le manque d’objectifs (9 mois ? 1 an ?), la routine de tirer au travail ou bien la diversification qui va bientôt commencer mais l’envie de réduire le rythme se fait sentir. Mais j’ai peur qu’un ralentissement ou un allaitement mixte ne me mène droit au sevrage (la lactation automatique je connais pas).
    Bon le rythme des tétées étant toujours soutenu (6 a 8 fois par jour), ma Poulette ne doit pas encore être prête, je crois qu’on va encore se laisser quelques mois et voir comment ca évolue…

  15. Ficelle
    Segolene
    03/02/2011 at 13 h 12 min Liens permanent

    Merci merci Ficelle de m’avoir citée. J’arrive un peu après la bataille mais bon, je cours je cours tout le temps, même sur les blogs.
    Une fois de plus, je me reconnais dans ce que dit la Poule Pondeuse. Plus on avance dans le temps, plus c’est facile. C’est pour cela que je me retrouve encore à allaiter une petite fille de (ahem ahem) bientôt trois ans : c’est parce que c’est TELLEMENT facile que c’est dur d’arrêter.
    Je précise : elle est à la crèche et je bosse (beaucoup). Je l’allaite une fois le matin, une (ou deux) fois le soir. Si je sors le soir et que la babysitter la couche, no problem. Du moment que je ne suis pas dans la maison elle ne réclame pas la tétée. Donc pas de souci pour ma vie sociale. Mes seins s’adaptent et je n’ai aucun souci. Elle passe même une semaine chez ses grands-parents sans me voir, et je ne tire mon lait qu’une fois dans la semaine et je n’ai rien, ni engorgement ni montées de lait intempestives. Et les choses reprennent quand je la retrouve. Du coup c’est hyper souple. L’avantage principal (et je sais bien que ce n’est pas statistiquement une preuve) c’est qu’elle est en crèche et qu’elle n’est JAMAIS malade. Elle a vu le médecin (pour un rhume pendant les vacances justement hors de la crèche !) avec sa grand-mère. Et le docteur regarde le carnet de santé et lui a dit (il ne me connait pas) : « Mais elle n’est jamais malade cet enfant, elle a deux ans et demi et son carnet est vide, elle est gardée à la maison? » Ma maman « Euh non, elle est en crèche, mais elle est encore allaitée ». Le docteur « Ah et bien vous féliciterez la maman. » Bon, je sais bien qu’il y a des enfants allaités qui choppent tous les microbes, mais je suis quand même bien contente.

    Donc quand allons-nous arrêter ? Je ne sais pas !? Je suis déjà passé dans le camp des folles-dingues donc maintenant advienne que pourra ! Je rigole car j’étais à une conférence professionnelle où j’intervenais sur la création d’entreprise et une jeune femme charmante me dit « Ah c’est génial l’allaitement, super votre projet, j’ai allaité mes enfants. …. Mais quand même il y a des gens extrêmes, rendez-vous compte je connais une femme qui a allaité son enfant QUATRE ANS !! » Et elle rajoute « C’est vraiment quelqu’un qui a un problème psychologique . » Ouh la la, je n’ai rien dit, (honte sur moi !) J’étais là avec ma jolie robe, un peu pomponnée business woman, et j’aurais dû lui dire, « Quel est le problème, ma fille a trois ans et je l’allaite et tout va bien merci » mais je n’ai pas osé – je n’ai pas voulu que l’allaitement long colore notre discussion et que je devienne pour elle la folle qui allaite trois ans. Un peu lâche de ma part, non ?

  16. Ficelle
    Ficelle
    03/02/2011 at 16 h 42 min Liens permanent

    @Caramelyne, aux alentours des 6 mois de mes deux enfants, j’ai eu un moment de ras le bol moi aussi… C’est à mon sens le moment où on prend déjà un peu de champ – bébé commence à se déplacer, prend un peu d’autonomie, on a besoin de respirer. Il n’empêche que dans les deux cas, j’ai finalement continué l’allaitement après un petit passage à vide. Mais, comme dit Laurence, j’arrive pour BB2 à l’âge où j’ai sevré BB1 et lancé mon deuxième. Donc, je passe personnellement un nouveau cap. Continuera, continuera pas? Sans doute le fait de me poser la question montre que je ne suis pas encore tout à fait prête à lâcher complètement. Côté bébé, le lait maternel est toujours apprécié plutôt deux fois qu’une, je pense donc clairement que c’est moi qui donnerai le tempo du sevrage quand je serais mûre.
    @Ségolène, hahahaha !! Moi quand je dis que mon fils de 10 mois est encore allaité à mes contacts pro, ils ouvrent déjà de grands yeux étonnés (effrayés pour certains) alors 3 ans, je pense que ça ne leur traverse même pas l’esprit… Surement parce que cette notion de flexibilité dont tu parles, comme La Poule, n’est pas connu chez nous, car nous n’allons jamais « jusque là ». Allaitement = fusion, or mon fils aussi est en crèche et je ne crois pas l’étouffer sous mon joug en l’allaitant encore. Sur ce point, il s’agit vraiment de manque de références « positives » dans notre société occidentale… Vraiment dommage ! Pour moi, encore une fois, ton expérience est précieuse pour détricotée le cliché de la mère asociale et abusive qui allaite longtemps. Au fait, MamaNana est cité dans le Glamour de mars, la classe !! cela prouve s’il en était besoin que ce site fait sortir les fringues maternité/allaitement de leur placard poussiéreux ;-)

  17. Ficelle
    opale
    03/02/2011 at 18 h 55 min Liens permanent

    @Ficelle, moi aussi lorsque je dis que j’allaite (encore) ma fille qui aura bientôt 10 mois, on me regarde parfois avec des yeux ronds avec un « ah bon… » et là, j’en rajoute une couche en disant que je vais encore continuer car après ce « ah bon », il y a en général le « mais tu vas arrêter quand ? » …

  18. Ficelle
    audrey
    03/02/2011 at 22 h 44 min Liens permanent

    Après le témoignage de Ségolène, je me sens soulagée, un grand merci de nous apporter un autre éclairage: l’allaitement n’est PAS forcément une prison, une expression de maternité toute puissante. Par contre avoir un bébé en bas âge..J’ai des doutes ( sur le fait que ça nous emprisonne/empoisonne).
    Ca dépend aussi de notre manière d’être maman, copine Mag part en voyage 8 jours au 6 mois de son petit à peine sevré et copine Tita plaquait son taf au bout d’une semaine au 8 mois de la louloute, séparation impossible.
    Si on fait le lien avec le dernier billet allaitement et sommeil. On voit bien que..tout le monde en bave bib ou pas bib, tété ou pas tété. Je me souviens encore du petit Maxou qui ne s’endormait qu’en frottant la peau de sa maman, non allaité pourtant.
    Donc, il me reste une question ou plusieurs : faut-il opposé allaitement et liberté? Nos envies sont liées aux hormones, mais aussi à ces petites choses qu’on sent chez notre enfant, et en grande partie à la société qui nous entoure, non? On est libre que dans not’ tête?

    J’ai senti aussi ce besoin de me détacher vers 6 mois, vers 10 mois, mais ma puce ne l’entendait pas de cette oreille. Par contre depuis qu’elle marche…je vais commencer par me prendre une soirée avec mon homme..on verra et je m’inscris à un cours les mercredi soirs..ça ma fera trop du bien de faire un truc toute seule (comme avant. Tu parlais de retrouver un peu ta vie, c’est un peu cette solitude qui manque parfois, parce que la vie ne sera PLUS JAMAIS comme avant)

    sur ce je vais me coucher les bébés, ça épuise, le boulot..aussi.

  19. Ficelle
    Segolene
    03/02/2011 at 23 h 01 min Liens permanent

    @ Ficelle, ouh vraiment le Glamour de mars? Tu es 100% sûre que ce n’était pas euh… Grandir Autrement (au hasard) ?! Mais c’est une grande nouvelle, je me précipite chez mon marchand de journaux demain. Youpi !

  20. Ficelle
    Ficelle
    04/02/2011 at 7 h 56 min Liens permanent

    100% sûre !! (Même si je suis aussi abonnée à Grandir autrement ;-) )

  21. Ficelle
    Segolene
    04/02/2011 at 16 h 30 min Liens permanent

    Ouiiiiii j’ai le Glamour. Youpi!

  22. Ficelle
    Nashii
    07/02/2011 at 11 h 47 min Liens permanent

    Bon, j’ai mis trois plombes à « revenir » mais voilà, c’est moi !

    Tu abordes plusieurs sujets dans ton article et je vais essayer de te donner (humblement) mon avis par rapport à ces différentes questions.

    D’abord, je dois avouer que, pour mes deux loulous et plus encore pour le deuxième, j’était archi motivée pour l’allaitement. Pour GB, j’avais opté pour l’allaitement mais sans savoir jusqu’à quand. Sauf que le temps allant, je voyais de moins en moins de raison d’arrêter, j’ai donc tout mis en oeuvre pour que l’allaitement se poursuive à 100%, même après le reprise du travail. J’ai du tirer mon lait, et me « battre » pour conserver la lactation (tisane, tirage, etc…), j’avoue que c’est plutôt dans ces moments là que j’ai eu l’impression de faire un effort mais je crois que je m’en serais vraiment voulu si j’avais « baisser les bras » trop rapidement.

    Monsieur n’était pas très chaud pour l’allaitement long, d’autant qu’il voyait à quel point les tirages m’épuisaient mais je crois qu’avec mon caractère et notre manque de communication, j’ai décidé de continuer. Pour savoir ce qu’il en a pensé et comment il l’a vécu, je crois qu’il faudrait lui demander. Mais maintenant, quand il en parle, je crois qu’il est fier… Il est comme ca, Monsieur, faut le pousser au derrière ! Bref.

    Je suis d’accord avec toi également pour dire que, quelque part, tu limites tes sorties et tes envies. Tout nécessite prévision et organisation. Au secours, la grève RATP, adieu la spontanéité des pots entre collègues avant de rentrer (il faut être à l’heure, il faut être sobre…) mais ce n’est pas ce qui me dérangeait le plus. Quelques rares occasions manquées, trop ponctuelles pour donner envie d’arrêter.

    Un jour, je me suis dit : j’irai jusqu’à ce qu’il (GB) arrête de lui même. A 6 mois : 100% mon lait, à 9 mois : tétée matin et soir, yahourt à midi, mon lait à 16h, à 12 mois, tétée parfois le matin et parfois le soir. (J’ai du tirer du lait jusqu’à ses 9 mois). Il s’est détourné du sein spontanément, vers 13 mois. Je n’ai pas eu à forcer. J’ai à peine « filouté » quand le matin, au lieu de la tétée, je lui proposait un peu de céréales au lait normal, ou un peu de fromage blanc. Il n’a jamais eu de biberon de lait « normal » ou « maternisé », seul, à la place. Juste yahourt ou fromage. Le lait de vache est revenu plus tard, avec le chocolat en poudre ;-)

    Mon rdc est arrivé 2 mois plus tard et l’envie de bébé n’est pas venue dans la foulée pour autant. L’envie de bébé est revenue quand Monsieur et moi nous sommes retrouvés en tant que couple, ce qui avait pris beaucoup de temps, non pas à cause de l’allaitement mais à cause d’une mésentente globale… Pour moi, j’envie de bébé n’est pas ou n’était pas qu’hormonale, sinon, on n’en finirait pas, non?

    Pour PB, j’avais déjà dit à tout le monde qu’il tétérait jusqu’à ce qu’il n’en veuille plus. C’était acté, personne ne m’a pris le tête à me poser LA question « jusqu’à quand….? » J’ai eu beaucoup moins de problème, peut être parce que c’était le deuxième, peut être parce que je me posais moins de question… Mais tout a été plus facile : les tirages, les transitions…

    J’avoue que pour lui, plus encore, j’ai eu envie de sortir et de voir du monde. Et même si ca me manquait un peu plus, je me suis dis « ca n’est qu’une parenthèse ». Je l’ai ressenti comme un effort mais pas comme un sacrifice difficile. Je crois que c’est là que je mettrais la nuance entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas (enfin, pour moi…)

    PB a été à 100% jusqu’à 6 mois, puis comme pour GB, j’ai introduit les laitages en remplacement de mon lait. En 4/5ième, c’était plus simple aussi. A 15 mois, il ne tétait plus que le matin et plusieurs jours de suite, il s’est clairement détourné. Je n’ai pas insisté, c’était le bon moment et ca s’est fait sans douleur, ni pour lui, ni pour moi. Comme pour GB, il n’avais pas de biberon à la place, juste des laitages. Le lait est revenu aussi plus tard, pour le petit déjeuner.

    Mon rdc est arrivé aussi 2 mois après et n’était pas suivi d’une envie de bébé… tu connais d’ailleurs la suite de l’histoire et BB3 en route.

    Finalement, à relire mon texte, je crois que le plus dur à gérer a été les tirages de lait. Pour GB, à 5 ou 6 mois, il tétait 5 fois par jour et parfois très tôt le matin, je devait tirer suffisamment pour alimenter 3 biberons (11h, 15h, 18h) de 240ml chacun… C’était long et fastidieux. Je devais tirer 2 fois 30 min au travail plus le matin et le soir… C’est ce qui me pesait le plus, et non les sorties ou les apéros… J’en connais qui sont partis en vacances sans leur bébé pour retrouver leur Monsieur. Je comprends la démarche et quelque part je l’approuve car notre couple a souffert et l’allaitemement qui crée une dépendance mère enfant (subi de bonne volonté) n’arrange rien… mais je ne suis pas faite comme ca, je ne pouvais pas partir sans les enfants…

    Bon, les idées remises dans l’ordre ne sont pas très claires pour autant… et pas sure que ca t’aide non plus… Pffff….

  23. Ficelle
    Nashii
    07/02/2011 at 11 h 48 min Liens permanent

    Put***, j’ai écrit un roman…. navrée…

  24. Ficelle
    Ficelle
    07/02/2011 at 15 h 42 min Liens permanent

    Héhé, mais si, toute expérience est bonne à prendre ! C’est amusant, mais comme toujours, le fait d’avoir publié, lu vos commentaires, m’a permis de mettre de l’ordre dans mes idées. D’abord, je crois que ni BB2 ni moi ne sommes prêts à entamer un sevrage. On verra dans un ou deux mois, ou pas. Je suis témoin du mariage d’une amie chère (Boulotte si quelqu’un s’en souvient ;-) ) début juin et je compte un peu sur le fait d’un complètement dispo pour elle et son mariage pendant deux/trois jours et éventuellement d’en profiter le jour J. Sera-ce un sevrage ? On verra… Si j’ai bien lu, je peux « suspendre » deux/trois jours et reprendre après – ce que je n’ai jamais testé. Bref, merci à toi Nashii et aux autres !! Au fait, pour MB (mini bonhomme) ou PP (petite poulette), tu feras comment niveau boulot/allaitement/bébé ? On a droit à plus de congé pour le troisième ?

  25. Ficelle
    Nashii
    07/02/2011 at 17 h 42 min Liens permanent

    Je compte faire tout comme pour les deux premiers mais ce sera ENCORE plus simple. Parce que pour n°3, j’ai droit à 6 mois de congé mat! Donc j’y accolle quelques congés et je reprendrai le boulot quand il ou elle aura 6 mois révolu ! Adieu les milliards de litre de lait à tirer ! Mais je vais continuer l’allaitement « long », jusqu’à ce qu’il ou elle en ai assez. D’autant que je sais que c’est le dernier, donc, comme Béa, je me dis qu’après, ce sera vraiment fini. Autant ne pas regretter.

    Je pense que je devrai tirer mon lait matin et soir et peut être une petite fois en journée mais ca sera forcément moins prenant.

    Et si je veux être tout à fait honnête avec toi, je réfléchis de plus en plus à un congé parental… c’est en pourparler avec Monsieur (les pepettes, toujours les pepettes : le nerfs de la guerre finalement ! )

    Quant à l’arrêt de 2 ou 3 jours, je n’ai jamais essayé, j’avais trop peur qu’il ne reprenne pas après. Mais si tu n’as pas peur du sevrage éventuel, c’est peut être ta solution…

  26. Ficelle
    Anne Cé
    08/02/2011 at 11 h 10 min Liens permanent

    Je n’ai pas encore pris/eu le temps de revenir détailler mon expérience ici, mais comme je participe à plusieurs discussions sur l’allaitement je crois que je vais finir par être obligée d’écrire mon témoignage sur mon propre blog ! :o ))

    Pour ce qui est de rester deux/trois jours sans bébé, personne ne peut te prédire ce qui se passera après ! Une de mes amies allaite toujours son fils de 3 ans 1/2 et s’absente régulièrement pour 2/3 jours, sans que cela joue pour un sevrage… et elle a déjà eu les seins hypertendus à son retour. Tandis que moi je peux rester deux jours sans téter sans aucun souci au niveau de ma lactation ni risquer l’engorgement, en revanche je sais que MissC va me sauter dessus au moment de nos retrouvailles ! Elle n’est pas encore prête pour le sevrage, c’est certain, même si l’allaitement d’une « grande » de 2 ans 1/2 est vraiment très très différent et bien plus souple que celui d’un bébé !

  27. Ficelle
    Eve
    09/02/2011 at 15 h 01 min Liens permanent

    comme nashii, je me suis « battue » pour les tirages à la reprise du boulot et les mois suivants… car forcément ma production au tire-lait n’égalait pas ma production quand ma miss tétait! je voulais l’allaiter au moins 6 mois et puis une fois arrivée là je me posais parfois la question du sevrage mais finalement plus le temps passait moins j’avais envie de sevrer et plus je profitais de ces moments qu’on ne vivait que toutes les 2! je voulais allaiter mais je ne m’attendais pas à vivre ça…
    quand elle a eu 10 mois je n’ai plus réussi à tirer du lait (tiens d’ailleurs c’est là que j’ai eu mon RDC!)… 20 ml ne valaient pas le coup! les quantités avaient diminué peu à peu pour en arriver là. elle a donc eu des laitages en remplacement du dernier bib donné à la crèche. puis vers ses 1 an nous sommes partis 2 jours seuls avec le papa : je les attendais depuis longtemps! mais paradoxalement, l’un comme l’autre en avons peu profité, elle nous a énormément manqué et cerise sur le gâteau je n’ai pas réussi à tirer une goutte! l’allaitement a repris comme avant cette séparation.
    pour ses 14 mois j’ai arrêté de lui donner un sein à téter car elle le prenait plus que quelques secondes et j’avais l’impression qu’il n’y avait plus de lait, elle s’est ensuite contentée d’un seul sein.
    A ce stade l’allaitement était très cool et très souple : comme dit la poule, les tétées peuvent sauter sans que les seins s’engorgent, le bébé ne réclame pas si la mère n’est pas là, bref c’est en fonction des situations, ce n’est plus du tout une contrainte mais juste un plaisir!!! (et ça évite de préparer un bib le matin, une tétée c’est rapide!)
    A ces 16 mois, après une tétée formidable où elle s’est endormie au sein (ce qui n’arrivait plus depuis de longs mois) elle n’a plus voulu téter. c’était la dernière. je lui ai proposé à différents moments de la journée et pendant plusieurs jours et la réponse était invariable : quel déchirement! un matin au petit déj après un énième refus je me suis rendue compte qu’elle ne téterait plus et j’ai fondu en larmes, le papa aussi… j’ai expliqué à ma fille pourquoi j’étais triste et elle m’a fait câlin et bisous.
    aujourd’hui encore je suis au bord des larmes même si c’est un sevrage « idéal » car décidé par elle. cela fait maintenant 2 mois et depuis elle enchaîne les maladies… j’aurai vraiment préféré éviter le sevrage!
    pour le deuxième, nous y pensons mais dans plusieurs années!

  28. Ficelle
    Ficelle
    09/02/2011 at 17 h 00 min Liens permanent

    C’est fou que tu aies allaité deux mois avec un seul sein ! Ils étaient identiques ? Même consistance/grosseur ??

  29. Ficelle
    Carole
    10/02/2011 at 23 h 41 min Liens permanent

    Personnellement, j’ai ressenti l’envie de reprendre un peu de large quand BB2 avait environ 1 an (un peu plus tôt pour BB1). Forcément, avec l’allaitement, et donc BB qui s’endort en tétant le soir et se rendort en tétant quand il se réveille la nuit pas facile de lâcher du leste. Mais là, j’avais VRAIMENT besoin de prendre du temps pour moi.
    Par contre, je n’ai pas du tout envisagé le sevrage. Je fais partie de la catégorie « maman qui allaite longtemps » (BB1 allaité jusqu’à 4 ans;-))
    Je me suis dis, si je ne suis pas là, il faudra bien qu’il se débrouille ! Il mange de tout donc il n’aura pas faim et pour les câlins, on se rattrapera à mon retour.

    Et il s’est débrouillé ! Les premières soirées et la première nuit, je l’ai laissé avec papa, qui l’a endormi (et rendormi) dans l’écharpe.
    Et puis quand on a voulu sortir tous les deux, on l’a laissé chez les grand-parents et il s’est débrouillé aussi : parfois très bien, parfois un peu plus dur, avec un peu plus de pleurs mais bon, c’est de temps en temps…Bon, pour le moment, on n’ a pas encore tenté le nuit complète chez mamie papi mais avec le printemps qui arrive (enfin dans pas si longtemps que ça), je me sens des envies de week-end en amoureux donc ça ne va pas tarder ;-)

    J’ai commencé à vraiment « apprécier » mes allaitements vers 10-12 mois, quand la diversification était bien en place et que je ne me sentais plus aussi « indispensable » pour nourrir bébé. Bref, quand j’ai à nouveau commencé à me sentir plus libre.
    Pour moi, quand on a une arme aussi efficace que la tétée pour résoudre
    petite faim, petite soif, petits bobos, gros chagrin, envie de câlins, « j’veux pas dormir »…pourquoi s’en priver !

    Non ?

    J’ai sevré mon fils aîné à 4 ans parce que j’en avais vraiment marre, c’était le moment pour moi, lui aurait bien continué encore mais il l’a pas trop mal pris finalement. Avant ce sevrage définitif, j’ai aussi eu des périodes où je me disais « demain, j’arrête » et d’autres où je me disais plutôt « aller encore un peu, après, il ne pourra plus jamais téter de toute sa vie, je peux bien lui laisser encore quelques jours (…semaines…mois). Certains bambins se sèvrent d’eux même, d’autres ont besoin d’aide si on n’a pas envie de les allaiter trop longtemps, à chacune de faire en fonction de ce qu’elle ressent.

    Ficelle, tu peux tout à fait faire une pause de 2-3 jours pour le mariage de ton amie. Tire ton lait de temps en temps pour éviter les engorgements et stimuler un minimum ta lactation, ça devrait suffire pour pouvoir reprendre après.
    Et puis pour le sevrage, comme dit Laurence, laisse-toi le temps. Sur la durée de toute une vie, quelques mois de plus ou de moins, ça revient à pas grand-chose finalement, alors pourquoi se prendre la tête (c’était la minute philosophique là)

  30. Ficelle
    Ficelle
    11/02/2011 at 8 h 35 min Liens permanent

    Bon en juin, il aura 13/14 mois… Je ne sais pas du tout où on en sera. Hier, coup de fil avec ma grand-mère: « Tu as demandé à ton pédiatre si ton lait était encore bon pour BB2 ? Nan parce qu’il va avoir un an là ! » Euh… Tu penses que la poudre est meilleure que mon lait ? Lui ai-je répondu, avant de la rassurer. J’avoue, ça m’a échappé. Je ne devrais plus m’agacer pour ce genre de remarque… Imagine si j’allaitais 4 ans ? Tu en as parlé à ton entourage ? Quelle a été leur réaction durant ces années ?

  31. Ficelle
    Eve
    14/02/2011 at 14 h 30 min Liens permanent

    @ Ficelle, oui mes seins étaient revenus à leur taille d’avant grossesse vers ses 9 mois, ils étaient « comme avant », à mon grand soulagement, et donc quasi de la même taille l’un que l’autre (j’en ai toujours eu un plus gros légèrement). Apparemment ça arrive…

  32. Ficelle
    Carole
    14/02/2011 at 23 h 20 min Liens permanent

    En fait, je crois que j’aime bien être un peu à contre courant et donc je disais toujours autour de moi avec un sourire angélique qui n’admettait aucune espèce de répartie négative que j’allaitais même quand mon fils avait passé la « date limite » d’allaitement. Ca marchait assez bien. J’avais bien sûr droit à quelques sourires ironiques mais j’ai toujours fait semblant de ne pas les voir…

    Pour la famille, la période 6 mois-1 an est la plus dure (et donc, tu es en plein dedans). Et c’est vrai que je me suis aussi agacée une paire de fois mais je crois qu’au bout d’un moment, on se blinde et les mamans, belles-mamans, mamies et compagnie comprennent que finalement, elles n’ont pas d’emprise sur nous à ce niveau là, se lassent et diminuent les commentaires. En plus, j’ai l’esprit de contradiction et plus on me disait qu’il était temps que j’arrête d’allaiter, plus j’avais envie de continuer ! Surtout que je trouve ça tellement confortable pour les raisons citées dans mon post plus haut, que je n’en voyais pas du tout l’intérêt. Et comme mon fils était accro…

    Le fait d’avoir des copines qui allaitent longtemps aussi, et d’échanger avec elles à ce sujet, m’a peut-être permis de « tenir » aussi longtemps. Je ne sais pas si je l’aurais fait si je m’étais sentie trop isolée, mais peut-être que si…

  33. Ficelle
    Titi
    25/02/2011 at 11 h 52 min Liens permanent

    J’ai mis un peu de temps à revenir parler de mon expérience ici, il fallait moi aussi que je remette de l’ordre dans mon ressenti je crois.
    Bon, d’abord, je crois qu’il faut préciser, bien que ça n’ai pas été prémédité que je dois maintenant faire partie des allaitements « longs » je pense, mon fils va bientôt avoir 18 mois et il est encore plus ou moins à la demande (plus ou moins c’est en gros parcequ’il faut qu’il demande et qu’à ce moment là ça ne me dérange pas, sinon, je lui dis non).
    Le début de l’allaitement avait été dur, hôpital ami des bébés mon oeil on va dire (et pédiatre et PMI, copie à revoir entièrement après mon retour).
    J’ai repris le boulot pour ses 10 semaines, lui à la crèche avec des biberons de lait tiré (zéro réserve, donc à flux tendu pour les tirages). Mon objectif c’était d’allaiter exclusivement six mois et d’essayer de tenir un an si c’était possible à cause de risques élevés d’allergies. Heureusement, le nombre de biberons à fournir n’a fait que diminuer au fil du temps, plus ça allait plus je trouvais ça lourd de tirer. J’ai arrêté un peu avant ses un an, ça m’a fait du bien. Par contre allaiter, qu’est-ce que j’ai trouvé ça pratique. Au point qu’arrivée au bout de la première année, je ne voyais vraiment pas pourquoi j’aurais du arrêter. Il faut dire que je ne me prends plus trop la tête. Je bois même comme avant (avec une demi-bière ou un verre de vin, j’estime que le taux d’alcool dans mon lait n’est pas un problème, si c’est plus je refuse les tétées le temps qu’il me faudrait pour pouvoir reprendre le volant). Et l’allaitement ne me donne pas plus de contraintes que la garde de mon bébé ne m’en donne déjà (il ne réclame pas le sein lorsque je ne suis pas là, au pire, pour une absence trop longue j’ai quelques réserves au congel et mes seins ne se gonflent plus de lait lorsqu’il ne tête pas depuis que j’ai arrêté de tirer mon lait).
    Bref, on continuait sans trop se poser de questions, d’autant qu’entre autres allergies alimentaires, on s’était rendu compte qu’il est allergique au lait de vache (très, au point que même les hydrolysats simples sont inenvisageables)
    J’ai récemment du me faire opérer, une semaine d’hospitalisation était prévue, et c’est là que je me suis rendue compte que moi je n’étais pas prète pour le sevrage (l’idée qu’il se sèvre à cause de mon absence prolongée me terrorisait). Suite à des reflexions (les gens n’ont pas l’habitude de l’allaitement long, il faut donc tous qu’ils te fassent comprendre que tu n’es pas très nette avec ton gaimn dans un cas comme ça) j’ai fini par me demander si ce n’était pas moi qui lui imposait cet allaitement. Bon ben après lui avoir apris le signe pour dire têter (oui il ne parle quasiment pas, Dolto dirait que c’est la faute à l’allaitement long), on peut le dire : lui non plus n’est pas près au sevrage.
    Et puis finalement mon absence a été plus courte que prévue, et même si je n’ai quasiment rien tiré pendant 48h, l’allaitement a repris comme si de rien n’était à mon retour.
    Après ce pavé, je concluerais en disant que j’habite aussi Framboisy, du coup si tu as des envies d’apéro allaitantes-friendly, je suis plutôt partante

  34. Ficelle
    Ficelle
    25/02/2011 at 15 h 01 min Liens permanent

    Ah ben oui, avec plaisir ! Et tu serais pas intéressée par des cours de portage par hasard ;-) ?

  35. Ficelle
    Titi
    26/02/2011 at 9 h 14 min Liens permanent

    pour les cours de portage, je me suis tatée trop longtemps je pense, maintenant, j’aurais trop peur d’apprendre qu’en fait je porte mal depuis si longtemps ;-)

  36. Ficelle
    Ficelle
    26/02/2011 at 11 h 49 min Liens permanent

    Ha ha ! Mais non, tu peux assi apprendre d’autres nouages et essayer différents porte-bébé ! Bon, si tu te décides, fais moi un petit mail ! Et puis, même si tu ne veux pas de cours, tu peux aussi ;-)

  37. Ficelle
    Nashii
    01/03/2011 at 9 h 47 min Liens permanent

    Je voulais juste rebondir sur ce qu’a écrit Carole : Oui, effectivement, je trouve aussi que la période 6-12 mois est la plus difficile auprès de l’entourage. Je pense que c’est la période à laquelle les autres s’attendent au sevrage, l’anticipe et pose la question « et tu comptes l’allaiter jusqu’à quand? ». Dans les faits, je ne suis pas certaine que cette question soit toujours posée de manière négative et je dirais même que si on le prend mal, c’est peut être qu’on a peur de la réaction des autres et de se sentir agresser.

    Dans mon cas, je crois que tout le monde a posé la question une fois et à chaque, j’ai répondu avec assurance, « je ne sais pas, on verra bien quand j’en aurais assez, ou qu’il ne voudra plus. »

    Mais si tu es déjà en questionnement, il est certain que cela ajoute de l’huile sur le feu…

  38. Ficelle
    Mère Geek
    15/03/2011 at 14 h 27 min Liens permanent

    Mon bébé de 4 mois est encore allaité 100%, au sein avec moi et par bib chez la nounou. Le tire-lait est mon meilleur ami donc.
    Pour les congés d’été, la nounou sera en congé, et donc…il devra être gardé une semaine par ses grand-parents. Il aura alors 8 mois. Pour cette échéance, je dois le sevrer (à moins que vous me confirmiez qu’une séparation d’une semaine peut ne pas entraver un bébé de téter au sein). Cela me fend un peu le cœur d’avoir une échéance, tout en me donnant un challenge à atteindre.
    A ce moment, il sera un peu diversifié…mais que mangera-t-il d’autre que du lait ?

    Bref, j’y pense et puis je refoule. Envie de retrouver un peu ma liberté de picoler (même si je ne le ferais pas forcément, marre de boire des jus de tomates dans des pubs irlandais) et pas envie de « lâcher », d’abandonner bébé geek.

  39. Ficelle
    Maman Sioux
    15/03/2011 at 15 h 16 min Liens permanent

    Bonjour Mère Geek. De ton côté (je peux te tutoyer ?), si tu continues à tirer ton lait en journée, tu en auras toujours au retour de ton bébé. Quant à lui, pas sûr qu’il « perde » la technique en 1 semaine. Il risque juste peut-être de ne pas trop comprendre la coupure et le retour au sein mais si ça lui plaît, ça peut marcher. J’ai une cousine qui avait fait des pauses dans son allaitement pour cause de travail et avait repris ensuite allaitement complet pendant les grandes vacances : apparemment sans souci pour sa lactation comme pour sa fille.
    A toi de voir pour ne pas trop mal vivre l’échéance et peut-être attendre un autre moment où tu auras vraiment envie de ce sevrage…

  40. Ficelle
    Ficelle
    15/03/2011 at 22 h 02 min Liens permanent

    C’est vrai, tu as le temps de voir d’ici là… Je comprends néanmoins que cette perspective te stresse. Comme dit Maman Sioux, si tu entretiens avec un tire-lait et si tu es passée d’ici là en « lactation automatique », il est possible que tu aies toujours du lait pour vos retrouvailles. Sans doute sera t-il alors nécessaire de mettre beaucoup ton bébé au sein pour que ta production augmente à nouveau. Attention quand même aux engorgements pendant les 8 jours ! Personnellement, je te conseille de contacter un peu avant ton départ une consultante en lactation ou une animatrice LLL qui pourra t’aider. Il est vrai qu’il vaut mieux que le sevrage ne se fasse pas par défaut mais que ce soit un vrai choix pour toi. Bon courage !
    NB: Ici, il n’est plus question de sevrage… BB2 aura 1 an dans 15 jours et tète de plus belle. Quatre week-ends sans lui prévus dans les 2/3 mois qui viennent… ça risque d’être sportif pour le papa qui prendra le relais (oups ;-) ).

  41. Ficelle
    Mère Geek
    18/03/2011 at 1 h 09 min Liens permanent

    Merci de vos réponses, déjà, et je repasse pour re-répondre :D

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