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	<title>Le Feuilleton de Ficelle &#187; Je bouquine</title>
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		<title>« Si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib&#8217; » (1)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2011/01/04/%c2%ab-si-tu-veux-dormir-la-nuit-donne-lui-un-bib-%c2%bb-1/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 05:12:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je blogue, tu blogues... Elles bloguent!]]></category>
		<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Un bébé allaité peut-il faire ses nuits? C&#8217;est la question a 10 000 dollars qui pourrit la vie de nombreux couples sous nos latitudes – pas sûr que le sujet perturbe les parents n&#8217;ayant ni eau potable à disposition pour préparer les biberons ni chambre à part pour les enfants. « Donne-lui donc un biberon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/pantley1.jpg"><img class="size-full wp-image-938 aligncenter" title="pantley" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2011/01/pantley1.jpg" alt="" width="320" height="480" /></a></p>
<p>Un bébé allaité peut-il faire ses nuits? C&#8217;est la question a 10 000 dollars qui pourrit la vie de nombreux couples sous nos latitudes – pas sûr que le sujet perturbe les parents n&#8217;ayant ni eau potable à disposition pour préparer les biberons ni chambre à part pour les enfants.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>« Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l&#8217;allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l&#8217;allaites encore? Il doit avoir faim »&#8230;</p></blockquote>
<p>Laquelle d&#8217;entre nous ne s&#8217;est jamais vu rétorquer, après s&#8217;être épanchée dans un moment de faiblesse sur sa fatigue chronique après des mois de réveils nocturnes, sur un ton accusateur/désolé/gêné: « Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l&#8217;allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l&#8217;allaites encore? Il doit avoir faim »&#8230; Ou carrément – sortie révoltante de la part de mon EX-pédiatre: « Madame, votre enfant se réveille parce qu&#8217;il est <em>affamé</em>, si vous voulez dormir <em>et qu&#8217;il prenne suffisamment de poids</em>, il lui faut d&#8217;autres laitages ». Je vous rassure toute de suite, mon fils est en parfaite santé et j&#8217;ai immédiatement changé de pédiatre.</p>
<p><span id="more-934"></span>Et puis, quelle mère allaitante, épuisée par des nuits hachées, n&#8217;a jamais entendu au détour d&#8217;une conversation entre parents des anecdotes – dignes de contes des Mille et une nuits, c&#8217;est le cas de le dire&#8230; – à propos de nouveaux-nés dormant 10 heures d&#8217;affilée au retour de la maternité, à 6 ou 12 semaines? Quelle mère allaitante ne s&#8217;est pas engueulée avec son compagnon en plein milieu de la nuit pour savoir quelle méthode privilégier pour rendormir le bébé (énième tétée? Câlin? Biberon d&#8217;eau? Laisser pleurer?), sachant que papa n&#8217;a pas de seins mais que maman n&#8217;en peut juste <em>plus</em>?</p>
<p>Ça sent le vécu? C&#8217;est normal, ça l&#8217;est. Et plutôt du récent.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Mon expérience personnelle d&#8217;abord, émaillée de lectures plus ou moins utiles, celle de blogueuses aux styles parentaux différents ensuite</p></blockquote>
<p>Je vous propose donc une petite série spéciale « allaitement et sommeil, sont-ce deux concepts compatibles? » qui sera découpée comme suit: mon expérience personnelle d&#8217;abord, émaillée de lectures plus ou moins utiles, celle de blogueuses aux styles parentaux (pas vraiment finalement&#8230;) différents ensuite, qui contribueront peut-être à décrédibiliser ce mythe urbain du biberon synonyme de « nuits paisibles et sans pleurs »*.</p>
<p>En résumé, voici donc mon parcours sinueux au pays du sommeil des bébés, cet Eldorado qui se refuse, s&#8217;offre, se refuse à vous tour à tour, telle une fiancée facétieuse&#8230; En 2008, j&#8217;ai eu un premier bébé. J&#8217;avais 26 ans (et toutes mes dents) et des idées semi-arrêtées sur les choses de la petite enfance. J&#8217;avais lu <a href="http://livre.fnac.com/a2048842/Catherine-Piraud-Rouet-Planete-maternage" target="_blank"><em>Planète maternage</em></a> (que je recommande chaudement d&#8217;ailleurs!), mais j&#8217;étais tout de même imprégnée de bonne culture populaire du type « mauvaises habitudes à ne pas donner » (le cododo par exemple) ou « laisser pleurer un bébé ne lui a jamais fait de mal » etc. J&#8217;ai donc donner une tétée par nuit jusqu&#8217;à six mois environ (en tout cas c&#8217;est le souvenir que j&#8217;en ai&#8230;), puis laisser hurler ma fille deux/trois nuits (je précise que ça a été affreux, genre DEUX heures de pleurs non-stop pendant lesquelles je pleurais moi-même, un oreiller vissé sur mes oreilles) en envoyant le papa quelques fois pour s&#8217;assurer que tout allait à peu près bien (pas de vomi ni de couche débordante). Elle a rapidement abandonné du terrain et dormi 10/12 heures d&#8217;affilée, à six mois et demi environ donc. Elle a été allaitée jusqu&#8217;à 9 mois. Peut-être a-t-il fallu qu&#8217;elle compense le manque à gagner des tétées de nuit par une prise de nourriture plus importante le jour? Je ne peux pas l&#8217;affirmer.<br />
Riche de cette expérience, dont j&#8217;ai rapidement évacué l&#8217;aspect traumatisant, j&#8217;ai remis le couvert dès ses 10 mois en tombant enceinte de son petit frère, aujourd&#8217;hui âgé de 9 mois. Dès le début, les choses ont été plus compliquées. D&#8217;abord, impossible de laisser pleurer ne serait-ce que 5 minutes un nouveau-né dont la grande sœur de 20 mois dort dans la chambre adjacente. Ensuite, mon fils a été bien plus demandeur que sa sœur la nuit. Il a fallu des semaines pour qu&#8217;il intègre le rythme jour/nuit et dorme plusieurs heures d&#8217;affilée puis se rendorme après une tétée. Cododo obligatoire donc (j&#8217;avais largement plus creusé la piste maternage pendant ma seconde grossesse) et chambre commune jusqu&#8217;à 4/5 mois environ. A 6 mois, épuisée par les réveils nocturnes (+ le boulot + l&#8217;aînée&#8230;), j&#8217;ai voulu lancer l&#8217;opération Thirion-Challamel**, soit le fameux « 5/10/15 ». L&#8217;idée: apprendre à bébé à « faire ses nuits » en lui montrant qu&#8217;on est à côté en allant le voir au bout de 5, 10 puis 15 minutes de pleurs, sans forcément le prendre dans les bras, mais en lui proposant un biberon d&#8217;eau ou une tétine – que les miens n&#8217;ont jamais accepté. Et là, je ne sais pas ce qui a merdé, mais manifestement, soit lui soit moi n&#8217;étions pas prêts.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Après Pantley et Thirion, une nouvelle méthode, celle tant redoutée du « pleure tout seul mon gars, je n&#8217;ai plus la force de venir m&#8217;occuper de toi »</p></blockquote>
<p>Le calvaire des pleurs nocturnes a duré un mois environ, avant que je jette l&#8217;éponge et rempile pour deux mois de tétées nocturnes. Seulement, les pleurs ayant sans doute créé une insécurité chez lui, j&#8217;ai dû « emménager » dans la chambre de bébé, au moins en seconde partie de nuit, pour l&#8217;allaiter toutes les heures et demi environ. Avec des réveils définitifs aux alentours de 5 heures. Le calvaire – c&#8217;est réellement comme ça que je l&#8217;ai vécu, s&#8217;est poursuivi jusqu&#8217;à la semaine dernière. Après quelques jours dans ma famille à dormir moins de 6 heures par nuit, j&#8217;ai annoncé à mon mari et à mon fils que tout cela allait prendre fin à notre retour, avec une nouvelle méthode, celle tant redoutée du « pleure tout seul mon gars, je n&#8217;ai plus la force de venir m&#8217;occuper de toi ». Nuit 1: coucher 20h, une heure de pleurs entre minuit et une heure, brefs réveils aux alentours de 4/5 heure puis tétée à 6h. Nuit 2: coucher 20h, brefs réveils aux alentours de 3/4/5 heures, tétée à 6h30. Nuit 3: coucher 20h, réveil&#8230; 6h30! Et depuis une semaine, coucher à 20h, réveil bref vers 3h ou pas de réveil du tout, tétée à 6h30. Autant vous dire que je revis!<br />
Si je n&#8217;ai pas réussi à appliquer la méthode Pantley (un bon récap&#8217; en deux parties <a href="http://babypop.canalblog.com/archives/2010/09/28/19184585.html" target="_blank">ici</a>) à la lettre, la lecture de ce livre m&#8217;a apporté plusieurs choses. D&#8217;abord, j&#8217;ai compris que je devais instaurer un rituel spécifique pour le coucher de mon fils – ce que je ne faisais que pour ma fille jusque-là. J&#8217;ai également pris l&#8217;habitude de le coucher plus tôt (20h au lieu de 21h30) et je lui ai installé un vrai coin chambre, ce qu&#8217;il n&#8217;avait pas jusque là – à noter que j&#8217;ai un grand appartement et que mes enfants sont dans des chambres séparées. Je suis preneuse de témoignages de parents dont les enfants dorment ensemble: à partir de quand? A combien? Est-ce que les aînés se réveillent la nuit? Sont-ils réveillés par les pleurs du cadet? En ce qui concerne Pantley, j&#8217;ai en revanche trouvé sa technique d&#8217;endormissement sans pleurs irréalisable (pour moi) quand on ne souhaite qu&#8217;une chose: se rendormir par quelque moyen que ce soit.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Je ressentais un profond rejet pour mon fils la nuit à force d&#8217;être épuisée et j&#8217;étais sur le point de le sevrer complètement pour pouvoir le laisser une nuit ou deux</p></blockquote>
<p>Je tiens à préciser deux choses: d&#8217;abord laisser pleurer mon fils la semaine dernière n&#8217;a pas été pénible pour moi tant j&#8217;étais fatiguée. J&#8217;ai dormi quasiment tout du long, c&#8217;est mon mari qui me tenait au courant de la durée des pleurs quand j&#8217;ouvrais un œil. Ensuite, j&#8217;en suis arrivée à cette « extrémité » car je ressentais un profond rejet pour mon fils la nuit à force d&#8217;être épuisée et j&#8217;étais sur le point de le sevrer complètement pour pouvoir le laisser une nuit ou deux&#8230; ailleurs. J&#8217;en étais arrivée à un tel point que je ne demandais qu&#8217;à croire les parents dont les enfants ont fait leurs nuits une fois passés au biberon et ne rêvais plus que d&#8217;une chose: donner un bib&#8217;, fermer la porte et m&#8217;enfuir.</p>
<p>Dans ce débat autour du sommeil et de l&#8217;allaitement, quelle alternative représente au final le lait artificiel? Un aliment plus compact et long à digérer que le lait maternel, qui permettrait à l&#8217;enfant de tenir plus longtemps sans sensation de faim? Une distance instaurée entre la mère et l&#8217;enfant qui induit un endormissement plus solitaire de l&#8217;enfant &#8211; et de fait un rendormissement sans maman plus facile la nuit? La simple possibilité pour la mère de passer le relais? Je ne suis pas parvenue à trouver des réponses rationnelles à ces questions. Tout est sans doute affaire de couple parent/enfant. Et c&#8217;est ce que vont nous raconter demain SEPT mères allaitantes et blogueuses. Merci à elles! En espérant que vous, lectrices (et lecteurs!), apportiez également votre pierre à l&#8217;édifice.</p>
<p>* Clin d&#8217;œil à l&#8217;ouvrage d&#8217;Elizabeth Pantley, <a href="http://www.amazon.fr/sommeil-paisible-sans-pleurs-douceur/dp/2895652228/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1294085751&amp;sr=8-1" target="_blank">« Un sommeil paisible et sans pleurs: Aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit »</a>, AdA 2005.<br />
** <a href="http://www.amazon.fr/Sommeil-r%C3%AAve-lenfant-nouvelle-%C3%A9dition/dp/2226134417" target="_blank">« Le sommeil, le rêve et l&#8217;enfant, de la naissance à l&#8217;adolescence »</a>, Marie Thirion et Marie-Josèphe Challamel, Albin Michel 1999.</p>
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		<item>
		<title>« Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage » (3)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/10/04/%c2%ab-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%c2%bb-3/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 08:36:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[J'achète en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis déjà quelques jours, je trépigne à l&#8217;idée de rédiger ce nouvel opus de la catégorie « je craque sur un/des truc(s) de portage ». Et pour cause, il y a pas mal de neuf sur le sujet depuis mon dernier billet. Il faut dire qu&#8217;entre temps, j&#8217;ai beaucoup porté et surtout, j&#8217;ai suivi une formation pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-900" title="cartoon_02" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/10/cartoon_02.jpg" alt="cartoon_02" width="450" height="300" /></p>
<p>Depuis déjà quelques jours, je trépigne à l&#8217;idée de rédiger ce nouvel opus de la catégorie « je craque sur un/des truc<span style="font-style: normal;">(s)</span> de portage ». Et pour cause, il y a pas mal de neuf sur le sujet depuis <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB-2/" target="_blank">mon dernier billet</a>.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Il faut dire qu&#8217;entre temps, j&#8217;ai beaucoup porté et surtout, j&#8217;ai suivi une formation pour devenir monitrice de portage</p></blockquote>
<p>Il faut dire qu&#8217;entre temps, j&#8217;ai 1) beaucoup porté (et affiné ma recherche en termes de sensations souhaitées, alternant écharpes stretch ou sergé, mei tai, tube, etc.) 2) et surtout, <strong>suivi une formation pour devenir monitrice de portage</strong> – deux jours durant lesquels j&#8217;ai appris une multitude de nouages, ce qui m&#8217;a donné envie de racheter des écharpes de différentes longueurs et tissages. Je l&#8217;avais évoqué en juillet, j&#8217;ai en effet intégré le réseau national <a href="http://www.portersonenfant-toutunart.fr/" target="_blank">« Porter son enfant, tout un art »</a>, l&#8217;un des quatre réseaux (avec l&#8217;AFPB, <a href="http://www.peau-a-peau.be/" target="_blank">Peau à Peau</a> et <a href="http://www.jeportemonbebe.com/ateliers.htm" target="_blank">JPMBB</a>) à proposer des ateliers aux futurs et jeunes parents qui souhaitent apprendre à utiliser une écharpe de portage.<span id="more-899"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Suite à cette formation, durant laquelle nous avons papoté de tout un tas de marques d&#8217;écharpes que je n&#8217;avais pas toutes essayées, j&#8217;ai foncé sur Ebay pour m&#8217;équiper et tester de nouvelles matières et de nouvelles longueurs de tissu. J&#8217;ai trouvé en occasion deux écharpes courtes, une <a href="http://didymos.de/francais/index.php?s=patterns.php" target="_blank">Didymos</a> en sergé croisé (dont le coloris n&#8217;est plus dispo) en 3,2 (ou 3,70?) mètres (45€ au lieu de 70/80€) une bonne longueur pour faire les nouages de la famille des kangourous – hanche, ventre et dos, et une <a href="http://www.easycare.at/easycare_shop2engl/list.php?gruppe_id=7&amp;kat_id=41" target="_blank">Easycare Pocket</a> unie (plus en vente non plus) en 2,3 mètres (25€ au lieu de 48€), parfaite pour les slings/hamacs avec nœud ou anneaux (en voir de multiples exemples sur <a href="http://lespetitsportes.wordpress.com/2009/07/10/easycare-at-home/" target="_blank">le blog Papotage autour du portage</a>).</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Je suis assez nulle en kangourou avec mon fiston qui se tord comme un vers et s&#8217;arc-boute dès que je tente un « serrage pli par pli », donc je pense garder cette écharpe pour des démos avec poupon lors de mes futurs cours</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Après quelques jours et d&#8217;encore rares essais, je peux dire que l&#8217;écharpe Didymos, <em>première marque allemande à avoir lancé l&#8217;écharpe de portage en Europe dans les années 1970</em>, est plutôt sympa. Je suis assez nulle en kangourou avec mon fiston qui se tord comme un vers et s&#8217;arc-boute dès que je tente un « serrage pli par pli », donc je pense garder cette écharpe pour des démos avec poupon lors de mes futurs cours. La Easycare (marque autrichienne) en revanche, m&#8217;a tout de suite plu. Elle est très souple et son tissu presque irisé. Je la trouve très facile à ajuster&#8230; Bref, j&#8217;adore, un vrai coup de cœur. Depuis que je l&#8217;ai reçu, je ne rêve plus que de <a href="http://www.easycare.at/easycare_shop2engl/detail.php?art_id=325&amp;gsaktion=&amp;aktuellerwert=0&amp;gruppe_id=6&amp;kat_id=40&amp;subkat_zaehl=-1&amp;subkat_id=&amp;fs=" target="_blank">sa grande sœur en 4,7 mètres, coloris « rainbow »</a>. Je me suis fait cette promesse: si (et seulement si!) je vends mon MamaCoat (très bon manteau de portage, mais qui n&#8217;a qu&#8217;un empiècement ventral), je me l&#8217;offre! A vot&#8217; bon cœur&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Dans la foulée, pour faire honneur à la marque française Néobulle, dont on m&#8217;a dit le plus grand bien, j&#8217;ai commandé une <a href="http://boutique.neobulle.com/porte-bebes_6_echarpe-de-portage_.html" target="_blank">Julie</a>, toujours en sergé croisé, en 4,10 mètres (69€ hors frais de port en tarif public) &#8211; suffisant pour mon gabarit pour faire quasi tous les nouages. Pour le moment, je suis moyennement convaincue. Je la trouve très raide et j&#8217;ai du mal à faire un beau serrage. On m&#8217;a conseillé de la faire tremper une nuit dans l&#8217;eau froide pour l&#8217;assouplir un peu. Y a plus qu&#8217;à.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Le laotien est un portage d&#8217;appoint sympa, dans le dos ou devant, et permet de ne pas s&#8217;encombrer de pans inutiles puisqu&#8217;il n&#8217;a que deux lanières qui passent sur les épaules du porteur puis sous les fesses du porté</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Et puis, ce petit compte rendu d&#8217;étape ne serait pas complet si je n&#8217;évoquais pas deux autres récentes acquisitions: un <a href="http://www.lunesetlutins.com/article-acheter-laotien-akha-biladjo-ecru,235,19,1.html?PHPSESSID=8f02e6f1e8d95d5d9df25e3f33c8bc2a#info" target="_blank">porte-bébé laotien</a> d&#8217;abord, le <a href="http://www.kadolis.com/porte_bebe_manduca-1-c2-108.html?gclid=CPjHsq3kuKQCFWlc4wodPFsTfQ" target="_blank">Manduca</a> d&#8217;Anne-Cé ensuite. Le premier (38€) est un portage d&#8217;appoint sympa, dans le dos ou devant, et permet de ne pas s&#8217;encombrer de pans inutiles puisqu&#8217;il n&#8217;a que deux lanières qui passent sur les épaules du porteur puis sous les fesses du porté. J&#8217;ai donc également acheté un Manduca en occasion à 50€ (au lieu des 100€ du neuf) principalement pour porter sur une veste d&#8217;hiver avec bébé dans une combi fine (tant que je n&#8217;ai pas reçu mes nouvelles acquisitions, <a href="http://www.porte-bonheur.fr/prod/suse%27s-kinder-coat--3-en-1.html" target="_blank">ici</a> et <a href="http://zoli.fr/veste_dua.html" target="_blank">ici</a>), ou pour que mon homme porte ma grande en randonnée par exemple (adios le <a href="http://www.snowleader.com/fr/Outdoor/Materiel_Randonnee/Sacs_Rando_4/Porte_Bebe_3261/Deuter_Kid_Comfort_I_3262.html" target="_blank">Deuter</a>&#8230;). Ce porte-bébé physiologique à clips (<em>beaucoup</em> mieux que mon ex-compagnon le <a href="http://www.porte-bonheur.fr/prod/porte_bebe-ergonomique-patapum.html" target="_blank">Patapum</a>) fait déjà partie du top trois des plus utilisés (avec ma Storchenwiege Léo rouge et mon Mei tai Lana) de ma désormais <strong>« porte-bébéthèque »</strong>. Petit nouveau qui devrait encore élire domicile chez nous la semaine prochaine: l&#8217;Ergo baby (offert aux monitrices de portage et aux sage-femmes). Et j&#8217;espère d&#8217;ici Noël une Lana suisse bicolore longue. L&#8217;idée: pouvoir assouvir (sagement et de façon mesurée) mes pulsions d&#8217;achat largement contenues depuis l&#8217;adoption de <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/09/13/%C2%AB-no-impact-man-%C2%BB-va-changer-ma-vie-2-la-revolution-en-marche/#content" target="_blank">mon nouveau mode de consommation</a>, et permettre aux parents qui fréquenteront mes ateliers d&#8217;avoir une idée des options multiples qui s&#8217;offrent à eux.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">A lire sur le sujet:</p>
<ul>
<li><em>Porter bébé</em> (Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau), Jouvence. Concis comme tous les opus de cette collection, il est vraiment très bien fait. Je recommande.</li>
<li><em>Porter mon bébé</em> (Cécile Cortet et Céline Guerrand-Frénais), Minerva. Très belles images et petit traité d&#8217;histoire du portage. Ce livre, fruit du travail commun des fondatrices de l&#8217;<a href="http://www.afpb.fr/" target="_blank">AFPB</a> (Association française de portage des bébés), met en avant le nouage kangourou, réputé le plus physiologique &#8211; respectant le mieux le corps de l&#8217;enfant et celui du porteur.</li>
<li><em>Peau à Peau, techniques et pratiques du portage</em> (Ingrid Van den Peerboom), Jouvence. Ecrit par la papesse du portage en Belgique et fondatrice du réseau Peau à peau, ce livre est agréable à lire et fait la promotion d&#8217;un portage &laquo;&nbsp;du monde&nbsp;&raquo; dans la douceur et le respect des corps et des personnes. J&#8217;ai beaucoup aimé même si le rendu général est un peu confus parfois et entre peu dans les détails techniques, contrairement à ce qu&#8217;annoncé dans le titre.</li>
<li><em>Le concept du continuum</em> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Liedloff" target="_blank">Jean Liedloff</a>), Ambre éditions. C&#8217;est LE livre de référence pour toutes les théoriciennes (ciens) du maternage proximal. Un peu violent à mon goût et laisse un goût amer, mélange de culpabilité de s&#8217;être écarté de sa bonne nature et d&#8217;en faire payer le prix à ses rejetons + d&#8217;incrédulité face à ce retour en force du mythe du bon sauvage. (Encore sur ma table de nuit&#8230;)</li>
<li><em>La peau et le toucher</em> (Ashley Montagu), au Seuil. Pas encore lu&#8230; Vous pouvez lire une fiche de lecture <a href="http://aimerporter.wordpress.com/2010/07/24/notes-de-lecture-la-peau-et-le-toucher-un-premier-langage-ashley-montagu/" target="_blank">ici</a>.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Des chapitres sont encore consacrés au portage dans &laquo;&nbsp;Elever son enfant autrement&nbsp;&raquo; (Catherine Dumonteil-Kremer, La Plage) et &laquo;&nbsp;Planète maternage&nbsp;&raquo; (Marabout), un livre que j&#8217;aime beaucoup.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB-2/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage&nbsp;&raquo; (1)</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/06/09/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Chéri, j&#8217;ai encore acheté&#8230; une écharpe de portage&nbsp;&raquo; (2)</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/10/04/%c2%ab-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%c2%bb-3/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>« No impact man » va changer ma vie (2), la révolution en marche</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/09/13/%c2%ab-no-impact-man-%c2%bb-va-changer-ma-vie-2-la-revolution-en-marche/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 09:46:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite au commentaire de Stéphanie (merci Stéphanie!) me révélant l&#8217;existence du courant de pensée ou mouvement phliosophique de la simplicité volontaire, j&#8217;ai commandé quelques livres sur le sujet (non Jupete, pas taper, c&#8217;était avant que je m&#8217;engage auprès de toi à soutenir le petit commerce&#8230;) et lu « La simplicité volontaire, plus que jamais », écrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p { margin-bottom: 0.21cm; } --></p>
<div id="attachment_891" class="wp-caption aligncenter" style="width: 427px"><img class="size-full wp-image-891 " title="plage_berck" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/09/plage_berck.jpg" alt="Les plages du nord, l'une de mes madeleines..." width="417" height="260" /><p class="wp-caption-text">Les plages du nord, l&#39;une de mes madeleines...</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Suite au commentaire de <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/08/22/%C2%AB-no-impact-man-%C2%BB-va-changer-ma-vie/#comment-1006" target="_blank">Stéphanie</a> (merci Stéphanie!) me révélant l&#8217;existence du courant de pensée ou mouvement phliosophique de la <a href="http://simplicitevolontaire.info/la-simplicite-volontaire/" target="_blank"><em>simplicité volontaire</em></a>, j&#8217;ai commandé quelques livres sur le sujet (non Jupete, pas taper, c&#8217;était avant que je m&#8217;engage auprès de toi à soutenir le petit commerce&#8230;) et lu « <a href="http://www.amazon.fr/simplicit%C3%A9-volontaire-plus-que-jamais/dp/2921561395" target="_blank">La simplicité volontaire, plus que jamais</a> », écrit en 1985 et réédité (avec un succès international cette fois) en 1998 par le Québécois Serge Mongeau (qui m&#8217;a tout l&#8217;air d&#8217;être le théoricien de la « SV » et le fédérateur des Québécois engagés dans cette voie) et l&#8217; « <a href="http://www.amazon.fr/LABC-simplicit%C3%A9-volontaire-Dominique-Boisvert/dp/292316511X" target="_blank">ABC de la simplicité volontaire</a> » de Dominique Boisvert – un autre habitant de la Belle province, où partira vivre bientôt une <a href="http://exode-quebecois.posterous.com/" target="_blank">petite famille de mes amis</a>&#8230; Snif.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Réduire son train de vie, consommer moins, manger mieux, oui c&#8217;est bon pour l&#8217;environnement, mais ça l&#8217;est aussi pour le porte-monnaie</p></blockquote>
<p>Bref&#8230; Par ces deux lectures, la première plus théorique, la seconde plus pratique, intéressantes toutes deux malgré quelques redondances, j&#8217;ai pu approfondir <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/08/22/%C2%AB-no-impact-man-%C2%BB-va-changer-ma-vie/#content" target="_blank">la réflexion ébauchée par Colin Beavan</a> (<em>No impact man</em>) et qui m&#8217;a tant marquée: réduire son train de vie, consommer moins, manger mieux, oui c&#8217;est bon pour l&#8217;environnement, mais ça l&#8217;est aussi pour le porte-monnaie et pour son propre&#8230; <em>bonheur</em>. Les adeptes de la SV d&#8217;ailleurs font, pour certains, passer ce retour aux « vraies valeurs » (amour, amitié, partage <em>VS</em> possession, pouvoir, consommation) avant d&#8217;éventuelles préoccupations environnementales. Je pense quant à moi que c&#8217;est par le gain de qualité de vie (plus de temps pour soi et les siens, multiplication des échanges avec d&#8217;autres, plutôt que&#8230; faire les boutiques ou regarder la télé) qui rend les efforts de vie plus écolo-responsable carrément motivants, enthousiasmants même!<span id="more-890"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Outre les achats d&#8217;occasion ou l&#8217;option papier-toilette lavable (très facilement adopté par moi, un peu moins par mon mari qui me considère toujours de premier abord comme une extrémiste casse-couille avant de se ranger bien souvent à mon avis&#8230; chéri, si tu nous lis <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), qu&#8217;est- ce qui a changé depuis quelques semaines? Et bien, j&#8217;aurais tendance à dire&#8230; tout! Pas tant dans les faits (j&#8217;ai encore acheté un <a href="http://www.kadolis.com/porte_bebe_manduca-1-c2-108.html?gclid=CMeN4_CMhKQCFZL92AodYhC5IA" target="_blank">Manduca</a> – merci Anne-Cé, j&#8217;en frétille d&#8217;impatience! &#8211; et une poussette double pour les allers-retours à la crèche&#8230; d&#8217;occasion dans les deux cas, hein), que dans la façon d&#8217;appréhender mes activités quotidiennes, dans le travail ou dans les temps de loisirs.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>C&#8217;est dur pour moi de prendre sur ce temps de travail inutilisé pour lire, réfléchir ou vous écrire</p></blockquote>
<p>J&#8217;essaye de prendre le manque d&#8217;activité professionnelle actuel avec philosophie, de ne pas stresser outre mesure si je ne touche pas un gros revenu à la fin du mois. C&#8217;est dur pour moi de prendre sur ce temps de travail inutilisé pour lire, réfléchir ou vous écrire. Je m&#8217;active, je cours de la machine à laver au salon ou à la chambre de ma fille pour tout remettre en ordre. Rentabiliser le temps. J&#8217;ai du mal à ne rien faire. J&#8217;irai même plus loin, je n&#8217;y arrive pas. Parce qu&#8217;écrire pour le blog, c&#8217;est quand même faire quelque chose, non? Il faut croire que je suis totalement conditionnée pour <em>faire</em> et incapable de me laisser aller.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;essaye (et j&#8217;y parviens, youpi!) de ne plus « faire un tour en ville » avec ou sans enfants pour m&#8217;occuper et m&#8217;adonner à mon passe-temps favori: le shopping. Je me rends compte avec tristesse que la consommation est mon loisir numéro un, voire, certaines semaines, le seul et unique, et que je suis donc en période de sevrage. Alors, mon parti depuis quelques temps: aller voir des ami(e)s, m&#8217;en faire de nouvelles (Marie, si tu nous lis&#8230;), emmener les petits à la médiathèque, au parc, voir leurs mamies. Je trouve cette partie de l&#8217;exercice particulièrement gratifiant et encourageant. Et mon compte en banque aussi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il y a pourtant un hic. Il concerne ma vision globale du monde et mes convictions politiques. Car outre les bouquins sur la SV, j&#8217;ai également lu un essai d&#8217;Hervé Kempf, « Comment les riches détruisent la planète » et un roman de Flore Vasseur, « Comment j&#8217;ai liquidé le siècle ». Ces deux livres, quoique très différents par leur forme et leur genre littéraire, abordent au fond la même problématique: celle du gaspillage des ressources naturelles et de l&#8217;appauvrissement galopant de la moitié de l&#8217;humanité au bénéfice d&#8217;une oligarchie de l&#8217;argent, complètement coupée des réalités du quotidien des habitants « du sud » comme de celui de l&#8217;Occidental moyen, et seulement préoccupée du maintien de son statut. Alors bien sûr, comment lutter, à la fois pour plus de justice sociale, mais également contre la société de consommation et de croissance qui fait courir à la planète un danger imminent? Et bien&#8230; je n&#8217;ai pas de réponse.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Je râle et relève les aberrations parfois criantes dans notre quotidien (suremballage, aménagement urbain privilégiant la voiture, gaspillage d&#8217;argent public à des fins de prestige&#8230;)</p></blockquote>
<p>Au-delà de mon action individuelle, que puis-je faire? Comme je suis du genre (un peu) grande gueule, je râle et relève les aberrations parfois criantes dans notre quotidien (suremballage, aménagement urbain privilégiant la voiture, gaspillage d&#8217;argent public à des fins de prestige&#8230;). Malheureusement, j&#8217;en ai conscience, c&#8217;est tout sauf constructif. Du côté de mon boulot, pareil, le fait d&#8217;angler des sujets exclusivement sur ces problématiques, quoique tentant, est exclu – il faut raison (et crédibilité) professionnelle garder. Reste l&#8217;engagement associatif. A creuser. Ou l&#8217;engagement politique, difficile quand on fait mon métier à moins de travailler pour des titres eux-mêmes engagés, ce que je ferai peut-être un jour. Sinon, fatalement, on perd en crédibilité. De toute façon, si je devais adhérer demain, je ne saurais pas auprès duquel. Ô frustration.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><em>Et vous, quoi de neuf sur le terrain domestico-philosophique?</em></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Lu aussi:</p>
<ul>
<li>« La bio attitude des 	paresseuses », Sophie Millot (Marabout).</li>
<li>« Une autre assiette », 	Claude Aubert (Le Courrier du livre).</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">A lire (trainent sur ma table de chevet&#8230;):</p>
<ul>
<li>« De la consommation à la 	consomm&#8217;action », René Longet (Jouvence).</li>
<li>« Antimanuel d&#8217;écologie », 	Yves Cochet (Editions Bréal).</li>
<li>« Pétrole apocalypse », 	Yves Cochet (Fayard).</li>
<li>« Ne soyons pas des 	écologistes benêts, pour un protectionisme écologique et 	social », Aurélien Bernier, Michel Marchand et le M&#8217;PEP (1001 	nuits).</li>
<li>« Petit traité de la 	décroissance sereine », Serge Latouche (1001 nuits).</li>
<li>« Le développement 	durable », Assen Slim (Idées reçues, Le Cavalier bleu 	éditions).</li>
</ul>
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		</item>
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		<title>« No impact man » va changer ma vie</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/08/22/%c2%ab-no-impact-man-%c2%bb-va-changer-ma-vie/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 12:09:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans vouloir tomber dans le cucul-nunuche, ce sont avant tout mes enfants qui ont changé ma vie. A moins que ce ne soit mon mari? Certaines rencontres? Bref, un faisceau d&#8217;éléments qui m&#8217;ont permis de déconstruire et de reconstruire mes repères et de faire de moi celle que je suis aujourd&#8217;hui. En revanche, mon mode [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-872" title="no-impact-man" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/08/no-impact-man.jpg" alt="no-impact-man" width="310" height="453" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Sans vouloir tomber dans le cucul-nunuche, ce sont avant tout mes enfants qui ont changé ma vie. A moins que ce ne soit mon mari? Certaines rencontres? Bref, un faisceau d&#8217;éléments qui m&#8217;ont permis de déconstruire et de reconstruire mes repères et de faire de moi celle que je suis aujourd&#8217;hui. En revanche, mon mode de vie, lui, a peu évolué depuis mes jeunes années&#8230; Mon appétit pour les nazeries à la télé ou pour le shopping compulsif en est l&#8217;un des exemple les plus frappants. Mon besoin de posséder, plutôt que de me faire confiance et de profiter du moment présent. Une consommatrice « éternelle insatisfaite », la proie rêvée des industriels du jetable, de la mode et du divertissement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Comme l&#8217;auteur new-yorkais de « No impact man », j&#8217;ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n&#8217;ai jusqu&#8217;à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Comme Colin Beavan, l&#8217;auteur new-yorkais de <a href="http://noimpactproject.org/" target="_blank">« No impact man »</a> au début de son expérience, j&#8217;ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n&#8217;ai jusqu&#8217;à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation – même les <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/01/%C2%AB-cheri-jai-achete-des-couches-lavables-%C2%BB/#content" target="_blank">couches lavables </a>(tout comme les <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/24/%C2%AB-cheri-jai-encore-achete-une-echarpe-de-portage-%C2%BB-2/#content" target="_blank">porte-bébé</a>), j&#8217;en ai acheté des tonnes! Bien sûr, depuis quelques mois, je n&#8217;utilise plus que des lingettes lavables pour bébé, je mène la vie dure aux commerçants qui me collent un sac plastique dans les mains, me prenant pour un véhicule publicitaire vivant ou râle contre mon époux dès qu&#8217;il ose imprimer une partition ou un coloriage pour Miss A. Malgré cela, je continue à acheter, acheter, acheter – me consolant de mon incivisme (mais en est-ce vraiment pour nos gouvernants qui prônent l&#8217;augmentation perpétuelle du PIB?) en vendant le surplus sur Ebay ou sur mon stand annuel à la brocante du quartier.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span id="more-871"></span>Sur les conseils d&#8217;une amie d&#8217;<a href="http://exode-quebecois.posterous.com/" target="_blank">ami</a>, je me suis abonnée au printemps dernier au mensuel <a href="http://www.terra-economica.info/" target="_blank">Terra Eco</a>, une excellente revue qui cause, comme son nom l&#8217;indique, de tout ce qui touche aux aspects économiques de la crise environnementale actuelle et/ou se fait le porte-parole d&#8217;initiatives pour aller contre – tout à fait le genre de titre auquel j&#8217;aimerais un jour collaborer. Dans son numéro estival consacré à la crise de l&#8217;eau dans le monde, le magazine publie une publicité pour le livre de Beavan, que je commande illico sur <a href="http://www.amazon.fr/No-impact-man-Peut-plan%C3%A8te/dp/2265089036/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1282478625&amp;sr=8-1" target="_blank">Amazon</a>. Objectif, en faire l&#8217;une des lectures phares de mes courtes vacances – avec « Les Instincts maternels », un autre ouvrage à se procurer dare dare (fiche de lecture <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/01/13/les-instincts-maternels/" target="_blank">ici</a>). Après quelques jours à écouter les commentaires élogieux de mon homme qui l&#8217;a lu en premier, j&#8217;étais toute émoustillée à l&#8217;idée de me plonger dedans. Et je n&#8217;ai pas été déçue, loin de là! Le pitch:</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">« Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d’assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres. Il refuse d’être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours polaires. Son défi: vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d’autres l’ont fait avant lui. La grande différence c’est que ledit Colin Beavan vit en plein cœur de Manhattan, au 9e étage d’un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d’ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé – entre autres –, et quand on est un jeune père de famille, l’aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge: convaincre sa femme, accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième: renoncer aux couches en plastique et aux plats à emporter. Passées ces étapes et bien, tout reste encore à faire. L’expérience dure un an. Cette histoire vraie a fait le tour du monde, grâce au succès du blog tenu par Colin Beavan pendant l’aventure. Ce blog a même été élu l’un des quinze sites écologiques les plus influents du monde par le Time Magazine. »</p>
</blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_right"><p>Ce que j&#8217;en ai retenu: qu&#8217;on peut tous en faire plus pour la cause environnementale, en changeant en profondeur nos habitudes – et pas seulement en consommant « bio », ce que je me suis pour l&#8217;instant contentée de faire dans une faible mesure</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">A mi-chemin entre reportage pratico-philosophique et reality-show écolo, ce bouquin est à mettre entre toutes mains. Ce que j&#8217;en ai retenu: qu&#8217;on peut tous en faire plus pour la cause environnementale, en changeant en profondeur nos habitudes – et pas seulement en consommant « bio », ce que je me suis pour l&#8217;instant contentée de faire dans une faible mesure. Des habitudes qui le plus souvent ne nous apportent pas grand chose, sinon des satisfactions éphémères et une sensation amère de grand gaspillage – chez moi en tout cas. Personnellement, j&#8217;ai beaucoup apprécié l&#8217;idée – qui résonne en moi comme une évidence, que le shopping et la télé ne nous permettent pas uniquement de passer (gaspiller?) le temps dont nous ne disposons pas « pour toujours », mais nous empêche surtout de vivre ensemble. Le message du livre: se déplacer à vélo (et non plus le plus rapidement possible sans dépenser aucun calorie, mais en utilisant un maximum d&#8217;énergies fossiles polluantes), manger local des aliments sans emballage (ce qui implique de cuisiner), éteindre l&#8217;électricité (et donc papoter à la lumière d&#8217;une bougie ou se coucher tôt et respecter un rythme plus ou moins naturel&#8230;), se débarrasser de la télé (donc lire plus, rêvasser, faire l&#8217;amour ou jouer avec ses enfants)&#8230; Tous ces gestes écolo nous apportent un mieux en terme de qualité de vie. Les seuls « progrès » auquel il ne renonce pas: la machine à laver (surtout avec un bébé en couches lavables), le restaurant de temps en temps avec des amis ou le café – qui n&#8217;est pas cultivé sous nos latitudes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Réduire drastiquement mes achats et privilégier des objets d&#8217;occasion quand c&#8217;est possible ou des achats de produits de qualité pour qu&#8217;ils durent plus longtemps</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ce que j&#8217;en tire moi: une envie de me débarrasser de mon poste de télé (il est vieux, gros et moche de toute façon&#8230;), la motivation pour enfin faire un vrai effort de réduction de mes déchets (j&#8217;ai le sceau à compost et j&#8217;ai abandonné l&#8217;un de mes abonnements à un quotidien papier). Mais aussi, réduire drastiquement mes achats et privilégier des objets d&#8217;occasion quand c&#8217;est possible ou des produits de qualité pour qu&#8217;ils durent plus longtemps et puissent avoir une seconde vie après l&#8217;utilisation que j&#8217;en ferai – exemple cette semaine, le « lit de grande » de ma fille qui fête ses deux ans aujourd&#8217;hui: nous avons récupéré le cadre chez une amie et avons acheté un matelas de qualité supérieure afin qu&#8217;il serve à tous nos enfants. Mais la route est longue et semée de tentations quand les habitudes sont à ce point encrées. Exemple encore: en allant acheter le matelas avec ma fille, elle a craqué sur un chien en peluche (elle a déjà une bonne vingtaine de doudous de tous poils) tout-pétrole et j&#8217;ai dit oui&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il y aurait encore long à dire sur le sujet, mais je veux vous laisser la parole. J&#8217;attends vos réactions: est-ce trop extrême? La seule chose à faire est-elle d&#8217;initier un changement profond de société par une action individuelle plutôt que/en parallèle d&#8217;une action collective? Sont-ce des préoccupations de riches selon vous? Dernier détail, je songe à organiser des après-midi « troc » entre copines pour éviter de nouveaux achats et s&#8217;échanger des trucs utiles ou inutiles (ça fait toujours du bien d&#8217;avoir du neuf&#8230; même d&#8217;occasion!). Vous avez déjà expérimenté ce genre de choses? Racontez-moi tout&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>J&#8217;allaite en travaillant</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/07/05/jallaite-en-travaillant/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 10:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[« Allaitement et travail », c&#8217;est LE sujet à la mode dans les rédactions féminines actuellement. J&#8217;ai récemment travaillé sur le sujet pour l&#8217;un de mes employeurs (non paru pour le moment) et ai été interviewée à mon tour pour le magazine Marie Claire (dossier à paraître à la rentrée) sur le même thème. La faute à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_845" class="wp-caption aligncenter" style="width: 325px"><img class="size-full wp-image-845 " title="RobeJulietteNursing" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/07/RobeJulietteNursing.jpg" alt="Vêtements d'allaitement chez MamaNANA" width="315" height="472" /><p class="wp-caption-text">Vêtements d&#39;allaitement chez MamaNANA</p></div>
<p>« Allaitement et travail », c&#8217;est LE sujet à la mode dans les rédactions féminines actuellement. J&#8217;ai récemment travaillé sur le sujet pour l&#8217;un de mes employeurs (non paru pour le moment) et ai été interviewée à mon tour pour le magazine Marie Claire (dossier à paraître à la rentrée) sur le même thème. La faute à Elisabeth? Véritable fait de société? Je ne sais. J&#8217;ai néanmoins envie de (re)venir ici sur le sujet, d&#8217;évoquer avec vous les modalités de mon allaitement « au travail » et de vous donner quelques pistes de lectures et liens utiles. Pour la simple et bonne raison que j&#8217;ai quelques amies et connaissances bientôt concernées et que (selon moi&#8230;) ce serait trop dommage qu&#8217;elles arrêtent d&#8217;allaiter pour la simple (et mauvaise?) raison qu&#8217;elles reprennent une activité professionnelle.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Il faut savoir que toutes les mamans ont le <em>droit</em> de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;ai conscience que tout le monde ne peut pas le faire. Autant quasiment tout le monde peut allaiter, c&#8217;est un fait, autant toutes les femmes ne peuvent ou ne souhaitent pas moduler leur emploi du temps et tirer leur lait tranquillement au boulot. Il n&#8217;empêche. On se dit souvent que ce sera trop dur, que ça ne vaut pas le coup, qu&#8217;on ne va pas en plus s&#8217;emmerder avec ça. Et bien il faut savoir d&#8217;abord que toutes les mamans ont le <em>droit</em> de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant jusqu&#8217;à ce que celui-ci atteigne l&#8217;âge canonique d&#8217;un an. Mais également que l&#8217;allaitement ne surprend plus autant qu&#8217;avant et qu&#8217;avec beaucoup de naturel et d&#8217;explications, on fait avaler bien des pilules (sic) à ses collègues/chefs/clients.<span id="more-844"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors voilà mon témoignage&#8230; Ma fille est née fin août 2008. Je n&#8217;avais alors pas particulièrement envie de l&#8217;allaiter longtemps (mon livre de chevet de l&#8217;époque n&#8217;était pas « L&#8217;Art de l&#8217;allaitement maternel » de la <a href="http://www.lllfrance.org/" target="_blank">Leche League</a>*, mais « Jeune maman et paresseuse » de <a href="http://frederiquecorremontagu.typepad.com/" target="_blank">Frédérique Corre-Montagu</a>&#8230;). Je savais que mon congé maternité ne durerait pas plus longtemps que les 16 semaines réglementaires (10 après la naissance), je ne me faisais donc aucun plan sur la comète quant à la durée de mon allaitement et avais acheté toute la biberonnerie indispensable avant même l&#8217;arrivée de bébé. Seulement voilà, 1) j&#8217;ai adoré allaiter (donc hors de question d&#8217;arrêter si tôt&#8230;) et 2) pas moyen de faire accepter à Miss A. le moindre biberon de lait tiré, malgré mes tentatives répétées dès ses six semaines. C&#8217;est ainsi qu&#8217;à 10 semaines, ma fille s&#8217;est retrouvée à la crèche à mi temps et allaitée&#8230; à plein temps.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Ce n&#8217;est qu&#8217;après deux semaines de calvaire (j&#8217;en ai pleuré d&#8217;incompréhension et d&#8217;impuissance) que je me suis résignée pour&#8230; le meilleur</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Autant le dire tout de suite, cet état de fait n&#8217;a pas été facile ni à avaler, ni à rendre possible. J&#8217;ai d&#8217;abord âprement persévéré pour que Miss A. accepte le biberon, jusqu&#8217;à  engager un jour un combat (stérile) en la privant de sein pendant plus de 12 heures afin qu&#8217;elle cède et accepte de téter le silicone&#8230; (Pitié, ne me jetez pas des pierres). A la crèche, les auxiliaires de puériculture ont également tout essayé: tétines diverses, pipette, cuillère dure ou souple, tasse. Ce n&#8217;est qu&#8217;après deux semaines de calvaire (j&#8217;en ai pleuré d&#8217;incompréhension et d&#8217;impuissance) que je me suis résignée pour&#8230; le meilleur: me rendre à la crèche deux fois dans la journée et récupérer ma fille le plus tôt possible le soir. Ce manège a duré jusqu&#8217;à ses quatre mois, âge de la diversification limitée car un peu trop précoce si l&#8217;on en croit les directives de santé publique de l&#8217;OMS, qui m&#8217;a permis de ne l&#8217;allaiter qu&#8217;à midi et d&#8217;augmenter mon amplitude horaire de travail. Je continuais alors à tirer un peu de lait, dont elle ne prenait que quelques gouttes en mon absence et dont le reste finissait invariablement dans l&#8217;évier.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Environ 6 semaines très difficiles donc, puis deux/trois mois un peu plus cool, puis enfin, aux alentours de 7/8 mois, un rythme de croisière très satisfaisant et pour elle et pour moi: allaitement matin et soir + à la demande quand nous étions ensemble. Les jours de crèche: 7/8 heures de garde (pas plus, c&#8217;est la chance que j&#8217;ai&#8230;) avec, en plus des légumes et des fruits, des petits suisses, du fromage blanc ou des yaourts. Jusqu&#8217;au jour où, à 9 mois et des brouettes, ma décision prise de la sevrer pour mettre un deuxième bébé en route, elle a accepté du jour au lendemain un biberon de lait en poudre. Lien entre son refus du biberon et mon souhait de la &laquo;&nbsp;maintenir&nbsp;&raquo; allaitée dans mon giron? Je n&#8217;ose le croire&#8230;</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Neuf mois d&#8217;allaitement, premier hiver de crèche sans aucune maladie à part un petit rhume, des retrouvailles toujours savourées et une connexion jamais rompue</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Malgré des débuts difficiles donc, dus selon moi à deux raisons: son entrée prématurée à la crèche pour une enfant allaitée à la demande et maternée (portée en écharpe etc.) et à mon incapacité à ne pas écouter les mauvais conseils du pédiatre (« Il ne faut pas que vous alliez à la crèche; elle sait que vous allez venir, elle vous attend, elle peut se retenir&#8230; »), nous avons fini par trouver notre rythme et notre compte à toutes les deux. Et j&#8217;en suis plus que ravie. Neuf mois d&#8217;allaitement, premier hiver de crèche sans aucune maladie à part un petit rhume, des retrouvailles toujours savourées et une connexion jamais rompue. Bien sûr, son refus du biberon n&#8217;a pu être compensé que par le fait que j&#8217;ai pu adapter mon emploi du temps à ses besoins. En revanche, si elle avait voulu du biberon, mon temps de travail en aurait simplement été rallongé (et ma paye avec <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pendant ma seconde grossesse, une évidence s&#8217;est imposée: pas question de mettre BB2 à la crèche aussi tôt que Miss A. Seulement, une fois de plus, pas question non plus pour moi de prolonger mon congé maternité (pour raisons financières et professionnelles). Une seule solution donc: travailler <em>AVEC</em> bébé! C&#8217;est une variante du thème « allaitement et travail » peu connue et envisagée, mais pourtant bien pratique. Bien sûr, encore une fois, ça ne fonctionne pas avec tous les boulots, loin s&#8217;en faut. Depuis quelques semaines donc, mon fils âgé aujourd&#8217;hui de trois mois voit bien du pays! Il m&#8217;accompagne dans tous mes déplacements, en rendez-vous ou en reportage. Pour ce qui est du travail à la maison (ITW téléphoniques, rédaction, recherches), je l&#8217;effectue quand il dort, ou bien le matin, quand son père n&#8217;est pas encore parti travailler – en horaires décalés, ce dernier est absent de 15h à 21h30 environ. Enfin, je ne fais pas de zèle et effectue l&#8217;équivalent d&#8217;un gros mi-temps en heures effectuées. Le tout, jusqu&#8217;en septembre, date à laquelle BB2 ira à la crèche trois jours par semaine (et ma fille quatre jours).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors, comment fais-je pour allaiter à l&#8217;extérieur? Et bien, au choix, j&#8217;interromps un entretien quelques minutes pour allaiter avant de remettre bébé dans l&#8217;écharpe où il s&#8217;endort rapidement en général, j&#8217;allaite tout en discutant (difficile par contre de prendre des notes) quand je sens que ça ne va pas (trop) gêner mon interlocuteur, ou je m&#8217;arrange pour allaiter avant et après. Un élément important: allaiter et porter (écharpe/porte-bébé divers) permettent de passer relativement inaperçu avec bébé. Pas de gros sac à langer où ranger la biberonnerie ni de poussette qui vous catalogue direct en « maman » plutôt qu&#8217;en professionnelle. Pour moi c&#8217;est important, il faut que je me sente légitime et crédible. Un autre point intéressant: un bébé détend souvent l&#8217;atmosphère avec des interlocuteurs inconnus. Il rend la prise de contact plus aisée. C&#8217;est, dans certains contextes, un bon « accessoire » professionnel donc <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  Enfin, on se fait souvent une montagne de ce que les gens vont penser&#8230; Or, la plupart du temps, les personnes ont elles-mêmes des enfants et connaissent les contraintes de mode de garde. Inutile de préciser que votre enfant est là par choix de votre part. On peut simplement glisser que le papa ou la nounou n&#8217;était pas disponible ce jour-là.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Idéalement, il faudrait un congé maternité plus long (au moins quatre mois) pour que le bébé ne reçoive qu&#8217;un peu de lait tiré, de carotte ou de pomme jusqu&#8217;à ses 6 mois, âge auquel démarre la « vraie » diversification</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bien sûr, ce petit jonglage entre vie pro et perso peut sembler une contrainte. Et évidemment, ça l&#8217;est un peu, même si on ne le vit pas comme un fardeau. On boucle toujours plus vite une interview quand on ne doit pas la couper deux fois pour calmer son petit d&#8217;homme ou lui donner un coup de nichon/lolo/néné&#8230; Idéalement, il faudrait un congé maternité plus long (au moins quatre mois) pour que le bébé ne reçoive qu&#8217;un peu de lait tiré, de carotte ou de pomme jusqu&#8217;à ses 6 mois, âge auquel démarre la « vraie » diversification. Il n&#8217;empêche, travailler et allaiter, c&#8217;est faisable (ça peut être plus simple que ce que je fais moi&#8230;) et pour moi, c&#8217;est souhaitable: en effet, j&#8217;aime beaucoup mon boulot et j&#8217;aime encore plus allaiter mon enfant – outre les bénéfices qu&#8217;il en retire lui.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">C&#8217;est vrai que l&#8217;image que je renvoie à sans doute bien changé. Je suis peut-être cataloguée par certains comme une « maman qui veut tout en même temps ». C&#8217;est amusant, mais au départ, je crois que nombre de collègues (des deux sexes) et néanmoins amis n&#8217;imaginaient pas qu&#8217;on puisse cumuler les deux fonctions de façon aussi ouverte. Ils étaient souvent surpris de me voir débarquer au restaurant ou à une conférence avec mon bébé. Je crois qu&#8217;au fil des semaines, mon fils est rentré dans le décor. Il dort dans l&#8217;écharpe, boit son lait à la source sur les terrasses de café ou dans les antichambres des institutions locales, passe régulièrement de bras en bras. Il n&#8217;a pas l&#8217;air de s&#8217;en porter plus mal. Et puis, bientôt, à l&#8217;automne, il ne sera plus allaité exclusivement et nous aurons chacun nos univers, moi celui du travail, lui celui de la crèche. Ce qui bien sûr ne m&#8217;empêchera pas de continuer à l&#8217;allaiter.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bibliographie allaitement:</p>
<ul>
<li>« L&#8217;Art de l&#8217;allaitement maternel », la Leche league (chapitre « allaitement et travail »)* / <em>Un livre que j&#8217;ai moyennement apprécié le trouvant un peu trop orienté&#8230;</em></li>
<li>« L&#8217;allaitement, de la naissance au sevrage », Marie Thirion / <em>Une référence pour les connaissances techniques et les infos pratiques.</em></li>
<li>« Guide le l&#8217;allaitement et du sevrage », Pascale Walter et Action pour l&#8217;allaitement / <em>Complet, informatif, didactique, un des meilleurs ouvrages que j&#8217;ai lu sur le sujet.</em></li>
<li><span style="font-style: normal;">« Allaitement maternel, la voix lactée », Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau / Concis et utile pour démarrer.</span></li>
<li><span style="font-style: normal;">« Allaiter, c&#8217;est bon pour la santé », C.S. Didierjean-Jouveau / </span><em>Sur les bénéfices de l&#8217;allaitement.</em></li>
<li><span style="font-style: normal;">« Petit guide de l&#8217;allaitement pour la maman qui travaille », C.S. Didierjean-Jouveau / </span><em>A lire absolument! Seul défaut: un peu trop light&#8230;</em></li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;">Liens utiles:</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.lactissima.com/"><span style="font-style: normal;">www.lactissima.com</span></a> (nombreux témoignages de mamans qui allaitent en travaillant&#8230; Véronique Darmangeat, la consultante en lactation auteure du blog, publie également un livre sur le sujet à l&#8217;automne.)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;"><a href="http://www.mamanana.com/">www.mamanana.com</a> (parce qu&#8217;il faut être un minimum équipée pour ne pas se retrouver à poil devant ses collègues&#8230;)</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« Terrible two », de la théorie à la pratique</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/05/17/%c2%ab-terrible-two-%c2%bb-de-la-theorie-a-la-pratique/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 09:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors déjà – avant toute chose, je trouve super mesquin de nommer cette phase normale de l&#8217;évolution des enfants « terrible two », alors que chez nous (et chez bien d&#8217;autres&#8230;) ça a commencé bien avant et que j&#8217;te parie tout c&#8217;que tu veux que ça durera bien au-delà du deuxième anniversaire de Miss A. (21 mois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_809" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-809 " title="livre_thomas_gordon_parents_efficaces" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/05/livre_thomas_gordon_parents_efficaces.jpg" alt="Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)" width="250" height="358" /><p class="wp-caption-text">Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors déjà – avant toute chose, je trouve super mesquin de nommer cette phase <em>normale</em> de l&#8217;évolution des enfants « terrible two », alors que chez nous (et chez bien d&#8217;autres&#8230;) ça a commencé bien avant et que j&#8217;te parie tout c&#8217;que tu veux que ça durera bien au-delà du deuxième anniversaire de Miss A. (21 mois au compteur). Bref&#8230; Faut bien définir a minima les choses, alors va pour « terrible two ». Comme souvent, c&#8217;est <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/02/26/les-caprices-2/" target="_blank">dans la Basse-cour</a> que j&#8217;ai entendu pour la première causer du sujet. Ma fille n&#8217;était encore qu&#8217;une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver – refus du biberon pendant des mois, cris de frustration à la moindre résistance d&#8217;un parent/objet/partie du corps rebel(le) à sa volonté.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Ma fille n&#8217;était encore qu&#8217;une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver</p></blockquote>
<p>Une petite fille déjà décidée&#8230; et parfois légèrement pénible, même tout bébé. Et puis la marche (à un an) et une envie décuplée de découvrir le monde, de tout tripoter et apprivoiser sans qu&#8217;aucun obstacle ne se dresse sur son passage (un parent/un meuble/une incapacité à réaliser une manipulation du type mettre son pantalon ou faire ses lacets). C&#8217;est ainsi que nous sommes rentrés, sans réelle transformation radicale du comportement de notre fille, dans la phase dite du « terrible two ». En fait, elle avait toujours été <em>terrible</em>, le phénomène n&#8217;a fait que s&#8217;amplifier.<span id="more-808"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Au départ, vierge de toute connaissance théorique en la matière, j&#8217;ai puni et envoyé mon petit bout de fillette de 13 ou 14 mois, récalcitrante et/ou hurlante, faire un tour dans sa chambre en la prenant brutalement par le bras et en lui expliquant fermement que je n&#8217;étais pas du tout d&#8217;accord avec son comportement. Le dit comportement allant de « je ne veux pas mettre mon pull même s&#8217;il fait froid » à « je renverse le contenu de mon assiette par pur curiosité d&#8217;en apprécier le résultat sur le sol et accessoirement la réaction de maman ». Et puis, fatiguée (enceinte), insatisfaite et triste de  ces crises à répétition et de ce chemin peu glorieux qui me menait tout droit à la fessée de mon enfance, j&#8217;ai fait ce que je fais souvent: j&#8217;ai lu. J&#8217;ai terminé <em>Parents Efficaces</em> de Thomas Gordon, entamé des mois auparavant et lâché à plusieurs reprises – à ma décharge, l&#8217;écriture est un peu daté (très <em>seventies</em>) tout comme les exemples donnés au fil de la lecture, mettant le plus souvent en scène des enfants plus grands voir des adolescents, dans lesquels je ne parvenais tout d&#8217;abord pas à me projeter. J&#8217;ai également dévoré <em>Au cœur des émotions de l&#8217;enfant</em>, d&#8217;Isabelle Filliozat, qui s&#8217;attarde plus sur la petite enfance, mais aussi <em>Pour une parentalité sans violence</em> de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, <em>Poser des limites à son enfant et le respecter</em> de Catherine Dumonteil-Kremer, <em>Eduquer sans punitions ni récompenses</em> de Jean-Philippe Faure et tout récemment, <em>La fessée</em> d&#8217;Olivier Maurel.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Comme d&#8217;hab&#8217;, il ne s&#8217;agit pas ici de faire des fiches de lectures sur chacun de ces bouquins. <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/">L&#8217;amie plumée</a> fait ça bien mieux que moi – c&#8217;est d&#8217;ailleurs sans surprise chez elle que je suis allée pomper la plupart de ces idées de lectures. En revanche, mon propos ici est de tenter de dessiner les contours de ce que j&#8217;ai appris dans ces livres et la manière dont je tente de mettre en pratique les principes qu&#8217;ils véhiculent. Je tiens d&#8217;ailleurs à préciser que c&#8217;est parce que je me suis sentie insuffisamment armée dans mon métier de maman et héritière d&#8217;une méthode d&#8217;éducation à laquelle je n&#8217;adhère pas (&laquo;&nbsp;l&#8217;enfant est inférieur, il doit obéir et se plier aux diktats de l&#8217;adulte qui sait mieux que lui&nbsp;&raquo;) que j&#8217;ai ressenti le besoin de me plonger dans les théories de professionnels – loin de moi l&#8217;idée qu&#8217;éduquer « à l&#8217;instinct », sans avoir avalé toute la littérature sur le sujet, est moins responsable ou raisonnable, au contraire&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_right"><p>Quand il part en exploration dans votre bibliothèque et déchire les pages de votre livre préféré</p></blockquote>
<p>Ce que j&#8217;ai retenu de toutes ces lectures tient en quelques idées phares: l&#8217;enfant d&#8217;âge pré-scolaire (nous l&#8217;appellerons le bambin&#8230; entre un an et trois ans donc) ne cherche pas à emmerder ses parents. Quand il part en exploration dans votre bibliothèque et déchire les pages de votre livre préféré et/ou ouvre le placard interdit de la cuisine en déjouant la protection (clairement insuffisante) que vous avez apposée dessus, il n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête: découvrir. Inutile donc de hurler, de fesser, de punir. <strong>Il faut expliquer encore et encore</strong>, montrer éventuellement (le contenu du placard), éloigner en cas de danger mais sans brutalité – et toc pour bibi. Le bambin ne nargue pas l&#8217;adulte (malgré les apparences largement en la faveur de cette interprétation, j&#8217;en conviens&#8230;). Résultat, il est plus approprié d&#8217;adapter un maximum son environnement direct et de poser des limites claires là où c&#8217;est REELLEMENT nécessaire. <strong>Il est important de permettre plus que d&#8217;interdire</strong>, afin de ne pas anihiler les pulsions exploratrices de l&#8217;enfant. Bon, dans la pratique, ça donne parfois des trucs du genre: laisser ma fille manger sa compote aux pruneaux en se servant de sa knacks comme d&#8217;une cuillère / la laisser jouer avec les doubles des photos quitte à les déchirer plutôt que de lui permettre de toucher à l&#8217;album de famille que-j&#8217;y-tiens-vachement-et-j&#8217;ai-pas-envie-qu&#8217;elle-l&#8217;abime.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Une autre idée forte concerne <strong>les colères</strong> (Filliozat): les crises de pleurs (voire de rage) ne doivent pas être réprimées, elles permettent de faire le deuil d&#8217;une frustration. Il ne convient pas non plus d&#8217;envoyer le tout-petit faire sa colère dans sa chambre (ce que je faisais)/le cagibi/la baignoire sous une douche froide toute habillée (ce que mes parents faisaient avec moi) mais de rester près de l&#8217;enfant et de « l&#8217;accompagner ». Concrètement: ne pas le juger par des regards sévères et des mots trop forts mais au contraire, le prendre dans nos bras une fois qu&#8217;il est un peu calmé – parce que prendre dans ses bras un petit hurlant qui se débat et vous repousse, c&#8217;est quand même difficile, même si c&#8217;est peut-être là qu&#8217;il a besoin d&#8217;être « enveloppé »&#8230; Bref, hein, on peut pas tout faire parfaitement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">De même, quand il tape (et la mienne, elle tape régulièrement, surtout depuis l&#8217;arrivée très récente/intempestive d&#8217;un petit frère pleurnicheur à la maison et la multiplication des bastons à la crèche), inutile de se fâcher tout rouge (bon, pour ça, y a encore dissonance au sein de mon couple), cela <em>signifierait</em> que le bambin a besoin de contact et/ou ne sait comment exprimer un sentiment fort sans passer par la violence – euh, dans les faits, Miss A. tape son frère parce qu&#8217;il a le malheur de frôler son doudou quand ils sont tout deux allongés dans mon lit&#8230; (Ou parce que son frère est allongé dans mon lit&#8230; va savoir&#8230;). Je remarque quand même que cette théorie est fondée, ne serait-ce que lorsque je remarque dans les yeux de Miss A. une lueur de tristesse/des larmes de désespoir en réaction à sa prise de conscience de m&#8217;avoir mécontentée, en tapant avec ses pieds sur mon ventre par exemple. Ce qui fonctionne: utiliser des « messages-je » (Gordon) pour dire dans ce cas: « J&#8217;ai mal au ventre quand tu me tape, ouïe! » et pas « Ne fais pas ça, tu es méchante ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_right"><p>Objectif: qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de perdant lors d&#8217;un désaccord entre parent et enfant, mais deux gagnants grâce à une discussion et à une négociation</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">On en vient donc à Gordon et à ses théories qui ont fait florès ces 30 dernières années. Elles sont mêmes enseignées aux managers dans de grandes entreprises ou aux enseignants dans certains établissements scolaires. Il s&#8217;agit notamment du principe de la résolution des conflits « gagnant-gagnant ». Objectif: qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de perdant lors d&#8217;un désaccord entre parent et enfant, mais deux gagnants grâce à une discussion et à une négociation. Or négocier avec son enfant est bien l&#8217;antithèse de ce que j&#8217;ai appris en tant qu&#8217;enfant. Difficile donc de ne pas avoir l&#8217;impression d&#8217;être faible lorsque je « discute », et non « marchande » (trop négatif) avec ma fille. En plus, il faut l&#8217;avouer, si cette théorie est séduisante sur le papier, elle est encore un peu difficile à mettre en pratique – tout comme « l&#8217;écoute active » avec un enfant de moins de trois ans. Mais elle permet de donner une direction, une idée de la place à laquelle se mettre face à son enfant: ni au-dessus, ni en-dessous, mais sur un même niveau, celui du respect (même topo lorsque l&#8217;on évoque les châtiments corporels&#8230; &laquo;&nbsp;Ne fais pas ce que tu ne souhaiterais pas qu&#8217;on te fasse&nbsp;&raquo; et non &laquo;&nbsp;faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais&nbsp;&raquo; &#8211; maxime préférée de mon paternel).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bien sûr, il nous faut guider, c&#8217;est la difficulté. Etre responsable sans imposer ni mépriser. Dans les faits, avec ma fillette, outre les explications qui sont toujours importantes (quoique pas toujours écoutées ou saisies, pfff&#8230;), je propose des alternatives, je détourne son attention et parfois (oui, je l&#8217;avoue), je soudoie. Ce qui donne à l&#8217;envie: « Tu préfères mettre ce gilet ou ce gilet? (Sachant que les deux sont tout aussi chauds&#8230; Ce qui lui évite de me réclamer sa robette de printemps pendue dans l&#8217;armoire) » ou « Monte dans ta poussette (elle rechigne souvent à s&#8217;y assoir et je n&#8217;ai pas toujours le temps de la faire marcher à deux à l&#8217;heure à mes côtés), à la maison t&#8217;attendent doudou et tétine (sa nouvelle copine) » &#8211; plutôt que de la faire monter de force dedans en criant « C&#8217;est comme ça et pas autrement » comme je le faisais&#8230; avant.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Ce qui me semble essentiel: lire et réfléchir pour que ma relation avec mes enfants et leur chemin vers la maturité soient les plus harmonieux possibles</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Difficile de dresser la liste complète des idées développées par ces auteurs – que je parviens (ou pas) à mettre en pratique. Ce qui me semble essentiel: lire et réfléchir pour que ma relation avec mes enfants et leur chemin vers la maturité soient les plus harmonieux possibles, les moins dommageables&#8230; Point de dressage ici, ni de mépris des sentiments et des pulsions de mes petits – j&#8217;en ai trop souffert (et en souffre encore) moi-même. Bien sûr, tout cela sera soumis à un flot nourri de critiques un jour, je ne me fais pas d&#8217;illusions. J&#8217;espère ce jour-là avoir d&#8217;autres livres sous la main pour y faire face&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">NB: En cours, la lecture de « Retrouver son rôle de parent » (Gordon Neufeld et Gabor Maté), qui met l&#8217;accent sur l&#8217;importance du lien d&#8217;attachement entre parents et enfants pour mener à bien leur éducation et sur le déplacement problématique de ce lien vers les autres enfants dans nos sociétés modernes. Les comptes-rendus détaillés <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/09/08/hold-on-to-your-kids-1/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/09/09/hold-on-to-your-kids-2/" target="_blank">ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (3) »</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 08:56:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[… Je tremble, j&#8217;ai encore mal. Mon petit lémurien sur le ventre, tout glissant et chaud, je dis: « Pas de raison de ne pas en faire un troisième »! (Je précise que depuis 15 jours, mon mari me répète chaque matin: « Pas de troisième enfant! Enfin si, si tu divorces&#8230; ») L&#8217;inconfort est vraiment gênant à ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-align: center;"><img class="size-full wp-image-799 aligncenter" title="bébéestlà" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/04/bébéestlà.jpg" alt="bébéestlà" width="306" height="475" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">… Je tremble, j&#8217;ai encore mal. Mon petit lémurien sur le ventre, tout glissant et chaud, je dis: « Pas de raison de ne pas en faire un troisième »! (Je précise que depuis 15 jours, mon mari me répète chaque matin: « Pas de troisième enfant! Enfin si, si tu divorces&#8230; ») L&#8217;inconfort est vraiment gênant à ce stade. Alors que j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir tout donné, il faut pousser une fois encore pour expulser le placenta. Quelques secondes avant, la SF tend les ciseaux au papa afin qu&#8217;il coupe le cordon. J&#8217;ai à peine la force de demander: « Il ne bat plus »? Elle me répond que non, je laisse faire. Pour la délivrance, l&#8217;obstétricien est soudain là, au pied de mon lit, entre mes jambes. Il est gentil, mais sa présence me dérange. Un peu comme un intrus qui s&#8217;impose en « inspecteur des travaux finis ». Il aura d&#8217;ailleurs plus tard cette phrase: « Voilà une affaire rondement menée! » Pour lui, c&#8217;est sûr! Absent lors de l&#8217;accouchement, il touchera tout de même ses honoraires à 100%! Le &laquo;&nbsp;prix de la sécurité&nbsp;&raquo; m&#8217;assure-t-on.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>C&#8217;est elle qui a tenu à l&#8217;écart le gynécologue, ce qu&#8217;une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Mon mari me couvre avec l&#8217;une de nos couvertures, toujours le petit sur le ventre. La SF vient discuter quelques minutes avant de s&#8217;éclipser. J&#8217;en profite pour la remercier. Je n&#8217;en ai pas encore pleinement conscience, mais elle a tout fait pour respecter mon souhait d&#8217;accouchement naturel. C&#8217;est elle qui a tenu à l&#8217;écart le gynécologue, ce qu&#8217;une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué. C&#8217;est elle encore qui m&#8217;a accompagnée, parfois avec autorité, dans cette naissance sportive. Je ne sais plus quels mots exacts sont prononcés, mais elle en vient à me dire qu&#8217;elle n&#8217;a réintégré un service de maternité classique que depuis peu. Auparavant, elle proposait des accompagnements globaux avec accouchements en plateau technique. Je sais, pour avoir largement étudié la question ET dans le cadre de mon travail ET dans ma recherche d&#8217;un suivi adapté à mes attentes, que deux à trois SF seulement proposent ce type de suivi dans mon département. Alors je la regarde et lui demande son nom. Lorsqu&#8217;elle me répond, je mesure ma chance. C&#8217;est elle, c&#8217;est cette &laquo;&nbsp;star des sages-femmes&nbsp;&raquo; dont <em>on</em> (copines SF ou mamans rencontrées lors de reportages&#8230;) me parle depuis si longtemps&#8230; C&#8217;est elle dont j&#8217;ai le nom sur un bout de papier dans mon agenda depuis des mois&#8230; C&#8217;est elle, la SF expérimentée et versée dans les accouchements « démédicalisés », à laquelle j&#8217;ai rêvé sitôt le test de grossesse positif.<span id="more-797"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">« Ce matin, quand je suis arrivée, je me suis dit que j&#8217;aimerais vraiment pratiquer un « vrai » accouchement, me dit-elle avec le sourire. Alors je vous remercie aussi. » Même si je conçois que l&#8217;adjectif « vrai » peut en blesser plus d&#8217;une (j&#8217;ai moi aussi accouché sous péridurale pour ma fille sans avoir l&#8217;impression d&#8217;avoir eu un « faux accouchement » <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), j&#8217;ai été très touchée par cette phrase. D&#8217;autant qu&#8217;elle ajoute qu&#8217;aujourd&#8217;hui, 60 à 90% des accouchements pratiqués dans ma ville se déroulent sous anesthésie. L&#8217;accouchement en &laquo;&nbsp;semi-liberté&nbsp;&raquo; (sans péri mais à la clinique, rapport aux accouchements &laquo;&nbsp;en liberté&nbsp;&raquo; décrit par Joëlle Terrien dans &laquo;&nbsp;Passages de vie&nbsp;&raquo;, à la maison et peu accompagnés) se fait rare et j&#8217;aime faire partie des exceptions.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Attentionnée, la SF nous a assuré que nous pouvions rester dans la salle d&#8217;accouchement jusqu&#8217;à notre départ, que nous souhaitions immédiat. J&#8217;avais en effet planifié une « sortie précoce », et ce pour plusieurs raisons: d&#8217;abord, mon premier séjour de quatre jours en maternité avait été assez éprouvant, le ballet des personnels m&#8217;empêchant de me reposer et l&#8217;accompagnement de l&#8217;allaitement méritant un zéro pointé. Ensuite, je souhaitais retrouver au plus vite mon lit, ma fille et mon cocon. Bien sûr, cette solution ne convient pas à toutes et il est primoridal que le papa (ou une tierce personne) soit présent(e) pour assurer l&#8217;intendance pendant au moins quelques jours.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Une petite pluie fine a baptisé notre petit garçon avant que je ne l&#8217;enfourne dans la voiture et m&#8217;énerve avec le siège auto</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">J&#8217;ai accouché à 10h25 et nous sommes partis à 17h, le temps de voir le pédiatre et l&#8217;obstétricien. Accessoirement, le temps de me lever et de me laver – coccyx et symphise ultra-douloureux (pendant environ 10 jours&#8230;). Une petite pluie fine a baptisé notre petit garçon avant que je ne l&#8217;enfourne dans la voiture et m&#8217;énerve avec le siège auto. En suites de couches, c&#8217;est la SF avec qui j&#8217;ai effectué ma préparation qui est venue quatre fois chez nous. Une venue que j&#8217;ai malheureusement un peu vécue comme une intrusion dans notre sérail familial&#8230; Un mal nécessaire néanmoins. L&#8217;allaitement a mis quelques jours à se mettre en route; le bébé d&#8217;abord très calme, s&#8217;est rapidement changé en téteur fou (je vous renvoie au <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/04/05/la-nuit-davant/" target="_blank">billet de l&#8217;amie plumée sur « la nuit d&#8217;avant »</a> la montée de lait). Aujourd&#8217;hui, deux semaines plus tard, mon fils confond le jour et la nuit et mes cernes n&#8217;ont de cesse de s&#8217;allonger. Malgré cela, je souris encore en repensant à cette naissance, à cette douleur intense qui ne s&#8217;est jamais muée en souffrance (un concept développé dans « J&#8217;accouche bientôt&#8230; » de M. T.). Pour moi, à aucun moment, cette douleur n&#8217;a été gratuite. Elle avait un but et c&#8217;est ce qui l&#8217;a rendue supportable quasi tout du long. Bien sûr, j&#8217;ai flanché. Surtout dans la dernière ligne droite, les 45 minutes environ qu&#8217;on duré la descente et l&#8217;expulsion. Une phase qui selon les femmes peut durer beaucoup moins longtemps. <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/01/22/la-naissance-de-loeuf/" target="_blank">Contrairement à La Poule</a>, j&#8217;ai vécu cet accouchement comme une expérience qui m&#8217;a apporté autant à moi que, peut-être, à mon enfant – si tant est que les conditions de naissance influent réellement sur la suite des événements&#8230;</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Le livre est également riche d&#8217;exercices à faire pour remuscler périnée et abdominaux bien avant les six semaines classiques</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Dans les jours qui ont suivi, j&#8217;ai dévoré le livre de Bernadette de Gasquet consacré aux suites de couches: <a href="http://www.amazon.fr/B%C3%A9b%C3%A9-est-l%C3%A0-vive-maman/dp/2862140627" target="_blank">« Bébé est là, vive maman, les suites de couches »</a>. Période considérée comme transitoire, voire impure selon les cultures, elle est souvent tout simplement niée par la médecine moderne qui n&#8217;y apporte qu&#8217;une réponse: l&#8217;administration de Doliprane pour contrer l&#8217;effet désagréable des tranchées – ces contractions qui accompagnent le retour de l&#8217;utérus à sa taille antérieure (en neuf mois, l&#8217;utérus augmente de 40 fois sa taille&#8230;) et deviennent plus douloureuses à mesure que les grossesses s&#8217;enchainent. Le livre est également riche d&#8217;exercices à faire pour remuscler périnée et abdominaux bien avant les six semaines classiques qui séparent l&#8217;accouchement de la visite chez le gynéco (lequel prescrit, ou pas, des séances de rééducation périnéale). Il met en garde enfin contre la tentation de reprendre trop vite « une vie normale » et insiste sur le délai de 40 jours, nécessaire à la remise d&#8217;aplomb du corps, à l&#8217;équilibrage des hormones, etc. A s&#8217;offrir dès le début du neuvième mois pour éviter les erreurs (porter trop lourd, se lever trop tôt, etc.) susceptibles d&#8217;avoir des conséquences physiques à long terme &#8211; « fausses sciatiques », déséquilibre du bassin, problèmes d&#8217;incontinence, descente d&#8217;organe&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Voilà, vous savez tout. Je ne sais pas si j&#8217;accoucherai à nouveau (mais bon, j&#8217;ai bon espoir que oui <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), c&#8217;est pourquoi je chérirai ces souvenirs, la mise au monde de mes deux bébés, si différentes, si fortes en émotions. Tout ça peut sembler bien cucul, mais dans un contexte où l&#8217;on cherche à tout contrôler, où le risque zéro est un crédo, l&#8217;accouchement reste un passage risqué entre deux mondes, une expérience qui repoussent nos limites et nous met à l&#8217;épreuve. J&#8217;en sors grandie et accessoirement&#8230; maman.</p>
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		<title>Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (2)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/04/13/comment-mes-lectures-ont-influence-mon-accouchement-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 09:19:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[… Et puis la nuit de la naissance est venue, quelques heures après une séance d&#8217;acupuncture « pour faire mûrir le col » (visiblement fructueuse&#8230; 10 jours avant terme) et permettre au bébé de descendre et d&#8217;effectuer éventuellement, malgré le manque de place, un demi tour – Mr S. avait le dos en « postérieur droit » au lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img class="aligncenter size-full wp-image-789" title="cigogne3" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/04/cigogne3.jpg" alt="cigogne3" width="500" height="375" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">… Et puis la nuit de la naissance est venue, quelques heures après une séance d&#8217;acupuncture « pour faire mûrir le col » (visiblement fructueuse&#8230; 10 jours avant terme) et permettre au bébé de descendre et d&#8217;effectuer éventuellement, malgré le manque de place, un demi tour – Mr S. avait le dos en « postérieur droit » au lieu de l&#8217;avoir en « antérieur gauche », une position plus favorable à la descente dans le bassin. On le prédisait par ailleurs « macrosome » (+ de 4 kilos) à terme – je savais donc qu&#8217;il serait sans doute nécessaire de favoriser la position « quatre pattes » (ventre en hamac?) pendant l&#8217;accouchement pour lui permettre de se frayer un chemin plus facilement. Raison supplémentaire pour me passer d&#8217;anesthésie, qui requiert le plus souvent la position allongée sur le dos (voire sur le côté, que j&#8217;ai trouvé très inconfortable lors de mon premier accouchement&#8230;) et me faisait entrevoir en cas de difficulté les scénarios pour le moins engageants (forceps, ventouse, voire césarienne en urgence et en fin de travail&#8230;).</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>J&#8217;ai su que le moment était venu quand les contractions m&#8217;ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Imprégnée des récits d&#8217;accouchements de Chantal Birman, Joëlle Terrien et Maïtie Trelaün, et forte de mon expérience antérieure, j&#8217;ai su que le moment était venu quand les contractions m&#8217;ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes. Encore supportables, elles m&#8217;ont entrainée dans un ballet de trois heures, pendant lequel je n&#8217;ai eu de cesse de souffler dans un balancement rythmé à quatre pattes sur mon lit, les laissant venir et repartir. De plus en plus concentrée et déjà épaulée par mon mari (son truc/tic?: calculer l&#8217;écart entre deux contractions&#8230; Une façon d&#8217;avoir prise sur les choses d&#8217;après moi, même si la décision du départ à la maternité devait finalement émaner de mon ressenti plus que de l&#8217;horloge et du timing&#8230;), je lui ai finalement donné le feu vert vers 5h30 pour faire venir la personne chargée de garder notre fille. Et nous sommes partis dans l&#8217;obscurité avec nos deux gros sacs&#8230; et mon oreiller serré contre moi, sorte de « doudou » qui m&#8217;a été plus qu&#8217;indispensable dans les heures suivantes. Dans ces sacs, pas d&#8217;affaires pour le séjour à la maternité (j&#8217;en reparlerai plus loin), mais deux couettes, un second oreiller, mon peignoir et des vêtements de rechange pour le bébé et pour moi – le tout, pour la salle d&#8217;accouchement.<span id="more-782"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">A notre arrivée, une jeune SF nous accueille, douce et gentille. Entre deux contractions, je lui tends mon « projet de naissance », qui tient en quelques lignes sur un papier libre – c&#8217;est <em>le</em> cadre sage-femme de la clinique qui m&#8217;a enjoint à en rédiger un, à l&#8217;issue de l&#8217;entretien que nous avons eu à ma demande quelques semaines plus tôt. Le mot d&#8217;ordre (dicté mot pour mot par <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">mon amie plumée</a>, qui a parfaitement su là exprimer la substantifique moelle de ma pensée <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ), « <span style="font-style: normal;"><strong>que la physiologie de mon accouchement soit respectée et que tout geste médical fasse l&#8217;objet d&#8217;une discussion préalable</strong></span><span style="font-style: normal;"> – sauf urgence vitale ». La jeune SF le prend gentiment et le met de côté sans y jeter un œil puis entreprend de m&#8217;examiner. Je suis « à 5 centimètres ». Cette annonce me met de bonne humeur&#8230; C&#8217;est déjà ça de pris – la dernière fois, je n&#8217;étais « qu&#8217;à deux » à mon arrivée dans le service. On nous installe dans l&#8217;une des salles nature de la maternité en nous précisant qu&#8217;on ne peut pas y accoucher faute d&#8217;une « table » (un lit?) suffisamment large. « Mon » obstétricien référent (celui-là même qui m&#8217;a fait une « expression abdominale » après m&#8217;avoir menacée de forceps/césarienne lors de mon premier accouchement, après deux heures de dilatation complète sans réelle descente du bébé dans le bassin&#8230;) vient nous serrer la pince et montrer qu&#8217;il est là en cas de besoin. Malgré sa cordialité, c&#8217;est dit: ce n&#8217;est pas avec lui que j&#8217;accoucherai!</span></p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>En entrant, une impression de déjà-vu: c&#8217;est dans cette salle que j&#8217;ai effectué le travail lors de mon premier accouchement</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;">Pendant près d&#8217;une heure, entre le monitoring continu qui me fait râler (je suis debout accrochée à la machine par deux fils) et l&#8217;impossibilité de vraiment nous installer dans cette salle provisoire, la dilatation ne progresse pas. C&#8217;est à 7h finalement que nous faisons connaissance avec la nouvelle SF (plus âgée et tout aussi apaisante) qui prend son service et que nous pouvons intégrer une autre salle, définitive celle-là. En entrant, une impression de déjà-vu: c&#8217;est dans cette salle que j&#8217;ai effectué le travail lors de mon premier accouchement, avant d&#8217;être transférée pour la pose de la péridurale. Elle est grande, trop grande et froide. Je le dis et la SF est d&#8217;accord avec moi. Les fils de la confiance se tissent&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Elle souhaite m&#8217;examiner avant de me laisser entrer dans l&#8217;eau, car « ici, la politique de la maison s&#8217;oppose aux accouchements dans le bain ». Elle dit ça avec le sourire en coin – elle m&#8217;a comprise: les protocoles, c&#8217;est pas <em>notre</em> truc. N&#8217;étant dilatée « qu&#8217;à 6/7 », j&#8217;entre dans l&#8217;eau et m&#8217;y fait masser les épaules et le buste par mon mari. Je repense aux livres&#8230; Je sais qu&#8217;il me faut enfin « m&#8217;ouvrir » pour laisser passer le bébé. C&#8217;est là que les contractions deviennent sérieuses, que je mets à profit mon unique cours de chant prénatal: ça y est, je commence à me lâcher, avec les encouragements de mon mari et ceux de la SF, qui va, vient et repart, nous laissant seuls pour nous retrouver. Une chance, les autres salles sont vides, nous sommes (presque?) seuls dans le service.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Nouvel examen: 9 centimètres. A ce stade, je suis dans mon monde</p></blockquote>
<p>Au bout d&#8217;une heure environ, je sors du bain – moment où le peignoir s&#8217;avère utile comparé aux serviettes timbres-poste de la maternité <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' />  et m&#8217;installe sur un tapis recouvert de nos couettes. Monitoring ponctuel effectué par la SF sans ceinture ni attaches: je ne le sens même pas. Nouvel examen: 9 centimètres. A ce stade, je suis dans mon monde. Seul mon cerveau reptilien fonctionne (« J&#8217;accouche bientôt&#8230; », M. T.), je ne suis plus capable de discuter entre les contractions. « Ne poussez pas » me dit la SF qui me demande de me mettre sur le dos sur le tapis pour « vérifier quelque chose ». « Il reste un bout de col, je vais le retenir pendant la contraction ». Et puis (l&#8217;enchainement n&#8217;est plus très clair et les citations impossibles à reproduire de manière certaine&#8230;) elle me demande de me mettre sur la table. Je rechigne, j&#8217;ai mal, je ne veux pas bouger. Elle insiste. Je suis à quatre pattes sur la table et elle fait venir deux collègues. C&#8217;est le moment de pousser, ça soulage et ça fait un mal de chien à la fois. Je transpire comme un phoque dans mon pauvre oreiller&#8230; On me demande de me tourner sur le dos. La manœuvre, à laquelle je m&#8217;oppose d&#8217;abord, s&#8217;effectue en un mouvement, rapide, animal. Et puis à nouveau à quatre pattes (c&#8217;est à ce moment que j&#8217;entends un &laquo;&nbsp;poc&nbsp;&raquo;: la poche s&#8217;est enfin rompue&#8230;), puis encore sur le dos. Très vite (mais à moi, ça semble une éternité&#8230;) c&#8217;est la fin, ça brûle sur le périnée (je le sais, je l&#8217;ai lu souvent&#8230;). On me met la main entre les jambes, je sens le bébé entre les grandes lèvres ultra-étirées. Cette proximité me donne la force des dernières poussées. Je sens une pression sur le ventre après le passage de la tête&#8230; Je sens tout, c&#8217;est fou, c&#8217;est nouveau, je n&#8217;avais pas vécu ça avant, c&#8217;est une autre naissance, la mienne&#8230;?</p>
<p>Et puis il est là, tout bleu sur mon ventre. « Il a eu un atterrissage mouvementé, commente la SF dans un souffle. Cordon autour du cou et coude en avant. Et il a failli naître coiffé&#8230; »</p>
<p><em><strong>La suite très très vite&#8230;</strong></em></p>
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		<title>Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (1)</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 14:12:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a deux semaines, j&#8217;ai accouché de mon deuxième enfant. Un petit garçon que nous nommerons Mr S. pour ne pas dépareiller avec le pseudo de sa grande sœur, Miss A., âgée de 19 mois. Cet accouchement a eu lieu au terme d&#8217;une grossesse normale quoique fatigante, pour cause de congé maternité pris quatre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img class="size-full wp-image-770 aligncenter" title="passages" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/04/passages.jpg" alt="passages" width="359" height="500" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il y a deux semaines, <strong>j&#8217;ai accouché de mon deuxième enfant</strong>. Un petit garçon que nous nommerons Mr S. pour ne pas dépareiller avec le pseudo de sa grande sœur, Miss A., âgée de 19 mois. Cet accouchement a eu lieu au terme d&#8217;une grossesse normale quoique fatigante, pour cause de congé maternité pris quatre semaines seulement avant l&#8217;arrivée de Mr S., 11 jours avant terme. Fatiguante aussi à cause de sa « grande » sœur, en pleine période « pré-terrible two »&#8230; Vous me direz: « Quelle idée d&#8217;avoir des enfants si rapprochés »&#8230; et vous aurez raison <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> . Bref, une seconde grossesse non-pathologique comme la première et, malgré tout, bien différente de cette dernière.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>J&#8217;ai la sensation d&#8217;avoir couru après le temps qui passait trop vite</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Parce que c&#8217;est clair, la première fois, je ne pensais qu&#8217;à ça (j&#8217;avais le temps et l&#8217;énergie): mon corps et ses transformations, mon bébé qui grandissait jour après jour dans mon ventre&#8230; J&#8217;étais à jour dans la lecture du <a href="http://www.amazon.fr/livre-bord-future-maman/dp/2501033256" target="_blank">« Journal de bord de la future maman »</a> (voire en avance d&#8217;une ou deux semaines) et la chambre de bébé était prête cinq mois à l&#8217;avance – j&#8217;exagère à peine. Pour le deuxième (je ne veux même pas imaginer comment se déroulerait une troisième grossesse&#8230; Enfin si, mais bon, héhé, c&#8217;est comme qui dirait&#8230; un peu prématuré <img src='http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> ), j&#8217;ai la sensation d&#8217;avoir couru après le temps qui passait trop vite, d&#8217;avoir eu à faire des pauses forcées pour me souvenir que j&#8217;étais enceinte et pas juste « un peu fatiguée ». Ce à quoi s&#8217;est ajoutée, par petites touches, la (trop fameuse) culpabilité de ne pas accorder autant de temps à bébé par rapport à l&#8217;aîné, <em>in utero</em> déjà.<span id="more-769"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Néanmoins, <strong>mes aspirations étaient grandes, mes envies pour cette nouvelle aventure ambitieuses</strong>. Depuis un an environ, je fréquente <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2009/11/09/mamans-blogueuses-1-les-nouvelles-aristos/#content" target="_blank">les blogs de mamans</a>, continue mes lectures thématiques débutées lors de ma première grossesse (en 2008) – voir <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/01/19/ptite-biblio-1/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/01/20/ptite-biblio-2/" target="_blank">ici</a>. Et surtout j&#8217;affine ma perception de ce que représente <strong>pour moi </strong>(!!) la naissance (une transition chaotique et nécessaire&#8230;), j&#8217;analyse mon premier accouchement à l&#8217;aulne de mes nouvelles connaissances (sur l&#8217;engrenage des gestes médicaux notamment) et je formule des souhaits pour l&#8217;accueil de mon « petit second ». J&#8217;en viens donc au sujet du jour (enfin!): la façon dont toutes ces lectures (et les échanges toujours fructueux avec <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">La Poule et les poulettes de la Basse-cour</a>) ont influencé mon accouchement. Et en particulier trois livres écrits par des sages-femmes: « Au monde, ce qu&#8217;accoucher veut dire » de Chantal Birman, « J&#8217;accouche bientôt et j&#8217;ai peur de la douleur » de Maïtie Trelaün (les billets correspondants de La Poule <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2010/04/11/au-monde/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/12/01/jaccouche-bientot-et-jai-peur-de-la-douleur/" target="_blank">ici</a>) et « Passages de vie » de Joëlle Terrien. Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;en faire des fiches de lecture, mais de montrer à quel point ces essais (auxquels on peut ajouter « Pour une naissance à visage humain » de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau chez Jouvence) ont rythmé ma seconde grossesse et façonné le vécu de ce deuxième accouchement.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Ces trois livres m&#8217;ont permis de prendre conscience de ce que je ne voulais pas revivre</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Tous trois s&#8217;attellent à décrire ou dénoncer, pour l&#8217;un, les conditions de travail des sages-femmes et le rôle que ces conditions joue sur les protocoles d&#8217;accouchement imposés aux futures mamans en France, pour le second le déroulement précis de l&#8217;accouchement physiologique (par opposition à l&#8217;accouchement sous anésthésie), quand le troisième prône l&#8217;accouchement « libre », à la maison, à peine assisté d&#8217;une professionnelle – la sage-femme (SF pour aller plus vite&#8230;). Ces trois livres m&#8217;ont permis de prendre conscience de ce que je ne voulais pas revivre (un accouchement sous péridurale, codifié et chronométré par le personnel médical, à qui j&#8217;ai délégué en partie la naissance de ma fille). Attention cependant, je ne suis pas de celles qui ont le sentiment de s&#8217;être fait « voler leur accouchement ». Je crois au contraire avoir vécu un premier accouchement assez serein et à la mesure de mon expérience et de mes capacités d&#8217;alors. Ce n&#8217;est qu&#8217;une fois un peu de recul pris, que j&#8217;ai souhaité un autre déroulement pour cet accouchement-ci – dans la mesure du possible bien sûr, tant que tout « se passait bien ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">J&#8217;ai donc d&#8217;abord recherché la préparation adéquate, histoire de <strong>me donner les meilleures chances et les meilleurs outils pour me passer d&#8217;anesthésie</strong>. Par manque de temps et parce que je suis relativement en phase avec ma gynécologue, j&#8217;ai abandonné l&#8217;idée d&#8217;un <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/09/07/mes-choix-pour-cette-grossesse-1/" target="_blank">suivi global</a> et me suis mise en quête du SF libérale succeptible de combler les vides de ma préparation antérieure – une préparation classique et collective menée par une SF géniale qui malheureusement est décédée dans un accident l&#8217;été dernier&#8230; J&#8217;ai rapidement trouvé (aux alentours du 5ème mois de grossesse) une SF réceptive à mes attentes (accouchement moins médicalisé, plus grand rôle donné au papa etc.) qui m&#8217;a proposé une préparation individuelle, au fil de laquelle elle m&#8217;a permis de tester le yoga (bof&#8230;), a initié le papa aux points d&#8217;acupuncture à activer pour distraire la maman au moment des contractions (pas mal, quoique peu utilisé&#8230; Il s&#8217;agit de <a href="http://www.bonapace.com/methode.php" target="_blank">la préparation <em>Bonapace</em></a>) et surtout, au cours de laquelle j&#8217;ai pu pas mal vider mon sac. Une psy spécialisée en quelque sorte&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><em>La suite dans les prochains jours&#8230;</em></strong></p>
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		<title>Elisabeth Badinter, victime de son plan média?</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 16:44:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Après plusieurs semaines au cours desquelles j&#8217;ai lu et relayé avec intérêt les 1001 critiques et articles publiés aussi bien sur les sites d&#8217;info et que sur les blogs à propos du livre « Le conflit, la femme et la mère » (Flammarion, 2010, 18€) d&#8217;Elisabeth Badinter, j&#8217;ai enfin pris le temps de le lire. Quelques heures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_746" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-746" title="conflit" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/03/conflit.jpg" alt="&quot;Le conflit&quot;, E. Badinter, Flammarion" width="500" height="500" /><p class="wp-caption-text">&quot;Le conflit&quot;, E. Badinter, Flammarion</p></div>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Après plusieurs semaines au cours desquelles j&#8217;ai lu et relayé avec intérêt les 1001 critiques et articles publiés aussi bien sur les sites d&#8217;info et que sur les blogs à propos du livre « Le conflit, la femme et la mère » (Flammarion, 2010, 18€) d&#8217;Elisabeth Badinter, j&#8217;ai enfin pris le temps de le lire. Quelques heures m&#8217;ont suffit tant le bouquin est court (254 p.), l&#8217;écriture fluide et le sujet, il faut bien l&#8217;avouer, passionnant.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu&#8217;a suscité l&#8217;ouvrage</p></blockquote>
<p>A chaud, impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu&#8217;a suscité l&#8217;ouvrage. Mais bizarrement, ce n&#8217;est pas un sentiment de révolte qui m&#8217;étreint en premier lieu. Bien au contraire, je suis aux regrets de vous signaler, madame Badinter, que votre plan média, impressionnant par son ampleur et son efficacité (déjà près de 60 000 exemplaires écoulés en un mois selon <a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/duel-aubenas-badinter-pour-la-meilleure-vente-d-essais_852902.html" target="_blank">L&#8217;Express</a>), a sans conteste largement dévoyé le contenu de votre livre!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Dans les dizaines d&#8217;ITW (France Inter, Canal+&#8230;), de papiers (Elle, Le Monde&#8230;) et billets publiés en ligne ou ailleurs (j&#8217;ai particulièrement aimé <a href="http://blog.allaitement.mamanana.com/2010/02/elizabeth-badinter-le-conflit-la-femme-et-la-m%C3%A8re.html" target="_blank">celui de Ségolène Finet</a> ou <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100212/17721/une-chercheuse-americaine-repond-a-elisabeth-badinter" target="_blank">la réponse de Sarah Blaffer Hrdy</a>, anthropologue citée par E.B. dans son bouquin), n&#8217;est fait mention très souvent, aussi bien par l&#8217;auteure elle-même que par ses détracteurs, que de sa prise de position franchement spécieuse concernant le complot pro-allaitement – un chapitre complet sur LLL (la Leche league) et sa conspiration mondiale. Ont été bien souvent évoquées ses réticences au retour des <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/03/01/%C2%AB-cheri-jai-achete-des-couches-lavables-%C2%BB/" target="_blank">couches lavables</a> (pourtant franchement timide en France où elles concernent moins de 5% des bébés&#8230;), alors qu&#8217;E. Badinter n&#8217;y consacre que deux ou trois paragraphes. Franchement ultra-anecdotique – et tout à fait conforme à l&#8217;opinion des femmes de sa génération qui ont dû pour la plupart jongler entre les langes à faire bouillir et les culottes en caoutchouc à récurer. On ne peut donc pas vraiment leur reprocher cette réaction!<span id="more-745"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pourtant, il y a du bon à prendre dans ce livre. D&#8217;abord, il remet au centre du débat la question du féminisme, jugé ringard par certain(e)s, et des combats pour l&#8217;égalité entre hommes et femmes (aujourd&#8217;hui 8 mars, c&#8217;est la Journée des femmes, preuve qu&#8217;il faut encore &#8211; et c&#8217;est malheureux &#8211; une occasion&#8230; annuelle pour évoquer ces sujets!). Il rappelle que des femmes se sont battues pour la pilule ou l&#8217;avortement, pour avoir le choix de procréer ou non. Il souligne que notre rapport à la maternité se situe dans une perspective historique, économique et sociale, qu&#8217;il évolue au fil des modes de pensée et des besoins des gouvernements – je ne conteste absolument pas ce dernier fait, puisque mécaniquement la natalité a des effets directs sur le financement des retraites ou le marché du travail.</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Il aborde les « ambivalences de la maternité », le « conflit » qui s&#8217;opère à l&#8217;intérieur même d&#8217;une femme entre ses « devoirs » maternels et ses aspirations autres</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">L&#8217;essai évoque les politiques natalistes selon les pays, leur efficacité toute relative et l&#8217;image traditionnelle de la mère de famille en Allemagne, en Italie ou au Japon (à la maison, omniprésente dans la vie des enfants&#8230;) pour expliquer les taux de fécondité variables d&#8217;un pays industrialisé à un autre. Il aborde les « ambivalences de la maternité », le « conflit » qui s&#8217;opère à l&#8217;intérieur même d&#8217;une femme entre ses « devoirs » maternels, de plus en plus lourds (il ne s&#8217;agit plus de garantir seulement le gîte et le couvert à sa progéniture, mais de le guider pas à pas sur la voie de l&#8217;épanouissement personnel jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte), et ses aspirations autres (carrière professionnelle, loisirs, vie de couple&#8230;).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je me suis bien retrouvée dans ce passage (qui se trouve au début du livre). Oui, il nous faut aujourd&#8217;hui, plus qu&#8217;avant sans doute, « concilier » vie de famille et vie professionnelle, « négocier » entre nos aspirations de mère, nos désirs et intérêts de femme. Oui, nous voulons tout et que tout soit parfait, au risque d&#8217;être surmenées, culpabilisées et perpétuellement insatisfaites. Non, les hommes ne payent pas le même tribu à la parentalité. Souvent, ce n&#8217;est pas eux qui initient le mouvement (même s&#8217;ils aiment bien cette période&#8230;), puis ils ne portent pas l&#8217;enfant, ne se rendent que très rarement aux 20 ou 30 rendez-vous médicaux qu&#8217;impliquent la grossesse (suivi, préparation, consultation pré-anesthésique, passages au labo pour analyses et j&#8217;en passe&#8230;), n&#8217;allaitent pas, ne se préoccupent ni de la garde-robe de bébé ni bien sûr de la valise pour la maternité. Ils ne s&#8217;intéressent que de très loin à la recherche d&#8217;un mode de garde et ne proposent que rarement de passer un peu plus de temps à la maison (« passer à 80%? Mais chéri, j&#8217;ame mon travail! » Et moi non bien sûr&#8230;) pour s&#8217;occuper de bébé.</p>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Comment ne pas sourire quand on lit que les thèses écolos sont forcément sexistes</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Clairement en revanche, sur les chapitres 2 et 3, traitant des forces réactionnaires combinées pour ramener la femme à la maison et de l&#8217;allaitement comme source d&#8217;aliénation vis à vis du bébé, je m&#8217;inscris en faux quasiment de bout en bout. Comment ne pas sourire quand on lit que les thèses écolos sont forcément sexistes, que le « retour à la nature » qu&#8217;elles impliquent marque une régression incontestable dans les combats pour l&#8217;égalité des sexes? Pour vivre moi-même dans un milieu largement teinté (mais pas que) d&#8217;aspirations écolo-bobo-bio, je me suis sentie non pas offensée (le terme, utilisé par certaines, est vraiment trop fort) mais incomprise par E. Badinter et les féministes de sa génération. Non, je ne me sens pas prisonnière de l&#8217;idéologie écolo montante. Au contraire, je l&#8217;encourage, j&#8217;y adhère, je m&#8217;y reconnaîs en grande partie (même si j&#8217;ai demandé une tarte aux fraises pour mon anniversaire la semaine dernière&#8230; en plein hiver, hum). Oui, je prône une certaine forme de décroissance responsable, sans pour autant renoncer à mon confort. Non, je ne vis pas le transfert de mes couches lavables du cul de ma fille à la machine à laver comme une contrainte insurmontable. Oui, je souhaite qu&#8217;elle mange des bons petits plats préparés par&#8230; son père, plutôt que des trucs industriels dont je ne voudrais pas moi-même!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Idem pour l&#8217;allaitement et le maternage proximal. Il est évident que ce renouveau d&#8217;une certaine façon d&#8217;élever les bébés, mélange d&#8217;idéal « état de nature » à la Rousseau et d&#8217;études scientifiques récentes, qui prône le portage, l&#8217;allaitement long ou le cododo (que je ne pratique pas, au contraire des deux autres éléments pré-cités) impliquent une présence accrue de la mère auprès de l&#8217;enfant qu&#8217;un autre modèle de parentage. Mais il y a aujourd&#8217;hui des façons, pour celles qui PEUVENT choisir (tout dépend beaucoup du milieu social et des moyens financiers évidemment!), d&#8217;aménager ces différentes aspirations/obligations pour trouver un équilibre propre à chacune. C&#8217;est là que je rejoins de nombreuses commentatrices: il me semble important d&#8217;avoir le choix et non de subir: le choix d&#8217;allaiter au sein comme de nourrir au biberon, de prendre du temps avec bébé comme de retourner bosser au bout de cinq jours (cf. Rachida D. et son retour au taf cinq jours après sa césarienne&#8230;?!).</p>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Je recommande donc la lecture du bouquin – je vais quant à moi me pencher sur « L&#8217;amour en plus »</p></blockquote>
<p>Bref, je trouve que sur ce coup-là, Elisabeth Badinter loupe sa cible et met tout sur le dos de LLL au lieu d&#8217;incriminer politiques publiques, personnels de maternité parfois pas très subtiles, pères trop souvent absents, voire démissionnaires et aspirations parfois contradictoires des femmes elles-mêmes&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je pourrais encore en écrire des tartines tant le sujet est un puits sans fond. Je recommande donc la lecture du bouquin – je vais quant à moi me pencher sur « L&#8217;amour en plus », publié en 1981 (billet de La Poule <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/12/01/lamour-en-plus/" target="_blank">ici</a>). J&#8217;ai conscience que mon compte-rendu est un peu fouilli et les thèmes abordés nombreux – honnêtement c&#8217;est un peu le cas du bouquin d&#8217;E. B., une critique que lui fait La Mère joie avec raison <a href="http://lamerejoie.com/2010/03/08/critique-le-conflit-elisabeth-badinter/" target="_blank">ici</a>. N&#8217;hésitez pas à me donner votre avis, la discussion sur ces sujets est loin d&#8217;être close&#8230;</p>
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		<title>P&#8217;tite biblio (2)</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 06:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Petit guide de l&#8217;allaitement pour la mère qui travaille&#160;&#187;, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Jouvence 2009 Suite et fin de l&#8217;inventaire de ma &#171;&#160;p&#8217;tite biblio&#160;&#187; layette, entamé hier. Sur les premiers mois de bébé: « L&#8217;allaitement, de la naissance au sevrage », Dr Marie Thirion, Albin Michel 1994, 1999, 2004. LA référence sur l&#8217;allaitement maternel. A lire absolument AVANT la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-721" title="guide-allaitement" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/01/guide-allaitement.jpg" alt="guide-allaitement" width="363" height="560" /></p>
<p style="text-align: center;">&laquo;&nbsp;Petit guide de l&#8217;allaitement pour la mère qui travaille&nbsp;&raquo;, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Jouvence 2009</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Suite et fin de l&#8217;inventaire de ma &laquo;&nbsp;p&#8217;tite biblio&nbsp;&raquo; layette, <a href="http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/01/19/ptite-biblio-1/#content" target="_blank">entamé</a> hier.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Sur les premiers mois de bébé:</p>
<ul>
<li><strong>« L&#8217;allaitement, de la naissance au sevrage », Dr Marie Thirion</strong>, Albin Michel 1994, 1999, 2004. LA référence sur l&#8217;allaitement maternel. A lire absolument AVANT la naissance pour vous éviter les arrachages de cheveux et les discours ultra-contradictoires des personnels de la maternité, des copines et des grands-mères.</li>
<li><strong>« L&#8217;art de l&#8217;allaitement maternel », La Leche League</strong>, First Editions 2009 (réédité depuis 1958&#8230;). Pas encore lu en entier. C&#8217;est ce livre que j&#8217;emporterai dans ma valise pour mon séjour n°2 à la maternité, histoire d&#8217;annoncer la couleur à toutes les puéricultrices qui voudront me proposer « un p&#8217;tit bib&#8217; de complément ». Ma recommandation: ne lire ce livre qu&#8217;une fois bien arrêtée dans ses choix. Sinon, ça peut énerver (c&#8217;est vraiment très militant, à la limite du mépris pour les mamans qui ne souhaitent pas allaiter&#8230;).</li>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Il donne quelques bases sur l&#8217;attachement parent-enfant des premiers mois</p></blockquote>
<li><strong>« Ne pleure plus bébé », Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau</strong>, Jouvence 2008. Très rapide à lire (comme tous les « pratiques Jouvence »), il donne quelques bases sur l&#8217;attachement parent-enfant des premiers mois et met à terre la théorie du « mais laisse-le donc pleurer seul dans sa chambre, sinon tu vas en faire un enfant capricieux/gâté/incapable de s&#8217;endormir seul&#8230; ». Chouette lecture.</li>
<li><strong>« Bébé, dis-moi qui tu es », Dr Philippe Grandsenne</strong>, Marabout 1996. Lu quelques semaines avant la naissance de ma fille, ce livre m&#8217;a beaucoup aidé. Il permet de se préparer aux trois premiers mois de bébé qui sont souvent éprouvants pour les parents – le bébé pleure mais on ne le comprend pas, il demande une attention et des soins permanents, il a son rythme propre qu&#8217;il ne faut pas trop chercher à réguler dans un premier temps&#8230; Bref, des conseils pratiques et une devise: « Vous, parents, faites de votre mieux et tout ira bien ». Ouf!<span id="more-720"></span></li>
<li><strong>« Planète maternage, choisir d&#8217;élever ses enfants autrement », Catherine Piraud-Rouet</strong>, Marabout 2008. Ce livre reprend les thèmes du « nouveau parentage »: portage, allaitement, éducation respectueuse, école alternative, couches lavables&#8230; Un peu doublon avec « Elever son enfant autrement » et les Pratiques Jouvence sur les mêmes thèmes (que j&#8217;ai également acheté&#8230;). Mais bon, je recoupe l&#8217;info, hein&#8230; Déformation professionnelle. Un bon début pour aborder ces problématiques quand on y est peu sensibilisé.</li>
<li><strong>« Les couches lavables, le retour! », Marianne Markmann</strong>, Jouvence 2008. Impossible de rester aux jetables après avoir lu ce petit opus. Je suis en pleine transition&#8230;</li>
<li><strong>&nbsp;&raquo; L&#8217;art de porter bébé, nouages et positions &laquo;&nbsp;, Manuella Favreau</strong>, La Plage 2009. Donne un aperçu des différents systèmes de portage et des principaux nouages. Pas essentiel quand on a internet, mais sympa pour offrir.</li>
<li><strong>« Le sommeil, le rêve et l&#8217;enfant, de la naissance à l&#8217;adolescence », Dr Marie Thirion et Dr Marie-Josèphe Challamel</strong>, Albin Michel 1995, 1999, 2002. Très pragmatique et scientifique (tout comme son copain sur l&#8217;allaitement&#8230;), ce livre apporte des réponses précises à des questions qui le sont tout autant. Il permet de comprendre les mécanismes du sommeil en général et chez un enfant en particulier. Il peut grandement aider en cas de doute ou de crise. Un bon ouvrage de référence, à picorer.</li>
<blockquote class="pullquote_right"><p>A la fois léger et bourré de « trucs » sympa à faire ou à savoir quand on vient de mettre au monde son premier enfant</p></blockquote>
<li><strong>« Jeune maman et paresseuse », Frédérique Corre-Montagu</strong>, Marabout 2007. Héritage de ma première grossesse, ce livre est à la fois léger et bourré de « trucs » sympa à faire ou à savoir quand on vient de mettre au monde son premier enfant. Très grand public, il ne colle pas forcément à mes convictions actuelles (peut-être un peu plus bobo/écolo), mais c&#8217;est un guide à s&#8217;offrir pour se détendre à la mat&#8217; entre deux visites pénibles&#8230;</li>
<li><strong>« Maman débutante », Olivia Toja</strong>, First Editions 2008. Sympa, facile à lire (et à refiler&#8230;), tout comme son compère <strong>« Papa débutant », de Lionel Paillès avec benoît le Goëdec</strong>, sage-femme, First Editions 2008.</li>
<li><strong>« Le guide des mamans débutantes », Anne Bacus</strong>, Marabout 2006. Là, je dis non, non et non. TROP classique, dogmatique, « faites comme ci, faites comme ça »&#8230; Pas du tout ma tasse de thé.</li>
<li><strong>« Petit guide de l&#8217;allaitement pour la mère qui travaille »</strong>, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Jouvence 2009. Juste <em>indispensable</em> quand on reprend un boulot salarié (mais pas que) tout en souhaitant continuer l&#8217;allaitement.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Sur la psychologie, l&#8217;éducation de l&#8217;enfant:</p>
<ul>
<li><strong>« Au cœur des émotions de l&#8217;enfant », Isabelle Filliozat</strong>, Marabout 1999. Pas encore lu. Voir un avis éclairé <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2008/11/17/au-coeur-des-emotions-de-lenfant/" target="_blank">ici</a>.</li>
<li><strong>« Parents efficaces », Dr Thomas Gordon</strong>, Marabout (première édition 1970). En cours de lecture. Véritable <em>révélation</em> pour ce que j&#8217;ai pu en découvrir jusqu&#8217;ici. Ce livre redessine les contours de nos rapports avec les autres et de nos méthodes de communication. Entre l&#8217;écoute active et la « méthode gagnant-gagnant » de résolution des conflits, c&#8217;est un livre de chevet à relire de nombreuses fois.</li>
<li><strong>« La psychologie de l&#8217;enfant », Anne Charlet-Debray</strong>, collection « Idées reçues » Le Cavalier bleu 2008. A relire&#8230; Je l&#8217;ai parcouru distraitement il y a deux ans, sans doute à tort. peut être une bonne entrée en matière.</li>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Très moralisateur et culpabilisant pour les parents</p></blockquote>
<li><strong>« Tout se joue avant 6 ans », Dr Fitzhugh Dodson</strong>, Marabout (première édition 1970). En cours de lecture. Pas encore d&#8217;avis tranché&#8230; à voir.</li>
<li><strong>« Eduquer ses enfants, l&#8217;urgence aujourd&#8217;hui », Dr Aldo Naouri</strong>, Odile Jacob 2008. Lu à moitié. Je n&#8217;ai pas du tout accroché. C&#8217;est très moralisateur et culpabilisant pour les parents. Je ne le revends pas tout de suite et pense sérieusement m&#8217;y replonger dès que j&#8217;aurais avaler tout ce qui me semble prioritaire, histoire de pouvoir argumenter intelligemment contre les thèses du bonhomme.</li>
<li><strong>« Relations frères-sœurs, du conflit à la rencontre », Catherine Dumonteil-Kremer</strong>, Jouvence 2006 et 2009. J&#8217;ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Loin des clichés habituels sur la jalousie entre frères et sœurs, il rassure et guide les parents, parfois un peu perplexes par rapport à cette nouvelle relation qui nait. Le jeu, l&#8217;affection, le sevrage ou le co-allaitement&#8230; De nombreux conseils et témoignages rendent ce petit livre vraiment chouette. A relire.</li>
<li><strong>« On attend un nouveau bébé, l&#8217;accueillir dans la famille », Dr Bernard Geberowicz et Florence Deguen</strong>, Albin Michel 2007. Oui, bon. A tout prendre, le précédent est mieux&#8230;</li>
<li><strong>« Lorsque l&#8217;enfant paraît », Françoise Dolto</strong>, tomes 1, 2 et 3, Le Seuil 1977. Traine sur ma table de chevet depuis deux ans&#8230; Je ne m&#8217;y suis toujours pas atelée. Un tort?</li>
<li><strong>« Former une famille recomposée heureuse, comment faire pour que chacun trouve sa place », Jean-Paul et Anne Sauzède</strong>, Interéditions 2005. Vraiment très bien fait, à conseiller aux personnes concernées!</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">En attente (j&#8217;ai dévalisé le site des éditions Jouvence dernièrement&#8230;):</p>
<ul>
<li><strong>« Pour une parentalité sans violence », Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau</strong>, Jouvence 2002.</li>
<li><strong>« Les clés de l&#8217;harmonie familiale », Christel Petitcollin</strong>, Jouvence 2004.</li>
<li><strong>« Poser des limites à son enfant et le respecter », Catherine Dumonteil-Kremer</strong>, Jouvence 2004.</li>
<li><strong>« Eduquer sans punition ni récompense », Jean-Philippe Faure</strong>, Jouvence 2005.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Essais, pamphlets et autres bouquins rigolos sur la grossesse et la maternité (pas ma partie préférée, comme vous aller pouvoir le constater&#8230;):</p>
<ul>
<li><strong>« 100 trucs que je déteste sur la grossesse », Kate Konopicky</strong>, Marabout 2005. Pas inoubliable&#8230; Bof.</li>
<li><strong>« Mère indigne, mode d&#8217;emploi », Anne Boulay</strong>, Denoël 2006. Sympa et bien écrit. Se lit très bien entre deux grossesses&#8230; A ne pas offrir aux futures primipares: la vision très médicalisée et désenchantée de l&#8217;accouchement peut en faire frémir plus d&#8217;une&#8230;</li>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Elle donne des trucs et astuces pour concilier vie active et maternité</p></blockquote>
<li><strong>« Comment ne pas être une mère parfaite », Libby Purves</strong>, Odile Jacob 1997 et 2007. Franchement chouette. Elle donne des trucs et astuces pour concilier vie active et maternité. Seul hic: elle est un peu trop&#8230; parfaite, finalement.</li>
<li><strong>« Comment ne pas élever des enfants parfaits », Libby Purves</strong>, Odile Jacob 1995 et 2009. La suite du précédent. Je ne l&#8217;ai pas encore ouvert&#8230;</li>
<li><strong>« Mauvaises mères, la vérité sur le premier enfant », collectif</strong>, Jacob-Duvernet 2008. Amusant, léger, bobo parisien&#8230; J&#8217;ai bien aimé ce livre, mais j&#8217;ai été un peu gênée par le côté « je-suis-une-mère-et-une-adulte-mais-j&#8217;assume-pas-trop », en tout cas dans les mots. Parce qu&#8217;on voit bien que les trois auteures sont gagas de leur rejeton, alors à quoi bon&#8230; Bref, je suis partagée (mais, comme Voici ou Gala, le livre tourne sous le manteau parmi mes copines&#8230;).</li>
<li><strong>« Le choc de la maternité », Anne Enright</strong>, Acte sud 2008. Bon, là, faut s&#8217;accrocher. C&#8217;est bien écrit mais un peu ennuyeux&#8230; Hum. Je déconseille.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Les BD (sur le sujet, je suis une inconditionnelle TRES bon public):</p>
<ul>
<li><strong>« Je veux un bébé (moi non plus) », Lynda Corazza</strong>, Delcourt 2006. Juste ENORME!! Déjà relu plusieurs fois. A offrir ou s&#8217;offrir même si vous n&#8217;avez pas d&#8217;enfant, n&#8217;en voulez pas/plus. C&#8217;est vraiment super drôle (et réaliste). Le blog de Mamlynda <a href="http://mamlynda.blogspot.com/" target="_blank">ici</a>.</li>
<li><strong>« Faites des gosses (qu&#8217;ils disaient), Lynda Corazza</strong>, Delcourt 2008. La suite du précédent. Tout aussi réussi. Je sur-conseille!</li>
<li><strong>« Livret de famille », JC Menu</strong>, L&#8217;association 2003. J&#8217;aime beaucoup. Une chronique familiale pas tout à fait ordinaire et un trait de crayon original. A découvrir.</li>
<li><strong>« Le guide du moutard, pour survivre à 9 mois de grossesse », Jul</strong>, Albin Michel (Vent des savanes) 2007. Hahahahahaha&#8230; Je ne m&#8217;en lasse pas. C&#8217;est trop bien.</li>
<blockquote class="pullquote_right"><p>On suit deux jeunes parents dans le parcours du combattant que leur imposent les médecins</p></blockquote>
<li><strong>« L&#8217;étirement du plexus brachial, aïe aïe aïe », Sylvain-Moizie</strong>, Delcourt 2009 (collection Shampoing). Je ne suis pas une fan des dessins, mais l&#8217;histoire est super: on suit deux jeunes parents dans le parcours du combattant que leur imposent les médecins à la découverte d&#8217;une « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paralysie_obst%C3%A9tricale_du_plexus_brachial" target="_blank">paralysie obstétricale du plexus brachial</a> » chez leur petite fille. Instructif, émouvant, drôle et personnel.</li>
<li><strong>« Chronique Layette », Nicoby</strong>, 6 pieds sous terre 2006. Sympa, sans plus. Un p&#8217;tit bonus&#8230;</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Voilà, on a fait le tour de ma biblio côté « grossesse et parentalité ». Bien sûr, la gestation du fiston n&#8217;étant pas terminée, elle peut encore largement être mise à jour. En même temps, je me rends compte que cette accumulation peut paraître un peu flippante&#8230; Moi, mono-maniaque? Vous vous méprenez&#8230; J&#8217;ai dit qu&#8217;j'avais mes phases&#8230; Hum. Ok, je sors.</p>
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		<item>
		<title>P&#8217;tite biblio (1)</title>
		<link>http://www.lefeuilletondeficelle.com/2010/01/19/ptite-biblio-1/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 11:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ficelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je bouquine]]></category>

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		<description><![CDATA[Elever son enfant autrement, Catherine Dumonteil-Kremer, La Plage 2009 Ceci n&#8217;est pas un Feuilleton&#8230; Quoique. Pour démarrer l&#8217;année les neurones à l&#8217;affût, je vous propose deux billets un peu plus personnels qu&#8217;à mon habitude (j&#8217;enterre ainsi définitivement feu le blog de Ficelle et Boulotte, dont le nom de domaine a d&#8217;ailleurs expiré il y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-712" title="grand_ES-Elever son enfant" src="http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/01/grand_ES-Elever-son-enfant.jpg" alt="grand_ES-Elever son enfant" width="415" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Elever son enfant autrement</em>, Catherine Dumonteil-Kremer, La Plage 2009</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ceci n&#8217;est pas un Feuilleton&#8230; Quoique. Pour démarrer l&#8217;année les neurones à l&#8217;affût, je vous propose deux billets un peu plus personnels qu&#8217;à mon habitude (j&#8217;enterre ainsi définitivement feu <a href="http://ficelleetboulotte.hautetfort.com/" target="_blank">le blog de Ficelle et Boulotte</a>, dont le nom de domaine a d&#8217;ailleurs expiré il y a quelques jours dans l&#8217;indifférence générale&#8230; paix à son petit espace sur la Toile 2.0 – vous pouvez toujours accéder aux anciens billets en cliquant sur l&#8217;image ci-contre). Cette nouvelle série, baptisée « p&#8217;tite biblio » n&#8217;a pas vocation à démarrer un lundi pour se terminer quelques jours plus tard. <strong>Parce qu&#8217;une bibliothèque perso, en constante évolution, ne se fait pas en une semaine, ni en mois, ni même en un an.</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<blockquote class="pullquote_left"><p>Deux facteurs se conjuguent pour donner à mes lectures une coloration définitivement pastel (bleu layette?) tendance psycho</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Personnellement, en matière de lecture, j&#8217;ai mes phases. Polars, BD, romans anglo-saxons (la folie des 10&#215;18&#8230;), chick litt&#8217;&#8230; Elles tournent, s&#8217;éteignent, reviennent (ou pas). En ce moment, deux facteurs se conjuguent pour donner à mes lectures une coloration définitivement pastel (bleu layette?) tendance psycho. Ces deux facteurs: ma deuxième grossesse (en cours&#8230;) et mon suivisme ultra-totalitaire des lectures de <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/" target="_blank">ma copine La Poule</a>, du blog de laquelle j&#8217;ai épluché consciencieusement la rubrique « réfléchir ». Ces deux circonstances combinées me conduisent à multiplier les achats en librairie ou sur le Net, m&#8217;obligeant à débarrasser quelque peu les rayons « théâtre » et XIXème de ma bibliothèque. Pas de pitié pour Molière ou Balzac.<span id="more-711"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors voilà. Ce que je souhaite partager avec vous pour ces épisodes 1 et 2 du Feuilleton « p&#8217;tite biblio », c&#8217;est la somme de tout ça. Des bouquins de puériculture, des pamphlets sur la maternité, des livres de psychologie sur l&#8217;enfant et autour de la naissance, des témoignages de professionnels, des opuscules à la pelle, des classiques du genre ou des lectures plus confidentielles qui m&#8217;ont particulièrement (dé)plu.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Et d&#8217;abord, les « sommes », ces bouquins tout-en-un, à lire sur la longueur:</p>
<ul>
<li><strong>« J&#8217;attends un enfant », Laurence Pernoud</strong>, Horay 2007-2008. Classique parmi les classiques, c&#8217;est mon père qui me l&#8217;a offert pour mon mariage. Le ton est assez cucul, mais les infos de base sont là. Réédité régulièrement (chaque année?), le titre et son contenu évolue presque autant que notre rapport à la grossesse et à la naissance au fil des décennies. (Existe aussi: « J&#8217;élève mon enfant », du même auteur. J&#8217;ai allègrement fait l&#8217;impasse&#8230;)</li>
<li><strong>« Attendre bébé », Dr René Frydman et Christine Schilte</strong>, Hachette 2008 (ma première grossesse&#8230;). Oui, bon. Le ton et le sommaire (chronologique et non thématique) diffèrent un peu du précédent, mais le contenu est proche et pas vraiment révolutionnaire. Un peu doublon.</li>
<blockquote class="pullquote_right"><p>Très honnêtement, je ne suis pas une fan de Rufo, alors bon&#8230;</p></blockquote>
<li><strong>« Devenir père », Dr René Frydman et Christine Schilte</strong>, Hachette 2004. Pas lu (ou si peu). Acheté pour mon homme, qui l&#8217;a trouvé&#8230; utile.</li>
<li><strong>« Elever bébé », Marcel Rufo et Christine Schilte</strong>, Hachette 2007 (merci papa&#8230;). Contient des infos utiles sur les étapes que franchit le bébé, puis le bambin. De la naissance à 6 ans. Très honnêtement, je ne suis pas une fan de Rufo, alors bon&#8230; Je trouve que certains passages sont à prendre avec 10 000 pincettes.</li>
<li><strong>« Attendre bébé autrement, ressources pour une grossesse naturelle », Catherine Piraud-Rouet et Emmanuelle Sampers-Gendre</strong>, La Plage 2008. La première impression peut être négative. J&#8217;ai pour ma part été d&#8217;abord agacée, voire culpabilisée&#8230; Ce livre prend en effet presque systématiquement le contre-pied de ce que nous propose le parcours classique de la grossesse et de l&#8217;accouchement, la médecine moderne, le suivi gynéco, etc. A chacun de piocher ce qui l&#8217;intéresse pour justement aller <strong>plus loin</strong> que ce qu&#8217;exposent Pernoud ou Frydman. Projet de naissance, préparation à la naissance alternative, accouchement à domicile&#8230; Ce livre n&#8217;est, comme les ouvrages précédemment cités, pas à prendre pour argent comptant de bout en bout, mais pour moi, une fois débarrassée d&#8217;une bonne dose d&#8217;<em>a priori</em>, franchement intéressant.</li>
<li><strong>« Elever son enfant autrement, ressources pour un nouveau maternage », Catherine Dumonteil-Kremer</strong>, La Plage 2009. La suite (ces bouquins énormes vont toujours par deux, c&#8217;est la loi du « avant/après » la mise bas&#8230;) logique du précédent. Portage, allaitement, maternage proximal, éducation respectueuse, il aborde un peu tous les sujets bobo/bio/écolo dans lesquels je me retrouve assez. J&#8217;aime beaucoup.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Sur la grossesse et la naissance:</p>
<ul>
<li><strong>« Livre de bord de la future maman / Semaine après semaine, vivez avec lui ses neufs premiers mois », Marie-Claude Delahaye</strong>, Marabout 2007. Il m&#8217;a suivi tout au long de ma première grossesse. Informatif (et un peu anxiogène), il permet de savoir où en est le poids et la taille de bébé, le rythme auquel se construisent ses organes, ce qui se passent dans le corps de la future mère, etc. C&#8217;est la base.</li>
<li><strong>« Le secret des mères », Dr René Frydman</strong>, Le livre de poche 2008. Un essai littéraire sur la grossesse et la naissance en France et dans différentes ethnies. Une tentative de la part du médecin (le père du premier bébé-éprouvette français, quand même&#8230;) de redonner à la femme toute sa place pendant l&#8217;accouchement. Mouais.</li>
<blockquote class="pullquote_left"><p>Il évoque les « enveloppes » qui entourent la maman et son bébé tout au long de la grossesse</p></blockquote>
<li><strong>« Vous qui donnez la vie, un autre regard sur la grossesse », Dr Christophe Massin</strong>, Flammarion 2001. Un peu aride pour certains passages, ce livre porte néanmoins à la connaissance (conscience) du lecteur une approche originale de la période périnatale. Il évoque les « enveloppes » qui entourent la maman et son bébé tout au long de la grossesse, parle de la place du père et de celle du personnel médical. Je n&#8217;ai pas adhéré à tout, mais c&#8217;est une lecture vraiment enrichissante.</li>
<li><strong>« Pour une naissance sans violence », Dr Frédérick Leboyer</strong>, Le Seuil 1974, réédition 2008. Sur la forme, c&#8217;est pas ma tasse de thé. Très littéraire (grandiloquent?), cet essai sur la naissance a sur le fond en revanche une valeur historique forte puisque c&#8217;est ce texte qui a fait bouger les choses dans les maternités françaises des 70&#8242;. De nombreux passages sont encore d&#8217;ailleurs furieusement d&#8217;actualité. Rapide et pas inutile à lire.</li>
<li><strong>« Naissances », collectif</strong>, L&#8217;Iconoclaste 2005. Je l&#8217;ai lu il y a longtemps et il ne m&#8217;en reste pas grand&#8217; chose&#8230; A relire donc. Ce sont des récits d&#8217;auteurs sur la naissance, parmi lesquelles Marie Darrieussecq, Marie Desplechin ou Michèle Fitoussi.</li>
<li><strong>« Au monde, ce qu&#8217;accoucher veut dire, une sage-femme raconte », Chantal Birman</strong>, La Martinière 2003. J&#8217;ai a-do-ré ce livre! Il raconte l&#8217;évolution du métier de sage-femme depuis la fin des années 1960, évoque de très nombreuses rencontres et histoires de femmes dans ce moment particulier qu&#8217;est l&#8217;accouchement&#8230; Un très bon moment.</li>
<li><strong>« Les instincts maternels », Sarah Blaffer Hrdy</strong>, Payot 2002 pour la traduction française. Lecture en cours (essai scientifique). Pour plus de détails, aller voir <a href="http://www.poule-pondeuse.fr/2009/01/13/les-instincts-maternels/" target="_blank">ici</a>.</li>
<li><strong>« Pour une naissance à visage humain »</strong>, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Jouvence 2000 et 2007. A lire.</li>
</ul>
<p><strong>Demain</strong>: des bouquins à la pelle sur les premiers mois de bébé, la psychologie de l&#8217;enfant et les pamphlets et BD sur le même thème&#8230;</p>
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