Comme promis, sept blogueuses évoquent l’épineuse question du sommeil de bébé… allaité.
Marlène de Maman Travaille: « Pour ma part, l’allaitement n’a pas été possible au-delà de quelques jours car ma fille ne tétait pas. Je devais donc tirer mon lait. Inconvénient car douloureux et pénible, mais avantage car du coup je tirais le lait le soir et le papa pouvait lui donner une fois sur deux la nuit! Le passage au lait artificiel s’est fait assez vite, quand elle a eu un mois. A ce moment, j’avais une double tendinite à force de tirer mon lait et celui-ci se raréfiait. Par contre, elle n’a jamais fait de grosses nuits. Aujourd’hui encore, elle dort très peu, même maintenant si elle dort 7 heures, c’est la fête. Petite, elle faisait 23h-7h environ. »
Avec l’aînée, bien que je n’ai pu la mettre au sein les trois premiers jours car nous avons été séparées, l’allaitement s’est parfaitement bien passé
La Mère joie: « J’ai allaité mes deux premiers (je compte réitérer pour le troisième mais je n’insisterai pas autant que pour le Grognard s’il y a trop de difficultés): 3 mois en exclusif pour l’aînée et 8 mois 1/2 en exclusif pour le suivant. Les sevrages se sont fait à chaque fois en une journée, le bébé refusant de passer au mixte. Avec l’aînée, bien que je n’ai pu la mettre au sein les trois premiers jours car nous avons été séparées (mais je tirais mon lait que je lui faisais parvenir), l’allaitement s’est parfaitement bien passé. J’ai arrêté uniquement parce que le pédiatre trouvait à l’époque qu’elle ne prenait pas suffisamment de poids (ce que je sais faux aujourd’hui…). Ma fille a fait complètement ses nuits au bout de trois semaines et de la naissance à ces fameuses trois semaines ne se réveillait qu’une fois par nuit quand elle se réveillait. Pour le Grognard, ça a été nettement plus sportif. Il tétait beaucoup et quelle que soit l’heure. Je l’allaitais à la demande comme la grande. Il a souvent fini par passer la nuit dans notre lit car nous (mon mari m’a beaucoup aidée) étions épuisés de nous lever. Il n’a fait ses nuits qu’à deux ans et demi et il y a encore des réveils nocturnes…Quand il est passé au biberon, ça a amélioré le rythme tout de même. Je pense que le lait maternel, très fluide, ne convenait pas très bien à ses besoins à lui. D’ailleurs il faisait du reflux gastrique à cause de ça… Avec le recul, je n’aurais pas dû m’entêter avec cet allaitement qui a été très contraignant pour tout le monde (mon mari pourtant très fier de cet allaitement alors que moi non pas spécialement saturait un peu) et ne réussissait pas à mon fils qui a dû prendre des médicaments à force pour le digérer. C’est assez rare mais cela existe. Je dois dire que nombre de grandes étapes du développement ont été plus compliquées avec mon fils: l’allaitement et l’alimentation en général, le sommeil, la propreté. Je crois qu’à travers celles-ci s’y sont joué beaucoup de choses de la relation parents-enfants/fratrie par exemple. Mon fils a été très attendu, on était plus largués en se mettant parallèlement la pression; ça a été sa manière à lui d’agir sur la situation. »
Un lien entre sevrage et nuits complètes? « En fait, je serais tentée de faire un tout petit lien mais qui ne serait pas du tout systématique. Je dirais que ça dépend beaucoup des enfants et de leurs besoins propres. Dans le cas de mon fils, on voyait bien quand même les rares fois où on a fait des essais que le bib’ le calait mieux et son rythme s’est tout de même nettement amélioré avec le sevrage. Mais pas de subites nuits non plus… Mais comme dit, mon lait ne lui réussissait pas très bien (problèmes de reflux gastriques à cause de la grande fluidité du lait)… »
A 13 mois, je me suis rendue compte qu’il ne tétait plus que la nuit, une ou deux fois et qu’en fait je servais de tétine. J’ai donc « fermé » le bar. Début d’1 ans 1/2 de galère de sommeil
Béatrice de Petits propos décousus: « J’ai allaité 11 mois mes deux premiers enfants, 13 mois et puis 18 pour N°4. Les p’tits Mecs dormaient tout près de moi, dans un lit à barreaux, en sidebed, et souvent avec moi (parce qu’on se rendormait pendant ou après la tété). Les allaitements nocturnes ont été gérés comme ça venait. Le fait de ne pas se lever pour chercher le bébé simplifie grandement les choses (pour moi) et pouvoir se rendormir tranquillement aussi! J’ai restreint l’accès au sein pour P’tit Mec N°3. A 13 mois, je me suis rendue compte qu’il ne tétait plus que la nuit, une ou deux fois et qu’en fait je servais de tétine. J’ai donc « fermé » le bar. Début d’1 ans 1/2 de galère de sommeil. Je ne crois pas que mes enfants aient dormi toute la nuit (une dizaine d’heures d’affilée) encore allaités, ou alors très ponctuellement. Ils ont dormi des nuit entières vers 1 ans pour les deux premiers ; vers 2 ans 1/2 pour N°3 (qui n’est toujours pas “serein” côté sommeil à 11 ans), depuis 3/4 mois pour N°4, avec des rechutes! Les difficultés rencontrées? N°3 n’était absolument pas prêt à la “fermeture du bar”, il en avait besoin pour être “sécurisé” je pense, et à l’époque, trop crevée, je ne l’ai pas compris. Pas de soucis pour les autres. Le sommeil de mes enfants n’est pas un problème pour moi, à partir du moment où je trouve la solution pour avoir mon compte de sommeil à moi (pour moi, allaitement à la demande nuit et jour et cododo). »
Tu n’as pas essayé le biberon, mais tes enfants ont fait leurs nuits une fois sevrés. Comment l’expliques-tu? « Sais pas… peut-être juste qu’ils étaient assez grands, qu’ils avaient emmagasiné assez d’assurance. N°1 et n°2 ont dormi et dorment n’importe où, depuis toujours, sans soucis. J’ai pas fait de lien entre allaitement de nuit et sommeil. Moi quand j’ai faim la nuit, ça m’empêche de dormir et je m’endors une fois “calée” ; donc pour eux ça devait être pareil, donc je donnais le sein. Je n’ai jamais envisagé le biberon pour les “caler” par contre (trop lu LLL !!!) »
Concernant les nuits, je n’ai jamais voulu faire de cododo avec mes enfants. Par crainte de ne pas savoir les « remettre » dans leur lit et puis sur le principe de « c’est comme ca que ca doit être en définitive, donc autant le faire tout de suite »
Nashii de (Vis) Ma vie de maman: « Allaitement et sommeil : waouh, y’a beaucoup de choses à dire… Pour rappel, Grand Bonhomme a été allaité jusqu’à 12 mois et Petit Bonhomme, jusqu’à 15 mois. Dès le début, j’ai donné « à la demande » donc autant dire que pendant les 2 premiers mois, ils ont été pendu à mes seins une bonne partie de la journée et de la nuit. Heureusement, après, ça se calme. Concernant les nuits, je n’ai jamais voulu faire de cododo avec mes enfants. Par crainte de ne pas savoir les « remettre » dans leur lit et puis sur le principe de « c’est comme ça que ça doit être en définitive, donc autant le faire tout de suite ». Ceci étant, le premier mois, je finissais par m’endormir sur le canapé avec le petit dans son transat à coté de moi. Entre 2 et 6 mois, les tétées nocturnes se sont espacées pour n’être plus qu’une ou deux entre 22h et 6h. Mais même si tout le monde me disait que « une fois les 5 ou 6kg atteint, il faut « forcer » les nuits », j’ai toujours refusé de les laisser pleurer. A partir de 6 mois, par contre, j’ai appliqué les consignes de Marie Thirion « Le sommeil, le rêve et l’enfant » (c’est ma référence en matière de sommeil) et j’ai commencé à les laisser pleurer un peu, pour savoir si le ré-endormissement pouvait se faire tout seul – en revanche, je n’appliquais pas le 5/10/15 à la lettre, j’attendais juste 10 min et pas plus… J’ai commencé le vrai 5/10/15, quand ils ont eu 18 mois environ et qu’il me réveillais pour des calins. Pour Petit Bonhomme, ca s’est fait assez vite alors que pour Grand Bonhomme, ca a été plus long. Ceci étant, comme je ne voulais pas me transformer en tétine géante, j’ai aussi remplacé l’allaitement systématique par un petit bercement et un peu de pleurs. Après tout, s’il se rendormait, c’est qu’il n’avait pas vraiment faim. Sinon (si les pleurs persistaient), je donnais une petite tétée. Petit Bonhomme a fait ses nuits (21h 7h) vers 6 mois, alors que Grand Bonhomme a fait toutes ses nuits complètes (20h 6h) vers 8 ou 9 mois, mais c’est un moins gros dormeur, c’est aussi dans sa nature. A savoir qu’ils étaient toujours allaités tous les deux et à 6 mois, Petit Bonhomme était encore en allaitement exclusif, mais 5 tétées par jour au moins, 6 parfois. Le sommeil n’était pour moi pas un problème, ça faisait partie de mon travail de « maman », même si la fatigue cumulée finit par peser sur le moral et l’ambiance familiale. Monsieur n’a jamais émis la moindre objection, puisque de toutes façons, cela lui permettait de ne pas se lever la nuit.
Les tensions résidaient plutôt sur la durée totale de l’allaitement et sur le fait que les bébés n’étaient pas habitués à ce que leur papa leur donne le biberon, ce qui restreignait grandement mes sorties. Mais ceci n’étaient nullement lié à l’allaitement nocturne mais à l’allaitement de manière général puisque les bébés refusaient de prendre un biberon, même de mon lait, avec quelqu’un d’autre que moi… au moins au début. Je ne me suis jamais non plus posé la question sur la façon de gérer les nuits en mon absence car je n’avais pas d’absence prévu la première année. Ceci étant, je pense qu’il aurait pu être difficile de gérer un réveil nocturne ou un biberon matinale avec quelqu’un d’autre que moi-même. Aujourd’hui, mes enfants dorment parfaitement et n’ont pas plus besoin de moi la nuit que d’autres enfants. Ils dorment dans leur lit et dorment sans problème ailleurs que chez nous, avec ou sans nous. Par ailleurs, pour répondre à tes questions, je pense que les enfants « biberonnés » font leur nuit complète plus vite que les enfants « allaités ». D’abord par rapport à la quantité ingérée qui les calent plus vite et ensuite par rapport au fait qu’on ne donne pas forcement de biberon en plus la nuit si le bébé pleure (la quantité quotidienne totale étant souvent fixe). J’ai aussi eu le sentiment également et qui n’engage que moi, que les parents qui choisissent le biberon plutôt que le sein, ont moins envie de « se sacrifier », puisque l’allaitement nécessite un certain dévouement (de temps et d’énergie), souvent, ils ressortent plus vite en soirée et la nuit, confient plus facilement leur bébé, y compris pour la nuit… Je sens que je vais me faire des amis, mais il s’agit des expériences qui m’entourent. La plupart des bébés « biberonnés » que je connais, l’ont été après des débuts d’allaitement ratés parce que « je n’ai pas assez de lait » mais il faut dire qu’aucune n’avait envie de rester avec le bébé collé au sein pendant 1h parfois, si nécessaire… l’un entrainant l’autre…il s’agit d’un état d’esprit général. Fermeture de la parenthèse et attention, sans jugement de ma part : Je conçois tout à fait qu’on puisse avoir envie de dormir 7h de suite rapidement et de confier son bébé pour la nuit sans crainte qu’il ne puisse pas se rendormir sans le sein!… et je conçois qu’on puisse trouver ahurissant de sacrifier ses nuits à l’allaitement de son bébé (pic de croissance notamment). Enfin je devrais compléter mon témoignage avec les 2 points suivants : ce que j’ai apprécié dans l’allaitement (par rapport au sommeil), c’est que les bébés s’endormaient au sein et en soirée, ca permettait de les poser dans leur transat et ca se passait tout seul. Inversement, parfois l’endormissement ou la dernière tétée prenait plus de temps et de câlin, parfois jusqu’à 1h si quelque chose n’allait pas et parfois, quand on a des invités notamment, ca ne le fait pas trop. C’est parfois un peu peu pesant.
J’ajouterais que nous avions instauré une séparation stricte jour / nuit, en laissant les volets ouverts le jour, ainsi que la porte et volets fermés, pas de veilleuse, pas de change, pas de lumière (y compris pendant les tétées) la nuit. Enfin, je tenais à préciser que mes deux Bonshommes ont dormis dans la même chambre jusqu’à il y a 3 mois (2 ans en tout) ! J’ai simplement expliqué au Grand que quand Petit Bonhomme se réveillait, c’était pour m’appeler, il n’y avait pas de quoi se lever. Et quand nous avons décidé de le laisser pleurer un peu, je lui ai demandé de ne pas y faire attention, ca s’arréterait au bout de quelques minutes. La plupart du temps, il ouvrait les yeux et me demandait « C’est Petit Bonhomme qui pleure? » et ca s’arrétait là. Mais je sais qu’avec le grand dans la chambre, une pratique comme le 5/10/15 serait de toutes façons impossible.»
J’ai arrêté les tétées nocturnes une fois qu’on a établi que nos filles n’avaient plus vraiment « faim » la nuit, mais voulaient téter uniquement par réconfort
Ségolène de MamaNana: « Nous avons pratiqué le cododo jusqu’à 6/8 mois pour les trois, avec des allaitements de 11 mois et 6 mois pour les aînées, et plus de 24 mois pour la petite dernière. Allaitement nocturne à volonté sans restriction de durée jusqu’aux débuts de la diversification alimentaire (6 mois). Ensuite, interruptions progressives des tétées de nuit – j’ai moi-même besoin de beaucoup de sommeil et avoir des nuits interrompues étaient hors de question au-delà de 6/8 mois. J’ai arrêté les tétées nocturnes une fois qu’on a établi que nos filles n’avaient plus vraiment « faim » la nuit, mais voulaient téter uniquement par réconfort, sauf en cas de maladie, etc. Si elles appelaient le Papa y allait avec un biberon de lait tiré, ou d’eau, ou simplement ses bras pour câliner. Donc nous ne les avons jamais laissé pleurer la nuit, mais notre réponse n’était plus la réponse tétée. Nous avons fait cela très progressivement. L’aînée a fait ses nuits (environ 10 heures d’affilée) vers 6/7 mois, la seconde pareil, et la dernière plus tard (elle a toujours eu plus de difficultés côté sommeil que les autres), vers 8/9 mois, avec une reprise des tétées nocturnes vers 1 an, mais cela n’a été qu’une phase (voir mon billet sur le sujet). La petite dernière a besoin de peu de sommeil mais je pense que cela n’a rien à voir avec l’allaitement. Je ne crois pas qu’un bébé au biberon dorme mieux/plus vite, sauf que je pense qu’une maman qui allaite aura peut-être plus de mal à laisser pleurer son bébé… L’allaitement induit une proximité physique et émotionnelle qui rend très difficile l’injonction « oh, laisse-le pleurer, il s’endormira tout seul. » Il peut donc y avoir un cercle vicieux où la maman n’arrive pas à « refuser » le sein la nuit, d’où des nuits interrompues pour elle et pour l’enfant – et cela peut être accentué par le cododo (où l’enfant se réveille car sent le lait – comme ma dernière fille. C’est pour cela que chez nous, quand nos enfants se réveillent la nuit, c’est mon mari qui va s’occuper d’eux: c’est trop difficile pour moi d’y aller et de leur refuser le sein – alors que le papa peut beaucoup plus facilement les câliner, les recoucher, et les aider à se rendormir. Chez nous, c’est vraiment leur père qui a appris à mes filles à dormir et à se rendormir. Sur ce sujet, la clé est que chaque enfant est différent en ce qui concerne sommeil et allaitement, et qu’il faut vraiment le comprendre et s’adapter en conséquence. Comme sur tant d’autres sujets, il faut se garder des généralisations et des injonctions « religieuses »: Tu garderas l’enfant avec toi jusqu’à 2 ans, Tu garderas l’enfant avec toi jusqu’à 6 mois, Tu n’endormira pas le bébé au sein, etc. Il faut vraiment prendre le temps de comprendre son bébé et de connaître ses propres limites. Par exemple, le cododo c’est génial pour l’allaitement au début mais une fois que l’enfant est capable physiquement de faire ses nuits (et ici aussi vaste débat sur ce que cela veut dire), il faut faire un choix de couple sur où on veut que l’enfant dorme. En tout cas, et c’est ce que j’ai vécu, allaitement ne veut pas dire « cododo obligatoire jusqu’à 2 ans »! On peut très bien gérer un allaitement long (voire très long) sans faire du cododo, ou même sans faire de cododo du tout, même si, en particulier pendant les premiers mois, c’est en général plus facile d’avoir le bébé près de soi… Je trouve d’ailleurs un peu dangereux l’association trop poussée allaitement=cododo car cela peut en refroidir plus d’une (ou plus d’un Papa) par rapport à l’allaitement. »
Laurence, d’Aimer porter: « Au début, pour mes deux enfants, l’allaitement nocturne s’est fait à volonté et sans restriction de durée. Les premières semaines avec mon fils ont été néanmoins particulièrement difficiles: l’allaitement a eu du mal à se mettre en place (de mauvais conseils, et un bébé RGO non encore diagnostiqué). En fait l’allaitement nocturne était aussi compliqué que l’allaitement diurne. A savoir: des douleurs, de la fatigue, de l’incompréhension de ma part (mais pourquoi cet enfant réclame-t-il sans arrêt ??). Passé ce moment, j’ai accepté qu’il tétait sans arrêt, souvent et longtemps, de jour comme de nuit. Il dormait sur moi (seul endroit où il dormait), je tentais de le recoucher chaque fois dans son lit au pied du nôtre et j’en garde un affreux souvenir (se lever, attendre qu’il vomisse, puis qu’il s’endorme). Nous avons régulièrement essayé avec mon mari de le recoucher sans tétée: c’est papa qui y allait, ce qui se soldait invariablement par des échecs cuisants. Il s’est réveiller, pour téter, toutes les deux heures pendant plus d’un an. Au bout de 12 / 13 mois, j’ai senti qu’il n’avait plus « besoin » de téter la nuit. Je ne saurais pas l’expliquer, c’était une impression forte. Alors nous avons attendu des vacances pour entamer le sevrage nocturne. Le bar a été fermé donc sur un créneau de plus en plus long. Au début plus de tétée avant minuit, puis 2, puis 4h, puis 6h… Il fallait que ce soit mon mari qui y aille. Les plages de sommeil se sont étendues à mesure que nous supprimions les tétées nocturnes. A 15 mois, il a fait ses nuits, et je l’ai sevré dans la foulée. Pour ma fille, le début fut plus facile: tétée à volonté, sans restriction, elle dormait à côté de moi. Comme son frère les nuits ont continué à être très hachées pendant longtemps. Quand on a commencé à la faire dormir de plus en plus dans son lit, les tétées ne se sont pas faites plus espacées. Et là aussi, impossible de faire autrement. Elle ne se rendormait JAMAIS sans téter. Vers 1 an, les nuits sont devenues vraiment de plus en plus difficiles (réveils… toutes les 1/2 heure !).
Mes enfants ont fait leur nuit pour l’un, juste avant le sevrage, soit à 15 mois. Pour ma fille en revanche, c’est très très rare, encore aujourd’hui à plus de 16 mois
C’est mon mari qui s’est mis à l’endormir, ce qui a un peu espacé les tétées de nuit, qui restaient indispensables. Ce n’est que vers 14/ 15 mois qu’on a décidé de fermer le bar, non sans peine. Je n’ai pas franchement senti que ça se passerait facilement comme pour son frère, mais je savais qu’on pouvait faire mieux! Et puis surtout il était indispensable pour moi qu’elle rejoigne sa chambre, et que je récupère la mienne. Elle a 16 mois et quelques et contrairement à son frère, le sevrage des tétées nocturnes n’a pas entraîné l’allongement franc et massif de ses plages de sommeil. Mon mari se lève toujours environ 2 fois pour la rendormir, avant de me la « livrer » à partir de 4/ 5h pour la tétée / fin de nuit (le bar ouvre tôt ici !). Mes enfants ont fait leur nuit pour l’un, juste avant le sevrage, soit à 15 mois. Pour ma fille en revanche, c’est très très rare, encore aujourd’hui à plus de 16 mois. Les difficultés rencontrées: au début, l’incompréhension et le jugement des autres. On est épuisés, et on s’entend dire à longueur de temps « mais sèvre le ça ira mieux ». Heureusement que je suis têtue, et que je sentais que le sevrage n’y changerait rien. Ensuite, sûre de moi et de mes choix, les avis des autres ne m’importaient plus et ils ont dû le sentir car ils cessaient de me le donner. Ceci dit, on perd aussi ainsi le « droit » de se plaindre. Parce que dès qu’on se plaint… c’est la faute de l’allaitement si on est fatigué (comme si un enfant en bas âge ce n’était pas fatiguant…). Et puis il faut apprendre à faire avec cette fatigue, ce n’est pas tous les jours facile. Avec ma deuxième, la difficulté a été de voir que ça pouvait être plus dur encore qu’avec le premier qui se réveillait déjà toutes les 2 heures. Je ne crois pas que l’allaitement soit lié. Ils sont de petits dormeurs, comme moi. Ils ont un fort besoin de contact, tétée ou pas tétée. Et quand bien même l’allaitement serait lié, et bien tant pis, car pour moi je fais ce qui est juste pour eux, et bon pour nous… jusqu’à ce que je n’en ai plus envie. »
Penses-tu qu’un bébé au biberon dorme « mieux » ou « fasse ses nuits » plus vite qu’un bébé au sein? « Je n’en sais rien… J’ai lu sur des forums que les bébés allaités faisaient leurs nuits en moyenne 15 jours plus tard que les bébés biberonnés. Je ne sais pas d’où ça sort, si c’est vrai, comment cela a été calculé… J’ai envie de dire que ce n’est pas vrai mais bon, oserais-je avouer que j’en doute
? Quoiqu’il en soit, pour moi, l’allaitement est la norme, je le crois vraiment au plus profond de moi, et si donner un biberon fait dormir les bébés plus vite et bien ce n’est pas « normal ». Sans compter que pour mon premier, une nuit on a cédé au biberon: le pédiatre ne cessait de me répéter qu’ainsi il dormirait mieux et serait tellement plus calme. Et bien il était intolérant au lait de vache, sans parler de son gros RGO. Il a fait le karcher au bout de 15 minutes, ça nous a passé l’envie de recommencer. »
La Poule pondeuse: « Donc ici: deux enfants, 3 ans 1/2 et presque 1 an. Pour les deux, allaitement exclusif les premiers mois et cododo dans notre lit. Après quelques semaines, aller-retours avec un petit lit à côté du nôtre (nacelle ou lit parapluie). Il y a un moment où je sens que j’interviens trop, car de dormir avec les enfants me rend très alerte à leurs moindres bruits et signaux, c’est le moment pour commencer à dormir dans leur chambre (sinon j’ai l’impression que je les empêche de se rendormir seuls, vu que je fais quelque chose au premier grognement pour pouvoir ME rendormir).
N°1 s’est assez vite réglé et calé, il a fait des nuits de 12h dans sa chambre vers 4 mois sans qu’on l’ait laissé pleurer. A ce moment-là il n’était plus du tout allaité. A la fin de l’allaitement, on était à 5 tétées par 24h avec une vers 5 h du matin. A noter que la dernière du soir était vers 19-20h donc un long intervalle sans manger, et il s’endormait vers 21h30 sans le sein. Pour lui j’étais vraiment dans l’allaitement nourricier et pas trop affectif, on répondait autrement à ses demandes de bras etc. Par contre on a eu des hauts et des bas pour le coucher comme pour les nuits au cours des 3 années qui ont suivi, mais jamais pour manger (même si parfois en désespoir de cause on lui a proposé des bibs). Pour dormir c’est pouce et doudou (maintenant doudouS).
La période 6-8 mois où nous n’étions pas chez nous a été très très dure, avec parfois plusieurs réveils par heure
N°2 allaité plus longtemps, a fait ses premières nuits de 10h vers 4 mois (donc allaitement exclusif) mais ça n’a pas duré hélas. La période 6-8 mois où nous n’étions pas chez nous a été très très dure, avec parfois plusieurs réveils par heure. Les tétées de nuit m’étant devenues insupportables, nous avons entrepris un sevrage de nuit (22h-6h) où son père a géré pendant 3 nuits (avec beaucoup de pleurs, la maison n’étant pas très grande je ne me suis pas vraiment reposée pendant ces nuits). Cela n’a pas changé grand chose à son épouvantable rythme de sommeil, que nous avons donc géré avec tétine, biberon d’eau et bercements, + un peu de laisser pleurer mais pas trop (sinon il réveille l’aîné…). Mais je n’ai pas regretté le sevrage car nous avons pu partager les réveils et de toute façon je ne supportais vraiment plus ces tétées de nuit. Les choses se sont un peu tassées à notre retour chez nous, avec une baisse significative à 2-3 réveils nocturnes. Petit à petit, sans méthode bien définie (parfois laisser pleurer, parfois remettre la tétine/donner un peu d’eau/bercer…) les réveils de nuit ont fini par à peu près disparaître. Il y a eu un nombre important aussi d’épisodes de pleurs de quelques minutes qui s’arrêtent sans intervention. Il reste une tétée vers 6h30-7h qui saute parfois (espérons de + en +) après laquelle en générale je peux le recoucher dans son lit (maintenant c’est complètement impossible de le garder dans notre lit, d’abord il prend beaucoup de place et ensuite il fait beaucoup de bruit et veux garder le sein en bouche en permanence). Parfois il proteste au coucher (= crie) mais ça dure 10 secondes puis il se calme et se rendort. Il dort avec une tétine accrochée au surpyjama et quelques autres éparpillées dans son lit. Cela fait plusieurs mois aussi qu’en général il s’endort seul dans son lit avec sa tétine sans pleurer. Pour lui l’allaitement était beaucoup plus affectif, tout simplement parce qu’ayant un aîné à gérer et un contexte global assez prenant, le sein est la façon la plus simple de répondre aux demandes, on branche le bébé et on peut faire autre chose en même temps. »
Merci à toutes pour ces témoignages. Je sais pour connaître certaines (presque toutes?) d’entre vous que vous êtes des mères formidables, qui ont à cœur de répondre aux besoins de vos bébés, sans pour autant vous oublier complètement. Et c’est tant mieux. Car je crois vraiment au regard de toutes ces expériences que nos besoins (nous les mères + les pères, hein) doivent également être respectés. N’en déplaise à ceux qui compare « maternage » et « culte de l’enfant roi ». Et c’est là que chacune doit placer son curseur: que puis-je supporter? Jusqu’où suis-je prête/apte à donner? Quelles sont mes limites…? Je ne sais pas si vous êtes plus avancé(e)s, mais moi en tout cas, je me sens moins seule!

05/01/2011 at 8 h 18 min Liens permanent
Merci pour ces témoignages instructifs !
05/01/2011 at 8 h 47 min Liens permanent
je crois que tu as tout résumé dans « Jusqu’où suis-je prête/apte à donner? Quelles sont mes limites…? ». L’important est effectivement de ne jamais avoir le sentiment de se « sacrifier » sinon, on finit par en vouloir à son enfant et c’est dommage.
05/01/2011 at 9 h 04 min Liens permanent
J’ai oublié. Comme d’autres maman, quand les P’tits Mecs étaient bébés, j’ai respecté tout de suite un rythme jour/nuit : le jour on dort volets ouverts, il y a du « bruit » dans la maison ; la nuit, pas de lumière, pas de conversation; service minimum s’il faut changer une couche …
Et puis, auprès de moi il y a eu 2 papas , l’un pas du tout impliqué, l’autre beaucoup …. mais ça n’a pas changé grand chose … (peut être que pour P’tit Mec N°3, un papa qui aide un peu, ça aurait pu changer certaines choses …)
05/01/2011 at 9 h 09 min Liens permanent
Lire ces témoignages permet de voir à quel point les parents et les bébés sont différents… et me permet de voir ce que suis prête ou pas à faire, et ce que je crois que mes bébés seraient prêts, ou non, à accepter. Et pourtant, je me situe globalement je crois dans la même « vague » éducative que la plupart d’entre vous. Je rejoins tout à fait le commentaire de Nashii…
J’ajoute juste que je trouve que le plus dur c’est d’une part quand les nuits empirent, mais aussi quand il y a des retours en arrière… et là je suis en plein dedans. Après une discussion avec mon mari hier, on s’est dit qu’elle était en pleine phase d’acquisition (langage notamment), qu’on revenait de vacances, que je réduisais drastiquement le nombre de tétées en ce moment pour nous acheminer doucement vers le sevrage… beaucoup de choses pouvant expliquer cela. Alors on cesse de lutter, et on accompagne. Et chaque fois on se redit que ça se passe beaucoup mieux quand on accepte que quand on s’affronte ! (c’est pas pour ça qu’on « cède » mais on essaie au moins de faire un pas pour trouver notre zone d’acceptation mutuelle)
Sinon je me trouve bien bavarde
En plus j’ai fait une faute qui me saute aux yeux maintenant
PS : si tu fais une suite sur le cauchemar de la sieste tu sais où me trouver
05/01/2011 at 9 h 37 min Liens permanent
J’ai déjà beaucoup parlé dans l’article alors je ne vais pas trop en dire… Il me semble que les jeunes enfants qui dorment « mal » la nuit, au moins à un moment ou un autre, sont plus nombreux que les autres. Donc inutile de se battre la coulpe en se demandant ce qu’on a foiré, c’est simplement normal. Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas pénible bien sûr (moi aussi je suis allée me coucher avec la boule au ventre dans l’attente du prochain réveil).
)
Pour la mère joie, je n’ai pas testé les joies du RGO mais ça a l’air très éprouvant. Tu avais vu l’article de Véronique Darmangeat sur Maman travaille ? http://mamantravaille.typepad.fr/maman_travaille/2010/03/comment-concilier-reflux-gastro%C5%93sophagien-et-allaitement-.html
(je croise les doigts pour que la nouvelle recrue soit un bébé « laurence pernoud » qui dort 20h sur 24 dans son joli couffin en tétant 10 min toutes les 3-4 h et pas la nuit
05/01/2011 at 10 h 07 min Liens permanent
La question que je me pose: à quel moment/époque a-t-on décidé que le sommeil devait durer 10/12h et s’apprendre coûte que coûte à un âge donné? Comment fait-on dans les pays où le rythme « social » est différent? Dans le livre de Colin Beavan « No Impact man » auquel j’ai consacré un billet, l’auteur n’utilise plus l’électricité: il raconte alors qu’il dort en soirée, se réveille en milieu de nuit et lit à la lueur de la bougie avant de se rendormir comme le font/faisaient certains peuples qui n’ont pas adopter le rythme occidental. Il dit être tout aussi voir plus reposé ainsi. Bref, n’est-ce pas finalement un combat anti-naturel que nous menons contre nos enfants (et parfois contre nous-mêmes) pour leur inculquer un truc qui va à l’encontre de leurs besoins? Je suis peut-être totalement à côté de la plaque… Qu’en pensez-vous?
05/01/2011 at 10 h 12 min Liens permanent
Merci pour tous ces témoignages, c’est vraiment enrichissant et instructif !
Instructif et en fait un peu flippant à la fois, parce qu’en fait on voit qu’il n’y a pas de recette (oui oui, je le savais, mais je ne sais pas vous, mais moi j’espère toujours secrètement), et que donc ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à l’autre, y compris dans une même famille…
Et en fait, je trouve que c’est parfois vraiment difficile de prendre du recul pour connaître son enfant, comprendre ses besoins, comme d’écouter/reconnaître nos intuitions, nos émotions, nos limites, nos besoins… C’est vrai pour le sommeil et l’allaitement mais pas seulement d’ailleurs. J’aurais même tendance à dire que dans l’éducation, en particulier d’un tout petit (qui ne peut pas dire ce dont il a besoin avec des mots), c’est ce qu’il y a de plus difficile…
Quant au cododo, pour ma part, ça n’a jamais été vraiment quelque chose de nécessaire, ni de forcément désiré d’ailleurs. Je le faisais quand je voulais faire la sieste, ou quand je voulais me coucher le soir et que ma fille ne l’entendait pas de cette oreille (c’est arrivé une ou deux fois), mais sinon, elle dormait dans un berceau dans le salon (2 pièces oblige) et je m’assoupissait dans le canapé en l’allaitant (j’ai la chance d’avoir un sommeil assez facile). Je préférais ça au fait d’avoir un petit museau qui fouine du côté du garde-manger. Par contre, je me suis assez vite rendu compte que le bébé dans son berceau dans la chambre, ce n’était pas possible. C’était soit carrément dans mon lit pour qu’elle puisse téter avant d’avoir besoin de le réclamer bruyamment, soit dans une autre pièce pour que j’entende uniquement les vrais pleurs. Parce que les petits bruits nocturnes et autres grognements qui sortent du berceau juste à côté du lit, ça me stressait plus qu’autre chose !
05/01/2011 at 10 h 15 min Liens permanent
Ben je pense que nous nous sommes « coulés » dans le rythme social de notre époque …. Que nous adultes avons parfois (souvent) du mal à faire coïncider ce rythme avec les nôtres (plus du matin, ou plus du soir … mais tout le monde au boulot à 8h00) … Pas simple pour un nouveau né après 9 mois de vie intra utérine, pour un tout petit … mais peu de choix finalement pour les parents qui voudrait juste « accompagner » leur enfant en le laissant vivre son rythme (P’tit Mec N°4, gardé à la maison par son papa tout petit, était forcément réveillé par tout le reste de la famille se levant et partant à 7h30 …)
05/01/2011 at 10 h 25 min Liens permanent
@ Ficelle : Sur le rythme de 10-12h par nuit, il me semble qu’à bien y regarder, cela correspond quand même plus ou moins à l’alternance du jour et de la nuit, et au temps où il fait « nuit » sur 24 heures… Même si, je suis d’accord, c’est plus vrai en hiver qu’en été, et ce n’est pas exactement le rythme du soleil, mais le rythme du soleil calé sur notre vie urbaine. Bon ce n’est pas très scientifique ni très vérifié comme réponse mais c’est ce qui me vient là tout de suite.
…
Après, du point de vue de l’expérience, ce que je constate c’est que:
- Ma fille dort aujourd’hui entre 11 et 13 heures par nuit, sans que j’aie rien fait pour ça, elle peut s’éveiller et se rendormir plusieurs fois le matin avant de nous appeler vraiment ; donc je suppose que ça correspond chez elle au temps dont elle a besoin pour recharger ses batteries. A moins que tout simplement elle aime dormir, comme ses parents
- J’ai pas mal d’amis enseignants, dans le primaire notamment, qui ont dans leurs classes des enfants épuisés à n’importe quelle période de l’année (avec toutes les conséquences que ça implique, je ne vous fais pas de dessin) par les couchers tardifs donc les nuits trop courtes, ce qui me donne à penser que le rythme d’un enfant c’est tout de même plutôt les longues nuits. Après, je sais qu’il y a des enseignantes parmi les commentatrices, elle complèteront et/ou contrediront mes propos.
En revanche, le fait qu’il faille « l’apprendre coûte que coûte à un âge donné », ça me paraît plus être une nécessité d’adulte.
D’autre part, je pense qu’il faut faire la différence entre un nourrisson qui dort des nuits morcelés mais dort aussi dans la journée, et un enfant plus âgé, avec un rythme scolaire et qui éventuellement ne fait plus de sieste.
En fait, il me semble que le problème n’est pas tant la durée du sommeil nocturne, que la manière dont on voudrait l’imposer aux enfants, plutôt que de respecter leur rythme et de les aider à se reposer vraiment.
Et je constate aussi que l’imposition d’un rythme d’adulte à un enfant se fait aussi parfois dans le sens inverse, c’est-à-dire en l’empêchant de dormir parce que ça nous arrange (zappage de sieste, coucher tardif et autre…). Je suis la première à le faire d’ailleurs. Ce n’est pas un jugement, mais c’est un autre aspect de la question du sommeil et des rythmes. Mais là c’est sans doute un autre débat.
Et je suis bien trop bavarde, pardon… (je dois me croire obligée de rattraper tous les commentaires que je n’ai pas postés ces derniers mois
)
05/01/2011 at 10 h 28 min Liens permanent
Super intéressant ! Effectivement ça rassure de voir qu’il n’y a pas 2 modèles de bébés (les biberonnés et les allaités), que chaque couple parent-bébé et différent et que les solutions qui marchent pour les uns empireront les choses pour les autres. A chacun de trouver la recette qui fonctionne ou du moins la « moins pire ». Pour ma par, rien ne sert de lutter, a part donner le sein 2/3 fois par nuit et/ou bercer, rien d’autre ne marche alors on en prend notre parti et on attend des jours meilleurs ! Cela dit, Naashi, je suis assez d’accord avec toi sur ce que tu dis des parents biberonnants plus aptes a reprendre une vie « normale » plus rapidement. On ose pas trop le dire de peur d’alimenter le débat allaitement/biberon mais je trouve que ça se vérifie souvent. Bon, j’arrete mon roman (pour l’instant
)
05/01/2011 at 10 h 51 min Liens permanent
@Jouls, en effet, il nous arrive de zapper les siestes de la « grande » pour aller pique-niquer en forêt/déjeuner chez des amis, et souvent, on en paye le prix – crises de pleurs, énervements etc. Pour le petit, je reconnais qu’étant adepte du portage et ayant repris très tôt le travail en l’emmenant partout, il a dormi de façon anarchique dans l’écharpe et n’a donc jamais fait de sieste dans son lit. Encore aujourd’hui c’est mission impossible. A la crèche, elles parviennent péniblement à le faire dormir 45 min en milieu de journée et quand je l’ai avec moi (4 jours sur 7), il dort porté en balade ou en poussette – que je vais d’ailleurs remonter dans l’appart’ pour tenter les siestes à la maison après bercement dedans. Donc oui, je suis sans doute responsable du fait qu’il n’a aucun rythme de repos en journée alors que ma fille, que j’ai laissé pleurer à la sieste petite dort dans son lit seule à la sieste sans souci – après avoir bu un petit bib quand même, c’est son rituel.
05/01/2011 at 10 h 52 min Liens permanent
@ Ficelle: Responsable, mais pas coupable !
Mouarf. Ok c’est nul je sors.
05/01/2011 at 11 h 16 min Liens permanent
@Ficelle : je ne sais pas, pour moi le rythme jour / nuit me semble naturel. Si je me réveille au milieu de la nuit et bien mon cerveau se remet à fonctionner – surtout si je me lance dans une activité genre lecture… et ma nuit est finie
Mais c’est peut-être un conditionnement social, comment savoir ?
Comme dirait l’autre il en faut pour tous les goûts !
En revanche je suis certaine qu’il y a des gros et des petits dormeurs, des couche tôt et des couche tard… et que le rythme que l’on tente d’imposer à nos enfants va peut-être à l’encontre de LEUR nature de dormeur. Après, je crois qu’il faut être à l’écoute de son tout petit mais à un moment notre rôle est aussi de l’aider à se socialiser, et les plages de sommeil en font aussi partie (rien que pour pouvoir se lever pour aller à l’école). A quel moment ? Là c’est à chaque parent de voir… Beaucoup trouvent que je suis trop « laxiste » et moi je trouve que certains vont un peu loin
Bref tout ça est un juste équilibre entre les besoins des parents, les besoins des enfants… et finalement les besoins de la famille dans son ensemble (c’est pourquoi, nous aussi, il nous arrive de zapper les siestes et de sortir le soir avec les petits).
05/01/2011 at 12 h 18 min Liens permanent
vraiment très très intéressant ces témoignages !
juste une petite réaction rapide : je suis d’accord aussi pour ne pas associer systématiquement cododo et allaitement, car comme quelqu’un l’a dit plus haut « on peut très bien allaiter sans faire du cododo » et j’ajouterai aussi « on peut très bien faire du cododo sans allaiter ! » ne l’oublions pas !
quant aux bébé biberonnés qui se réveillent la nuit, je peux vous confirmer que ça n’est pas un mythe destiné à consoler les mamans allaitantes en difficulté, j’en connais ! une copine avait sevré sa fille, au bout de quelques semaines, sur des conseils bien intentionnés (le fameux : si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib’…) et a attendu 18 mois avant de faire des nuits complètes !
05/01/2011 at 12 h 22 min Liens permanent
Ha c’est exactement la réflexion que je me faisais l’autre jour : je suis en train de m’épuiser à couler Pouss2 dans un moule dont il sera un jour délogé à grands cris par ses enfants… Je pense aussi que de dormir de façon aussi ininterrompue et calme est un luxe tout récent à l’échelle de l’histoire de l’humanité ; les peuples premiers devaient sans doute monter la garde, surveiller le feu etc à tour de rôle et ne dormir donc que d’une oreille. Nos grandes maisons où chacun a sa chambre sont aussi une invention assez récente. Clairement nos bébés ne sont pour la plupart pas au courant !
@Jouls : nous avons tous besoin de sommeil mais notre société a décidé que pour tout le monde ce besoin serait satisfait entre 22h et 7h (en gros), avec une petite exception de sieste pour les enfants en maternelle (les tout petits ayant encore le droit de dormir un peu quand ils veulent dans la journée, avec toutes les exceptions mentionnées). Les enfants dont tu parles en primaire ont peut-être un rythme naturel de sommeil fragmenté, avec des siestes qui leur sont refusées. Bien sûr on ne peut pas exclure non plus des parents qui préfèrent que tout le monde passe la soirée devant la télé ou autre, des angoisses d’endormissement mal traitées qui pourrissent une partie de la nuit des enfants etc. Bref pour moi cela montre que ces enfants n’ont pas assez de sommeil, mais pas forcément que ce sommeil devrait prendre la forme d’une longue nuit.
Et pour revenir sur les fois où nous bousculons volontairement le sommeil des petits pour nos besoins (sorties etc), ça ne me choque pas et je le fais moi-même, mais comme dit Ficelle il faut alors que nous en payions le prix et pas les enfants, en acceptant qu’ils vont être un peu pénibles et en étant plus cool.
05/01/2011 at 12 h 23 min Liens permanent
J’ai survolé l’article ce matin (comme écrit sur Facebook, je vais lire tout le dossier à tête reposée demain) et il y a l’air d’y avoir des témoignages hyper intéressants mais je me suis relue (mon égocentrisme me tuera…
) et je suis déçue.
Oui, je suis déçue parce que j’ai oublié de parler de plein de points (moins importants pour moi que le RGO par exemple) et qui peuvent aussi expliquer les soucis de sommeil du Grognard. Peut-être les ai-je vraiment perçus aussi en voyant les autres expériences, comment elles étaient appréhendées et les opinions diverses sur le sujet.
Merci de nous avoir donné la parole et de cette façon et merci infiniment à la Poule pour le lien que je m’en vais consulter également.
Je reviens sans doute jeudi.
05/01/2011 at 13 h 23 min Liens permanent
@ La Poule : Effectivement, la « norme » de la longue nuit est sans doute en partie imposée par notre société, et sans doute aussi, à plus petite échelle, par des adultes à des enfants parce qu’ils ont envie/besoin (les adultes) d’être tranquilles.
Cela dit, je suis assez d’accord avec Laurence pour dire que notre rôle est aussi d’aider nos enfants à se socialiser, notamment en ce qui concerne les phases de sommeil. Je pense que si nous « imposons » à des enfants la nuit de 10 heures, ce n’est pas forcément parce que la société a décrété que c’est bien « en soi », mais parce que les rythmes (de travail, scolaires, etc.), nous y poussent. Et là, on entre dans une réflexion plus large sur les rythmes de vie. Et dans cette réflexion, je pense qu’il serait utile d’intégrer la question de la manière dont, adulte ou enfants, nous nous reposons, en-dehors du sommeil qui n’est pas la seule manière de refaire ses forces : est-ce que nos vies à 100 à l’heure (enfin là c’est un peu la Parisienne qui parle), où ni adultes ni enfants n’ont vraiment le temps de s’ennuyer, nous permettent de nous reposer en-dehors des sacro-saintes 8 (ou 10, ou 12) heures de sommeil nocturnes?
Quant au fait de bousculer le sommeil des petits pour nos besoins, je ne suis pas choquée non plus (ce serait malvenu, je suis la première à le faire), et 100% d’accord avec toi pour dire qu’il faut accepter la contrepartie. Je voulais juste souligner cet autre aspect de la question.
Bon, là, en même temps, on est de plus en plus loin du sujet de l’allaitement… D’un autre côté, c’est la maîtresse des lieux qui a lancé ce débat
05/01/2011 at 14 h 06 min Liens permanent
C’est vrai que tous ces témoignages sont rassurants pour ma part, c’est toujours intéressant de pouvoir lire les expériences des autres mamans, de se dire que l’on est pas seule à connaître des difficultés, à chercher des solutions que l’on ne trouve pas toujours d’ailleurs !
En effet, chaque enfant est différent et il faut donc composer selon les besoins, le caractère de l’enfant …sans pour autant avoir le sentiment que l’on se sacrifie (d’accord sur ce point avec Nashii), il faut trouver le bon équilibre et ça c’est pas toujours facile !
05/01/2011 at 15 h 07 min Liens permanent
Je lis ici que la différence entre les bébés allaités ou non serait de 15 jours, soit, rien du tout. Pour avoir eu les deux en magasin: bb qui fait ses nuits alors qu’il est allaité, ou bb qui fait ses nuits alors qu’il est au bib, ben c’est le sein qui tient la dragée haute (de 3 à 4 mois en sa faveur) au bib. Donc pour moi les nuits complètes ne sont pas forcément fonction de l’alimentation. Je ne dis pas que ça ne joue pas un rôle, mais c’est loin d’être le seul élément. Un enfant apprend à enchaîner les cycles de sommeil selon sa propre maturité à lui. Il apprend à gérer ses réveils nocturnes et se rendormir seul. Il faut l’y aider, mais l’apprentissage, c’est à lui de le faire: comme on ne peut marcher à sa place, on l’y aide, mais c’est à lui de faire le gros du travail, à nous seulement de l’accompagner.
Répondre par la nourriture n’est pas toujours la solution qu’attend le bébé, non plus. A chacune de trouver en tâtonnant ce que chacun de ses enfants apprécie (doudou, sucette, musique, lumière, main posée à plat sur le ventre et paroles réconfortantes ou bien silence total… à tester!)
05/01/2011 at 15 h 32 min Liens permanent
@Jouls, les rythmes scolaires, pro etc c’est bien la société qui les impose non ? Et bien sûr cela procure indéniablement des avantages, après reste à savoir s’ils surpassent les inconvénients ou pas, et comment éventuellement les aménager pour minimiser les problèmes. Evidemment je n’ai pas la réponse à cette problématique infiniment complexe. La seule chose qui me paraît maintenant évidente c’est que beaucoup de problèmes de sommeil n’ont pas grand chose à voir avec la compétence des parents ou la normalité des enfants, donc inutile d’ajouter la souffrance à la souffrance avec la culpabilisation (je ne dis pas ça pour toi ou pour les commentatrices, plutôt pour que les parents prennent conscience de ça et ne se laissent plus déstabiliser si facilement).
Et sur un sujet un peu différent : il est connu que la plupart des bébés dorment moins bien sur le dos que sur le ventre. Ce qui explique aussi pourquoi nos parents (ou leur génération) nous expliquent qu’ils n’avaient pas tous ces problèmes, que c’est à cause de nos pratiques bizarres (portage, allaitement, ne pas laisser pleurer…) que nos enfants dorment mal…
05/01/2011 at 15 h 57 min Liens permanent
J’ai quant à moi été assez perturbée par la chose suivante: ayant lu de nombreux bouquins sur le maternage en général (toute la collec’ Jouvence de Claude-Suzanne Didierjean Jouveau, « Le Concept du continuum » etc.) je suis toujours inquiète des conséquences que peuvent avoir mes comportements sur mon bébé: est-ce que je réponds correctement à ses besoins? est-ce qu’il va être perturbé/traumatisé par tel manquement etc.? Bref, comme me dis ma grand-mère: tu te poses beaucoup trop de questions… Or, je n’ai pas trouvé la force en moi ou l’envie de changer toute l’organisation de ma vie (arrêter de bosser un an ou plus, ne plus mater des films le soir etc.) pour coller complètement aux besoins de bébé. Je navigue donc toujours entre les « pratiques bizarres » (porter, allaiter etc) et les méthodes Laurence Pernoud. Et de temps en temps, ça bugue et je m’en veux de ne pas agir de façon suffisamment cohérente… En matière de sommeil et d’allaitement, cododo & co, on est en plein dedans… Vous n’avez jamais cette sensation d’être le cul entre deux « écoles »? A ce propos Poulette, j’attends ton billet « L’art d’accommoder les bébés » avec impatience…
05/01/2011 at 16 h 05 min Liens permanent
@ La Poule Pondeuse, c’est vrai que c’est la société qui nous impose les rythmes. Ce que je voulais dire, mais je me suis mal exprimée, c’était que l’idée de la longue nuit ne venait pas de nulle part. D’autre part, je suis peut-être conditionnée, mais je trouve que c’est plutôt un progrès de pouvoir, en gros, vivre le jour et dormir la nuit, de manière calme et ininterrompue (tu parles d’ailleurs d’un « luxe »). Enfin, comme tu dis tout cela est une problématique infiniment complexe, nous ne la résoudrons pas aujourd’hui c’est sûr.
Et je te rejoins totalement sur le fait que le sommeil des enfants n’a pas grand chose à voir avec la compétence des parents. Plusieurs ont déjà dit que chaque enfant est différents qu’il y a les petits et les gros dormeurs, différents besoins à différents âges… Ca me semble être du bon sens et en effet c’est assez libérant d’intégrer ça. Libérant et difficile à la fois, parce que quand même décrypter les besoins de ses enfants, surtout tout petits, c’est pas toujours une mince affaire.
Sur le sommeil sur le ventre, si je comprends bien, tu penses que nos parents ou grands-parents avaient des nuits moins difficiles parce que leurs bébés dormaient sur le ventre, mais qu’ils n’attribuent pas les difficultés de sommeil des nôtres au fait qu’on les couche sur le dos, mais à toutes sortes d’autres pratiques ? C’est juste pour être sûre que je comprends bien ton raisonnement. Mais si c’est ça, je trouve ça intéressant, j’y avais jamais pensé.
05/01/2011 at 16 h 31 min Liens permanent
@ Ficelle, Si, moi j’ai complètement l’impression, souvent, d’être le « cul entre 2 écoles ». Mais ce que je me dis pour me rassurer c’est que :
1) S’il y avait une seule méthode éducative à suivre à la lettre (Pernoud, Thirion, CSD, Gordon ou autre) pour avoir les enfants les plus heureux et épanouis du monde ça se saurait… Et donc je fais ce qui me semble être bon, à un moment donné pour mon enfant et/ou mon couple et/ou ma pomme
2) Comme cela a été abondamment et très justement dit, chaque enfant a des besoins différents, et ça change selon les étapes, et les « écoles » n’ont pas forcément toujours réponse à tout
3) On peut aussi être inventif… Qui sait, peut-être qu’un jour on parlera de « l’école Ficelle » ou « l’école La Poule Pondeuse »?
05/01/2011 at 16 h 33 min Liens permanent
@Jouls, tout à fait, je voulais surtout mettre en évidence le paradoxe entre la façon dont nous sommes organisés et ce qui a été la norme pendant des millénaires, sans prôner pour autant l’un ou l’autre. Et tu as très bien compris ce que je voulais dire sur la position de sommeil (ventre ou dos)
05/01/2011 at 16 h 46 min Liens permanent
J’ai la chance d’avoir un homme qui aime « paterner », se lever la nuit pour faire un câlin pour calmer un cauchemar, ou pour tenter de rendormir un bébé en faisant les 100 pas. C’est simple, n°1 appelle son père la nuit, jamais moi ! L’allaitement qui se prolonge de n°2 le frustre beaucoup alors il se lève quand elle pleure la nuit et lui fait un câlin, si ça ne marche pas il me la donne pour que je lui donne le sein, si le sein ne marche pas, je lui repasse le bébé et il va arpenter l’appart avec missbébé dans les bras ou il lui fait des massages.
)Pour n°2, ok elle dort mal mais nous on est beaucoup plus détendu , car notre seuil de tolérance est placé plus loin.
L’idée du curseur est terriblement vrai et j’ai l’impression que pour n°1, on s’est posé trop de questions et trop d’interdits comme « le cododo c’est mal » et on culpabilisait si elle s’endormait dans notre lit, bras de fer quotidien … On a fini par voir que ce n’était qu’une étape, qu’on pouvait moyenner, que ce n’était pas « céder à un caprice » (Merci Gordon !
Je rejoins les conclusions sur les rythmes imposés du sommeil, c’est vraiment là où est le problème, si on pouvait faire une sieste l’après midi, même très courte (20mn) histoire de recharger les batteries, les séquelles des nuits écourtées par un bébé insomniaque seraient vraiment moindres, aux bénéfices de tous (bébé garderait son rythme avec des parents zen !).
05/01/2011 at 23 h 46 min Liens permanent
ma petite expérience: louloute 3 ans, et loulette 1 an. Allaitement à la demande pour les 2. Cododo pour les 2..suivant leurs besoins TRES différents:
First one. On me dit « la tété c’est pour manger » alors j’endors la louloute au sein en lui disant « quand tu auras pris tout ce dont tu as besoin (et dans ma tête ça voulais dire, autant de câlin et de sentiment de réconfort et de sécurité que de nourriture solide) tu pourras lâcher le sein et je te mettrais dans ton lit » Elle dort dans sa chambre à 2 semaines, parce qu’elle pleure dès que j’éteins la lampe de grès rose..moi la lumière pour dormir c’était pas mon truc. Comme elle tétait peu la nuit, je l’ai mise dans sa chambre, au grand bonheur de mon homme qui ne m’entendait même pas me lever.
Elle a ensuite fait ses nuits à 2 mois. On lui avait un petit nid avec le coussin d’allaitement autour de la tête. Ca a été radical.Jusque là, elle tétait 2 puis 1 fois, dans mon souvenir.
Et puis à 4 mois et demi les dents: deux semaines de cododo qui ont finit avec une tétine parce qu’elle me faisait super mal. Elle faisait ses gencives sur mes seins, brrrr.
2ème épisode de cododo vers 6 mois, elle ne tétait plus el jour, trop de chose à voir, elle MANGE alors 2 fois en pleine nuit, ça dure quelques semaines et ça passe.
Entre 8et 10 mois, problème de reflux non détécté , elle va me lever de plus en plus jusqu’à 10 fois par nuit. Epuisée, mon lait baisse, à 10 mois, elle sort ses 4 dents en même temps et m’explose les tétons, sevrage brutal à 11 mois. Les nuits…on regle en même temps le problème de reflux et le problème de bassin dû aux quatre pattes (elle ne supportait plus aucune position assise ou coucher!!) Et tout semble se calmer.
Elle se réveille encore de temps en temps pour boire (lui mettre le bib dans le lit..elle a besoin d’une main parentale pour le trouver, comme la tétine qui devient le substitut au sein) ou pour récupérer sa tétine.
Au final, elle a fait ses nuits à 15 mois environ, avec la marche. Mais elle nous a levé longtemps encore parce qu’elle ne trouvait pas la tétine, jusqu’à ce qu’elle est si peur du noir (à 3 ans) qu’elle est obligé de dormir avec une lampe allumée, celle qu’elle avait bébé. Et là, en pleine lumière, la tétine se trouve facilement, mais je crois aussi qu’elle sait se rendormir sans. Elle va bientôt la lâcher, j’en suis sûre…
Pour la deuxième, dite loulette. C’est une autre histoire. Je m’étais dit que je suivrais son besoin comme la première. Alors je suis, j’accompagne. Elle, comment dire, c’est le tété, l’odeur, la peau..le contact. Elle dort sur moi jusqu’à 2 mois, de jour comme de nuit. Elle se réveille 10 fois par nuit, juste pour vérifier que je suis là, des fois, elle s’accroche, et se réveille en sursaut, « t’es toujours là, hein? » Elle prend le sein symboliquement, s’accoche à moi et lâche ou pas, mais me tient, me carresse la peau. Pour s’endormir, elle lâche parfois le sein pour venir frotter son visage sur mon ventre.
Autant j’étais paisible, comme la grande, autant là, je suis stressée comme la petite. J’ai peur que les esprits viennent l’enquiquiner quand elle est seule, et pourtant je ne suis pas de culture africaine, aller savoir, c’est ce que je ressens. La louloutte a 1 an. Elle a toujours un besoin dingue de ce contact, elle tète dès qu’elle a un souci, elle adore les câlins, va dire bonjour aux gens, avec tout son corps. Des fois je démoralise, j’en peux plus, le cododo c’est de la survie. Mon mari se sent mis de côté, mais la loulette est plus proche de lui qu’il ne l’était avec la grande à la même époque! C’est sûr c’est le fait que j’aille bosser après le sevrage qui les avait rapproché, mais avec Loulette, c’est elle qui préfère parfois ses bras, qui s’endors contre lui aussi. Par contre il est incapable de la laisser pleurer, quand je ne suis aps là, elle s’endort soit contre lui, soit contre lui en portage..en gros elle est toujours dans le contact. Et quand je suis là, ça marche pas, elle hurle, et lui pète les plombs. Alors on fait comme d’hab’.
Elle dors le matin jusqu’à 8-9h, alors on y arrive, je ne me lève pas la nuit. Elle a un sacré radar aussi, quand je suis super fatiguée, elle ne me lâche pas et je craque je m’endors avec elle, c’est marrant. En tout cas, les « techniques » ne me tentent pas. Plus j’essai de faire comme les autres font et moins je trouve la solution. La tétine de la grande la LLL me l’avait déconseillée aussi, mais pour être à l’écoute pour trouver ce qui leur convient à elle, je dois faire fi de TOUTES les écoles, je dirais. Faire comme je sens. C’est là que je me sens le mieux, et elles aussi.
06/01/2011 at 8 h 07 min Liens permanent
L’une de mes amies qui a lu ces échanges (et n’ose pas se mettre à dos TOUTES les commentatrices) pose la question de l’allaitement à la demande et plus généralement du « maternage proximal ». Son hypothèse: si l’on propose le sein à la demande + le cododo + ne pas laisser pleurer = difficile de changer de « système » (biberon, pleurs etc.). Qu’en pensez-vous?
06/01/2011 at 8 h 49 min Liens permanent
@Ficelle (et commentatrice anonyme
) : pour ma part le changement n’a été ni brutal, ni sur tous les points en même temps… Mais on avance petit à petit. L’allaitement à la demande, ça marche pendant un temps, et au bout d’un moment il devient de moins en moins à la demande. Bébé grandit et je sais que je ne suis plus obligée d’accourir ou de répondre à ses besoins (envies) de tétée.
Aujourd’hui si je ne veux pas la faire téter : je lui donne sa tasse d’eau si elle a soif, je lui fais un câlin si elle a besoin de contact (et si je suis pas dispo… et bien elle attend). Bon, la nuit c’est une autre histoire… Mais ça viendra !
Le cododo, si naturel pour moi les premières semaines (mois ?) fait place à un moment à l’envie de retrouver un peu de sommeil pour moi toute seule… alors petit à petit je la pose dans son lit, de plus en plus souvent (ça marche ou pas… mais bon j’essaie au moins et l’évolution se fait j’en suis sûre au fur et à mesure !).
En revanche le laisser pleurer, c’est vrai que j’y arrive pas. Je sens que ça peut pas marcher, je suis pas à l’aise, et elle devient hystérique quand elle se sent « abandonnée ».
Alors effectivement je pense que changer tout le système du jour au lendemain me semble difficile (je ne suis d’ailleurs jamais passée par la case biberon donc à ce niveau pas d’expérience), mais tout se fait au fur et à mesure pour passer d’un bébé « materné » à un enfant respecté… à qui on demande aussi qu’il respecte ses parents. Seulement cela demande de la patience (mais cela peut être plus ou moins long selon l’enfant !), et comme dit plus haut ce n’est pas comme ça qu’on retrouve rapidement sa vie « d’avant ». Là encore, il faut savoir où sont ses propres limites pour faire au mieux avec bébé…
06/01/2011 at 9 h 53 min Liens permanent
@Ficelle, ton amie oublie un paramètre très important : les enfants changent, grandissent, évoluent… Ce qui était nécessaire et/ou qui fonctionnait à 3 semaines n’est pas nécessairement la même chose à 8 mois, idem entre enfants d’une fratrie, parents etc. C’est une des raisons pour lesquelles parler de « système » n’a pas vraiment de sens. Même si comme moi on tente de mettre en œuvre certaines pratiques plus que d’autres, ce n’est pas tout noir et tout blanc, mais un continuum de solutions le long duquel on bouge en fonctions des circonstances. Bien sûr on peut avoir des positions contrastées le long de ce continuum… Et enfin je pense (mais ça n’engage que moi) qu’un enfant dont on a essayé au maximum d’écouter les besoins aura plus de ressources pour prendre en compte à son tour les besoins du parent, ce qui lui permettra de mieux s’adapter à un changement de la donne.
06/01/2011 at 15 h 44 min Liens permanent
@Ficelle, je ne reprends pas la réponse de la Poule mais j’adhère à fond, mon grand a été allaité / cododo & compagnie mais son sommeil a évolué jusqu’à ses 2 ans et demi à peu près, on a accompagné son évolution et nos besoins (c’est pas lui qui a demandé à aller dormir ailleurs que dans notre chambre, mais moi qui n’en pouvait plus) et il n’y a pas eu une solution unique arbitrairement appliquée pendant toute la période.
maintenant je pense que quelques fois on est juste trop fatiguée/s pour avoir le recul nécessaire pour s’écouter ou suivre l’enfant, il est possible qu’on loupe des occasions et qu’on s’accroche à la solution cododo / allaitement parce que c’est aussi parfois une solution de survie… mais selon toute probabilité ou les besoins de l’enfant changeront ou le(s) parent(s) reprendront un peu du poil de la bête (ou sombreront carrément, faut voir) et feront évoluer leur réponse au bout d’un moment. mais pour ça il faut qu’ils soient prêts, et pour moi ça rejoint ton expérience où la dernière étape que tu décris dans ton article précédent a été possible parce que tu/vous étiez allé au bout du reste et que vous étiez « contraints » de passer à autre chose. tout ça dépendant du niveau de tolérance et de résistance de chacun…
06/01/2011 at 23 h 47 min Liens permanent
Ah si seulement j’avais pu avoir tous ces témoignages et conseils… il y a quelques mois… bébé serait peut être encore allaité comme je me l’étais dit!
Mais c’est comme ça, et c’est une expérience qui me servira pour les suivants… je ne me laisserais plus faire!!!!!
07/01/2011 at 10 h 16 min Liens permanent
Bonjour à toutes !
merci beaucoup pour tous ces témoignages.
Je me pose une question tout de même : ne serait-il pas intéressant d’avoir en parallèle des témoignages de mamans qui ont donné le biberon à leurs enfants puisque, Ficelle, tu pars de l’idée répandue que les bébés allaités font leurs nuits plus tard ? On pourrait comparer, ce ne serait pas forcément une réponse définitive mais déjà quelques éléments. Non ?
Pour ma part, je n’ai pas pu allaiter à cause de mon traitement médicamenteux, du coup, cela me fait un peu de la peine quand je lis dans les commentaires que les mamans qui donnent le biberon ne veulent pas se sacrifier pour leur enfant. Tout n’est pas blanc ou noir.
C’est vrai qu’avec le biberon, on sait exactement combien le bébé prend et s’il a vraiment encore besoin de manger la nuit. Vers les trois mois de ma fille, la pédiatre m’a expliqué qu’elle n’en avait plus besoin, on a donc commencé la phase d’apprentissage du sommeil toute la nuit, en la laissant pleurer 5/10/15 minutes, vous connaissez le principe. Elle a fait ses nuits vers 4 mois et demi.
Voilà, c’était juste un petit témoignage.
07/01/2011 at 11 h 12 min Liens permanent
Oui tu as raison, il aurait fallu plus de témoignages « biberons ». A ma décharge, c’était surtout la conciliation « allaitement et sommeil » qui m’intéressait… Je suis désolée si certains propos t’ont attristé, ce n’était pas du tout le but! D’ailleurs, je pense qu’il s’agissait plutôt d’une observation générale sur les « styles » de parentage. Il est évident que les parents moins « maternant » ne s’occupent pas moins bien de leur enfant mais font peut-être moins de concessions quant au maintien de leur mode de vie antérieur (dormir sans bébé, pouvoir le confier plus facilement avec un bib’ etc.) – ce qui se comprend parfaitement également… Pour ce qui est des contre-indications médicales à l’allaitement, c’est tout à fait une autre histoire! Merci pour ton témoignage en tout cas
07/01/2011 at 11 h 13 min Liens permanent
Oui, voilà en fait je dirai comme la Poule : pas de système qui marche à tous les coups, juste des trucs à utiliser selon les moments… genre le cododo quand notre miss était toute petite mais plus après ses 10 mois, un peu de musique douce du mobile parfois pour l’apaiser mais plus maintenant, une main posée sur le dos le temps qu’elle s’endorme dans son lit, un câlin dans nos bras… avec en fil rouge un bébé qu’on ne laisse pas pleurer.
Et nous pensons que si elle s’adapte si bien aux changements, visites, nouveautés et est d’un naturel plutôt « facile » comme diraient nos parents, c’est qu’elle a été « sécurisée » par l’allaitement et une réponse rapide à ses pleurs…
Mon frère a eu des jumeaux, allaités un an : ils ont dormi des nuits complètes à 9 mois et comme il me l’avait dit « ils ont pourtant tout essayé avant », entre moins de sieste dans la journée pour + de sommeil la nuit, bib de LA le soir ou lait maternel etc… je ne me souviens plus de tout mais rien n’avait réussi à leur faire dormir une nuit complète!
07/01/2011 at 16 h 53 min Liens permanent
Et puis c’est pas parce qu’on donne le biberon qu’on s’investit moins!
Dans mon cas, l’allaitement s’est mal passé parce que les spécialistes ne m’ont pas écoutés ou pas cru! je n’ai réussi à allaiter que 2 mois, et je ne regrette qu’une chose, ne pas avoir pu continuer (manque de soutien et de conseils).
Mais suite à cela le moment où l’on donne biberon reste toujours un moment privilégié de calme et de tendresse entre moi et mon fils, ou son papa et lui… Et jamais nous ne l’avons « initié » à dormir… Il a fait ses nuits à deux mois et demi, mais je ne pense pas que ce soit dû au passage au bib, mais plutôt parce qu’on a résolu ses problèmes de santé…
09/01/2011 at 22 h 00 min Liens permanent
J’ai trouvé LA solution ! LA méthode miracle qu’on attendait tous et toutes :
http://l-ordonnance-ou-la-vie.com/se-reveiller-6-fois-par-jour-est-ce-possible/
(ok je sors)
10/01/2011 at 11 h 42 min Liens permanent
Ah oui et sinon je voulais rajouter qu’effectivement quand tu allaites et que tu cododotes, tu n’as ABSOLUMENT pas le droit de te plaindre de la fatigue. C’est bien connu que c’est de ta faute, si tu étais moins fusionnelle (allaitement) et moins permissive (ne pas laisser pleurer) tu dormirais mieux.
10/01/2011 at 12 h 54 min Liens permanent
J’apporte mon petit témoignage, il vaut ce qu’il vaut.
J’ai trois enfants, peu d’intervalles entre chaque mais quand même des situations très différentes pour chacun au niveau de mon boulot entre autres, mais aussi des accouchements très différents, et des enfants qui ne se ressemblent pas du tout.
Le Costaud (4 ans 1/2 maintenant) : pas allaité du tout, j’avais eu une césarienne, je n’étais pas en forme, il ne prenait pas bien le sein, et j’ai été très peu soutenue par un entourage très « pro-bib ». Du coup j’ai jeté l’éponge très vite (3 semaines), et lui s’est jeté sur son bib. Il a fait ses nuits juste avant que je re-bosse (2 mois 1/2), de toute façon un très gros dormeur, c’est toujours le cas d’ailleurs.
M. le Directeur (n° 2), lui, c’était pas la même histoire. Accouchement super, sur un petit nuage, mais bébé ayant un énorme besoin de moi, allaité avec succès (après des débuts difficiles), pleurant énormément, ayant l’air d’avoir toujours froid, bref collé à moi presque tout le temps, en écharpe, dormant sur ma poitrine la nuit, co-dodoté donc, car j’étais épuisée, et c’était vraiment la meilleure solution (la seule en fait, puisque je ne voulais pas le laisser pleurer). La suite est assez complexe et pas préméditée : je ne reprends pas mon travail car on part en Afrique, je continue d’allaiter en me disant que là bas ce sera mieux, il se réveille toujours la nuit et il mange, et comme je refuse de le laisser pleurer et que je suis souvent seule le soir, he bien on s’installe dans quelque chose de chronique qui a duré… presque 2 ans (allaitement exclusif 9 mois, et arrêt définitif de l’allaitement à 22 mois). Avec le recul, je me dis que j’aurais pu faire autrement, mais que je n’ai pas su. On était accro l’un à l’autre. ça n’a quand même pas été sans conséquence, sur mon couple, et sur ma relation avec le petit. Du jour au lendemain ou presque, quand j’ai décidé, il a dormi. Lui était prêt, pas moi. Bizarre, hein? C’est un enfant (3 ans 1/2) qui a toujours le sommeil léger, des difficultés à s’endormir, et qui parfois se réveille la nuit.
Et n°3… la Puce. Autant se servir des expériences passées. J’ai donc allaité, mais quand j’ai du reprendre le boulot 5 mois après, je suis passée au bib sans état d’âme.Elle non plus apparemment. Elle a parfois été en co-dodo, mais quand vraiment on arrivait pas à faire autrement. J’ai tout de suite montré à ma fille et à mon mari que ça pouvait arriver, que ce n’était pas grave, mais que ce n’était pas la règle. Du coup mon mari l’a beaucoup mieux vécu qu’avec n°2, et encore aujourd’hui ça arrive (la nuit dernière par exemple). Elle est au biberon depuis ses 4 mois (elle en a 12), mais pour autant elle n’a pas un sommeil si génial, il lui arrive assez souvent de manger vers 22h (après endormissement assez facile vers 19h30 ou 20h) voire vers 1 heure du matin (cette nuit!), et il lui arrive parfois de finir dans notre lit, personne n’en fait un fromage, on essaye toujours au moins une fois de la remettre dans son lit, mais si ça ne marche pas, on la prend. Le plus important, c’est qu’elle dorme, et surtout que JE dorme! Comme dit la Poule, avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants…
Au total, quelques regrets quand même dans ma gestion de M. le Directeur, n°2, mais bon, à l’époque je n’ai pas su faire autrement, j’étais assez seule, j’ai un peu bricolé, et je crois qu’on s’en remettra tous très bien! ça m’a bien servi pour le Puce, j’ai su peut-être mieux gérer.
Les deux grands dorment dans la même chambre (lit gigogne) et c’est sur que ça nuit à la qualité de leur sommeil (ils n’ont pas forcément envie de dormir au même moment, et ils se réveillent mutuellement), et évidemment ça pousse à intervenir illico quand l’un des deux se réveille en pleine nuit. Mais à leur âge ça devient heureusement plus rare…
Il est quand même important de dire à celles qui sont tentées par le maternage +++ et particulièrement le co-dodo qu’il faut un papa d’accord à 100% sinon ça peut vite dégénérer…
10/01/2011 at 15 h 51 min Liens permanent
Bonjour Ficelle,
Mais ce n’est pas un article qu’il faut que tu écrives sur le sujet, c’est un LIVRE! Il y a vraiment matière à cela. Témoignages et commentaire super intéressants ! Je suis comme toi, un peu entre deux systèmes, mais je ne vois pas cela comme un point négatif, c’est juste que nous faisons « à notre sauce », donc on a mixé des éléments très maternants (cododo, allaitement long) et des éléments qui le sont moins mais qui nous correspondent (enfants qui dorment dans leurs chambres après 6/8 mois, crèche parentale après 18 mois pour la dernière, maman qui bosse, etc.) Moi je trouve que les enfants s’adaptent super bien et eux ne savent pas qu’il y a des systèmes et des écoles donc du moment qu’on les aime et qu’on fait attention à leurs besoin…
Sinon sur le sujet culturel du sommeil, je crois qu’il faut se dire aussi que dans les civilisations où on pratique l’allaitement long accompagné par le cododo (sur plusieurs années), je ne sais pas si les conceptions du sommeil sont différentes, ou si ce sont les conceptions de l’éveil qui le sont.
Je m’explique : si tu habites dans un petit virage rural au fin fond du Mali ou de la Colombie (pays choisis au hasard) et que tu passes une nuit un peu interrompue pour cause de cododo/allaitement long ce n’est peut-être pas trop gênant car tu n’as pas à 1) Habiller et envoyer trois enfants propres à l’école avant 8h30 2) Te pomponner, maquiller, te faire un brushing etc. tout cela pour ta réunion de 9h00, et 3) Conduire ta voiture dans les embouteillages – tâches qui impliquent toutes un certain niveau de concentration et d’éveil général. Si ta journée, c’est le travail aux champ, la préparation des repas, et les soins aux enfants, mais tout cela sans avoir d’horaires trop précis, sans avoir à opérer de machines dangereuses (type voiture) et dans un environnement où tu peux avoir les cheveux en bataille et un jupe pas repassée (je caricature) –c’est déjà plus faisable. C’est pour cela que cela m’énerve un peu parfois les commentaires du style « Oui mais au Mali, en Colombie, au Burkina Faso (ou ailleurs), les membres d’une famille dorment tous ensemble dans un hamac et cela se passe super bien. » Ok, mais qui est allé demander aux personnes de ces pays/cultures quelle est la qualité de leur sommeil, à quelle heure ils se couchent, et comment ils vivent leurs journées ? Si cela se trouve ils envient nos chambres séparées à l’Occidentale ?!
Tout cela pour dire, que pour le sommeil, je pense qu’il doit y avoir des normes physiologiques (mais l’éventail du normal doit être drôlement large), mais qu’il y a surtout des normes culturelles. Dans une culture comme la notre, où les journées sont intenses et où fait peut de break (la sieste n’étant pas vraiment acceptée culturellement pour les adultes !) l’obsession de l’enfant qui fait ses nuits répond aux besoins intenses en sommeil de l’adulte… Le tout est d’arriver à un compromis qui fonctionne sans trop faire souffrir l’un ni faire souffrir l’autre…
10/01/2011 at 20 h 05 min Liens permanent
@Otangani, tout à fait d’accord avec le fait qu’il vaut mieux être sur la même longueur d’ondes que le papa dans ce genre d’affaire. C’est même un euphémisme. De mon côté, le dit papa a bien accepté le côté pratique du cododo les premières semaines, en revanche, j’ai dû installer un lit dans la chambre du petit quand j’ai voulu recommencer le cododo avec lui entre 6 et 9 mois -il dormait alors très peu même avec nous et mon mari ne survit pas au manque de sommeil, comme j’ai pu l’évoquer plus haut… Entre temps, on s’est pris mille fois la tête sur la façon de gérer les nuits de BB2 – euphémisme encore
.
@Ségolène, je suis surprise moi-même de l’engouement que suscite le sujet. Je ne pensais pas que nous étions aussi nombreuses à avoir des nuits pourries et surtout aussi longtemps, quelque soit le mode de « nourrissage » de notre progéniture. A la fois ça me rassure, je ne suis pas toute seule dans ma galère, en même temps ça m’attriste parce qu’on nous fait encore croire qu’il faut que notre bébé fasse ses nuits passé 5/6 kilos (arbitraire?) et si ce n’est pas le cas c’est qu’on a merdé quelque part… Je trouve également que ça pose vraiment la question de l’organisation de la famille et des temps de vie en Occident. Si on a toutes des soucis, c’est bien qu’il y en a un plus général quelque part, non? C’est ça peut-être qu’il faut creuser…
11/01/2011 at 0 h 08 min Liens permanent
@Ficelle, eh eh ça me fait bien rigoler les enfants qui sont sensés faire leurs nuits à 5 kg, c’est un des 1ers trucs qu’on m’a dit quand mon 1er est né, il faisait 4 kg à la naissance et il a fait des nuits complètes vers 12 kg environ
.
sinon pour revenir sur le pb des siestes de ton petit que tu évoquais plus haut, je peux juste te soumettre mon témoignage puisque j’ai eu une situation similaire avec le 1er : il ne s’endormissait que dans l’écharpe ou au sein ou éventuellement dans la poussette, faisait toujours des siestes hyper courtes si on le posait dans un lit et souvent n’avait malgré tout pas assez dormi. ça a duré jusqu’à ses 18 mois, et c’est aussi à ce moment que ses nuits se sont améliorées nettement. je n’ai jamais su quel avait été le facteur déclencheur : je suis tombée enceinte du petit frère à ce moment (en cours d’allaitement du grand), il a changé de nounou (garde partagée), avec un nouveau copain dont il est toujours super fan 3 ans après et qui, lui, dormait super bien à la sieste (émulation?), on a mis en place de rituels plus précis avant la sieste, ou c’est juste un cap qui était passé ? ou autre chose qui n’a pas été identifié? en tous cas d’un coup, pour la sieste comme pour les nuits il a semblé qu’il arrivait à enchaîner les cycles de sommeil tout seul alors qu’avant ça ne passait pas très bien. globalement quand même les personnes (y compris la 1ère nounou qui m’en parle toujours) qui ont essayé de le coucher avant cette nouvelle nounou étaient assez stressées de l’endormissement habituel au sein qu’elles ne pouvaient pas reproduire et du coup guère confiantes dans leur capacité à bien faire… je ne pense pas que ça contribue a un endormissement et un sommeil serein pour l’enfant, mais je ne suis pas sûre que ça explique tout.
son frère lui a fait des siestes « classiques » bien plus tôt, et je pense en grande partie grâce à l’accompagnement qu’il a eu au début à la garderie où ça n’a pas été facile, et où les filles se sont relayées et ont tout essayé ou presque jusqu’à trouver une solution qui marche pour qu’il dorme bien. à l’inverse il a fait des nuits correctes un peu plus tard…
une remarque qui n’a rien à voir sur le fait qu’il faut un conjoint 100% d’accord pour le cododo pour que ça marche : je suis d’accord sur le fait que ça marche mieux si il est d’accord, mais s’il ne participe pas à la gestion des nuits, je pense qu’il y a aussi des moments où il faut qu’il accepte que madame gère comme elle peut/veut. ça a un côté un peu facile de dire « je ne veux pas d’un enfant dans ma chambre » ou « moi j’ai besoin de dormir » (voire « t’as qu’à le laisser pleurer si t’es fatiguée au lieu de te lever »). on peut bien sûr inventer des solutions alternatives (comme quand la mère rejoint l’enfant dans sa chambre au lieu de le mettre dans son lit), mais ça n’est pas toujours possible ou confortable pour la mère qui elle aussi a besoin de sommeil ! je caricature un peu mais je pense que si on est pas 100% d’accord sur le cododo c’est trop souvent la mère qui cède du terrain, et pas toujours au profit de solutions constructives avec lesquelles elle est 100% d’accord mais plutôt pour ménager monsieur et son couple. et ménager madame, qui s’en occupe ???
chez nous aussi le cododo et la gestion des nuits en général a été un vaste et conflictuel sujet, n’empêche que quand monsieur s’est trouvé seul une semaine avec ses enfants et que le petit se réveillait, sa solution automatique était de le mettre dans notre lit et qu’ils finissent la nuit ensemble. je trouve ça super sympa, mais quelque part ça m’agace un peu !
et pour finir je me souviens de la sage-femme qui m’avait fait la prépa à la naissance pour le 1er qui nous avait dit : dès qu’on a un bébé, un lit de 140 ne suffit plus, il faut un lit d’au moins 160 de large
11/01/2011 at 7 h 27 min Liens permanent
Hahaha!! C’est exactement ce que je me dis… Il me FAUT un lit plus grand!! Merci AnSo pour ton témoignage. Ici, depuis 15 jours, les choses vont beaucoup mieux… la nuit. La solution « poussette » (ou portage toujours) la journée quand BB2 est avec moi fonctionne assez bien, et visiblement il dort à la crèche dans son lit après 5/10 minutes de pleurs – pour les puér de la crèche, laisser pleurer à l’endormissement est aussi naturels que de punir, mettre au coin etc. Les joies de la collectivité. Ce qui me rend heureuse: que j’ai trouvé ma solution sans sevrer mon fils! C’est marrant, depuis que je redors la nuit (minimum 6 heures d’affilée), je refais des cauchemars et j’ai à nouveau envie de faire un bébé… Peut-être un RDC qui se rapproche
11/01/2011 at 10 h 56 min Liens permanent
oui le lit c’est sur! nous on a un 140 et ça va pas du tout! et en Afrique, où le co-dodo est complètement normal, les parents ont toujours un lit dit « 3 places », je pense au moins 160 voire 180…
par contre je confirme à Segolène que les Africains qui peuvent se le permettre préfèrent ne pas tous dormir dans la même pièce. j’ai une bonne copine camerounaise, ils dormaient tous dans la même pièce, mais dès qu’ils ont pu ils ont fait construire avec des chambres séparées. Mais il n’empêche que le cododo est considéré comme tout à fait normal jusqu’à 2 ans environ, alors même qu’en ce qui concerne ma copine, il n’y avait plus du tout d’allaitement depuis longtemps.
Je crois d’ailleurs qu’on a des idées fausses en ce qui concerne l’allaitement en Afrique, en tout cas en milieu urbain. Mais je n’ai pas non plus fait d’étude sur le sujet : j’ai discuté avec mes collègues de travail à Libreville, et j’ai observé. Si l’OMS fait la promotion de l’allaitement, en particulier dans les pays en voie de développement, c’est bien parce que ce n’est pas si répandu que ça. Il faut dire que Nestlé fait une pub de dingue pour Cérélac (j’ai trouvé que c’était assez honteux, quand on connait la qualité de l’eau dans les quartiers populaires), et puis pour beaucoup de femmes, donner le biberon, c’est faire comme les femmes blanches, donc c’est bien. Je ne saurais vous dire à quel point je trouve cela navrant!
11/01/2011 at 11 h 09 min Liens permanent
@ Ficelle, je mesure la chance d’avoir une crèche qui ne punit pas ni ne met au coin… et sans pour autant que les enfants fassent n’importe quoi! au contraire les premières fois que je suis venue j’étais épatée, 6 enfants qui mangent sans cris, le rêve…
par contre sur l’endormissement ils pensent que l’enfant a une façon de s’endormir et parfois ça passe par les pleurs mais ça n’est pas encouragé. il y a un petit copain par exemple qui pleure pour s’endormir mais clairement c’est bien plus difficile à gérer car que faire des autres enfants qui essayent de s’endormir et qui ont un bébé qui pleure à côté d’eux?
ma miss a eu une phase ou elle « chouinait » (gémissement et plaintes mais pas de pleurs) avant de s’endormir mais ça a passé, heureusement car ça me stressait!!! je préfère largement quand elle discute un peu avec ses doudous.
11/01/2011 at 15 h 58 min Liens permanent
@ Ficelle, super pour tes nuits, franchement je compatis, redormir est parfois bien plus qu’un confort quotidien!
et juste pour la crèche, justement je n’étais pas fan de la collectivité au départ pour les raisons que tu évoques mais la garderie où va mon n°2 est chouette et ils accompagnent vraiment bien les enfants, sans punition, bcp de présence… il y a bien sûr des points perfectibles mais franchement j’ai été très agréablement surprise, et en particulier sur la gestion des siestes.
@Clem la Matriochka et Ficelle, juste un point complémentaire sur la question du maternage et de l’allaitement / biberon : je pense pour l’avoir ressenti qu’il y a aussi un vrai lien entre un maternage plus proximal et l’allaitement et une plus grande facilité à se détacher et le « biberonnage ». ça n’est ni un jugement ni une vérité absolue, et je suis tout à fait persuadée qu’un enfant non allaité va aller très bien, que ses parents peuvent être très impliqués et proches de lui, etc, pas de problème.
mais j’ai constaté sur moi-même une vraie différence au sevrage de mes enfants dans le lien qui était établi avec eux. ils ont tous les deux été sevrés tard (~21 mois) : le 1er spontanément au 2ie trimestre de ma grossesse du petit frère, ce qui me convenait bien, et je pense que la grossesse a été le facteur déclencheur de la transition pour nous 2, et son petit frère en urgence (et sans soucis) en 3 jours l’été dernier pour cause de contrainte thérapeutique pour moi. dans les 2 cas, et alors que je n’ai pas considéré mes enfants comme des petits bébés passés les 1ers mois et qu’ils sont assez indépendants (pas d’effet lien fusionnel lié à l’allaitement long par ex ou autre fantasme lié à l’allaitement long, non, des petits garçons tout à fait en forme), l’arrêt de l’allaitement a vraiment provoqué un changement important, je ne dirais pas une distance mais comme un cap qui se passe, une évolution de la relation vers quelque chose de différent, où la proximité physique joue un rôle moins important. je ne sais pas si je traduis bien mon impression…
je suppose qu’il s’agit d’un effet hormonal mais je n’y connais rien, et dans mon cas il s’agit d’enfants assez grands, peut être qu’avec un petit bébé on réagit différemment, et peut être qu’on réagit différemment aussi s’il n’y a eu aucun allaitement. à noter aussi que dans les 2 cas chez nous le sevrage a coïncidé avec des évolutions importantes dans notre vie de famille donc ça contribue peut être aussi pour moi à ce « détachement » (je ne trouve pas d’autre mot, même si ça me paraît un peu fort) ?
est ce que d’autres auraient fait le même constat ?
11/01/2011 at 23 h 20 min Liens permanent
RDC qui se rapproche??
12/01/2011 at 7 h 20 min Liens permanent
Retour de couches
18/01/2011 at 13 h 33 min Liens permanent
Sur le sujet de l’allaitement et du sommeil j’ai eu une expérience un peu particulière puisque j’ai du allaiter au biberon, mon loulou refusant le sein (débuts foireux, mauvais conseils etc…). J’ai donc involontairement contrôler et les heures et les quantités données. Mon fils a toujours assez peu dormi le jour, mais a commencé à faire ses nuits vers 2 mois et à 3 mois c’était un acquis. D’instinct j’ai instauré le rituel : bain, tétée, berceuse + histoire, et dodo cela a sans doute aidé mais je sais maintenant que je n’ai fait que créer un cadre favorable. Le reste c’est surtout une question de tempérament. Quant aux remarques sur « il ne dort pas donne lui un biberon » j’ai une amie qui y a eu droit, sa fille avait un mois et demi ! Je rajouterai que mon pédiatre (par ailleurs quelqu’un que j’apprécie) m’a dit au moment où mon fils a fait ses nuits « ah c’est bien ça veut dire qu’il se sent assez sécurisé pour ne plus vous appeler »… ce qui m’avait laissé un peu perplexe ! Est ce que tous les bébés qui ne font pas leurs nuits sont des angoissés ? Bref, je verrai pour le petit deuxième, que je compte bien allaiter plus longtemps (cette fois je sais où allez chercher de l’aide), ce que je me recevrai dans les dents si il n’a pas le bon goût de faire ses nuits dans les « délais » comme son grand frère (ceci dit, si il les fait je n’ai rien contre hein !)…
20/01/2011 at 22 h 17 min Liens permanent
J’étais chez des amis samedis soir. La petite, qui a aujourd’hui 16 ans, s’est réveillé toutes les 2h pendant 4 ans pour réclamer…un bib. Sa mère n’étant pas très maternelle, c’est son père qui s’est levé toutes ces années, soutenu pas un « c’est parce que tu lèves qu’elle t’appelle ».
Sans jugement aucun sur ces amis que j’aime beaucoup. Je leur ai dit merci. Ca n’arrive pas qu’aux autres…
21/01/2011 at 0 h 17 min Liens permanent
Bon alors je vous lis toutes et j’ai envie de réagir mais en même temps je le crains…ce que je peux faire de mieux c’est de raconter mon expérience (même si je m’abstiens très souvent maintenant de le faire car ça « énerve »).
Nous avons une petite fille qui va avoir deux ans fin mars.je l’ai allaité en gros 2 jours, ça ne me convenait pas (n’étant pas farouchement convaincue que l’allaitement serait ma tasse de thé j’ai quand même essayé), ma fille avait faim et je ne voulais pas de l’exclusivité alimentaire (déjà traumatisée par le tire lait) qui me faisait plus flipper qu’autre chose….
J’ai été élevé par une mère insomniaque, j’ai très mal dormi pendant les 20 premières années de ma vie, un jour j’ai décidé « d’apprendre à dormir » et que ce ne serait pas une fatalité…J’ai réussi, c’est à dire que j’ai cessé de penser au moment de m’endormir j’ai fait ça le jour: vachement plus constructif, tout le monde sait que non, la nuit ne porte pas conseil, elle porte à ruminer. Bon sauf les 5 premier jours de la naissance de ma fille ou je passais ma nuit à la regarder dormir!
Rentrées à la maison, nous avons tenté de mettre son berceau dans notre chambre, qui donne sur la rue, elle n’a pas aimé visiblement et a préféré sa chambre plus calme sur cour, tiens comme c’est bizarre on y avait pas pensé!!! je l’ai collé dans l’écharpe toute la journée et j’ai fait ma vie(congé mat + 3 mois de congé parental), au bout de quelques semaines je me plaignait du fait qu’elle ne dormait pas la journée (dès que je voulais la mettre dans son lit elle se réveillait et pleurait, et hop, dans l’écharpe!), quelqu’un m’a suggéré de faire des activités calmes ou aucune activités (dormir?) lorsque j’avais mon bébé contre moi (tout le temps)…J’ai commencé à me détendre et à suivre ces conseils, j’ai réussi à poser ma petite ailleurs que sur mon ventre mais elle faisait de très courtes siestes…Mes angoisses par rapport au sommeil avait ressurgit une fois de retour à la maison, nous en avons convenu avec le papa que ce serait lui qui ferait les bib de la première partie de la nuit (le bib avant le dodo vers 19h30 jusqu’au bib du milieu de nuit vers 4h). J’avais très peur de transmettre mon mauvais sommeil à ma fille en lui donnant le bib avant le coucher. Le papa étant plus détendu en général et avec le sommeil en particulier s’est occupé de cela, après, à moi les bib de 6h et cie puisqu’il travaillait et que j’avais moins d’angoisse à me dire que ma journée commençait à 6h plutôt qu’à 4h (pas toujours sûre de se rendormir). Autant vous dire qu’on en a conclu que la petite se réveillait quand elle avait faim, normal, non? Elle a eu 2 mois et elle ne s’est plus réveillée entre 19h30 et 6h30.par contre les siestes étaient toujours microscopiques, normal, ou pas? on ne s’est pas inquiété vu les nuits…Elle est entrée à la crèche à 5 mois, elle ne faisait pas de siestes la journée sauf dans le transat mais des nuits de 12 à 14 h! Pour ses 6 mois nous avons décidé de lui faire gouter à quelques légumes à midi, le bib restant le seul repas du soir. Et puis vers 7 ou 8 mois elle a recommencé à se réveiller tôt (vers 6h) et nous avons écouté ce qu’on nous disait à droite à gauche et naïvement nous avons tenté le repas plus consistant le soir, un peu de purée de légumes et le bib…Dodo jusqu’à 9h, obligés (vilain parents) de réveiller la poupette pour aller à la crèche et au boulot.Nous avons bien sûr connu les coliques, les dents, les nuits de maladie ( où nous dormions à tour de rôle dans sa chambre sur le matelas de jeu qui sert de lit dans ces moments là) et quelques cauchemars..Nous avons aussi longuement écouté les pleurs de notre enfant, chronométré notre tolérance…Au cours de cette année nous avons découvert quand elle pleurait en pleine nuit, qu’elle s’arrêtait au bout de 10 minutes et nous nous y allions au bout de 8, résultats en rentrant dans sa chambre on la réveillait, on lui fichait la trouille et elle nous poussait une gueulante pendant 1h…Quand on la laisse 10 jours chez ses grands parents avec qui elle s’entend comme larron en foire, en général on a le droit au retour à deux nuits difficiles (car c’est bien connu les enfants font payer à leurs parents leurs absences, non c’est plutôt les parents qui ont égaré le mode d’emploi du baby entre Khéops et Louxor pendant leur périple en Egypte).
Voilà, je ne suis pas un exemple, même plutôt un contre exemple puisque je n’allaite pas, je ne cododotte pas, et que j’écoute tous les mauvais et bons conseils prodigué par les vieux et jeunes parents…Je lis ici souvent de bons conseil, hein je vous rassure, et j’aime échanger avec vous mais là je suis un peu désolée car j’ai l’impression que ma situation est hors catégorie.bon ça coute rien de vous faire une tartine, mais est ce que ça va filer un coup de main à l’un d’entre vous???pfff, sur ce, courage à ceux qui dorment encore difficilement et bravo à ceux dont les nuits sont sans problèmes.
21/01/2011 at 17 h 57 min Liens permanent
Merci pour ton témoignage! Si ça peut en éclairer certaines… L’avantage évident du bib dans ton histoire, c’est le fait de pouvoir dormir plusieurs heures d’affilée dès la naissance et de partager la tâche des nuits avec le papa. Visiblement, dans cette version les réveils sont seulement alimentaires. C’est vrai que pour moi (et pour mon mari), ça semble surnaturel… Ici c’est « maman sinon rien » même quand le sein, c’est fini
– à la fois pour le casse-croûte et pour le réconfort. C’est vrai que parfois c’est pesant, mais je tiens aussi à cette relation privilégiée (même si c’est pas très badinterement correct…).
24/01/2011 at 10 h 10 min Liens permanent
bonjour Ficelle,
je pose ma pierre à ton édifice ; mère de 4 enfants, je suis toujours en manque de sommeil, mais c’est dû à plein, plein de choses … en particulier parce que je suis un oiseau de nuit. Mon fils ainé n’a pas « fait ses nuits » avant l’age de 15 mois, ma première fille les a fait à 6 semaines, la seconde fille à 8 semaines et le petit dernier vers 6 mois.
Je pense que le manière de naitre influe drôlement sur la qualité de sommeil des titous. Un accouchement zen, ça fait des bb zen.
Il faudrait surtout dire aux parents qu’un bébé fait ses nuits quand il dort 5 heures d’affilées … ben oui, ce sont les docteurs qui disent ça. Le problème est quand les 5 heures ce situent entre 22 heures et 5 heures du mat !! Quand tu te couches à 2 heures comme moi …. ben ça n’aide pas !! Eviter de changer bb la nuit, sauf kk explosif, leur permet de faire rapidement la différence entre jour et nuit. Ne pas se précipiter dès qu’il émet un son ! Souvent, lorsque j’observe de jeunes parents, accompagner par la mamie (ahhhh la mamieeeeeee!) tu vois le bébé en phase de sommeil paradoxal, les yeux bougent, les lèvres trésailles, il a des mouvements saccadés, bref, il rêve, les paupières sont plus ou moins entrouvertes et tu vois la mamie parler au bébé, le tirer de son sommeil en le bizouillant, en le tripotant … et tu es sure que le gamin va se réveiller là, pour de bon, et mettre un temps infini pour retrouver le sommeil. Il faudrait éduquer les jeunes parents sur ce qu’est le sommeil d’un bébé. Leur expliquer aussi que contre nous, l’enfant est à 37 degrés, quand tu le poses, le drap est à 20 °C ! Ben oui, même moi, je n’aime pas me glisser dans des draps froids quand j’ai passé ma soirée devant mon feu … Normal que bébé se réveille. Réapprendre l’emmaillotage, expliquer que le bruit du coeur est le son qui a accompagné bébé durant 9 mois, que c’est un son apaisant, que c’est normal qu’il s’endorme plus facilement contre nous, la nuit, en cododo ….cette fameuse sécurité de base dont on parle beaucoup mais dont on ne sait pas ce qu’elle renferme, au final. La chaleur ? le battement du coeur ? la respiration ? Sein ou biberon, le besoin de contact est le même pour tous les enfants, à des degrés différents. Ma première fille n’aimait pas dormir avec nous, contre nous mais dans son couffin. Soit ! Elle est venue squatter notre lit quand sa petite soeur est née … Notre grand a dormi avec nous longtemps, poupette 3 aussi, le dernier a passé ses 18 premiers mois dans notre chambre, faute de place.
Lorsque nous avons décidé de passer Emma dans sa chambre, elle avait 2 mois et demi, notre fils ainé s’y est opposé au titre qu’elle « allait avoir peur, toute seule » et nous a donc demandé de mettre le lit de sa sœur dans sa chambre. Il avait 3 ans et demi … on a trouvé ça extraordinaire ! ensuite, les 2 filles ont dormi ensemble, et aujourd’hui, ça continue ainsi. Les enfants squattent les chambres des uns et des autres avec bonheur !!
ça n’a donc pour moi rien à voir avec biberon ou allaitement, ça a à voir avec la façon dont nous, parents, acceptons ou pas de répondre aux besoins de nos petits, sans pour autant nier les nôtres !
Et tu vas me dire, « oui, bien joli tout ça mais quand on bosse, on ne peut pas arriver la tête en vrac le matin au bureau » … c’est juste ! mais lâcher sur ces nuits hachées, découpées, permet de mieux les appréhender, et de mieux les vivre.
Pour ce qui est des enfants en crèche, pour former des équipes au portage, la première chose que je leur montre, c’est le bercement dans l’écharpe, à 2, doucement, d’un petit, par exemple au moment de l’adaptation. C’est magique, ça marcheeeeee ! du coup, certaines structures laisse une écharpe perpétuellement nouée, et les enfants y dorment, sans soucis, bercés par leur propre mouvement. Le silence et l’immobilité n’aide pas les enfants à trouver le sommeil … les miens ont toujours dormi au milieu du salon, dans le brouhaha de la vie familiale. J’ai fait le constat que l’enfant commence à avoir un vrai rythme de sommeil et de sieste quand il a acquis la marche …Avant ce stade, c’est ce que je nomme le « grand n’importe quoi » !
24/01/2011 at 10 h 15 min Liens permanent
j’ai oublié de préciser que j’ai allaité tous mes enfants, soit 10 ans non stop en fait …
l’allaitement n’a rien à voir, sauf s’il y a des soucis dans sa conduite (insuffisance de tétées, bb en économie etc …) avec la qualité de sommeil des enfants. Mais par contre, il est le premier incriminé quand le bb ne « dort » pas !
24/01/2011 at 20 h 54 min Liens permanent
Merci, merci à toi pour ce témoignage ! ça prouve bien qu’au sein d’une fratrie, les personnalités des bébés et leur rang joue un rôle sur leur sommeil… J’aime beaucoup cette idée que chacun dort avec qui il veut, même si dans les faits, je ne me vois pas mettre cette idée en œuvre… Trop peur justement que ça « dérègle » le semblant de cadre que j’ai mis en place et qui (pour le moment) fonctionne – DEUX SEMAINES (presque trois) de nuits ininterrompues !!!!!!! Concernant l’allaitement, je suis sur la pente descendante (envie de prendre le large, de tourner une page…), mais encore un peu ambivalente. Sans doute mon prochain billet !
24/01/2011 at 22 h 24 min Liens permanent
alors j’ai hâte de le lire ! je crois que l’ambivalence fait partie intégrante des mères mais que peu osent l’avouer … moi la première, j’ai eu envie parfois de les jeter par la fenêtre tant ces tétées interminables me donnaient à penser qu’à 18 ans, ils seraient encore pendus à mon sein … mais non, ça arrive un jour, sans même que tu t’en rende compte ; juste une grande nostalgie de ne plus avoir une petite marmotte toute chaude calée au creux de mon bras. C’est la seule addiction à laquelle tu ne peux revenir, une fois sevrée ! Mais quelle fierté de les voir aller de l’avant en toute sérénité !!
25/01/2011 at 21 h 44 min Liens permanent
bonsoir Jalna!
heu… Jalna comme le roman que je lisais chez mes grands-parents?
Sinon je suis allée sur ton blog, et si je n’avais pas déjà acheté une écharpe, je crois que j’aurais craqué… J’ai lu plusieurs billets, j’ai bien aimé. Et ton com’ sur le feuilleton de Ficelle, ça m’a fait du bien. De lire que je ne suis pas la seule à être en manque chronique de sommeil. Évidemment je le savais, mais le lire ça fait du bien! Mon N°2 a toujours du mal à s’endormir et se réveille parfois la nuit… la dernière donne l’impression de vouloir sortir toutes ses dents d’un coup, tellement sa gencive est vallonnée! du coup on a les soucis qui vont avec, érythème, rhume, pleurs nocturnes… En tout cas merci pour ce commentaire, qui confirme pas mal de choses que je pense ou qu’on a faites de façon plus ou moins intuitive (l’emmaillotage avec N°2 par exemple, il avait toujours besoin d’un cocon pour s’endormir, d’un endroit petit et douillet…). ah, si j’avais connu tous ces blogs avant! je crois que je me serais sentie bien moins seule dans ma relation avec N°2, et que j’aurais su mieux gérer ses problèmes de sommeil…
Mais bon, tant pis… si un jour il nous prend l’envie d’un 4ème… honnêtement là je ne m’y vois pas, mais alors pas du tout!!
Bonne nuit!
27/01/2011 at 11 h 42 min Liens permanent
@otangani
oui, Jalna pour ce livre et en souvenir d’une petite chienne qui a été notre premier bébé ….
allez, je suis sure que le 4ème ne demande qu’à s’inviter ….
moi, je m’efforce de ne pas écouter mon envie de 5 ème !…
belle journée à vous toutes
21/03/2011 at 19 h 00 min Liens permanent
Mon petit témoignage, pour confirmer (au cas où quelqu’un ne l’aurait pas encore compris lol) que tous les enfants sont différents.
Ma grande (allaitée) a fait ses nuits à 3 semaines (alors qu’elle ne pesait pas encore 3 kilos), en cododo. Depuis, elle fait des nuits de 12 à 14h, sans jamais se réveiller (les dents, les cauchemards, tout ça, je connais pas avec elle) + de bonnes siestes dans la journée. Elle a rejoint sa chambre sans problème un peu après ses 2 ans, quelques semaines avant la naissance de sa soeur. Elle continue depuis à dormir d’un sommeil de plomb…
Ma petite (allaitée et cododotée) a fait ses nuits (6h d’affilées) à 6 semaines, mais complétement en décalé. Elle ne dormait jamais avant 6 ou 7h du matin. Là elle a 5 mois et demi et ne s’endort jamais avant 3 ou 4h du mat et ronfle 8h de suite (parfois 10h). Elle ne dort pratiquement pas en journée, à part quelques micro-siestes de 15-30 minutes. Impossible de la « recaler » à une heure plus « correcte »…
Donc même façon de faire pour mes 2 nenettes mais résultats différents :-/
22/03/2011 at 9 h 31 min Liens permanent
Les nuits blanches c’est un cauchemar… Surtout que quand ta seconde dort profondément, c’est ton aînée qui se réveille je suppose ? Enfin chez nous, c’est comme ça
résultat, à moins de me coucher à 21h dernier carat, je fais des nuits de 7 heures maxi et n’est pas du tout mon comptant de sommeil – même si nette amélioration depuis deux/trois mois ! merci pour ton témoignage
23/03/2011 at 20 h 10 min Liens permanent
En fait, je couche ma grande plus tard, comme ça, elle se lève plus tard : mère indigne mais mère maligne ! ;-p
(et surtout en congé parental pour 6 mois et pas encore d’école pour grande fille donc pas d’obligations le matin)
Mais le manque de sommeil (et de vie sociale aux heures « ouvrables » aussi) est bien là…