
Sans vouloir tomber dans le cucul-nunuche, ce sont avant tout mes enfants qui ont changé ma vie. A moins que ce ne soit mon mari? Certaines rencontres? Bref, un faisceau d’éléments qui m’ont permis de déconstruire et de reconstruire mes repères et de faire de moi celle que je suis aujourd’hui. En revanche, mon mode de vie, lui, a peu évolué depuis mes jeunes années… Mon appétit pour les nazeries à la télé ou pour le shopping compulsif en est l’un des exemple les plus frappants. Mon besoin de posséder, plutôt que de me faire confiance et de profiter du moment présent. Une consommatrice « éternelle insatisfaite », la proie rêvée des industriels du jetable, de la mode et du divertissement.
Comme l’auteur new-yorkais de « No impact man », j’ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n’ai jusqu’à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation
Comme Colin Beavan, l’auteur new-yorkais de « No impact man » au début de son expérience, j’ai pourtant une conscience écolo depuis quelques années déjà, mais je n’ai jusqu’à présent remis en question quasi aucune de mes habitudes de vie et de consommation – même les couches lavables (tout comme les porte-bébé), j’en ai acheté des tonnes! Bien sûr, depuis quelques mois, je n’utilise plus que des lingettes lavables pour bébé, je mène la vie dure aux commerçants qui me collent un sac plastique dans les mains, me prenant pour un véhicule publicitaire vivant ou râle contre mon époux dès qu’il ose imprimer une partition ou un coloriage pour Miss A. Malgré cela, je continue à acheter, acheter, acheter – me consolant de mon incivisme (mais en est-ce vraiment pour nos gouvernants qui prônent l’augmentation perpétuelle du PIB?) en vendant le surplus sur Ebay ou sur mon stand annuel à la brocante du quartier.
Sur les conseils d’une amie d’ami, je me suis abonnée au printemps dernier au mensuel Terra Eco, une excellente revue qui cause, comme son nom l’indique, de tout ce qui touche aux aspects économiques de la crise environnementale actuelle et/ou se fait le porte-parole d’initiatives pour aller contre – tout à fait le genre de titre auquel j’aimerais un jour collaborer. Dans son numéro estival consacré à la crise de l’eau dans le monde, le magazine publie une publicité pour le livre de Beavan, que je commande illico sur Amazon. Objectif, en faire l’une des lectures phares de mes courtes vacances – avec « Les Instincts maternels », un autre ouvrage à se procurer dare dare (fiche de lecture ici). Après quelques jours à écouter les commentaires élogieux de mon homme qui l’a lu en premier, j’étais toute émoustillée à l’idée de me plonger dedans. Et je n’ai pas été déçue, loin de là! Le pitch:
« Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d’assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres. Il refuse d’être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours polaires. Son défi: vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d’autres l’ont fait avant lui. La grande différence c’est que ledit Colin Beavan vit en plein cœur de Manhattan, au 9e étage d’un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d’ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé – entre autres –, et quand on est un jeune père de famille, l’aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge: convaincre sa femme, accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième: renoncer aux couches en plastique et aux plats à emporter. Passées ces étapes et bien, tout reste encore à faire. L’expérience dure un an. Cette histoire vraie a fait le tour du monde, grâce au succès du blog tenu par Colin Beavan pendant l’aventure. Ce blog a même été élu l’un des quinze sites écologiques les plus influents du monde par le Time Magazine. »
Ce que j’en ai retenu: qu’on peut tous en faire plus pour la cause environnementale, en changeant en profondeur nos habitudes – et pas seulement en consommant « bio », ce que je me suis pour l’instant contentée de faire dans une faible mesure
A mi-chemin entre reportage pratico-philosophique et reality-show écolo, ce bouquin est à mettre entre toutes mains. Ce que j’en ai retenu: qu’on peut tous en faire plus pour la cause environnementale, en changeant en profondeur nos habitudes – et pas seulement en consommant « bio », ce que je me suis pour l’instant contentée de faire dans une faible mesure. Des habitudes qui le plus souvent ne nous apportent pas grand chose, sinon des satisfactions éphémères et une sensation amère de grand gaspillage – chez moi en tout cas. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié l’idée – qui résonne en moi comme une évidence, que le shopping et la télé ne nous permettent pas uniquement de passer (gaspiller?) le temps dont nous ne disposons pas « pour toujours », mais nous empêche surtout de vivre ensemble. Le message du livre: se déplacer à vélo (et non plus le plus rapidement possible sans dépenser aucun calorie, mais en utilisant un maximum d’énergies fossiles polluantes), manger local des aliments sans emballage (ce qui implique de cuisiner), éteindre l’électricité (et donc papoter à la lumière d’une bougie ou se coucher tôt et respecter un rythme plus ou moins naturel…), se débarrasser de la télé (donc lire plus, rêvasser, faire l’amour ou jouer avec ses enfants)… Tous ces gestes écolo nous apportent un mieux en terme de qualité de vie. Les seuls « progrès » auquel il ne renonce pas: la machine à laver (surtout avec un bébé en couches lavables), le restaurant de temps en temps avec des amis ou le café – qui n’est pas cultivé sous nos latitudes.
Réduire drastiquement mes achats et privilégier des objets d’occasion quand c’est possible ou des achats de produits de qualité pour qu’ils durent plus longtemps
Ce que j’en tire moi: une envie de me débarrasser de mon poste de télé (il est vieux, gros et moche de toute façon…), la motivation pour enfin faire un vrai effort de réduction de mes déchets (j’ai le sceau à compost et j’ai abandonné l’un de mes abonnements à un quotidien papier). Mais aussi, réduire drastiquement mes achats et privilégier des objets d’occasion quand c’est possible ou des produits de qualité pour qu’ils durent plus longtemps et puissent avoir une seconde vie après l’utilisation que j’en ferai – exemple cette semaine, le « lit de grande » de ma fille qui fête ses deux ans aujourd’hui: nous avons récupéré le cadre chez une amie et avons acheté un matelas de qualité supérieure afin qu’il serve à tous nos enfants. Mais la route est longue et semée de tentations quand les habitudes sont à ce point encrées. Exemple encore: en allant acheter le matelas avec ma fille, elle a craqué sur un chien en peluche (elle a déjà une bonne vingtaine de doudous de tous poils) tout-pétrole et j’ai dit oui…
Il y aurait encore long à dire sur le sujet, mais je veux vous laisser la parole. J’attends vos réactions: est-ce trop extrême? La seule chose à faire est-elle d’initier un changement profond de société par une action individuelle plutôt que/en parallèle d’une action collective? Sont-ce des préoccupations de riches selon vous? Dernier détail, je songe à organiser des après-midi « troc » entre copines pour éviter de nouveaux achats et s’échanger des trucs utiles ou inutiles (ça fait toujours du bien d’avoir du neuf… même d’occasion!). Vous avez déjà expérimenté ce genre de choses? Racontez-moi tout…
22/08/2010 at 13 h 34 min Liens permanent
Bon ben d’abord bon « Deuzans » à Miss A.
).
Le bouquin m’intéresse beaucoup, je pense que je vais me le commander (où alors tu me le prêtes ???
Moi j’ai du mal à abandonner le sèche linge (quoiqu’aujourd’hui, les couches sèchent au soleil …), et la voiture. J’essaye de faire attention à la provenance de ce que j’achète … mais ce n’est pas souvent bio ; je dépose aux bennes de recyclage ou à la déchèterie tout ce qui peut l’être ; j’ai un bac à compost sur la terrasse (que nous vidons chez une amie régulièrement) … Bref, des tas de petites choses.
Pour la télé, personne n’est prêt ici à faire le pas.
Je n’ai jamais fait de troc, je n’aime pas (idem pour les brocantes) ; mais je donne à des associations ce qui n’est plus utilisé …. Les vêtements de récup qui habillent souvent les P’tits Mecs viennent de leurs cousins, ça reste dans la famille …
Bon, mon comm est déjà long …
22/08/2010 at 14 h 34 min Liens permanent
Hello !
J’ai acheté ce livre suite à de bonnes critiques, et l’ai trouvé très intéressant, mais aussi un peu décevant, car je le pensais plus descriptif, alors que c’est en fait un journal tenu sur une année. Mais cela mérite quand même que l’on y jette un oeil. Je pense qu’un état d’esprit individuel sur le sujet peut amener de grands changements, c’est pourquoi dans mon approche sur l’écologie, si irrégulière soit elle pour le moment, j’essaie d’inculquer à mes enfants les bases importantes pour préserver la planète, et ça fait plaisir quand on voit que ça rentre ! Je chan ge petit à petit mes habitudes, je regarde les étiquettes, les emballages, et depuis ce livre, je refuse même les sacs plastiques ! Ce sont des habitudes qui ne se font pas comme ça, mais je pense que si déjà on habitue nos enfants à avoir ces réflexes et réfléchir dans ce sens, c’est gagné pour le futur, même si nous pour l’instant avons encore du mal à agir comme il faudrait…
Bref, on pourrait débattre longtemps sur ce sujet !
Tchuss !
Garrice
22/08/2010 at 20 h 41 min Liens permanent
Bonjour Ficelle,
J’avais lu un long article dans un magazine (genre Cosmo ou Biba!!) il y a un an ou deux sur ce couple et j’avais trouve ca fascinant…ca a peut etre fait evoluer nos comportements inconsciemment. En tout cas, je suis parfois (souvent??) revoltee contre moi-meme sur ce grand gaspillage et cette fausse bonne conscience des que je renonce a un achat (j’ai trouve un bon truc : a chaque fois que je trouve une fringue par exemple qui me plait genre ptite jupe sympa ou enieme tshirt mais dont je n’ai pas besoin -ou que je ne peux pas acheter d’occas- je le repose et y repense. En rentrant je fais un don a une assoc du montant de l’objet. (ca peut etre 5e mais c’est deja ca…). Pour le shopping ca aide a relativiser et a bien diminuer.
La, en demenageant, nous avons organise une soiree/week end pour revendre nos gros meubles ou elements de deco a nos copains…nous avons donne beaucoup de livres aussi et revendu a des bookstores ceux que nous ne voulions pas garder..Donne une voiture pleine a l’Emmaus du coin. Nous avons garde ce que nous voulions garder ou que personne ne voulait qui etait en bon etat. Je pense qu’une deuxieme vague suivra.
Ma resolution : dans notre futur logement, ou que ce soit : ca sera du deuxieme main qu’on retapera/customisera au besoin…On ne tiendra sans doute pas mais l’intention est la.
Peut etre pour compenser les tonnes de Co2 que nous allons depenser en trajet les prochains mois…
22/08/2010 at 21 h 31 min Liens permanent
J’adorerai me débarrasser de la TV, mais pas possible avec mon chéri (fan de sport). Et puis l’ordi remplace peu à peu la TV, alors pas sûre que ça changerait tant que ça mon mode de vie…
Sinon, dans les bons points, j’essaie d’acheter mes fruits et légumes en production locale au maximum, je lis depuis toujours les étiquettes (ça a commencé enfant au petit déj avec les boîtes de céréales), allaitement long, CL, pas de voiture (pas le permis), récup de fringues pour le petit à 90% (le reste c’est des cadeaux) achat de fringues sur Ebay et Emmaus pour moi…
Mais bon, j’achète aussi des fringues neuves, et que pour la moitié, je ne mettrais qu’une fois au plus parce que finalement ça ne me plait pas, je prends hyper souvent l’avion, même pour des trajets en France, on a une conso de sopalin hallucinante, on boit de l’eau en bouteille (…), et je collectionne les sacs plastiques, parce que je pense jamais à prendre une poche réutilisable avec moi…
Mais je me dis qu’il me reste encore une belle marge de progression, comme un challenge quotidien en somme !
23/08/2010 at 7 h 06 min Liens permanent
@Béatrice, je te le prête bien sûr… Pour ce qui est de la voiture, moi aussi j’ai des progrès à faire même si j’habite au centre-ville. Mon vœu pieu à l’avenir: ne plus aller pour un oui ou un non dans les zones commerciales en périphérie! Quitte à payer un truc un ou deux euros plus cher! Et puis venir te voir en TER

@Garrice, je ne suis pas persuadé que le simple fait de sensibiliser nos enfants fasse que les choses soient gagnées malheureusement. J’ai dans l’idée que lorsqu’ils seront grand, ce sera trop tard et qu’ils nous en voudront sans doute de ne pas en avoir fait assez pour sauver ce qui reste à sauver…
@Clemys, ici aussi j’ai longtemps eu des sacs réutilisables qui ne servaient jamais et finalement, j’en ai toujours un dans mon sac à main/dos et ça fonctionne. Les sacs plastiques que j’accumule quand même servent pour mettre les produits frais quand je vais au marché (ou supermarché bio). Je songe à réduire drastiquement mes achats de fringues. 1) Pour moi, j’ai déjà beaucoup trop 2) pour les enfants je vais faire essentiellement les ventes privées, la récup’ ou Ebay. J’y ai d’ailleurs trouvé hier un petit manteau Kenzo en 3 ans à 15€ pour Miss A. cet hiver. Et pas de Sopalin ici, on a des torchons
@Charlotte, pour les achats compulsifs, je vais essayer de me retenir et d’inscrire l’objet dans un petit carnet. Si quelques jours ou semaines plus tard j’en ai toujours envie, alors l’achat sera un peu plus légitime… Une discipline à laquelle il sera peut être difficile de se plier mais je suis motivée! Emmaüs aussi, on pratique ici
23/08/2010 at 8 h 48 min Liens permanent
En fait ce concept à un nom, la « simplicité volontaire ». Il y a pas mal de forums consacrés à ce sujet, mais voici celui que je préfère : http://www.lia-tinyturtle.fr
Le concept c’est de choisir de vivre dans la simplicité, de choisir par exemple de travailler moins pour consacrer plus de temps aux gens et aux activités qu’on aime ! Evidemment, ça suppose de réduire son train de vie, mais combien d’amis j’ai vu devoir travailler de plus en plus pour changer d’appart parce que leur bibliothèque déborde et empiète sur leur espace de vie ! En y réfléchissant deux secondes, peut être que les BD peuvent rester à la FNAC, qu’on peut les lire à la bibli, et franchement, à 5000€ le m² à Paris, ça fait cher l’envie de posséder !
Bon, ce n’est qu’un exemple, évidemment !
23/08/2010 at 9 h 04 min Liens permanent
Tu es la deuxième à parler de ce livre et à attiser ma curiosité, je vais demander s’ils l’ont à la bibliothèque.
Je n’ai jamais été une grande consommatrice : cela vient en partie de mon éducation (j’ai vécu mon enfance à la campagne et mes parents avaient peu de moyens) puis de mes « convictions »/ »élans »/ »utopies » estudiantines.
Dans la pratique aujourd’hui, j’essaie de vivre au mieux avec mes principes : couches lavables et couches jetables « écologiques », lingettes lavables, pas de sopalin, adhésion à un jardin de cocagne et à une AMAP, limitation de la consommation de viande et achat directement au producteur, alimentation bio, allaitement long, utilisation de produits ménagers écologiques, vêtements prêtés ou achetés d’occasion pour ma fille, limitation des achats de jouets en plastiques …
mais au quotidien il reste encore bien des contradictions… ce qui me chagrine le plus : le compostage (sur le balcon ? bof bof !) le gaspillage d’eau (là, nous avons de gros efforts à faire) la voiture (oui, mais tellement plus pratique et rapide que les transports en commun, même avec quelques embouteillages) le téléphone portable (ah, ce smartphone qui me tente tant, est ce que je vais réussir à ne pas céder à la tentation ?) et surtout internet (la télé est souvent pointée du doigt, mais pour moi, c’est surtout d’internet que je suis complètement accro !).
23/08/2010 at 9 h 42 min Liens permanent
Je me rends compte que j’ai oublié de répondre aussi aux questions que tu soulèves dans ton article !
Je vais commencer par le troc, c’est très concret !! Oui, j’ai déjà expérimenté de nombreuses fois ce genre de réunion « troc » aussi bien avec des copines (et des copines de copines) qu’avec des « connaissances virtuelles ».
Pour que cela fonctionne bien, l’idéal est d’être une petite dizaine et qu’il y ait quelques participantes qui se connaissent déjà. En général, on commence par partager un goûter ou un apéro (et on échange les recettes !) avant de passer au troc. On définit avant ce que l’on souhaite troquer : vêtements, livres, chaussures, maquillage, cosmétiques, bijoux… La règle, c’est d’apporter au troc uniquement des choses en très bon état (et pas les vieilles rougnes dont on veut se débarrasser). En général, on fait un tas au milieu de la pièce et ça se passe de façon très informelle : « tiens, c’est joli ça ! « ben, essaye ! » « ah ben, non, c’est du 40, ça va être trop petit, prends-le toi ! » « tu es sûre ? ça n’intéresse personne ? » … on regarde, on essaye, on propose… chacune prend ce qui l’intéresse et repart avec ! Le risque : venir pour vider ses placards et repartir avec trois fois plus de trucs ! (là aussi, il faut savoir se discipliner !!). Quant à ce qui ne trouve pas preneur : deux solutions : on reprend ses affaires ou on donne à Emmaüs.
Cela fonctionne toujours très bien, c’est très sympa. j’ai participé à plus d’une dizaine de trocs et une seule fois il y a eu une fille un peu « profiteuse » (qui n’a pas été réinvitée !). D’ailleurs le mot « troc » n’est pas tout à fait juste puisqu’il ne s’agit pas d’un troc au sens strict, on ne fait pas d’échanges (ton pantalon contre mes chaussures), on vient avec ce qu’on a à donner et on prend aussi le risque de repartir les mains vides si on ne trouve rien !
Sinon, j’utilise énormément freecycle (surtout pour donner) et je passe aussi beaucoup par les forums de discussion d’associations locales qui ont souvent une section « petites annonces ».
Maintenant, place à la réflexion !
C’est vrai, ce sont sans doute des préoccupations de riches, ou du moins de privilégiés, par rapport à l’ensemble des habitants de la planète, mais dans nos sociétés occidentales les personnes qui sont dans cette réflexion, dans une démarche de simplicité volontaire, sont souvent issus de milieux « intellectuellement » (ou d’éducation/études) favorisés mais pas nécessairement financièrement aisés. Certains agissent par nécessité (peu de moyens), d’autres par conviction… Et j’aurais tendance à penser que peu importe !
De même, cela peut sembler extrême à certains, et pour ma part ce n’est pas le cas : chacun sa perception et sa sensibilité… Vivre sans télé, sans internet, sans papier toilette (les adultes utilisant les mêmes lingettes lavables que les enfants), sans école, sans voiture, sans « travail » (au sens où on l’entend socialement) avec un cuiseur solaire, son jardin, ses poules, des toilettes sèches,… tout ceci est possible, existe (j’en connais !). Vous ne serez pas tous « surpris » par les mêmes points de cette liste.
Quand j’étais plus jeune et plus « militante », j’essayais de convaincre, on m’opposait souvent cet argument : oui, tu as sûrement raison, mais ça ne sert à rien si tout le monde ne s’y met pas. Je suis peut-être devenue plus sage, je n’argumente plus, j’essaie de vivre en accord avec mes principes et mes convictions et finalement autour de moi l’exemple parle bien davantage. (par exemple avec les couches lavables : des gens que ça faisait rire il y a deux ans, se renseignent à leur tour…). Je trouve que les mentalités évoluent énormément, de plus en plus de gens sont prêts à faire des efforts individuels, et je crois qu’il est vain d’opposer action individuelle et action collective. L’un et l’autre sont nécessaires pour qu’un changement profond de société ait lieu.
23/08/2010 at 10 h 08 min Liens permanent
@Stéphanie, merci pour le lien, je vais aller étudier ça de près… Ce matin, belle perf’, j’ai résisté à l’achat de couches lavables tiptop en promo chez Lilinappy. C’est dingue, mais j’ai la sensation d’être en sevrage, presque autant que lorsque j’ai arrêté de fumer!
@Anne Cé, j’ai adhéré à une AMAP pendant 6 mois mais n’est pas été enchantée de ce que j’ai eu dans mon panier (beaucoup de terre et peu de légumes…). J’ai la chance d’avoir deux marchés de producteurs par semaines à côté de chez moi, mais je n’achète pas chez les maraîchers bio que je trouve vraiment trop chers malheureusement. Pour ce qui est d’internet, comme me le faisait remarquer un ami, les serveurs centraux sur lesquels sont stockés nos données par exemple consomment sans doute un max d’énergie. Alors papier ou informatique? Quels moyens de stockage et de communication sont les plus respectueux de l’environnement? Doit-on échanger exclusivement avec des personnes proches de chez nous, ne plus voyager, passer nos vacances au soleil? Autant d’interrogations que d’habitudes à abandonner…
23/08/2010 at 10 h 55 min Liens permanent
@Anne Cé, merci pour ton long commentaire! Ce que tu dis sur le troc m’intéresse beaucoup et me permet d’imaginer pleins de trucs! Je m’y mets dès ce mois-ci en commençant par les copines… Je vais aussi aller voir Freecycle, que je ne connais pas. Concernant la partie « réflexion », je suis quant à moi encore dans la phase prosélyte (celle du nouveau converti qui prêche autour de lui…) et clairement, je m’attire pas mal de quolibets, sans doute mérités compte tenu de mon passif de « serial shoppeuse ». Sans voiture et sans école, sans doute pas pour moi… En revanche, sans PQ, why not? Sans télé sans doute bientôt et avec son jardin, peut-être un jour – j’en reparlerai dans un prochain billet
23/08/2010 at 12 h 32 min Liens permanent
Merci beaucoup pour cet article, c’est très intéressant.
Pour ma part, je suis loin de faire autant d’efforts que vous toutes mais j’ai envie de changer alors ton article va me donner un coup de pouce.
J’ai une question : que pensez-vous du recyclage ? j’essaie vraiment de le faire bien (j’ai même écrit un article là-dessus sur mon blog, si ça vous intéresse
http://clemlamatriochka.over-blog.com/article-je-recycle-tu-recycles-nous-recyclons-55203368.html) mais beaucoup pensent que cela ne sert pas à grand-chose, que c’est surtout une mesure des entreprises pour économiser ou gagner de l’argent, je ne sais pas. J’aimerais bien avoir votre avis.
Ce que je fais : je revends ou je donne ce que je n’utilise plus mais qui est encore en bon état, en particulier sur le site leboncoin.fr que je trouve très pratique, les vêtements je les donne au Relais (on peut trouver les adresses ici : http://www.lerelais.org/lci/).
Sinon, je n’ai pas la télé mais je suis accroc à l’ordinateur donc je ne pense pas faire un geste écologique.
Avez-vous de bonnes adresses de sites pour acheter des produits bio ou écolos ?
Pour la réflexion, je pense que c’est bien de faire de petits gestes au quotidien et de les apprendre à nos enfants (par exemple, éteindre le robinet pendant qu’on se lave les dents, éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, ne pas trop regarder la télé ou l’ordi, ne pas jeter de papiers dans la rue, etc) c’est déjà ça de gagné sur l’avenir. Mais les enfants ne le feront que si on le fait aussi.
On leur donne les vêtements de leur grand frère ou grande soeur alors c’est bien de ne pas s’acheter tout le temps de nouvelles fringues.
Pour répondre à tes questions, je ne pense pas que ce soit extrême, c’est important que chacun fasse quelque chose pour la planète mais sans juger les autres. Il n’y a rien de plus énervant que ceux qui arrivent à faire quelque chose et qui critiquent ceux qui n’y arrivent pas.
Si ce sont des préoccupations de riche, c’est peut-être parce que ce sont justement les riches qui polluent le plus. Mais je ne sais pas trop. De toute façon, si on peut se préoccuper de ça, alors il faut le faire, sans culpabiliser de vouloir faire un geste écologique.
Toutes les actions, qu’elles soient collectives ou individuelles, sont bonnes à prendre, il me semble, non ? Il faut les deux pour avancer, chacun fait comme il peut.
Bon, j’arrête là parce que j’ai déjà beaucoup écrit et je ne suis pas sûre que ça vous apporte grand-chose mais ça m’a donné plein d’idées et l’envie de faire VRAIMENT quelque chose à ce sujet. Merci !
23/08/2010 at 13 h 41 min Liens permanent
@ Ficelle et Anne Cé : j’aurais pu faire le même commentaire qu’Anne Cé, que je salue au passage, on a été en école d’ingé ensemble et on suit de ce point de vue là, le même cheminement puisque je te retrouve, Anne Cé, sur pas mal de forums ou de blogs que je visite aussi !
Ficelle, tu parles dans ton com du regard des autres. Pour ma part, je n’ai jamais vraiment « essayé de convaincre ». Je me donne en exemple, j’explique, mais je n’essaie pas de convaincre. Parce qu’en fait, se sont des concepts tellement novateurs, que les personnes n’y pensent pas vraiment par elles mêmes (là je parle évidemment de celles qui font ce choix par conviction et non par manque de moyen effectif). Il suffit donc souvent de « planter la graine » pour qu’elle fasse son chemin toute seule.
Ainsi l’exemple de la copine dont je parlais ci dessus, qui envisageait de déménager pour garder une pièce « bibliothèque » à l’arrivée d’un deuxième enfant. Elle n’imaginait même pas « ma » solution alternative, supprimer la bibliothèque en triant et arrêtant d’acheter des BD et en les empruntant ! Bon, bilan, pas de déménagement, pas de réendettement sur 15 ans…
Même chose pour ma sœur qui est une consommatrice compulsive. Il y a quelques années, elle me disait « je ne comprends pas, tu bosses pour quoi si ce n’est pour te faire plaisir ? ». Aujourd’hui, elle pense comme moi que le 41ème ensemble de sous-vêtements achetés (et c’est aussi valable pour la 10ème crème pour le corps) lui fait plaisir 1H mais qu’après, il encombre sa penderie 5 ans, lui fait perdre 5 minutes tous les matins, que finalement il est souvent trop grand/petit, trop/pas assez transparent… et que surtout, surtout, elle ne le mettra probablement quasi jamais, pour ne mettre que le blanc ou noir super pratique !
Sinon, effectivement, on peut bien parler de « sevrage »
. Et avec, il y a les rechutes, toutes les fois où on se dit « ben tant pis, toute façon je changerai pas le monde toute seule ». Mais finalement, c’est super valorisant je trouve d’être un mouton « dépanurgisé »
) !
Je suis une vraie pie !
23/08/2010 at 14 h 22 min Liens permanent
Euh… Rechute ici il y a pas moins de 5 minutes: j’ai acheté quelques bouquins sur la simplicité volontaire sur Amazon. Bon… Je me dis que je les ferai tourner ou les offrirai à des amies
Et je viens de lancer les invits pour ma « troc party ». Bilan dans trois semaines!
NB: Des idées pour la matériau de récup’ idéal dans lequel se confectionner de quoi se t***cher le fessier? Un vieux plaid en polaire? Du coton éponge?
23/08/2010 at 14 h 24 min Liens permanent
Euh, jamais fait, mais je crois avoir lu que le polaire c’est idéal : ça se rince super facilement et ne tache pas contrairement au coton !
23/08/2010 at 14 h 34 min Liens permanent
je confirme : les lingettes testées hier chez des amis sont en polaire, des carrés de 10 cm de côté, les mêmes que pour bébé. même pas besoin de coudre !
Stéphanie : ça alors ! c’est rigolo, ça ! tu es bien Stéphanie C ?
23/08/2010 at 15 h 57 min Liens permanent
Sans PQ ….. pffffffff ……. Bon allez, le mien c’est du Sup*r U écologique, 1 rouleau = 4, c’est déjà pas mal
23/08/2010 at 16 h 58 min Liens permanent
Oui, c’est bien moi
. Tu vas finir par croire que je te suis : Marmiton, le blog d’Hélène, La poule pondeuse, et maintenant ici 
Mais je l’fais même pas exprès, promis !
23/08/2010 at 18 h 51 min Liens permanent
Ton sujet a beaucoup d’intérêt pour moi car depuis des années je m’inquiète pour notre planète et il y a longtemps que je suis une écolo emmerdeuse aux yeux de ma famille mais j’assume et j’en suis même fière !
Je n’ai pas eu le temps de lire tout ton post ainsi que les commentaires car je pars en vacances demain très tôt et rien n’est prêt mais je souhaitais participer tout de même un peu au débat !!
Moi, je mange pas mal bio mais pas toujours car c’est cher mais je ne mange aucun plat industriel, ma voiture reste dans le garage (je vis à Paris), j’achète des produits de saison pour la bouffe, j’essaye d’acheter français ou européen, j’utilise des produits ménagers et cosmétiques bio ou qui respectent l’environnement …
« si la Terre est malade, les fils de la Terre le seront aussi », c’est un proverbe indien je crois et je l’aime beaucoup.
Est-ce 1 problème de riches ? Oui et non, oui car dans les pays « pauvres », leur souci est d’avoir de l’argent pour manger et l’écologie passe en dixième plan, j’ai pas mal voyagé et j’ai vu des désastres écologiques dans les pays dits « pauvres » et non, car notre Terre est notre maison et nous devrions tous la protéger.
Oui aussi car ce sont les pays riches qui ont abîmé notre Terre alors donner des leçons de moral aux pays pauvres et/ou en voie de développement aujourd’hui, c’est un peu facile !!
Je résume peut être trop mais je suis speed et j’espère revenir sur ton blog pour être un peu plus précise car j’ai toujours beaucoup de choses à dire sur le sujet.
Il est important à mes yeux d’éduquer nos enfants sur le fait que notre planète est notre bien le + précieux mais aussi le + fragile et tous nos petits gestes écolos au quotidien sont importants .
Super sujet Ficelle !!! A bientôt, je pars faire ma valise et celle de ma fille ( j’ai tellement de choses à prendre pour la petite que pour moi, il me reste la place pour 3 culottes mais les parents qui partent en vacances connaissent bien le problème !! ).
23/08/2010 at 22 h 32 min Liens permanent
Arrgh Ficelle! Je suis très bon public pour ce genre de discussions mais il faut d’abord que je te dises, tu vis dans une ville pleine de librairies (sauf si elles n’avaient pas le livre que tu cherches…) et tu « consommes »
beaucoup de livres!!! Et je ne te dis pas de venir absolument me voir, bien sûr, fais un geste pour la planète librairie, en faisant fonctionner ces commerces de proximité…
Bon voilà j’ai poussé mon cri! Pour ce qui est de l’écologie at home, je forme déjà mon amoureux qui lui vient de l’ouest (et donc n’est pas influencée comme en alsace par nos amis écolo allemand depuis 20 ans).
Le tri est une évidence, pas de sac plastique en courses ou des solides réutilisables sinon un panier ou un pochon en tissu. Grâce à toi ficelle je n’achète plus de mouchoirs en paquets individuels depuis que tu m’as suggéré de les prélever dans la boite distributrice en carton et de les fourrer dans un mini pochon dans mon sac!Des légumes bio livrés au taf (on a converti nos collègues) par une Amap, des courses tous les 15 jours faites en centre ville à vélo ou à pied et une virée en Allemagne toutes les 6 semaines pour aller chercher les couches, la lessives et l’épicerie bio, en voiture auto-partagée! Des couches jetables pour baby mais écolo ( of deutschland) lingettes en coton réutilisables aussi pour mon démaquillage, peu de vêtements (offerts et fabriqués maison) pour la poulette, pour moi à 60% fait maison avec la ferme intention d’aller à 90 % (je me garde le plaisir de m’acheter des petites culottes et cie).J’ai fait tourner les biberons et le stérilisateur pour une copine jeune maman, je culpabilise lorsque je passe une soirée à coudre et que mon fer à repasser est branché tout le temps alors quand j’y pense je baisse le thermostat Mon homme adorerait remplir sa penderie, je lui explique qu’il n’en a pas besoin , de temps en temps, en solde, un craquage s’impose.Je l’entraine à avoir besoin de moins de choses en partant en vacances pour 3 semaines avec un sac à dos pour nous 2 et une petite valise pour la poupette, et tous les ans on se rend compte qu’on emmène trop, ça aussi c’est bizarre, ce besoin de posséder, hein? Nous privilégions aussi ce qui dure plus longtemps, on donne tous nos livres (parce que on lit comme des libraires) à Emmaus ainsi ce qui est réutilisable dans la maison (électroménager,vêtements, meubles). J’ai expliqué à mon homme que les Veja (baskets super écolo gentilles brésiliennes) ça se mérite (parce que j’éteins la lumière derrière lui et coupe souvent le radiateur en hiver, un plaid, une couette et hop un peu d’intimité à l’abri du froid;-), mais je crois que tout doucement il s’y faitAu final nous dépensons moins, nous avons poussé le vice anti-consommation (ça c’est ma façon de voir la chose) en fermant nos comptes courants, un seul compte en banque pour deux, chacun son épargne et c’est toujours ça de moins qui passe dans les agios pour arrondir les primes de ma gentille conseillère bancaire!
Si on apprend à dé-consommer à 30 ans j’espère qu’on sera capable d’apprendre à nos enfants que certaines choses sont nécessaires et pas d’autres… sans faire de nous des monstres ou des asociaux (Je milite déjà contre la console de jeux à 4 ans ou le portable à 10 ans ). continuons sur cette route, moi ça me rend heureuse de réfléchir avant d’agir (pour un bélier…), Sorry pour la tartine!
24/08/2010 at 7 h 16 min Liens permanent
@Clémentine, si ça te motive, j’ai gagné les deux heures qu’il m’a fallu pour pondre ce post! Concernant le tri, je le fait pour les papiers/cartons/bouteilles et pour le verre + le compost à présent. J’ai toujours quelques hésitations quant à ce que j’ai le droit de mettre à la benne ou non. Mais bon, je suis surtout hallucinée par tout ce que je mets dans mes poubelles de tri… D’où le désabonnement à l’un de mes deux quotidiens papier. Dans ce sens, je me rends compte que je ne travaille exclusivement que pour des supports papier, soit autant d’arbres morts qui finissent dans la poubelle de tri des ménages pfff…
@Jupete, c’est clair que rien qu’en fringues, tu fais des économies monumentales par rapport à moi en les confectionnant toi-même. Je me rends compte qu’en bossant moins (et en stressant moins pour mon revenu à la fin du mois – je suis payée à la pige et ne gagne jamais la même chose d’un mois sur l’autre), j’aurais aussi moins de sous à dépenser en conneries et plus de temps pour profiter des choses sympa (bouquiner, bloguer, m’occuper de mes gosses, de mon mari et de mes amis). Un cercle vertueux en somme!
NB: Mea culpa pour Amazon… La mauvaise habitudes de vouloir tout le plus rapidement possible…
24/08/2010 at 15 h 20 min Liens permanent
Merci pour le résumé et bravo pour toutes ces bonnes résolutions ! J’ai la flemme de faire mon auto critique écolo avec mes bons et mauvais points mais j’essaie régulièrement de faire mieux. Nous sommes maintenant dans une maison (ce qui est moins écolo en soi) mais avec possibilité de l’aménager plus écolo (isolation par ex). Ceci dit certaines options sont très difficiles à mettre en place (comme la chaudière à bois par ex -pas assez de place-, ou la géothermie -nous sommes sur des carrières, interdit de creuser). Pour d’autre encore on ne sait pas si finalement c’est vraiment écolo (par ex les panneaux photovoltaïques sont une énergie renouvelable mais faits avec des composants ultra polluants). Par contre il est plus facile de réaliser certaines économies (par ex avoir sa propre facture d’eau : aïe aïe ! ça motive). Enfin mon tendre et cher n’est pas toujours convaincu par mes propositions…
26/08/2010 at 20 h 40 min Liens permanent
Ah la simplicité volontaire ! Depuis ma 2ème grossesse, je m’intéresse beaucoup à cette philosophie de vie… J’ai commencé avec « l’art du désencombrement », livre qui m’a petit à petit amené à cheminer sur mon mode de vie. J’ai donc changé pas mal de choses dans ma routine, par exemple, j’ai viré tout le jetable (quasiment) chez moi ou encore, je récupère l’eau du bain des enfants pour mes toilettes… Mais bon, y a des choses sur lesquelles je ne suis pas prête : la télé par exemple, mon chéri y est trop attaché ; la voiture, ah là non c’est pas possible, m’dame ! Je crois que le principal, c’est d’y aller à son rythme.
Il y a un forum que j’aime beaucoup sur le sujet, avec pleins de trucs pratiques pour la vie quotidienne : http://simplicitevolontaire.bbfr.net/index.htm
En tous cas pour moi, bien sûr une action collective aurait beaucoup plus d’impact, ceci dit, je ne pense pas que la société actuelle soit prête pour des changements radicaux, donc, si chacun fait un peu, c’est toujours ça de pollution ou gaspillage en moins ! Et comme ça a été dit ici, l’exemple est le meilleur moyen de convaincre…
Ma nouvelle philosophie de vie : Travailler moins pour vivre mieux ! J’adooore…
29/08/2010 at 18 h 34 min Liens permanent
Super intéressant.
J’essaye aussi dans la mesure du possible de consommer moins.
D’ailleurs l’autre jours ma fille as dit a une de ses copines de 7 ans qui joue avec un vrai téléphone portable que ses parents n’utilise plus
« moi avec ma maman ecolo je suis pas prête d’en avoir un, le sien est plus vieux que le tiens et elle veux pas changer »"
A cette maman ecolo, son fils aussi c’est fait remarqué a l’école, la maitresse demande un cahier de brouillon, on fais ensemble avec des reste de cahier et une couverture et bien la maitresse pas ok, lui en a donné un acheté dans le commerce.
Pour les fringues, je couds, customise ou achète en foire a tout ou dépôt vente
Les légumes c’est 90% du jardin, avec eau de pluie et sans rien juste de l’huile de coude
la viande, je limite j’en fais juste pour les loulous accueilli et lorsque l’on reçois et encore pas toujours
Pas de sopalin,très peu de mouchoirs en papier je compte d’ailleurs finir ma boite et ne pas en acheter d’autres
A chaque fois que je veux faire un achat, je me laisse un temps de réflexion, bon j’achète du matériel de pue pour mon boulot mais bon je dois bien bosser
Pour les livres bibliothèque, mais bon c’est parfois dur d’attendre plusieurs mois pour avoir le livre
Parfois, je craque et après je m’en veux
Pour la voiture je bosse a la maison donc déjà je limite et ensuite je cumul toujours du style piscine puis course a la biocoop, bibliothèque et course
Pour la TV mon homme est pas pres mais comme on as une tres tres vieille TV un jours elle vas bien nous lacher, et alors on verras bien
Le plus dur c’est les anniversaire et noel, je voudrais faire des cadeaux maison mais mon homme est pas toujours ok, alors je jongle, j’offre de plus en plus souvent de la bouffe ou autre produits bio et/ou de proximité pour convertir
voila pour moi
billet qui donne envie de refaire un point et de voir sur quoi encore évoluer
29/08/2010 at 19 h 08 min Liens permanent
@La Poule, c’est vrai que la maison, on commence à y penser, mais on prendra une « custumisable » si possible (caves pour chaudière bois, possibilité d’installer un poele etc.). Bien sûr pas question de faire construire: sus à l’étalement urbain!
@Sabinounette, merci pour le lien! Concernant le travail, j’adhère assez à cette nouvelle philosophie que pourtant, je trouve difficile à appliquer (un comble), après des années à penser « travailler plus pour gagner plus »… Par rapport au jetable, on termine nos rouleaux d’alu ou de film plastique et place aux tupperwares et autres bocaux. Quant au PQ, ça y est, ce qui reste c’est pour les invités – même chéri a convenu que c’était mieux de se laver les fesses
@assmatcoco, j’essaye de toutes mes forces de moins acheter mais c’est TRES difficile. Je tente de limiter les dégâts en achetant d’occasion (notamment les couches lavables, plutôt que les Bum V4 et les Tot bots neuves sur lesquelles je lorgnais pour la rentrée en crèche de BB2, je me suis rabattue sur le site La Bourse aux couches). Malheureusement ça ne marche pas à tous les coups: j’ai loupé un joli manteau sur Ebay pour ma puce et lui ai finalement acheté un manteau neuf chez DPAM. Idem, je viens de craquer sur un porte-bébé laotien (ici: http://www.lunesetlutins.com/article-acheter-laotien-akha-biladjo-ecru,235,19,1.html#info) après une rencontre de mamans porteuses pfff…
29/08/2010 at 19 h 20 min Liens permanent
Pour le Pq , je suis en train de mis mettre d’abord moi pour tester et je commence a en parler a mes loulous et mon homme
on verras bien leur réactions
29/08/2010 at 20 h 11 min Liens permanent
Très joli le porte BB laotien ….
!!!!!
Je viens de causer PQ et lingettes lavables : tu aurais dû voir la tête des mecs !!
30/08/2010 at 10 h 32 min Liens permanent
bonjour,
c’est un long chemin pour changer son mode de vie. On tente un truc et quand on maitrise , ça emmene à autre chose. J’avoue que j’en suis qu’au début.
De plus, du fait de mon boulot ( infirmiere, où l’usage unique donc le jetable a été un réel progrés dans notre pratique), je vois des microbes partout et avait tendance à tout jéter. me voilà donc en complete dissociation: au boulot promotion du jetable pour eviter la proliferation des infections nosocomiales ( avec moderation car on se fait sinon taper sur les doigts par l’econome de l’hosto) et à la maison où je passe petit à petit au tout lavable ( couches; lingettes …).ça a été une veritable réeducation pour moi pour depasser tout ces blocages liés à la société de consommation et à mon job. Le regard sur ma consommation de produits au boulot a d’ailleurs changé. je suis effarrée du gaspillage que l’on y fait.
Je rebondis sur ce qu’a dit beatrice: j’aurais du filmer la tete de mon hom quand j’ai parlé de supprimer le papier toilette.
desolée pour le pavé
05/09/2010 at 22 h 22 min Liens permanent
Une lecture qui peut aller dans ce sens (pff la libraire qui se ramène…) Accélération, une critique sociale du temps, Hartmund Rosa ed La Découverte.
Mon grand père, super open sur ses contemporains, m’a envoyé l’interview de ce monsieur, il lit le livre, je lui demanderai une fiche de lecture….(oui je suis libraire mais j’ai l’impression que lire des essais est hors de ma portée). Ce Monsieur Rosa nous explique comment la société (de consommation, du travail) nous mange notre temps et nous fait « croire » qu’on en a plus…J’ai pensé à vous et à cette discussion quand je l’ai lu car je trouve que ça se marie très bien avec les réflexions que tu as lancé, Ficelle.
Ça trottait dans ma tête et j’en avais marre de me ronger les sangs et de dire à tous le monde « pff j’ai plus de temps pour moi, pour ma fille, pour coudre, pour lire, pour être avec mon mec, gnagnagnagnan… » . Enivrée par mon propre discours, après l’avoir lu cet article et réfléchi, j’ai compris que le temps est là , il ne tient qu’à moi de le prendre et d’en faire ce que je veux…J’ai décidé que je patienterais pour déménager :j’avais envie d’espace…soit, on peut aussi vider l’appart’, ne garder que ce que l’on aime et qui nous est utile et remettre à plus tard un moment qui coute de l’énergie et de l’argent quand ce sera nécessaire, genre 2ème enfant (qui patientera histoire que je prenne le temps avec la première). Je ne me sens plus étouffée , je dors mieux, même si je me couche plus tard parce que j’écris des tartines chez Ficelle, que je câline mon homme et bouquine après tout ça! Si on prend le temps de réfléchir à ce que l’on n’achète pas et à ce que l’on ne consomme pas , on peut prendre ce temps précieux d’être et de vivre, la boucle est bouclée?
06/09/2010 at 8 h 54 min Liens permanent
Ce commentaire me fait bien plaisir
Je suis en train de lire « La simplicité volontaire plus que jamais » écrit dans les années 80 par un auteur québécois. C’est dire que cette idée de valoriser l’être sur l’avoir n’est pas nouvelle… Un billet prochainement sur les conséquences de cette « découverte »!
06/09/2010 at 11 h 32 min Liens permanent
Tu demandes « est-ce trop extrême ? » : je ne crois pas que cela puisse l’être tant que tu as décidé toi-même des actions que tu pouvais mener à ton échelle.
Quant à l’idée que ça puisse être une préoccupation de riches, ça l’est sans doute pour certains points (se nourrir « discount » est rarement compatible avec se nourrir « bio ») mais au final, la prise de conscience écolo s’accompagne souvent d’une baisse de la consommation et donc des dépenses
En ce qui me concerne, certains gestes écolos m’accompagnent depuis que je suis gamine : mon grand père était un « recycleur » dans l’âme, adepte du compost pour éviter d’avoir à trimballer trop souvent ses déchets aux containers (qui étaient à quelques kilomètres de sa maison). Il gardait le moindre morceau de papier pour réécrire dessus, lisait principalement les livres issus de la bibliothèque communale qu’il gérait, etc. Ce grand père là était pourtant un parisien, plutôt nanti, mais tous les étés il passait 3 mois à la montagne, et c’est là qu’il appliquait avec le plus de ferveur ses principes écolo avant-gardistes
Du coup, le recyclage est notamment un geste naturel chez moi. Je vis en appartement mais j’ai une petite caisse à compost sur mon balcon… ça ne me sert évidemment pas pour mes trois pauvres plantes, mais la mairie propose de le récupérer, ou alors je le donne à mes parents qui ont un grand jardin à entretenir.
Comme plusieurs autres qui se sont exprimés ci-dessus, je n’ai pas la télé (là encore, j’ai grandi sans jusqu’à 20 ans, ça ne me pose donc pas vraiment de problème) mais l’utilisation intensive que je fais de l’ordinateur annule sans doute ce « geste » là…
J’avoue que je ne me sens pas prête, en revanche, à la suppression du PQ ! En règle générale, j’essaie au maximum de réduire ma consommation de produits non recyclables/biodégradables (plastiques, alu…), mais quand il s’agit de papier, je suis moins regardante, je me contente de choisir des papiers recyclés, biodégradables et/ou issus de forêts gérées. Et comme Béatrice, je prends du PQ « éco », recyclé, compact, avec un rouleau qui correspond à 4 rouleaux « standards »… cela dit, il y a 2 ans, j’aurais sans doute été sceptique si on m’avait parlé de troquer mes tamp*x contre la mooncup, donc rien ne dit que je ne finirai pas aussi par me passer de PQ
Surtout, surtout, j’essaie de boycotter au maximum les produits « suremballés ».
Pour finir sur ce « besoin de posséder », j’avoue que, dans la mesure où je n’ai jamais manqué de rien, je ne comprends pas d’où il vient. Mais depuis la naissance de mon fils, le ralentissement de ma vie professionnelle et, du coup, de mes revenus, j’ai été obligée, par la force des choses, de réduire ma consommation. C’est simple, avant, quand quelque chose me faisait envie, je ne me posais même pas la question du besoin que j’en avais, je l’achetais. Aujourd’hui, je n’achète quelque chose que si, vraiment, j’en ai besoin. En terme de vêtements, j’en achète évidemment quelques uns pour mon fils (le premier de ma fratrie, donc forcément moins de récup possible) mais très peu pour moi (le fait que je n’aie toujours pas retrouvé mon tour de taille n’y est évidemment pas non plus étranger…) et je me rends finalement compte que j’ai largement de quoi faire dans mon placard
Ça m’amène au dernier point et après j’arrête mon commentaire-fleuve, promis : le troc. Le concept me plaît, mais pour l’instant je n’en ai entendu parler que pour les vêtements, or je m’achète peu de vêtements et pas forcément très haut de gamme et j’ai tendance à les porter jusqu’à ce que mort s’en suive, donc je ne crois pas que quiconque puisse être intéressé ^^ Les quelques fois où je veux me débarasser d’un vêtement qui ne mérite pas d’être recyclé en chiffon, je donne (Emmaüs, Croix rouge…).
Ma seule grosse « casserole » écolo, je me la traîne depuis 19 mois, c’est l’utilisation de couches jetables, même pas biodégradables. J’ai beau savoir que c’est nul, j’ai eu beau en prendre conscience avant même l’arrivée de mon fils, je n’arrive pas à me lancer sur le lavable. Je dirais bien que ça changera peut-être avec le second, mais honnêtement, je n’arrive pas à y croire sincèrement. Ça me paraît trop lourd, tant en terme d’investissement, qu’un terme de temps… et d’espace (en appartement, avec une salle de bains de 2 m2 et un balcon ensoleillé, je ne sais pas où je pourrais même les couches en attente de lessive sans mourir asphyxiée).
06/09/2010 at 11 h 35 min Liens permanent
… je suis désolée, je ne m’arrête plus… mon dernier point me fait penser à une question que je me pose souvent quand je réfléchis aux attitudes écolos : quand on passe du jetable au lavable, on réduit évidemment les déchets. Mais on augmente aussi, quasi systématiquement, la consommation d’eau nécessaire à nettoyer ce qui va être réutilisé. Du coup je me sens parfois un peu schizophrène !
06/09/2010 at 13 h 12 min Liens permanent
Très intéressant cet article, ainsi que tous les commentaires !
et on a maintenant en permanence un séchoir dans le salon + quelques couches accrochées sur le balcon. C’est pas l’idéal, mais ce n’est pas un obstacle majeur pour nous.
Moi aussi j’essaie de passer au lavable, d’acheter « mieux » mais je suis loin d’être parfaite… Pour répondre à la question des couches, c’est sûr que c’est un investissement financier (même si on peut acheter d’occas, trouver des bons prix etc) et en temps. Pour le séchage et stockage, j’ai mis un seau dans ma sdb de 2m2
06/09/2010 at 13 h 53 min Liens permanent
@Clot, sur les couches et globalement le passage du jetable au lavable: si les produits jetables ne nécessitent pas d’eau pendant leur brève utilisation, ils en consomment en grande quantité lors de leur fabrication (4000 contre 35 environ pour les couches… et les miennes servent déjà pour deux enfants, peut-être trois). Mes couches à moi sèchent dans mes grands chiottes ou dans le bureau de mon mari (on a un grand appart’ je reconnais) mais surtout je les stocke sales dans ma machine à laver directement! Pas d’odeurs donc ni de transvasement! Le PQ honnêtement, c’est tellement facile de s’en passer que je ne sais pas pourquoi j’ai attendu autant! Je suis aussi adepte (convertie par la Poule) de la Lunacup, utilisée une fois seulement pour cause de grossesse et d’allaitement prolongée! Pour les lochies, j’ai utilisé des serviettes jetables (Natracare) au début (flux hyper important) puis du lavable (serviettes et protège-slips Imse Vimse). No souci!
!
Pour ce qui est de l’investissement de départ pour les couches, j’ai ai quelques-unes à vendre si tu veux te lancer à bas prix sur ton grand
@MellePompoms, merci merci
06/09/2010 at 22 h 04 min Liens permanent
Bon posons les bonnes questions, tu as ficelle des toilettes super hyper grandes dotées d’un lavabo et d’une machine à laver, mmmhhh est ce que tout cela ne facilite pas l’usage de lingettes lavables pour les fesses adultes?
Moi j’ai toujours rêvé d’avoir un bidet, y’en a plus nul part…quel dommage, non? Pour les protections féminines, j’ai décidé de prendre la pillule en continu donc plus de règles (vu qu’elles ne sont pas naturelles mais dites de « privation » d’hormones), bon du coup je me bousille certainement la santé en absorbant une quantité phénoménale d’hormones, j’attends avec impatience, le stérilet sans hormones conçu pour les femmes comme moi qui ont des sérieux problèmes de circulation, je remettrai en route ma fleur cup!
Pour le fameux Hartmund Rosa, mon papy m’a envoyé un mail pour me confirmer que l’interview est plus digeste que le bouquin, jetez un coup d’oeil dans le monde magazine du 28 août…
Pour les couches lavables je pense comme exactement comme Clot (+ mon mec super récalcitrant, j’ai pas encore pigé pourquoi), donc je culpabilise à chaque couche jetée, bon y’en a moins maintenant (me dit ma mauvaise conscience…)…
08/09/2010 at 15 h 40 min Liens permanent
pour réagir en vrac à ton article et à différents commentaires, j’avais déjà entendu parlé de ce bouquin et de la démarche de cette famille et le témoignage me paraissait intéressant surtout parce qu’effectivement c’est un citadin qui ne renonce pas à la ville, à l’opposé de beaucoup de vocation écolo extrême qui sont axée retour à la nature… donc ça me parle plus que l’idée de monter un potager dans mon appart parisien!
pour ce qui est de l’abandon des machines modernes, j’ai un doute sur l’utilité de la chose : il me semble bien qu’une machine à laver (moderne j’entends) utilise moins d’eau et d’énergie qu’un lavage manuel, non ? surtout si c’est moi qui le fais, soit dit en passant !
je vais tenter d’aborder le pq lavable à la maison… on a déjà les couches lavables (à condition que ce soit moi qui change les couches…) et les lingettes lavables quasi pour tout, on peut essayer d’élargir aux toilettes pour adultes! je crains néanmoins quelques rebuffades, mais rien ne m’empêche de le faire pour moi et les enfants d’abord si les autres n’en veulent pas…
côté achats compulsifs, ça n’a jamais été trop dans mes habitudes. par contre j’ai un mal fou à me débarrasser des choses, donc ça s’entasse, on conserve une quantité de trucs qui ne servent à rien… et malgré un grand appart on n’a jamais assez de place ! monsieur voudrait déménager ou tout jeter, moi je voudrais déjà prendre le temps de trier !
je ne vais pas faire le tri des bons points et des mauvais points dans notre vie quotidienne, on peut toujours faire plus ou mieux et je m’y emploie progressivement, ou plutôt par crise
et pour revenir un commentaire ci dessus, pour être récemment devenue une assidue d’un grand hôpital public parisien j’ai été surprise par l’option « tout-jetable » qui y règne. draps, serviettes, blouses, tout est jetable. j’imagine qu’il y a une réelle facilité pour le service et je ne suis pas qualifiée pour estimer le vrai besoin vis à vis de la lutte contre les maladies nosocomiales (mais le jetable n’est pas plus stérile que le lavable), mais ça me choque un peu et surtout je ne suis pas sûre que ce soit posée la question de ce qui est réellement utile dans cette affaire…
sinon je rêve de me mettre à la couture, pour reprendre mes fringues trop grandes / trop petites, rafistoler celles des garçons, et éventuellement transformer ci en ça ou autre au lieu de juste jeter / donner…
08/09/2010 at 17 h 35 min Liens permanent
Moi aussi j’aimerais apprendre à coudre! Je suis sûre que ça m’amuserais… Et que ça serait plus économique que de donner ou jeter (quoiqu’honnêtement je ne jette quasiment rien, en tout cas pas avant la phase « torchon »). Ma mère est assez bonne (moi bonne que Jupete
) mais j’envisage plutôt un petit cours vue la pédagogie dont ne fera pas preuve (suffisamment pour moi) ma génitrice… Suite au prochain épisode.
), DVD etc.
En tout cas, me voilà ENFIN!!! abonnée à la médiathèque gigantesque de mon quartier! Plus d’excuse pour dépenser des 1000 et des 100 en bouquins (désolée Jupete, je n’achèterai plus que les livres dont je suis fan, mais promis, je viendrai les commander/acheter chez toi plutôt que sur le net
08/09/2010 at 22 h 50 min Liens permanent
Hey Ficelle! merci pour les compliments, mais surtout bravo pour la médiathèque, il faut que je re-prenne ma carte!
Sachez mesdames que la couture c’est avant tout apprendre à se servir d’une machine, et ça un mode d’emploi le fait très bien, en cas de mère pas pédagogue…C’était la cas de ma maman, donc j’ai appris grosso modo et pour le technique je me plonge dans les bouquins, je pensais avoir une mémoire des mains mais je constate qu’en « prenant le temps » de lire correctement je comprend aussi « avec mon cerveau »….Après pour coudre, et être fière du résultat il faut accepter de vivre au ralenti.C’est plus rapide que le tricot, certes, mais l’art des belles finitions et du détail…ça…je suis en plein dedans, je veux être plus minutieuse et du coup me permettre plus de créativité et en même temps acquérir plus de technique, mes soirées ne suffisent pas toujours, tiens, je prendrais bien deux jours de congé pour finaliser quelques projets
09/09/2010 at 14 h 38 min Liens permanent
whoua quel article et quels commentaires. Difficile de commenter avec une missbébé endormie sur les genoux mais ça m’ouvre plein de pistes…. Ici pas de voiture, du chauffage central, de + en + de bio, douches ou bains collectifs, pas trop de fringues, mais couches jetables et millions de livres, télé et gadgets Apple (Monsieur a craqué pour l’Ipad pour la + grande joie de toute la famille, pas bien …!!)
10/09/2010 at 14 h 30 min Liens permanent
@AnSo, pour l’utilisation de la machine à laver, certes elle utilise moins d’eau, d’énergie et de détergent, mais quid de l’impact de sa fabrication et de son recyclage (ou pas) ? Je n’ai pas la réponse (par contre j’ai un lave vaisselle et un lave linge…), mais je me demande combien de temps il faut la garder pour que ce soit rentable environnementalement (ça doit dépendre du modèle notamment…).
@jupete, si tu veux un stérilet sans hormones il y en a au cuivre. Ce n’est pas forcément adaptées pour toutes (je crois que ce n’est pas recommandé pour les règles très abondantes par ex) mais tu peux toujours en parler à ton gynéco.
@clot, la problématique eau vs déchets est réelle, ceci dit en France on n’est pas trop pauvre en eau (enfin ça dépend des régions et des saisons mais bon…) par contre on n’a pas trop de place pour stocker des déchets.
Sinon je me suis mise aussi au PQ lavable, en fait c’est simple car les WC sont dans la salle de bains avec juste à côté le seau à couches sales et le tas de lingettes propres pour le change. Donc tant qu’il y aura un gosse en couches à la maison, c’est plus ou moins invisible. Je n’ai encore rien dit à mon homme, j’ose pas imaginer sa tête…
10/09/2010 at 17 h 16 min Liens permanent
@La Poule, hahahahah! TROP BIEN!! Bon je suis contente… Et en plus c’est pas moi la suiviste sur ce coup-là
10/09/2010 at 20 h 04 min Liens permanent
@La Poule, tu nous raconteras, hein, sa réaction quand tu lui auras dit ….!
10/09/2010 at 22 h 44 min Liens permanent
ha ha ha ! c’est moi qui suis bien attrapée dans l’histoire parce que j’en ai parlé pour susciter les réactions et le débat, je n’imaginais pas que cela ferait des émules !!
pour l’instant j’ai pas cherché à mettre ça en place chez nous, parce que, sans lavabo dans les WC, les lingettes en polaire ça ne me parait pas gérable. alors, bravo à vous !
18/11/2010 at 22 h 08 min Liens permanent
Du mal à me lancer sur ce sujet qui me tiens pourtant plus qu’à coeur…
Et pis j’ai de la chance, j’ai jamais eu d’habitudes de grosse conso de fringues : passée l’euphorie des premières payes il y a 10 ans, j’ai repris mon rythme de « simplicité volontaire qui s’ignorait »…
Pour faire un petit topo, par chez moi, j’ai enfin osé les couches lavable au 2e enfant (et une fois un bon modèle trouvé, on s’est fait des ateliers couture avec une cop’s pour avoir des couches moitié prix !), la LunaCopine à remplacé les tampons et serviettes (en partie, hein ! Avec un stérilet au cuivre, y’a toujours 24h où il faut ceinture + bretelles !!!) grâce à la basse-cour, on trie depuis toujours les déchets (vive la culture suisse), les habits des enfants sont à 95% de l’occas’ (transmis dans la famille ou par lot sur Ebay), idem pour tous les articles de puériculture (qui sont en ce moment tous par monts et par vaux chez des amis avec bébé), je réutilise les sacs de congélation après lavage, je garde les vieux t-shirt élimés pour des chiffons, les vieilles culottes pour faire briller les chaussures, les vieux jeans pour faire des sacs à tout…
M’enfin, faut dire, ça aide d’être un peu radine… on cherche toutes les combines et on fait du « no impact » sans que ce soit l’intention première… Du coup, on remet toujours à plus les achats divers, du coup, souvent l’envie ne revient pas… Et pis quand elle revient, je prend les temps de réfléchir et choisir de la qualité (QueChoisir m’aide bien !)
mais…
Pour pouvoir réutiliser, récupérer, économiser… il faut du temps, certes (quand on aime on ne compte pas, dit-on !) mais aussi surtout beaucoup de place. (Faut bien les stocker les élastiques de culottes qu’on garde. Idem pour les fermetures éclair des pantalons troués ou les bocaux vides ou les fringues de la taille du dessus.)
Bref, c’est là que deux philosophies qui se pensaient amies s’entrechoquent : pour « désencombrer » il faut avoir une gentille grande surface à coté de chez soi pour acheter au compte goutte JUSTE ce dont on a besoin (ça induirait pas du sur-emballage ça, d’acheter en petite quantité ?). Et si on veut récupérer un max et ne pas jeter inutilement, il faut stocker et « posséder »…
Bref, c’est pas si simple…
Mais bon, l’important c’est de faire du bien à la planète, non ? (Tout en donnant de bonnes habitudes à nos enfants !)
Et pis… moi j’adore me retrouver à faire des gestes que ma grand-mère faisait, que je trouvait complètement superflu à l’époque et qui avec le recul sont les « bonnes solutions » pour gaspiller moins, faire durer plus, réutiliser bien et s’économiser soi. Comme quoi, les anciens…
Voilà ma petite pierre à l’édifice… Ca fait plaisir de voir que la simplicité volontaire peut faire des émule même parmi les citadines à tendance shopping
19/11/2010 at 6 h 51 min Liens permanent
Deux mois après mes grandes résolutions, je dois dire que les choses ont bien évolué, même si tout est 1000 fois perfectible. Le compost, on peut dans le quartier (merci à une asso très active) mais on a arrêté depuis deux semaines suite à une invasion de drosophiles et autres bestioles rampantes dans la cuisine. Pas encore trouvé la bonne solution. Désemcombrer, c’est en cours, notamment les DVD que je revends ou les sacs à main ou autres couches lavables que j’ai en trop. Toujours AUCUN achat de vêtement, je pense que ni moi ni mes gosses n’en avons besoin avant le printemps… Les soldes vont être très dures à ignorer, les habitudes ont la vie dure! Pour ce qui est de la récup, c’est clair, ça prend de la place. Je pense par exemple aux cartons des colis qui arrivent (matériel de portage pour ma nouvelle activité) que je garde pour mes envois… ça s’entasse, et c’est assez moche en déco dans mon appart! Mais bon, je persévère et j’ai la sensation que les choses ont bougé en profondeur… Merci pour ton commentaire en tout cas
07/01/2011 at 11 h 36 min Liens permanent
Sujet passionnant je trouve. Pour 2011 j’ai pris quelques résolutions…restent à les tenir. Acheter essentiellement de l’occase en vêtements, et surtout acheter moins, surtout pour les enfants. Donner tout ce qui ne sert plus à la maison, les livres déjà lus, des vêtements, ou même des objets… reprendre les couches lavables pour la petite dernière ou la nuit pour les grands (j’ai déjà testé en alternance avec des jetables). Faire un compost dans le micro-jardinet. Moins regarder la télé. Lire davantage.
Et bien sur continuer ce qu’on faisait déjà pas trop mal.
Sur le fond, il y a des choses auxquelles je ne veux pas renoncer pour l’instant. Mais je crois que réfléchir avant d’acheter est essentiel. Je suis d’accord avec un des commentaires qui dit « avant d’acheter, je repose, et je réfléchis ». J’ai pas mal pratiqué ça cette année, pour des raisons plutôt financières. En ai-je été vraiment plus malheureuse? Non. Frustration parfois mais assez passagère!
Le troc j’aimerais bien, faut que je me renseigne…
Est ce une préoccupation de riches? J’ai vécu 18 mois en Afrique noire, la réponse est oui. Mais c’est pas pour ça que c’est pas bien! Je dirais même que c’est justement aux riches (pays riches ou gens riches, même si c’est relatif) d’être vertueux, de montrer l’exemple, en tout cas c’est mon avis. Parce qu’ils ont la richesse ou du moins l’aisance, ils ont le devoir de faire mieux que ceux qui n’ont pas grand-chose, voire rien du tout. Quand je dis richesse c’est pas que matériel. C’est aussi l’éducation, la culture, l’accès à l’information. Mais ça n’empêche pas non plus de chercher à convaincre tout le monde, car effectivement, changer son comportement, au final, ça coûte moins cher. ça me navre toujours de voir des gens sans le sou acheter des plats tout prêts qualité dégueu, alors qu’ils pourraient se faire des endives au jambon ou un gratin de chou fleur pour pas cher, bien meilleur, et sans se fatiguer tant que ça.
Bon allez je suis déjà trop longue, en tout cas merci pour ce joli blog!