Un bébé allaité peut-il faire ses nuits? C’est la question a 10 000 dollars qui pourrit la vie de nombreux couples sous nos latitudes – pas sûr que le sujet perturbe les parents n’ayant ni eau potable à disposition pour préparer les biberons ni chambre à part pour les enfants.
« Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l’allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l’allaites encore? Il doit avoir faim »…
Laquelle d’entre nous ne s’est jamais vu rétorquer, après s’être épanchée dans un moment de faiblesse sur sa fatigue chronique après des mois de réveils nocturnes, sur un ton accusateur/désolé/gêné: « Donne-lui donc un biberon le soir pour le caler », « si tu arrêtais l’allaitement, tu serais moins fatiguée », « tu l’allaites encore? Il doit avoir faim »… Ou carrément – sortie révoltante de la part de mon EX-pédiatre: « Madame, votre enfant se réveille parce qu’il est affamé, si vous voulez dormir et qu’il prenne suffisamment de poids, il lui faut d’autres laitages ». Je vous rassure toute de suite, mon fils est en parfaite santé et j’ai immédiatement changé de pédiatre.
Et puis, quelle mère allaitante, épuisée par des nuits hachées, n’a jamais entendu au détour d’une conversation entre parents des anecdotes – dignes de contes des Mille et une nuits, c’est le cas de le dire… – à propos de nouveaux-nés dormant 10 heures d’affilée au retour de la maternité, à 6 ou 12 semaines? Quelle mère allaitante ne s’est pas engueulée avec son compagnon en plein milieu de la nuit pour savoir quelle méthode privilégier pour rendormir le bébé (énième tétée? Câlin? Biberon d’eau? Laisser pleurer?), sachant que papa n’a pas de seins mais que maman n’en peut juste plus?
Ça sent le vécu? C’est normal, ça l’est. Et plutôt du récent.
Mon expérience personnelle d’abord, émaillée de lectures plus ou moins utiles, celle de blogueuses aux styles parentaux différents ensuite
Je vous propose donc une petite série spéciale « allaitement et sommeil, sont-ce deux concepts compatibles? » qui sera découpée comme suit: mon expérience personnelle d’abord, émaillée de lectures plus ou moins utiles, celle de blogueuses aux styles parentaux (pas vraiment finalement…) différents ensuite, qui contribueront peut-être à décrédibiliser ce mythe urbain du biberon synonyme de « nuits paisibles et sans pleurs »*.
En résumé, voici donc mon parcours sinueux au pays du sommeil des bébés, cet Eldorado qui se refuse, s’offre, se refuse à vous tour à tour, telle une fiancée facétieuse… En 2008, j’ai eu un premier bébé. J’avais 26 ans (et toutes mes dents) et des idées semi-arrêtées sur les choses de la petite enfance. J’avais lu Planète maternage (que je recommande chaudement d’ailleurs!), mais j’étais tout de même imprégnée de bonne culture populaire du type « mauvaises habitudes à ne pas donner » (le cododo par exemple) ou « laisser pleurer un bébé ne lui a jamais fait de mal » etc. J’ai donc donner une tétée par nuit jusqu’à six mois environ (en tout cas c’est le souvenir que j’en ai…), puis laisser hurler ma fille deux/trois nuits (je précise que ça a été affreux, genre DEUX heures de pleurs non-stop pendant lesquelles je pleurais moi-même, un oreiller vissé sur mes oreilles) en envoyant le papa quelques fois pour s’assurer que tout allait à peu près bien (pas de vomi ni de couche débordante). Elle a rapidement abandonné du terrain et dormi 10/12 heures d’affilée, à six mois et demi environ donc. Elle a été allaitée jusqu’à 9 mois. Peut-être a-t-il fallu qu’elle compense le manque à gagner des tétées de nuit par une prise de nourriture plus importante le jour? Je ne peux pas l’affirmer.
Riche de cette expérience, dont j’ai rapidement évacué l’aspect traumatisant, j’ai remis le couvert dès ses 10 mois en tombant enceinte de son petit frère, aujourd’hui âgé de 9 mois. Dès le début, les choses ont été plus compliquées. D’abord, impossible de laisser pleurer ne serait-ce que 5 minutes un nouveau-né dont la grande sœur de 20 mois dort dans la chambre adjacente. Ensuite, mon fils a été bien plus demandeur que sa sœur la nuit. Il a fallu des semaines pour qu’il intègre le rythme jour/nuit et dorme plusieurs heures d’affilée puis se rendorme après une tétée. Cododo obligatoire donc (j’avais largement plus creusé la piste maternage pendant ma seconde grossesse) et chambre commune jusqu’à 4/5 mois environ. A 6 mois, épuisée par les réveils nocturnes (+ le boulot + l’aînée…), j’ai voulu lancer l’opération Thirion-Challamel**, soit le fameux « 5/10/15 ». L’idée: apprendre à bébé à « faire ses nuits » en lui montrant qu’on est à côté en allant le voir au bout de 5, 10 puis 15 minutes de pleurs, sans forcément le prendre dans les bras, mais en lui proposant un biberon d’eau ou une tétine – que les miens n’ont jamais accepté. Et là, je ne sais pas ce qui a merdé, mais manifestement, soit lui soit moi n’étions pas prêts.
Après Pantley et Thirion, une nouvelle méthode, celle tant redoutée du « pleure tout seul mon gars, je n’ai plus la force de venir m’occuper de toi »
Le calvaire des pleurs nocturnes a duré un mois environ, avant que je jette l’éponge et rempile pour deux mois de tétées nocturnes. Seulement, les pleurs ayant sans doute créé une insécurité chez lui, j’ai dû « emménager » dans la chambre de bébé, au moins en seconde partie de nuit, pour l’allaiter toutes les heures et demi environ. Avec des réveils définitifs aux alentours de 5 heures. Le calvaire – c’est réellement comme ça que je l’ai vécu, s’est poursuivi jusqu’à la semaine dernière. Après quelques jours dans ma famille à dormir moins de 6 heures par nuit, j’ai annoncé à mon mari et à mon fils que tout cela allait prendre fin à notre retour, avec une nouvelle méthode, celle tant redoutée du « pleure tout seul mon gars, je n’ai plus la force de venir m’occuper de toi ». Nuit 1: coucher 20h, une heure de pleurs entre minuit et une heure, brefs réveils aux alentours de 4/5 heure puis tétée à 6h. Nuit 2: coucher 20h, brefs réveils aux alentours de 3/4/5 heures, tétée à 6h30. Nuit 3: coucher 20h, réveil… 6h30! Et depuis une semaine, coucher à 20h, réveil bref vers 3h ou pas de réveil du tout, tétée à 6h30. Autant vous dire que je revis!
Si je n’ai pas réussi à appliquer la méthode Pantley (un bon récap’ en deux parties ici) à la lettre, la lecture de ce livre m’a apporté plusieurs choses. D’abord, j’ai compris que je devais instaurer un rituel spécifique pour le coucher de mon fils – ce que je ne faisais que pour ma fille jusque-là. J’ai également pris l’habitude de le coucher plus tôt (20h au lieu de 21h30) et je lui ai installé un vrai coin chambre, ce qu’il n’avait pas jusque là – à noter que j’ai un grand appartement et que mes enfants sont dans des chambres séparées. Je suis preneuse de témoignages de parents dont les enfants dorment ensemble: à partir de quand? A combien? Est-ce que les aînés se réveillent la nuit? Sont-ils réveillés par les pleurs du cadet? En ce qui concerne Pantley, j’ai en revanche trouvé sa technique d’endormissement sans pleurs irréalisable (pour moi) quand on ne souhaite qu’une chose: se rendormir par quelque moyen que ce soit.
Je ressentais un profond rejet pour mon fils la nuit à force d’être épuisée et j’étais sur le point de le sevrer complètement pour pouvoir le laisser une nuit ou deux
Je tiens à préciser deux choses: d’abord laisser pleurer mon fils la semaine dernière n’a pas été pénible pour moi tant j’étais fatiguée. J’ai dormi quasiment tout du long, c’est mon mari qui me tenait au courant de la durée des pleurs quand j’ouvrais un œil. Ensuite, j’en suis arrivée à cette « extrémité » car je ressentais un profond rejet pour mon fils la nuit à force d’être épuisée et j’étais sur le point de le sevrer complètement pour pouvoir le laisser une nuit ou deux… ailleurs. J’en étais arrivée à un tel point que je ne demandais qu’à croire les parents dont les enfants ont fait leurs nuits une fois passés au biberon et ne rêvais plus que d’une chose: donner un bib’, fermer la porte et m’enfuir.
Dans ce débat autour du sommeil et de l’allaitement, quelle alternative représente au final le lait artificiel? Un aliment plus compact et long à digérer que le lait maternel, qui permettrait à l’enfant de tenir plus longtemps sans sensation de faim? Une distance instaurée entre la mère et l’enfant qui induit un endormissement plus solitaire de l’enfant – et de fait un rendormissement sans maman plus facile la nuit? La simple possibilité pour la mère de passer le relais? Je ne suis pas parvenue à trouver des réponses rationnelles à ces questions. Tout est sans doute affaire de couple parent/enfant. Et c’est ce que vont nous raconter demain SEPT mères allaitantes et blogueuses. Merci à elles! En espérant que vous, lectrices (et lecteurs!), apportiez également votre pierre à l’édifice.
* Clin d’œil à l’ouvrage d’Elizabeth Pantley, « Un sommeil paisible et sans pleurs: Aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit », AdA 2005.
** « Le sommeil, le rêve et l’enfant, de la naissance à l’adolescence », Marie Thirion et Marie-Josèphe Challamel, Albin Michel 1999.

04/01/2011 at 8 h 44 min Liens permanent
Merci pour cet article car c’est vrai qu’en tant que maman allaitante d’un bébé aux nuits difficiles, on en entend de toutes les couleurs… Sauf que mon fils a un an, ça fait donc bien longtemps qu’il a d’autres sources d’alimentations que le sein donc personnellement j’ai du mal à comprendre le rapport entre allaitement et faim la nuit, puisqu’il se remplit le ventre de légumes, de céréales ou de pomme de terre le soir !
Heureusement qu’il y a plein d’exemples de bébés allaités qui font leurs nuits très vite, et inversement, pour démontrer que le coup du « donne lui un bib il dormira mieux » n’est que pure croyance populaire (de l’époque où on mettait du schnaps dans les biberons peut-être ?).
04/01/2011 at 9 h 01 min Liens permanent
J’ai cliqué frénétiquement sur ton blog quand j’ai vu le titre car c’est un sujet pile d’actualité. Poulette a du passer 2 nuits dans notre chambre lorsqu’elle est arrivée à la maison, on l’a rapidement mise dans la sienne en laissant les portes ouvertes, la distance idéale pour ne pas être trop dérangés par les petits bruits de bébés mais entendre les vrais pleurs. Elle s’est plus ou calée sur un rythme d’un à deux réveils par nuits depuis environ 2 mois (elle en a 5) sans que nous ne fassions grand chose. En parallèle j’ai repris le boulot, eu une mastite suivie d’une otite qui n’en finit pas, bref le besoin de vraiment récupérer est apparu et l’idée de lui donner un coup de pouce pour éliminer ce réveil nocturne a germée dans ma tète. Le papa étant bientôt en vacances ca me paraissait l’occasion idéale : il pourrait gérer la nuit tout en récupérant dans la journée. C’était sans compter le fait que pendant ces vacances la miss a migre dans notre chambre (belle-famille en visite) et depuis c’est juste l’enfer… réveil/tétées toutes les deux heures ou moins… on essaierait bien le laisser pleurer mais on ne veut pas réveiller toute la maisonnée (et s’entendre dire le lendemain que ‘si elle prenait un bib le soir…’ gggrrrr).
Pour l’instant on essaye juste de survivre encore une semaine le temps qu’elle puisse regagner sa chambre mais je crains qu’elle ne prenne l’habitude de ces petits snacks nocturnes… enfin il sera sans doute plus facile de tenter quelque chose lorsque la situation sera revenue a la normale…
04/01/2011 at 9 h 20 min Liens permanent
Ici, 4 mois de cohabitation de notre chambre et Pantley à fond: heure de coucher super fixe (20h) avec rituel très marqué, limite lavage de cerveau. Assez vite un seul réveil par nuit vers 3h30, puis vrai réveil à 7h.
Mais je dois dire que les nuits de 10h sans réveils pour manger se sont installées avec l’arrivée du biberon vers 5 mois: nous lui donnions à volonté et nous avons halluciné quant aux quantités: un biberon de 330 ne suffisait pas il pouvait manger jusqu’à 150 de plus! Ca m’a convaincue que pour la crêpe et ma maigre production ça aurait été compliqué de trouver des nuits paisibles! Pour le laisser pleurer, j’ai essayé une ou deux fois le 5-10-15 mais comme tu le dis pour ton fils, nous n’étions pas prêts, mais par contre j’attendais systématiquement 5 minutes (collée à la montre) pour aller voir la nuit et cela m’a évité assez souvent de me lever.
04/01/2011 at 9 h 26 min Liens permanent
Voilà un témoignage plein d’espoir
)
Mais j’aurais peut-être l’occasion d’en reparler demain
En tout cas je crois que LE message essentiel est cette unicité du lien parent-enfant qui fait que ce qui marche chez certains ne marche pas chez d’autres… Je n’ai « que » deux enfants mais je vois déjà à quel point ils sont différents par rapport au sommeil (et pourtant tous deux mauvais dormeurs…). D’où mon agacement face à ces réflexions des autres (surtout quand les autres en question n’ont pas d’enfants… et n’ont donc pas eu à faire les choses les plus idiotes qui soient entre minuit et 4h pour rendormir la chair de leur chair
Et puis aussi, je crois que rien n’est jamais acquis avant… je ne sais pas encore quel âge
04/01/2011 at 9 h 27 min Liens permanent
Tu imagines comme le sujet m’intéresse ! (je sens que je vais écrire un commentaire plus long que ton billet). Je suis quasi prête a jurer que ce n’est pas la faim qui les réveille, mais un besoin de câlin, de proximité. Dans le cas de ma fille, c’est aussi sa façon de s’endormir, téter. Et puis il y a des histoires de personnalités. Je pense que ma fille est hyper sensible. Les rares fois ou on l’a laisse pleurer ça l’a tellement traumatiser qu’ensuite on ne pouvait plus la poser dans son lit même de jour pendant des semaines. Comme toi, Pantley m’a aidée pour le rituel, le coucher tôt, mais la nuit je fais au plus vite pour dormir. Même si au plus vite veut dire laisser ma fille dormir sur moi après la tétée. Tu vois, pas d’amélioration, j’en pleurerai.
04/01/2011 at 9 h 44 min Liens permanent
Bon, je suis heureuse que le sujet ne passionne/taraude/traumatise pas que moi
Plus j’y réfléchis et plus je glane de récits d’expérience, plus je me dis qu’avant 3/4 mois, le bib’ permet de faire des nuits plus rapidement mais que souvent les bébés se re-réveillent la nuit quelques mois plus tard, tandis qu’avec l’allaitement à la demande sur 24h, les nuits sont pourraves de plus longs mois, mais permettent peut-être de donner au bébé son comptant de contacts et qu’il est plus paisible plus tard… Bon, c’est une conclusion peut-être totalement fallacieuse, mais j’aime y croire… – d’ailleurs, ma fille que j’ai laissé pleurer à 6 mois se re-réveille la nuit à cause de ses cauchemars. Maintenant que son frère dort, je saute de mon lit illico pour la rendormir plus vite que l’éclair de peur d’une réaction en chaîne hautement indésirable!!
Pour celles qui rament et font une mini dépression de jour en pensant aux nuits de merde qui les attendent, pour celles (et ceux) qui ont un nœud au ventre quand ils se couchent en anticipant leur réveil moins d’une heure plus tard, à ceux là je dis… quand ils seront grands, il faudra leur hurler dessus pour qu’ils se lèvent pour le lycée! Nan, plus sérieusement, tout est affaire de résistance à la fatigue et à la tension. Je trouve que c’est dans ces moments qu’on teste le plus son couple, pas vous?
04/01/2011 at 10 h 01 min Liens permanent
Très intéressant ce témoignage, j’attends les autres avec impatience
Mon fils vient d’avoir 2 mois et tête plusieurs fois la nuit. Je commence à être fatiguée même si j’avoue je suis chanceuse, une fois la tétée terminée hop je le remet au lit et il reste sage puis se rendort… je ne cracherai pas sur un dodo un peu plus long de mon côté, mais je n’ose pas le laisser râler dans son lit (je dis râler car il commence par grogner et téter dans le vide en faisant « han-han » avant de pleurer, bien plus tard) car au final il a bien faim, et ne réclame pas de tétées calin.
Peut être est-ce trop tôt ?
Je vais, quoi qu’il en soit, me renseigner sur cette technique « Pantley »
04/01/2011 at 10 h 02 min Liens permanent
Lectrice assidue de ton blog (que j’aime beaucoup), je sors pour la première fois de mon silence pour apporter mon petit grain de sel…
Déjà, merci pour cet article, et les suivants, car même si je suis l’heureuse maman d’une petite demoiselle qui, (même) allaitée, a fait ses nuits (donc les miennes) très tôt, à 2 mois, et n’a jamais cessé depuis (sauf cas de maladie ou de dent qui perce, mais c’est rare), le sujet m’intéresse beaucoup. D’abord parce que j’ai conscience que j’ai beaucoup de chance parce que je n’ai vraiment rien fait pour ça (jeune maman, tatonnante, je n’ai pas eu le temps de réfléchir à quelque « technique » que ce soit pour mieux dormir), à tel point que je me demande aujourd’hui si, avec un bébé qui dort 12h par nuits et arrive à tenir jusqu’à 9h le week-end, je ne suis pas en train de manger mon pain blanc. Et ensuite parce que d’une part j’ai l’intention d’avoir d’autres enfants, et d’autre part j’entends autour de moi beaucoup de témoignage de parents qui n’en peuvent plus de ne pas dormir, et de conseil à la noix tels que ceux que tu cites…
Enfin, pour donner mon petit témoignage (on ne sait jamais, si ça « marchait » pour d’autres). La seule chose que j’ai faite c’est, très vite après sa naissance, de faire la nuit le minimum syndical: pas de lumière (j’ai trouvé assez rapidement même dans le noir le chemin du berceau), pas de change sauf en cas de catastrophe, et puis de toute façon la nuit je ne suis pas très causante. A un mois, elle ne se réveillait plus qu’une fois par nuit, et se rendormait comme une masse au sein après avoir bu ce qu’il lui fallait, et du coup les réveils nocturnes duraient maximum 1/4 d’heure. Donc je ne sais pas si le fait de l’aider à comprendre que la nuit est le temps du repos y est pour quelque chose, ou si c’est juste un coup de chance…
En tout cas bon courage à tous les parents en manque de sommeil, moi je suis sûre que vous allez trouver la solution qui convient à vous et votre enfant…
04/01/2011 at 10 h 22 min Liens permanent
@Fraisouille63, oui je crois que c’est encore tôt pour espérer des nuits complètes, quoiqu’il n’y ait pas de règle, la preuve avec le témoignage de Jouls juste après le tien!
@Jouls, tu as raison, je crois, sur l’importance de marquer le jour et la nuit si l’on souhaite que bébé prenne rapidement un rythme différent de celui connu dans le ventre: repos le jour quand maman est active, éveil la nuit quand maman est plus calme (c’est en tout cas la « règle »… perso, bébé était tout aussi agité le jour dans mon ventre!). Il ne faut pas en revanche attendre de lui qu’il digère trop vite ce bouleversement à moins de l’y forcer – ce que je crois profondément violent pour lui. Cf. « Le retour des régleuses » chez la Poule http://www.poule-pondeuse.fr/2008/02/01/le-retour-des-regleuses/
Personnellement, je pense m’en être assez mal tiré avec BB2. En voulant trop bien faire (ne pas le laisser pleurer du tout + vérifier sa couche +++), j’ai finalement retardé le moment où il aurait PEUT-ETRE pu dormir un peu mieux. Mais bon, effectivement, chaque enfant est différent et il n’y a en la matière que peu de règles…
04/01/2011 at 10 h 26 min Liens permanent
Ah vaste question ! Pour ma part je pense que comme d’autres étapes du développement (marche, langage etc) les bébés ont des rythmes d’acquisition très différents. Bien sûr certaines conditions comme celles citées par Jouls peuvent créer un environnement favorable mais c’est loin d’être déterminant (de la même façon qu’on ne peut pas faire marcher un enfant, on ne peut pas le faire dormir). Je crois aussi que l’image du bébé qui devrait faire ses nuits à 1 mois/3 mois ou que sais-je avec l’idée que si ce n’est pas le cas ses parents sont incompétents provoque énormément de souffrance ; beaucoup de parents disent aussi qu’une fois qu’on accepte que l’enfant se réveille et que c’est normal on vit beaucoup mieux les nuits hachées… Et pour le rôle du sein : à mon avis vers 6 mois et en tout cas à 1 an, les enfants n’ont pas besoin de nourriture la nuit. C’est vraiment affectif/réconfort/câlin (je ne dis pas que c’est pas bien, juste que le sein n’est pas qu’alimentaire
).
04/01/2011 at 10 h 49 min Liens permanent
@ Ficelle: Tout à fait d’accord sur la violence de vouloir absolument « caler l’enfant sur un rythme ». C’est pour ça que je pense que, malgré la distinction jour/nuit qui est à peu près la seule chose à laquelle j’aie fait attention, j’ai surtout eu beaucoup de chance. Et je trouve, du coup, que la manière dont tu expliques pourquoi tu as laissé pleurer ton bébé est très claire: il ne s’agissait pas de le caler absolument, de lui imposer un rythme, mais de respecter tes besoins à toi. Sur ce point, je suis convaincue qu’un enfant, même petit, peut comprendre beaucoup mieux qu’on ne le croit souvent si on prend la peine de lui expliquer.
Et je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de la Poule sur la différence d’acquisition des rythmes (ma fille qui a maintenant presque 16 mois ne marche pas et ne parle pas, ça ne m’inquiète pas plus que ça malgré toutes les questions voire allusions que j’entends) : il faut arrêter d’essayer de faire entrer les enfants dans un moule (ils auront bien le temps dans quelques années !).
04/01/2011 at 11 h 38 min Liens permanent
Juste le bib’ avec du lait artificiel, le résultat n’est pas garanti. il te manque la fin de la phrase : « si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib’ de terralène »
(ok je sors)
04/01/2011 at 12 h 05 min Liens permanent
en fait, non, je sors pas. déjà je me réjouis pour toi (pour vous) que vous ayez trouvé une amélioration ! et je viens contribuer à mon tour à la discussion :
Le choix initial de l’allaitement et du cododo s’est fait très naturellement, et c’était un choix de couple. Nous n’avions pas prévu que ce choix là se prolongerait aussi longtemps !
Dès les premiers mois, mon mari y a trouvé un confort certain, puisqu’il lui est régulièrement arrivé de me demander à son réveil « mais elle n’a pas tété cette nuit ? » « si, si, comme d’habitude ! »
Pour ma part, j’ai eu la chance que MissC fasse rapidement (à quelques semaines) des périodes de sommeil de 5h d’affilée, entrecoupée d’une courte tétée pour laquelle je n’ai très vite pas eu besoin de me lever et/ou d’éclairer la pièce. A part les tous premiers temps, je ne me suis pratiquement jamais levée la nuit pour changer une couche. (et lorsque c’était le cas, tout le matos était à côté du lit, je ne me levais même pas). Mes nuits, même entrecoupées, étaient reposantes.
Au fil des mois, les tétées nocturnes se sont espacées. Je ne me souviens pas qu’à ma reprise du travail (9 mois) il y ait eu de changement significatif. Vers son 1er anniversaire, il me semble qu’il n’y avait plus qu’un réveil de sa part, qui coïncidait avec mon heure de coucher. Je donnais donc le sein à MissC, qui était dans son lit en side-bed, avant de rouler dans mon côté du lit ! Et ensuite, sauf exception, tout le monde dort jusqu’au matin. Et si exception, et qu’elle se réveille vraiment, je donne le sein, ça reste pour moi la solution la plus efficace (facilité/pas de pleurs/rendormissement rapide pour elle comme pour moi).
Aujourd’hui, MissC a deux ans et demi et cela fait assez longtemps qu’elle ne se réveille plus du tout la nuit. (bon, toujours sauf exception, et si c’est le cas, le plus simple reste le sein, je suis trop paresseuse pour mettre en place une autre solution). Nous faisons toujours du cododo en side-bed, d’ailleurs j’ai parfois envie de lui installer sa chambre mais c’est mon mari qui n’a pas du tout envie d’abandonner le cododo !!
Nos difficultés actuelles se situent plus au niveau du coucher et de l’endormissement, mais au vu des exemples de mon entourage, je ne crois absolument pas que la situation serait différente si elle était sevrée.
Elle s’endort très bien chez sa nounou sans doudou, ni biberon, ni tétine. Et elle a déjà passé une nuit complète chez des copains, sans aucun souci.
Je dirais que ce qui me pèse aujourd’hui, car deux ans et demi c’est long, c’est la difficulté à me faire relayer pour le coucher. Mais vu l’emploi du temps de mon mari et son manque de motivation sur ce sujet précis, ça reste compliqué… J’en suis donc, pour reprendre la Poule, à la phase d’acceptation, j’ai déjà vu de grands progrès ces derniers mois et j’attends avec confiance le moment où MissC se débrouillera toute seule !
04/01/2011 at 12 h 57 min Liens permanent
Merci pour cet article, très juste.
Comme pas mal de mamans ici, il me parle beaucoup à moi aussi !
Ma Choupinette (10 mois, et toujours allaitée) se réveille en général une fois la nuit. C’est rare qu’elle fasse la nuit entière. Elle dort dans sa chambre, avec les portes ouvertes. Quand elle se réveille, le plus souvent on la ramène dans notre lit, elle tète et on se rendort tous très rapidement. Elle finit la nuit dans notre lit.
On a commencé à faire ce cododo (pour une partie de la nuit) dès ces 6 mois, c’est à dire au moment où on a installé son lit dans une chambre à part…
J’ai arrêté de me prendre la tête, et j’ai décidé de faire la sourde oreille quand j’entends des remarques choquées « QUOI? Elle dort dans votre lit? ».
De toute façons, quand elle me réveille la nuit, je n’ai qu’une envie, me rendormir. Je n’ai aucune envie de réfléchir à ce moment-là si je la remets dans son lit ou pas…
Par contre, je n’ai pas instauré aucun rituel d’endormissement. Et à vous lire, je pense que je vais tenter le coup. Je pense que ça peut être rassurant pour un enfant d’avoir un certain rituel, une certaine routine.
Dans tous les cas, je pense que chaque situation est différente. Les parents, souvent fatigués, font de leur mieux pour gérer le sommeil de leur progéniture.
04/01/2011 at 13 h 05 min Liens permanent
Je vais suivre tes billets de très près. Je suis enceinte de presque 6 mois et je compte allaiter. Mon grand fils a 10 ans et je l’ai allaité très peu de temps (environ trois mois, dont un mixte), il a fait ses nuits très rapidement vers 6 semaines. Mais chaque enfant est différent et pour ma fille, il en sera sans doute autrement, d’autant que j’ai vraiment envie de l’allaiter plus longtemps.
Je ne peux donc pas débattre pour l’instant, mais j’ai les yeux grands ouverts sur tes billets !
04/01/2011 at 13 h 17 min Liens permanent
ooooh ça me parle beaucoup ce sujet …Missbébé (9mois) a un sommeil pourri, elle dort de 8h30 à 1h environ puis après tète toutes les 2-3 heures comme si elle avait 2 mois (elle ne prend pas de biberon)…Certaines nuits, elle se réveille carrément à 1 heure et impossible de la rendormir au sein et là, je la donne à son père qui va la promener au salon. Je m’occupe des tétés, lui il s’occupe des endormissements plus longs , chacun son boulot !
Elle dort dans notre chambre, la chambre des filles est trop petite pour mettre un lit en plus (déja la mezzanine de ma belle-fille et le petit lit de n°1). Donc pas possible de la faire pleurer pendant des heures…
Maintenant qu’elle est « grande » j’ose la mettre dans notre lit entre nous mais dans son lit ou dans le notre, elle se réveille quand même, c’est juste plus simple pour nous.
Elle mange comme une ogresse le soir, pas de soucis de ce côté là.
Elle ne fait quasiment pas de sieste la journée (2 fois 1/2 heures) mais elle n’est pas super sportive non plus, un peu miss patapouf…;)
Je suis passé par une phase de déprime totale, pratiquement peur d’aller me coucher sachant la nuit de merde qui allait suivre mais maintenant j’ai trouvé le rythme, ça va beaucoup mieux et je ne suis plus autant fatiguée.
Ma grande, qui prenait des biberons, a bien dormi à partir de 4-5 mois mais son sommeil est devenu cahotique vers 16 mois avec des phases où elle dormait bien, puis d’autres où c’était à devenir dingue. Depuis la naissance de sa soeur, elle n’a plus aucun problème de sommeil ! Ouffffff
J’ai hâte de lire la suite !
04/01/2011 at 15 h 19 min Liens permanent
Ton article m’a également plu. J’ai une petite poupée de 10 mois. Je l’ai allaitée les 4 premiers mois et elle dormait la nuit à partir de 2 mois. Oui vous lisez bien je l’allaitais et elle dormait une nuit complète 20h – 7H. Moi c’était le jour que j’avais un problème (?) elle avait des siestes d’1/2 heure et dormait peu. Après consultation avec pédiatre, celle-ci me dit que c’est lié à l’allaitement (Ah bon?).
Bref, lors du sevrage, grosse surprise: pas d’amélioration coté sieste et oh désespoir réveil nocturne….donc j’y crois plus au truc du biberon. Pour ma part je pense que cela est plus en rapport avec la sensibilité de l’enfant, son caractère, sa personnalité. Voilà pour mon expérience. Maintenant nous aussi, on alterne entre laisser pleurer et les câlins la nuit.
04/01/2011 at 15 h 35 min Liens permanent
Voilà un bien bel articler qui me donner encore quelques idées à t’envoyer par mail…;-)
Ceci étant, je voulais répondre @Pâte à crêpe : »biberon de 330 ne suffisait pas il pouvait manger jusqu’à 150 de plus! Ca m’a convaincue que pour la crêpe et ma maigre production ça aurait été compliqué de trouver des nuits paisibles! »
Pour avoir donnée mon lait au biberon pendant quelques mois en journée, j’avais constaté que Grand Bonhomme prenait systématiquement une ration monstrueuse de lait, nettement supérieure à ce qui était prévu, d’abord parce que le lait coulait avec moins de difficulté de la tétine, que du sein, ensuite parce qu’il lui fallait son compte de « tétouille ». Ceci étant, j’avais conscience également que cette quantité impressionnante, prise chez nous, sans réel appétit, le calait pour plus longtemps. Il m’arrivait d’ailleurs le soir, de le réveiller quand il s’endormait au sein pour qu’il téte encore et encore, histoire d’en avoir un peu plus dans l’estomac…
04/01/2011 at 15 h 36 min Liens permanent
Mais pourquoi tant de fautes d’orthographe ! Arf, ces moufles !
04/01/2011 at 16 h 06 min Liens permanent
Non, je ne crois pas que ce que tu décris marche pour la crêpe, car ici c’est une habitude qu’il a gardée, de manger plus le soir, et quand il est passé au biberon, tous ses repas n’étaient pas aussi énormes.
Je rejoins vraiment l’avis général, tous les enfants sont différents, et le sommeil est un apprentissage comme un autre, avec des configurations, des solutions, des seuils de tolérance très différents d’une famille à l’autre. Et si la solution miracle évidente existait je crois que ça se saurait, c’est ce que je répondais à tous les conseils à la « t’as qu’à… » qu’on me donnait à l’époque et qui me mettaient hors de moi.
04/01/2011 at 18 h 37 min Liens permanent
Ton article et toutes les expériences partagées sont vraiment très intéressantes !!!
04/01/2011 at 19 h 56 min Liens permanent
Bon, à mon tour de témoigner. Je préviens quand même qu’en général quand je parle du sommeil de mes enfants, ça énerve les autres… Moi, j’ai trois gros dormeurs dignes fils et filles de leurs parents. Ils ont tous les trois été allaités et ont tous les trois « fait leurs nuits » vers 2 mois et demi. Bon, honnêtement, je ne me souviens plus du temps de sommeil entre les deux tétées, mais pour moi un truc du style 23h-6h, c’était déjà une nuit. Après petit à petit, la tétée du soir a avancé et celle du matin reculé, pour arriver vers 4-5 mois à des nuits de 10 heures. L’aîné a dormi quelques semaines avec nous, puis est allé dans sa chambre. Le second a fait pareil sauf qu’il est allé rejoindre son frère. La troisième est restée environ 1 an dans notre chambre puis est allée elle aussi dans la chambre des enfants. Ils dorment aujourd’hui tous les trois dans la même chambre et ne se gênent pas. Ils continuent le cododo en somme entre frères et soeurs et détestent dormir seuls. Je pense qu’effectivement un rituel de coucher, avec des horaires fixes et pas trop tardifs peut aider à l’apprentissage du sommeil. Nos enfants ont une veilleuse à la porte de leur chambre et une timbale remplie d’eau à leur disposition et jamais, ils ne nous réveillent la nuit, sauf quand ils sont malades et ce depuis l’âge de 2 mois et demi. Ils nous laissent même faire la grasse mat’ puisqu’ils ne s’éveillent pas avant 8h30-9H00 les we… pour aller jusqu’à 10h en période de vacances. (Oui, je sais ça énerve…) Voilà, voilà.
Pour le biberon, je pense aussi que c’est plus facile d’y ajouter des céréales ou de la « farine » (comme disent les grand-mères), donc ça bourre bien et ça cale… Ca doit venir de là, le coup du biberon qui fait dormir…
Et pour finir, ça fait peut-être mille et une nuits, mais moi j’ai été allaitée et je n’ai jamais tété la nuit, même pas la première à la maternité. J’ai toujours fait mes nuits… Comme quoi, ça existe ! (Et nous connaissons aussi une petite fille qui a fait pareil, mais nous n’en connaissons qu’une seule hein
!)
04/01/2011 at 19 h 58 min Liens permanent
Ma vie nocturne ressemble comme 2 goutes d’eau a celle d’Anne Cé, c’est fou ça! Je n’aurai jamais survecu a me lever la nuit pour aller jusqu’au la chambre d’un bébé, ni même a la preparation d’un biberon (même si on me promettait 10h de sommeil). Moi je roule sur le coté inconsciemment et mon bébé de 2 ans tète.10 fois par nuit parfois 0! Parce qu’il a soif, a fait un cauchemar, a faim, veut etre rassuré sur ma presence (je le sais, il parle en dormant…)
Même comme ça, les nuits sont parfois difficile, surtout en periode de dents ou de couvage de maladie. Elles sont tres dure pour le couple je trouve, car la fatigue, le stress, l’enervement ne nous aide pas a communiquer avec amour, ni a mettre les formes, les reproches fusent parfois.
Comme Anne Cé, c’est l’endormissement tardif (minuit souvent, snif) et le manque de relais qui me pese. Je suis sûre que le biberon, si on l’introduisait, mon petit me demanderai de lui donner!
Alors biberon, allaitement, cododo, chambre a part, même combat! Les jours et les nuits sont long mais la vie est courte!
04/01/2011 at 20 h 59 min Liens permanent
Bonsoir Ficelle,
Je rentre du boulot et je viens de lire ton post (je reviendrai lire les commentaires un peu + tard…), ton témoignage m’est tellement familier sur de nombreux points … tu n’es pas seule à avoir vécu des nuits difficiles, épuisantes, des nuits à chercher des solutions, des nuits où je haïssais presque ma fille que j’aime plus que tout au monde, mille fois je me suis dit que j’allais arrêter l’allaitement …
Ma fille est née peu de temps après ton fils, en avril, et elle fait ses nuits depuis novembre; quel soulagement, j’étais vanée, exténuée, le manque de sommeil a fait que j’ai cru que j’allais tomber en dépression !
Entre juillet et septembre, elle se réveillait 6-7 fois par nuit et la solution a été de la faire dormir dans sa chambre, elle est passait du berceau dans notre chambre à son lit dans sa chambre et la méthode 5-10-15 a bien fonctionné pour elle, elle chouinait de temps en temps la nuit mais se rendormait rapidement.
Aujourd’hui, elle dort de 20h à 7h et il y a parfois encore une ‘tite tétée vers4-5 heures mais pas toujours et je me sens tellement mieux.
Mais oui, c’est dur car on doute, on se dispute avec le papa qui ne comprend pas toujours qu’on « s’entête » à continuer l’allaitement (moi mon mec me voyait dépérir et me disait qu’il serait peut être bien d’essayer le biberon de lait artificiel mais je refusais alors il y avait parfois des reproches…).
Ce qui est certain, c’est que nous, parents, et bien, on fait de notre mieux mais c’est vrai que c’est très très dur à vivre quand on a pas fait une nuit complète depuis plusieurs mois, comme je te l’ai dit, perso, j’étais à 2 doigts de tomber en dépression tellement la fatigue me pesait !
Super post en tous les cas, je suis certaine qu’il y aura beaucoup, beaucoup de témoignages ….
04/01/2011 at 21 h 20 min Liens permanent
@Anne-Cé, ma fille à moi, qui a à peu près l’âge de la tienne (29 mois) n’a plus eu aucun souci d’endormissement à partir de 10 mois environ. Endormissement après le bib’ sans pleurs. Et c’est toujours le cas. Certains critique ça en disant « quoi tu ne le brosse pas les dents avant le coucher? » Ce à quoi je réponds que non, je les lui lave le matin, car avant de se coucher, elle boit toujours son bib’. Jusqu’à quel âge, je ne sais. Depuis qu’elle a 6/8 mois elle se réveille rarement la nuit, sauf depuis quelques temps à cause des cauchemars… En tout cas, chapeau pour l’allaitement jusqu’à 2 ans et demi! Moi je suis contente de pouvoir la laisser à une baby sitter à 19h en sachant qu’elle va pouvoir la coucher. C’est pour cette raison que je pense sevrer mon fils d’ici quelques mois – date pas encore arrêtée… Je visais un an (dans trois mois), on verra…
@Oeuf de pâques, j’aurais volontiers continué le cododo si mon fils dormait avec moi! Seulement, entre minuit et 4, il tétait 3 fois, et à partir de 4/5 heures du matin, après la tétée, il me grimpait dessus, chouinait, voulait jouer… Après des semaines à me LEVER à 4h40, j’étais lessivé… #salegosse
@Sophie et Elise, ici aussi mini-siestes (30 à 60 minutes par jour!) et longs réveils nocturnes. Seul hic, le papa n’est pas d’une patience d’ange et à tendance à me dire en boucle « vas-y, moi je n’ai pas de lolo ». Grrrr…
@Suzie, oui, ça énerve! Mais ça prouve que l’allaitement n’est pour pas grand chose dans tout ça. je pense aussi que c’est une question d’état d’esprit. Si tu stresses à propos du sommeil (moi je stresse moyen mais mon mari un max – il a le sommeil léger et se rendort difficilement), tes enfants vont avoir du mal à se détendre… Je connais un papa de cinq enfants qui m’a assuré « le sommeil des bébés, c’est dans la tête des parents ». Bon, sa femme n’a quasiment pas allaité…
@Mi, si les nuits de ma fille avait été aussi hachées à 10 mois que le sont les tiennes aux deux ans de ta fille, je n’aurais jamais mis en route le deuxième. Mais en contrepoint, j’ai des amis dont les trois filles dorment avec eux, deux dans des lits séparés, la troisième en sidebed. Personnellement, j’ai trop besoin d’être seule ou avec mon mari le soir, de boire un coup tranquilou ou de faire des coquineries au lit – on n’en a pas encore parlé, mais c’est quand même souvent au cœur des tensions dans le couple quand bébé allaité ne dort pas…
04/01/2011 at 21 h 25 min Liens permanent
@Opale, heureuse que tu es trouvé une sortie de crise. Je suis d’accord avec toi, le manque de sommeil peut avoir de graves conséquences sur notre quotidien. Ce que je me dis: peut-être aurais-je pu « tenir » plus longtemps sans forcer les choses, mais il aurait alors fallu que je me cale complètement sur le rythme de bébé, en dormant par petite tranches, sur 24h. Seulement, dès sa naissance, ayant l’aînée et les horaires de crèche à gérer et très vite le boulot à reprendre (10 semaines, c’est court), il m’a été impossible de dormir en journée ou même de me reposer. Je crois profondément que l’organisation sociale à laquelle nous sommes soumises nous empêche pour beaucoup de nous couler dans ce « temps du bébé » et nous oblige à un moment à LE couler dans notre timing.
04/01/2011 at 21 h 55 min Liens permanent
@ Ficelle, entre ton aînée et la reprise du travail à 10 semaines, pas évident lorsque l’on a des nuits pourries !
Moi, pas d’aîné(e) car premier bébé pour moi et congé parental jusqu’au 7mois de la puce et bien, j’ai bien morflée alors toi, avec une aînée (encore petite d’ailleurs) et la reprise du boulot, cela a dû être très dur en effet, je peux (presque…) l’imaginer.
Par contre, je n’ai pas vraiment réussi à me caler sur le rythme du bébé; on m’a conseillé de dormir quand elle dormait le jour mais soit je ne réussissais pas, soit, j’avais toutes ces choses à faire que l’on doit faire quand on a un nouveau-né !
04/01/2011 at 22 h 22 min Liens permanent
@Ficelle : pour l’allaitement à deux ans et demi, j’ai pas l’impression d’avoir du mérite, ça se fait tellement naturellement ! évidemment il m’arrive d’avoir des moments de ras-le-bol mais rien que l’idée d’entreprendre un sevrage me décourage… je crois que je suis trop paresseuse finalement pour arrêter !
et puis, heureusement, on n’allaite pas un bambin de la même manière qu’un nouveau-né ! actuellement, on a deux tétées par jour en semaine et un peu plus le week-end quand on est ensemble tout le temps.
quant à la babysitter, c’est pas un souci, elle s’endort toute seule quand elle n’est pas avec moi, la coquine !
04/01/2011 at 22 h 41 min Liens permanent
@Ficelle : Effectivement, nous n’avons pas de desir de 2eme enfant pour le moment! Mais on s’y entraine, c’est sûr! Nous avons un canapé tres confortable et connaissons un peu le rythme de reveil de notre petit, alors coquineries, il y a, même si c’est peut etre un peu moins spontané qu’a nos début, voyez ce que je veux dire…
05/01/2011 at 10 h 21 min Liens permanent
Bonjour Ficelle,
J’ai entendu moi aussi de long mois « mais donne lui du LA elle fera ses nuits », d’autant plus que c’est « bizarrement » au moment où ma sœur a donné du LA à sa fille que celle-ci a commencé à mieux dormir la nuit (vers 4 mois).
Heureusement je n’ai écouté que moi…
Ma fille est en plus un petit gabarit en poids, ce qui n’aidait certainement pas à passer des nuits complètes. à 6 mois, elle avait juste franchit la barre des 6 kg.
Elle a dormi dans sa chambre depuis ses 1 mois, et était à partir de là à 3~4 tétés par nuits, couchée à 19h30, réveil définitif à 8h.
à 5 mois, pour anticiper le retour au boulot prévu pour ses 6 mois, et constatant que certaines tétés avaient plus une vocation de « aide au rendormissement » que « nourricière », j’ai décidé de faire intervenir le papa. Objectif: diminuer à une TT par nuit, vers 3h (j’avais remarqué que c’était celle là où elle prenait vraiment). Donc si elle se réveillait la nuit avant 2h ou après avoir tété, j’envoyais le papa la rendormir (il a développé sa propre technique…). Après 2 semaines, elle ne se réveillait plus que à 3h, et elle a d’elle meme supprimé cette tétée à 6 mois. Ensuite, j’ai systématiquement envoyé le papa la rendormir si besoin, mais ça arrive rarement.
On a commencé à la diversifier peu après.
Probablement pour le deuxième j’exploiterai la carte « papa » plus tôt…
Voilà pour notre expérience!
05/01/2011 at 14 h 46 min Liens permanent
ici il aura fallu attendre 15 mois pour qu’il dorme de 20h30 à 8h30.
Et il est toujours allaité.
On en a tenté des trucs… Pantley m’a permis aussi de mettre en place un rituel qui a facilité l’endormissement (le premier). Mais franchement quand il se réveillait la nuit j’ai tenté le bib d’eau, même le bib de lait. Ben à part des hurlements et un endormissement au bout d’1h au lieu de 5 mn au sein ça n’a pas marché.
J’ai tenté le 1-3-5-7-7-10-15 sans AUCUN succès
J’ai tenté de le laisser hurler et à part ne pas dormir DU TOUT entre minuit et 4h du matin ça n’a rien apporté. Si peut être juste un bb encore plus collant parce que du coup flippé…
La diversification n’a rien changé.
Le bib de lait j’ai tenté le soir, ça faisait les mêmes réveils nocturnes.
La papa qui y va ça marchait une fois sur 20.
au final il a fallu prendre notre mal en patience et c’est venu tout seul.
N’empêche que j’étais aussi épuisée, aussi à bout de nerfs…
05/01/2011 at 15 h 22 min Liens permanent
Suzie tu SORS
05/01/2011 at 16 h 05 min Liens permanent
@MamanSuisse, j’ai moi aussi mis du temps à envoyer le papa, qui n’a pas d’autre technique que de faire les 100 pas avec son fils dans les bras… jusqu’à ce qu’il le pose et qu’il se réveille! Donc carte de dernier recours, quand le dit papa n’a pas une trop grosse journée ensuite – sinon il est imbuvable.
@Céline, on a eu aussi notre période d’essai (pleurs, hurlements, argl!) à dormir 4/5 heures par nuit… Clairement, ce n’est pas la solution. Chez nous le souci est que bébé s’est rarement rendormi directement après les tétées nocturnes, sinon ça aurait été trop simple.
05/01/2011 at 21 h 25 min Liens permanent
@ficelle : c’est peut être pour ça que je n’ai pas forcé le sevrage nocturne. En 5mn chrono c’était plié si je lui proposais le sein. Du coup au final « moins fatiguant » que les autres méthodes que nous avons essayé.
Bref maintenant 18 mois (enfin dans quelques jours), il fait des nuits complètes depuis 3 mois, je revis. Il ne tète plus que matin, soir et parfois au goûter.
05/01/2011 at 21 h 29 min Liens permanent
Ah oui je voulais ajouter.
Et je ne le retrouve qu’au réveil le lendemain
En général il tête le soir avant de se coucher, mais ne s’endort plus au sein.
Et quand mes parents ou beaux-parents sont dans le coin on se fait des petits soirées en amoureux, il ne tète pas du coup, et malgré tout ils arrivent toujours à le coucher
05/01/2011 at 21 h 40 min Liens permanent
Mmm, en effet si le papa n’arrive pas à le rendormir… Ici on a toujours essayé de l’endormir DANS le lit (on a aussi lu Pantley…), et pas dans les bras.
La méthode consistait (bon mais c’était vers 5 mois, donc elle bougeait pas trop encore à l’époque) à la laisser sur le dos, lui masser le ventre d’une main, lui caresser le front de l’autre, en faisant des petits bruits genre « cchhhhh. chhhh ».
Bon c’est clair il faut être patient, mais au final, 1 mois de mauvaises nuits pour lui contre 5 pour moi, et depuis, la tranquillité, ça en valait la peine! Et puis y a pas que les hommes qui bossent…
Mais c’est sur que le jour où on décide de le faire, il faut que ça soit systématique, sinon ça n’a aucun effet.
Bon courage!
06/01/2011 at 7 h 42 min Liens permanent
« Il y a pas que les hommes qui bossent »: ben non, moi j’ai repris le boulot aux 10 semaines de mon fils. Mais il faut avouer que je tiens beaucoup mieux la fatigue que mon homme qui en fait tout un plat – problèmes d’insomnies largement aggravés par les réveils nocturnes. Donc pour la paix de mon ménage, je suis « obligée » d’en faire plus… De mon côté, je n’ai jamais réussi à endormir mon fils dans son lit sans le laisser pleurer
06/01/2011 at 9 h 07 min Liens permanent
ah ces hommes, des petites bêtes sensibles, hein?
On n’est pas parfaits non plus, ça nous arrive, surtout maintenant qu’elle se met debout dans son lit, de la laisser pleurer bien 20 minutes pour qu’elle se rendorme, quand les méthodes douces n’ont pas marché.
Chacun fait comme il peut. Mais pour en revenir au thème principal, je ne crois définitivement pas que l’alimentation soit responsable des nuits entrecoupées.
06/01/2011 at 15 h 01 min Liens permanent
ah j’adore ton billet et en particulier ta manière bien claire d’expliquer comme tes choix et les solutions que vous avez trouvez correspondent à ton/votre vécu, avec vos enfants et selon vos besoins.
ici aussi le sommeil a été une longue histoire parfois difficile même si je me suis obstinée à ne pas me prendre la tête avec pour éviter d’y ajouter du stress… parfois difficile, mais salvateur pour moi, surtout quand le papa n’est pas là pour prendre le relai: patience proche de zéro, mal au dos, et conviction absolue que « de toutes façons il veut sa mère », même depuis le sevrage. pourtant bizarrement quand je ne suis pas là tout se passe bien et il gère…
sur la question de la cohabitation des enfants, nous les garçons partagent leur chambre depuis leurs respectivement 10 mois et 3 ans, aucun soucis, il est rare que les réveils de l’un réveillent l’autre, sauf le matin. le petit n’a dormi des nuits complètes que vers 18 mois (il était tjs allaité), on ne l’a jamais laissé pleurer seul au milieu de la nuit, mais honnêtement faire les 100 pas avec lui dans le salon ne met qu’un mur et deux vieilles portes qui ferment mal entre les 2 enfants, il n’y a pas bcp de différence au niveau des décibels.
et le soir les (rares) pleurs éventuels de l’un n’empêchent pas l’autre de s’endormir, de même que les blablablabla qui peuvent durer une heure. j’ai des enfants qui sont comme moi, ça n’est pas parce qu’on les couche qu’ils dorment, il faut attendre le coup de barre qui va bien… mais tant qu’il n’y a pas d’excitation dans l’air ça se passe bien. la seule contrainte c’est sur l’endormissement, le petit ne s’endort pas seul, pas moyen, il faut être présent. le grand nous avait fait pareil, maintenant il s’endormirait seul mais il bénéficie de l’accompagnement du petit. maintenant ils ont 26 mois et presque 4 ans et demi… je me dis que ça passera et clairement si on essaye de forcer les choses ça le stresse. donc je comate avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme, ça peut durer 5 minutes ou 1h, mais ça me fait une pause pour moi aussi, ça n’est pas plus mal.
commentaire fleuve désolée, et bon courage à ceux qui ont des petits qui ne dorment pas comme eux !
06/01/2011 at 16 h 05 min Liens permanent
Ici une petite miss qui a fait ses nuits (23h7h) à 6 semaines, j’étais hyper flippée mais j’aurai du m’y préparer, elle ne faisait déjà qu’un seul réveil avant! par contre siestes en journée rares, genre maxi une heure jusqu’à ses 6 mois car dès que j’étais là elle voulait s’endormir en tétant et ne plus lâcher le sein… y’a des fois je pétais un plomb intérieurement j’avais trop envie d’être « libre ».
il faut dire aussi qu’elle avait des coliques, j’ai réussi à trouver une intolérance aux PLV (j’ai pas attendu que « ça passe » comme me le conseillait tous les médecins!) qui a beaucoup amélioré : c’est passé finalement à ses 5 mois.
la crèche a amélioré les siestes mais uniquement là-bas (et sans laisser pleurer non plus), avec moi c’était toujours difficile. pour ses 6 mois pic de croissance terrible, elle a pris un kg dans le mois et s’est transformée en ogresse : au bout d’une semaine à passer les soirées au sein et que le lait ne venait plus on a tenté autre chose! j’étais déjà sous domperidone + plantes + homéo pour stimuler je crois que j’avais atteint le maximum de production… la diversification a commencé, elle a eu de la soupe le soir mais ça n’a pas suffi, on en est donc venus à un bib de LA le soir à mon grand désespoir mais maintenant je me dis qu’au moins on a évité la blédine! et c’était vraiment la faim qui la tenaillait… aujourd’hui encore elle mange beaucoup le soir et a son petit bib (90ml, lait entier depuis ses 12 mois).
elle tétait la nuit en cas de besoin jusqu’à ses 9 mois où pareil, elle ne voulait plus lâcher le sein : après l’avoir briffée, son père s’est chargé de la rendormir pendant 3-4 nuits à grands coups de câlins et ça a marché! elle n’a plus tété la nuit ensuite qu’en cas de maladie et donc gros pleurs terribles.
pour le cododo, nous ne le faisions pas au début mais ensuite ça a été vraiment une question de « survie » en cas de maladie ou dents qui ont été atroces ici… maintenant par contre elle n’arrive à s’endormir que dans son lit! le papa se désole il adore dormir avec elle…lol
à 17 mois elle dort donc des nuits complètes (sauf maladie et ça n’a pas raté à Noël après des réveils plusieurs nuits de suite : otite) et une sieste d’1h30 2h dont je m’émerveille à chaque fois compte tenu des journées que nous avions eues… mais d’une façon générale nous pensons que nous avons eu de la chance et que si un enfant dort ou pas, cela vient de lui en grande partie…
06/01/2011 at 16 h 17 min Liens permanent
Ah ba il suffit que l’on parle de ça pour passer une nuit vraiment terrible ! J’ai bien pensé à vous toutes hier entre minuit et 3h30 avec un bébé excité sui fait la java malgré le programme intensif de « tétée-bercer-chansons-dans le lit de papa et maman-tétée-bercer… »
Sinon je rajoute un truc : depuis un mois la mise dort uniquement sur le ventre avec son nounours en oreiller et ça a pas amo amélioré les choses. Elle s’endort presque seule si je reste à coté. (presque
06/01/2011 at 17 h 25 min Liens permanent
ah oui je disais les siestes maxi une heure : par jour bien entendu entre 8h et 22h!!! donc les premiers mois c’était hyper dur car « occuper » un bébé toute la journée à cet âge-là…
on a eu un petit cousin de 6 mois qui est venu nous voir il y a pas longtemps et j’ai halluciné : il fait une sieste de 3h le matin et 2h l’après-midi avec des nuits de 22h à 7h!!! il n’est pas allaité mais bon, quand les parents m’ont dit trouver ça dur quand il réduit ses siestes de 30 minutes…
06/01/2011 at 17 h 35 min Liens permanent
Bonjour,
Ici l’Asticot allaité a fait ces nuits à 3 mois et cela a coïncidé avec l’entrée en crèche ce qui mine de rien a donné un rythme et l’a aussi calé sur 5 repas par jour (donc s’il n’avait eu que 4 repas dans la journée, je savais qu’il allait réclamer vers 4h du mat’, c’était la seule tétée qui restait depuis qu’elle que temps et elle est donc revenu régulièrement). Il faut dire aussi que pour les puristes je n’ai certainement pas pratiqué un allaitement à la demande puisque j’ai toujours considéré qu’il fallait séparer le nourricier de l’affectif donc au bout de quelques semaines en cas de pleurs juste ou peu de temps après la tétée on a toujours proposé les bras du Géant, l’écharpe et le sein gardant un peu le statut d’arme suprême.
Ah oui les nuits à 3 mois c’est possible sauf qu’au bout de semaines maladie + pic de croissance m’ont valu un réveil toute les 2h puis retour aux nuits avec tétée à 4h… pour les 2 mois suivants.
les nuits sont revenues mais nous sommes partis en vacances dans la foulée et ça, Monsieur Asticot n’a pas aimé du tout … => retour à la case départ pour au moins 2 mois.
je précise que pendant tout ce temps l’Asticot a dormi dans un berceau tout contre le lit puis dans un lit à barreau à 50cm de là.
Bon, vers 7 mois (et 3 mois que j’avais repris le boulot) je me suis dit que cela commençait à bien faire et j’ai commencé à éplucher quelques forum et bouquin.
j’en ai lu un qui préconisait le 5-10-15 et qui donnait aussi quelques notions qui m’ont paru intéressantes à savoir :
- il n’y a pas de problème de sommeil tant que ça ne pause pas de problème à la famille (autrement dit un enfant qui dort dans le lit de ses parents peut être normal dans un cas et un problème dans l’autre) (donc on revient à l’histoire du seuil de tolérance)
- Un enfant se rendort comme il s’est rendormi. Autrement dit un enfant qui s’endort systématiquement au sein (ou avec la tétine, ou le biberon, ou la musique ou dans les bras, etc….) peut être ramené à réclamer le sein à chaque fois qu’il se réveille la nuit. Autrement dit, surtout dans le cas d’un enfant qui se réveille 6 à 10 fois dans la nuit, ça peut être intéressant de lui apprendre à s’endormir autrement de sorte qu’il apprenne à se rendormir seul (Mais là, l’éminent médecin ne propose que le 5-10-15 et je trouve cela dommage).
- Souvent ce genre de « mauvaises habitudes » peuvent être dus à l’absence de limites fixées par les parents ou bien à un malentendu (genre l’enfant à été malade et on a beaucoup été avec lui la nuit mais cela devient une habitude par la suite). Bon personnellement je trouve ce jugement un peu rapide mais ça peut toujours être intéressant d’examiner la question sous cet angle.
=> Mon problème c’est que le bouquin ne faisait que ressasser cela en multipliant les exemples et sans donner d’autres solutions que le 5-10-15 que je trouvais un peu violent. En gros j’avais envie d’agir mais je n’étais pas encore prête à le faire de cette façon.
j’en ai donc lu un autre qui proposait des solutions plus en fonction de l’age de l’enfant et des différents besoins qu’il pouvait avoir pendant la nuit (genre, comment savoir s’il a faim ou besoin d’un calin).
Au final, les nuits étant presque acquises on a fait chambre à part car je m’étais bien rendu compter que j’avais tendance à le mettre au sein au moindre grognement pour me rendormir le plus vite possible. Et à partir de ces moment là et jusqu’au sevrage à 13 mois, j’ai envoyé le papa fournir câlin et biberon d’eau au besoin et me l’amener pour téter si vraiment il ne s’en sortait pas. On s’en est sorti comme ça, sans vraiment lutter mais en fait je pense que c’est tout simplement parce que l’asticot était prêt.
je précise qu’on a très rapidement adopté un rituel pour le coucher à base de livre + berceuse.
Maintenant je vais répondre à une question posée par Ficelle en espérant que d’autres que moi répondront par la suite, car comme n°2 arrive bientôt, la réponse m’intéresse : Comment faire dormir 2 enfants dans la même chambre ??
Bon en même temps ma réponse ne va pas aider du tout car, quand mon petit frère est né j’avais 9 ans. Il a été allaité 6 mois et mis dans ma chambre dès la naissance mais, dans mon souvenir je ne me suis jamais réveillé la nuit. je devais savoir que ma mère s’en occupait.
J’imagine que cela dépend de la personnalité des enfants : certains à qui ont peut dire « ne t’en fais pas. Je m’en occupe » et ceux qui vont pleurer de voir le petit frère pleurer.
Et, à ce propos j’ai une autre question ; à partir de quand pensez-vous qu’on peut mettre un enfant dans un lit normal et sous quelle conditions?
06/01/2011 at 18 h 26 min Liens permanent
@ Michmaa, Concernant le lit sans barreau – le nôtre: un petit lit Ikéa prêté par une copine qui prend peu de place (adapté jusqu’à 4/5 ans je pense), ma fille l’a adopté vers 2 ans, au moment où j’ai eu besoin du lit à barreaux pour son frère qui, à 6 mois, était à l’étroit dans le berceau. Je précise que cette transition se fait selon moi entre 18 mois et 3 ans, un peu en fonction du tempérament de l’enfant… S’il a du mal à s’endormir seul ou à rester dans son lit, peut-être que ce n’est pas le bon moment – c’est affreux de courir après un petit dans l’appart ou de l’avoir qui pleure derrière une porte fermée
Par ailleurs, peux-tu me donner le titre et l’auteur du livre dont tu parles?
07/01/2011 at 10 h 11 min Liens permanent
@Ficelle
Bon alors j’ai retrouvé les références du bouquin en question :
- le Sommeil de votre enfant : mode d’emploi pratique pour les parents d’un petit insomniaque / André Kahn
et le deuxième c’était : Améliorer le sommeil des petits / Andrea Grace.
je précise que pour moi ce ne sont pas des références mais juste ce qui était présent à la bibliothèque ce jour (bon à coté d’un bouquin de Rufo mais je ne lis pas Rufo depuis le jour où j’ai ouvert son Elever bébé à la page des 4 mois où il annonçait peu ou prou dès la première ligne que le temps du sevrage était arrivé…).
Kahn disait aussi qu’il fallait parler à l’enfant de ces problèmes du nuit et de sommeil et de nos besoins. Ca paraît évident mais c’est toujours bon de le rappeler.
Cela dit, je pense que si je suis un jour à nouveau confrontée au problème j’irai lire le Pentley. Peut être même qu’il serait bon de le lire avant…
07/01/2011 at 11 h 07 min Liens permanent
@michmaa, une autre solution pour le couchage du 2ème (à laquelle on ne pense pas souvent) est un grand matelas par terre => pas de risque de chute. L’avantage est que tu peux donner la tétée de nuit sur le matelas et zapper l’étape délicate pour poser l’enfant endormi au sein dans son berceau/lit à barreaux. J’ai essayé avec Pouss2 à un moment, l’inconvénient c’est que le matelas était étroit (80 cm) et assez vite quand il a commencé à se retourner, il a roulé hors du matelas, ce qu’il a moyennement apprécié… Donc retour au lit à barreaux (libéré depuis longtemps par son frère, peu après ses 2 ans).
A propos du passage dans le lit de grand : on en avait marre qu’il nous appelle trèèès délicatement le matin quand il était réveillé (surtout le WE à 7h30…) donc on a acheté un lit, dans lequel il n’a vraiment voulu aller que lorsqu’on a proposé la couette.
07/01/2011 at 14 h 01 min Liens permanent
@ Cali, c’est marrant je pensais la même chose que toi ces jours derniers : il suffit qu’on en parle pour que ça bugge! Depuis que nous sommes rentrés de vacances, ma fille hurle au moment d’aller se coucher (comme quand nous étions en vacances mais on attribuait ça au fait que ce n’était pas son lit), alors qu’avant elle tendait les bras vers son lit à la première note de la berceuse…
Parfois ça dure 2 minutes, et ensuite elle dort la nuit complète, parfois bien plus et là c’est dur parce que je ne pense pas que la laisser pleurer au-delà de 5 minutes soit vraiment utile. Dans tous les cas une fois endormie elle ne se réveille pas avant 8h-8h30…
Mais c’est dur, on se sent un peu démunis, on ne sait pas si c’est dû à une angoisse, une douleur, des cauchemards qu’elle fait et qui font qu’elle a peur de se coucher… Tout ce qu’on voit c’est qu’elle a sommeil, elle n’est pas du tout d’humeur à faire la java, jouer toute la soirée, elle se blottit dans nos bras avec pouce et doudou… Mais le lit, c’est niet.
Si quelqu’un a des tuyaux je suis preneuse (le 5-10-15 faudra que je me renseigne un peu plus), en attendant on essaie de rester zen tout simplement pour ne pas lui transmettre en plus notre nervosité. Je précise qu’elle a 16 mois, et que pendant les vacances elle a passé 5 jours sans nous chez ses grands-parents (mais qu’elle crisait déjà au moment du coucher avant notre départ).
11/01/2011 at 11 h 37 min Liens permanent
desolée j’ai pas tout lu, suis au boulot, mais je confirme qu’un bb allaité peut faire ses nuits sans pb ! et que ce n’est pas le bib qui va changer qqchose ou pas….
bb a maintenant 21 mois, a dormi 8h par nuit a 1 mois puis 12 h par nuits a 2 mois, alors qu’elle a été allaitée exclusivement jusque 3 mois et demi !
voili voilou, apres je dis pas que c simple !! on a qd meme galere en ce posant un million de questions sur comment bien faire, etc…
14/01/2011 at 16 h 38 min Liens permanent
bonjour ficelle et bonjour à toutes. Decidement tu fais des auticles qui sont toujours d’actualité pour moi.
Je n’ai pas eu le temps de tout lire . Je risque donc de faire des repetitions.
Mon fils a toujours été un gros dormeur. Il a fait ses nuits à 9 mois. avant 1 à 2 reveils nocturnes. et je trouvais ça super dur!! Je l’ai allaité 17 mois en travaillant à temps plein.
Ma fils arrivée 2 ans plus tard avec la meme tete que son frere j’ai cru que j’avais le meme modele. je suis donc passé du modele marmotte au modele 24/24. Reveils nocturnes +++ et trés peu de sommeil en journée. Elle a aujourd’hui 15 mois. Dans les bonnes nuits elle se reveille 4 à 5 fois et les mauvaises saans compter je pense qu’on est au delà de 12. Je suis passé en cododo à ses 6 mois pour questions de survie. Et son frere qui a commencé des terreurs nocturnes vers ses 2 ans nous a rejoint dans la chambre alors qu’il était dans sa chambre depuis ses 3 mois. Depuis il ne se reveille plus du tout de la nuit ( alors que sa soeur pleure dans la meme pîece).
Je me suis remise 50 fois en question: est ce l’allaitement? le co dodo? Aprés avoir reflechi avec son pere et avoir chercher des reponses à droite à gauche: nous sommes arrivés à la conclusion qu’elle est comme ça. C’st un bébé quui a 1 sommeil agité++ et pour nous heureusement qu’il ya le sein pour nous aider à la rendormir et qu ‘on est pas à se lever.
Dans ma famille il y ad’autres bébés comme ça. On a eu chacun des methodes differentes pour essayer de survivre : aucuns n’a fait ses nuits tot (4 ans …)
c’est trés dur!! et à chaque fois que j’ose dire que je suis fatiguée on me repond : donne lui 1 bib ! ou laisse la pleurer!!! en tout cas c’est parceque tu le veux bien!! Il est vrai que nous ne sortons plus le soir mais nous avons que c’est pour un temps.
bref pour le soutien exterieur c’est zero.
En conclusion c’est trés trés dur mais je crois que l’allaitement et le cododo sont salvateurs avec des bébés comme notre fille.
31/01/2011 at 23 h 53 min Liens permanent
coucou, personnellement, je me suis beaucoup pris la tête à propos du sommeil de BB1 et beaucoup moins pour celui de BB2, qui finalement dort beaucoup moins bien que son grand frère ! Si j’avais su ce qui m’attendait avec BB2, je n’aurais jamais osé me plaindre pour BB1 !
En résumé, jusqu’à environ 1 an BB2 s’est réveillé environ toutes les heures la nuit (coucher 21h environ, lever 8h et plein de tétées entre mais heureusement en général rendormissements très rapides au sein sauf exception quand poussées dentaires ou maladies). Je me suis pas mal inquiétée au début et puis finalement j’en ai pris mon parti. Du coup, cododo obligatoire, sur un double matelas à côté de notre lit (on a une très grande chambre). Vers 12 ou 14 mois , je ne sais plus exactement, ça a commencé à aller mieux. Il a 19 mois, je ne peux pas dire combien de fois il se réveille : je commence ma nuit avec mon homme dans le lit conjugal puis au premier réveil, je rejoins mon fils sur son matelas pour finir la nuit avec lui, et du coup, je ne compte plus les réveils à partir de là, puisque de toute façon, il tète dès qu’il se réveille et moi, je dors ! A côté de ça, il a très vite (passés les 4 premiers mois difficiles) été adorable, toujours souriant, tranquille et autonome (sauf pour la sieste!) pendant la journée.
Mon fils ainé, qui a maintenant 4 ans et demi, a son lit dans la chambre aussi, (on l’appelle le dortoir) et depuis qu’il peut dormir avec le reste de la famille, plus de problèmes de réveil nocturne pour lui.
Bon, j’ai la chance d’être en congé parental et donc de pouvoir me reposer dans la journée si je suis vraiment trop fatiguée. Ca aide à ne pas trop se prendre la tête. J’avais repris le travail quand BB1 avait 3 mois et là, j’avais beaucoup plus de mal quand il me réveillait la nuit et on a aussi essayé différentes méthodes : bib de lait le soir, intervention du papa, laisser pleurer (personnellement, j’en ai encore des frissons aujourd’hui quand j’y repense !)…pour finalement en revenir aux tétées nocturnes…quand j’ai pris mon congé parental pour ses 1 an
Je suis tout à fait d’accord avec toi Ficelle quand tu dis ça :
« Je crois profondément que l’organisation sociale à laquelle nous sommes soumises nous empêche pour beaucoup de nous couler dans ce « temps du bébé » et nous oblige à un moment à LE couler dans notre timing. »
voilà pour mon expérience
01/02/2011 at 12 h 38 min Liens permanent
C’est évident que ces « problèmes » de sommeil n’en seraient pas si nous n’étions nous parents, pas « obligés » de nous plier au rythme du travail, de l’école etc. qui n’offrent aucun temps de pause ou presque. A quand des bureaux avec salles de repos pour les salariés où il serait acceptable d’aller faire un somme quand le besoin s’en ferait ressentir ?
Je pense que l’option dortoir, à la condition qu’elle convienne à toute la famille, est super. En revanche, pour moi, pas moyen. J’aime lire au lit (la lumière allumée donc), avoir de la place pour m’étendre, garder ouverte la possibilité de faire des câlins avec mon homme sans être obligée d’être trop discrète… Je suis donc heureuse de pouvoir (depuis un mois !!!) fermer les portes des chambres d’enfants vers 20h et d’avoir LA NUIT devant moi pour faire mes trucs, dormir ou même sortir… Tout est affaire de petits arrangements en famille
09/02/2011 at 14 h 45 min Liens permanent
J’arrive un peu après la guerre mais le sujet est hautement sensible en ce moment chez nous
Pour résumer, ma fille (actuellement 12 mois et quelques, toujours allaitée) a fait ses nuits vers 6 mois et demi et après quelques ratés nous avons utilisé la méthode 5/10/15 qui a bien marché. De 7 mois à 10 mois, elle était assez bien réglée et dormait bien. Puis vers 10 mois et demi, la crise du dodo le retour (angoisse de séparation ? cauchemards ? un peu de dents, de rhume…) et ça a mis un bon mois à se résoudre. On a eu une quinzaine de jours tranquilles et nous avons démarré la crèche. 4 jours d’adapation soft puisque le but était d’arriver à ce qu’elle y passe la fin d’après-midi (sieste à dom puis crèche avec goûter jusqu’à 18h20) pour ensuite y aller une fin d’après-midi par semaine et me laisser un peu de temps
ménagelibre. Dès le dernier jour d’adaptation, elle a recommencé à se réveiller la nuit. Et là franchement pas d’issue… Au début, on avait gardé nos principes de « essaie de te rendormir, de toute façon il est trop tôt pour une tétée ». Mais pour l’instant le 5/10/15 bof ! Elle ne fait que hurler de plus en plus fort et si c’est pour la laisser pleurer plus d’une heure (elle a de l’endurance) pour finalement lui donner une tétée, autant la lui donner tout de suite et dormir. On devrait peut-être être plus tenaces et accepter de sacrifier quelques nuits mais c’est dur. Et j’ai aussi le sentiment que la laisser juste s’emballer, en ce moment ça n’apporte rien ni pour elle ni pour nous (moi aussi j’ai pleuré…). Parfois la prendre dans les bras et la bercer l’aide à se rendormir mais la tétée reste le plus efficace. C’est vrai qu’à cet âge, elle ne devrait pas avoir besoin de téter et pourtant souvent elle prend bien alors ça me met toujours un peu le doute (un peu comme un pic de croissance ?). Bon, en plus, elle se tape rhume sur rhume avec la crèche, ce n’est pas la raison mais ça n’aide pas disons. Mais enfin tout ça pour dire, que de notre côté c’est un peu l’impasse et je manque d’idée. Je comprends qu’il y a une base d’angoisse de séparation (ou qch d’équivalent, besoin d’être rassurée, besoin de câlins…) mais comment l’aider ??Sinon, oué même si j’ai arrêté de travailler et que donc c’est moins critique niveau fatigue, c’est quand même gonflant. Si