
Vêtements d'allaitement chez MamaNANA
« Allaitement et travail », c’est LE sujet à la mode dans les rédactions féminines actuellement. J’ai récemment travaillé sur le sujet pour l’un de mes employeurs (non paru pour le moment) et ai été interviewée à mon tour pour le magazine Marie Claire (dossier à paraître à la rentrée) sur le même thème. La faute à Elisabeth? Véritable fait de société? Je ne sais. J’ai néanmoins envie de (re)venir ici sur le sujet, d’évoquer avec vous les modalités de mon allaitement « au travail » et de vous donner quelques pistes de lectures et liens utiles. Pour la simple et bonne raison que j’ai quelques amies et connaissances bientôt concernées et que (selon moi…) ce serait trop dommage qu’elles arrêtent d’allaiter pour la simple (et mauvaise?) raison qu’elles reprennent une activité professionnelle.
Il faut savoir que toutes les mamans ont le droit de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant
J’ai conscience que tout le monde ne peut pas le faire. Autant quasiment tout le monde peut allaiter, c’est un fait, autant toutes les femmes ne peuvent ou ne souhaitent pas moduler leur emploi du temps et tirer leur lait tranquillement au boulot. Il n’empêche. On se dit souvent que ce sera trop dur, que ça ne vaut pas le coup, qu’on ne va pas en plus s’emmerder avec ça. Et bien il faut savoir d’abord que toutes les mamans ont le droit de prendre deux fois 30 minutes dans la journée (+ pause déjeuner) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant jusqu’à ce que celui-ci atteigne l’âge canonique d’un an. Mais également que l’allaitement ne surprend plus autant qu’avant et qu’avec beaucoup de naturel et d’explications, on fait avaler bien des pilules (sic) à ses collègues/chefs/clients.
Alors voilà mon témoignage… Ma fille est née fin août 2008. Je n’avais alors pas particulièrement envie de l’allaiter longtemps (mon livre de chevet de l’époque n’était pas « L’Art de l’allaitement maternel » de la Leche League*, mais « Jeune maman et paresseuse » de Frédérique Corre-Montagu…). Je savais que mon congé maternité ne durerait pas plus longtemps que les 16 semaines réglementaires (10 après la naissance), je ne me faisais donc aucun plan sur la comète quant à la durée de mon allaitement et avais acheté toute la biberonnerie indispensable avant même l’arrivée de bébé. Seulement voilà, 1) j’ai adoré allaiter (donc hors de question d’arrêter si tôt…) et 2) pas moyen de faire accepter à Miss A. le moindre biberon de lait tiré, malgré mes tentatives répétées dès ses six semaines. C’est ainsi qu’à 10 semaines, ma fille s’est retrouvée à la crèche à mi temps et allaitée… à plein temps.
Ce n’est qu’après deux semaines de calvaire (j’en ai pleuré d’incompréhension et d’impuissance) que je me suis résignée pour… le meilleur
Autant le dire tout de suite, cet état de fait n’a pas été facile ni à avaler, ni à rendre possible. J’ai d’abord âprement persévéré pour que Miss A. accepte le biberon, jusqu’à engager un jour un combat (stérile) en la privant de sein pendant plus de 12 heures afin qu’elle cède et accepte de téter le silicone… (Pitié, ne me jetez pas des pierres). A la crèche, les auxiliaires de puériculture ont également tout essayé: tétines diverses, pipette, cuillère dure ou souple, tasse. Ce n’est qu’après deux semaines de calvaire (j’en ai pleuré d’incompréhension et d’impuissance) que je me suis résignée pour… le meilleur: me rendre à la crèche deux fois dans la journée et récupérer ma fille le plus tôt possible le soir. Ce manège a duré jusqu’à ses quatre mois, âge de la diversification limitée car un peu trop précoce si l’on en croit les directives de santé publique de l’OMS, qui m’a permis de ne l’allaiter qu’à midi et d’augmenter mon amplitude horaire de travail. Je continuais alors à tirer un peu de lait, dont elle ne prenait que quelques gouttes en mon absence et dont le reste finissait invariablement dans l’évier.
Environ 6 semaines très difficiles donc, puis deux/trois mois un peu plus cool, puis enfin, aux alentours de 7/8 mois, un rythme de croisière très satisfaisant et pour elle et pour moi: allaitement matin et soir + à la demande quand nous étions ensemble. Les jours de crèche: 7/8 heures de garde (pas plus, c’est la chance que j’ai…) avec, en plus des légumes et des fruits, des petits suisses, du fromage blanc ou des yaourts. Jusqu’au jour où, à 9 mois et des brouettes, ma décision prise de la sevrer pour mettre un deuxième bébé en route, elle a accepté du jour au lendemain un biberon de lait en poudre. Lien entre son refus du biberon et mon souhait de la « maintenir » allaitée dans mon giron? Je n’ose le croire…
Neuf mois d’allaitement, premier hiver de crèche sans aucune maladie à part un petit rhume, des retrouvailles toujours savourées et une connexion jamais rompue
Malgré des débuts difficiles donc, dus selon moi à deux raisons: son entrée prématurée à la crèche pour une enfant allaitée à la demande et maternée (portée en écharpe etc.) et à mon incapacité à ne pas écouter les mauvais conseils du pédiatre (« Il ne faut pas que vous alliez à la crèche; elle sait que vous allez venir, elle vous attend, elle peut se retenir… »), nous avons fini par trouver notre rythme et notre compte à toutes les deux. Et j’en suis plus que ravie. Neuf mois d’allaitement, premier hiver de crèche sans aucune maladie à part un petit rhume, des retrouvailles toujours savourées et une connexion jamais rompue. Bien sûr, son refus du biberon n’a pu être compensé que par le fait que j’ai pu adapter mon emploi du temps à ses besoins. En revanche, si elle avait voulu du biberon, mon temps de travail en aurait simplement été rallongé (et ma paye avec
).
Pendant ma seconde grossesse, une évidence s’est imposée: pas question de mettre BB2 à la crèche aussi tôt que Miss A. Seulement, une fois de plus, pas question non plus pour moi de prolonger mon congé maternité (pour raisons financières et professionnelles). Une seule solution donc: travailler AVEC bébé! C’est une variante du thème « allaitement et travail » peu connue et envisagée, mais pourtant bien pratique. Bien sûr, encore une fois, ça ne fonctionne pas avec tous les boulots, loin s’en faut. Depuis quelques semaines donc, mon fils âgé aujourd’hui de trois mois voit bien du pays! Il m’accompagne dans tous mes déplacements, en rendez-vous ou en reportage. Pour ce qui est du travail à la maison (ITW téléphoniques, rédaction, recherches), je l’effectue quand il dort, ou bien le matin, quand son père n’est pas encore parti travailler – en horaires décalés, ce dernier est absent de 15h à 21h30 environ. Enfin, je ne fais pas de zèle et effectue l’équivalent d’un gros mi-temps en heures effectuées. Le tout, jusqu’en septembre, date à laquelle BB2 ira à la crèche trois jours par semaine (et ma fille quatre jours).
Alors, comment fais-je pour allaiter à l’extérieur? Et bien, au choix, j’interromps un entretien quelques minutes pour allaiter avant de remettre bébé dans l’écharpe où il s’endort rapidement en général, j’allaite tout en discutant (difficile par contre de prendre des notes) quand je sens que ça ne va pas (trop) gêner mon interlocuteur, ou je m’arrange pour allaiter avant et après. Un élément important: allaiter et porter (écharpe/porte-bébé divers) permettent de passer relativement inaperçu avec bébé. Pas de gros sac à langer où ranger la biberonnerie ni de poussette qui vous catalogue direct en « maman » plutôt qu’en professionnelle. Pour moi c’est important, il faut que je me sente légitime et crédible. Un autre point intéressant: un bébé détend souvent l’atmosphère avec des interlocuteurs inconnus. Il rend la prise de contact plus aisée. C’est, dans certains contextes, un bon « accessoire » professionnel donc
Enfin, on se fait souvent une montagne de ce que les gens vont penser… Or, la plupart du temps, les personnes ont elles-mêmes des enfants et connaissent les contraintes de mode de garde. Inutile de préciser que votre enfant est là par choix de votre part. On peut simplement glisser que le papa ou la nounou n’était pas disponible ce jour-là.
Idéalement, il faudrait un congé maternité plus long (au moins quatre mois) pour que le bébé ne reçoive qu’un peu de lait tiré, de carotte ou de pomme jusqu’à ses 6 mois, âge auquel démarre la « vraie » diversification
Bien sûr, ce petit jonglage entre vie pro et perso peut sembler une contrainte. Et évidemment, ça l’est un peu, même si on ne le vit pas comme un fardeau. On boucle toujours plus vite une interview quand on ne doit pas la couper deux fois pour calmer son petit d’homme ou lui donner un coup de nichon/lolo/néné… Idéalement, il faudrait un congé maternité plus long (au moins quatre mois) pour que le bébé ne reçoive qu’un peu de lait tiré, de carotte ou de pomme jusqu’à ses 6 mois, âge auquel démarre la « vraie » diversification. Il n’empêche, travailler et allaiter, c’est faisable (ça peut être plus simple que ce que je fais moi…) et pour moi, c’est souhaitable: en effet, j’aime beaucoup mon boulot et j’aime encore plus allaiter mon enfant – outre les bénéfices qu’il en retire lui.
C’est vrai que l’image que je renvoie à sans doute bien changé. Je suis peut-être cataloguée par certains comme une « maman qui veut tout en même temps ». C’est amusant, mais au départ, je crois que nombre de collègues (des deux sexes) et néanmoins amis n’imaginaient pas qu’on puisse cumuler les deux fonctions de façon aussi ouverte. Ils étaient souvent surpris de me voir débarquer au restaurant ou à une conférence avec mon bébé. Je crois qu’au fil des semaines, mon fils est rentré dans le décor. Il dort dans l’écharpe, boit son lait à la source sur les terrasses de café ou dans les antichambres des institutions locales, passe régulièrement de bras en bras. Il n’a pas l’air de s’en porter plus mal. Et puis, bientôt, à l’automne, il ne sera plus allaité exclusivement et nous aurons chacun nos univers, moi celui du travail, lui celui de la crèche. Ce qui bien sûr ne m’empêchera pas de continuer à l’allaiter.
Bibliographie allaitement:
- « L’Art de l’allaitement maternel », la Leche league (chapitre « allaitement et travail »)* / Un livre que j’ai moyennement apprécié le trouvant un peu trop orienté…
- « L’allaitement, de la naissance au sevrage », Marie Thirion / Une référence pour les connaissances techniques et les infos pratiques.
- « Guide le l’allaitement et du sevrage », Pascale Walter et Action pour l’allaitement / Complet, informatif, didactique, un des meilleurs ouvrages que j’ai lu sur le sujet.
- « Allaitement maternel, la voix lactée », Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau / Concis et utile pour démarrer.
- « Allaiter, c’est bon pour la santé », C.S. Didierjean-Jouveau / Sur les bénéfices de l’allaitement.
- « Petit guide de l’allaitement pour la maman qui travaille », C.S. Didierjean-Jouveau / A lire absolument! Seul défaut: un peu trop light…
Liens utiles:
www.lactissima.com (nombreux témoignages de mamans qui allaitent en travaillant… Véronique Darmangeat, la consultante en lactation auteure du blog, publie également un livre sur le sujet à l’automne.)
www.mamanana.com (parce qu’il faut être un minimum équipée pour ne pas se retrouver à poil devant ses collègues…)
05/07/2010 at 13 h 57 min Liens permanent
Bravo pour cet article et le partage de ton expérience !!
Oui, on peu allaiter en travaillant si on le souhaite. C’est parfois un peu (beaucoup) galère …. mais on (le BB et/ou la maman) en retire beaucoup de satisfactions. J’ai toujours eu la chance de pouvoir le faire « calmement » sans avoir à justifier mon choix, même il y a 17 ans pour le premier (ce n’était pas trop la mode …).
Bonne continuation à vous 2
05/07/2010 at 16 h 41 min Liens permanent
Super article ! Je l’attendais avec impatience (au passage, c’est super d’avoir prévenu du prochain sujet d’article) !
Hélas, pour les emplois de bureau c’est un peu compliqué à mettre en place…
Moi j’envie les scandinaves qui ont le temps de prendre leur temps après la naissance de bébé…
05/07/2010 at 18 h 43 min Liens permanent
Pour mon 1er allaitement, j’ai connu le même souci que toi. Mon fils refusait de boire du lait autrement qu’au sein et pourtant, il avait presque 4 mois en entrant en crèche.
A la crèche, les assistantes avaient tout tenté mais mon fils en était au point où il ne montrait aucun signe de faim. Il attendait patiemment que je vienne le chercher et se rattraper entre 17h00 et le lendemain matin.
Je ne pouvais pas faire d’aller retour dans ma journée, mon boulot étant à 20 min aller de la crèche. Les assistantes m’ont donc vivement conseillé d’arrêter totalement le sein… ce que j’ai fait à contre coeur. Par contre j’ai continué de lui donner mon lait au biberon.
Pour ma fille, j’ai introduit un biberon beaucoup plus tôt et elle passait du sein au biberon sans soucis.
J’ai pu tirer mon lait au travail pour continuer de l’allaiter à 100%.
Je pouvais tirer mon lait à l’infirmerie en demandant la clé.
Une de mes amies a aussi pu allaiter sa fille jusque ses 1 ans en tirant son lait le midi au boulot.
Ma soeur n’a pas réussi à continuer l’allaitement à 100%… dès la reprise du travail, son lait s’est tari mais elle a continué à donner une tétée le soir et le matin.
05/07/2010 at 19 h 15 min Liens permanent
Je crois que la clé c’est de savoir que de nombreux scénarios sont possibles et que reprise du boulot n’est pas égal à sevrage. Bien sûr, poursuivre un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois est, semble-t-il, assez difficile si l’on reprend aux 10 semaines du bébé… Mais l’image de l’allaitement change et mère allaitante ne veut plus dire mère au foyer.
(Et mon écharpe Colimaçon est juste tip top… classe et légère, j’adore!)
Il y a aussi le côté hyper pratique de l’allaitement. Exemple encore aujourd’hui où j’ai passé plus de 3h au conseil municipal de ma ville et fait quatre interviews avec BB2 en écharpe. Je suis montée dans les tribunes pour allaiter discrètement avant de redescendre discuter avec les élus locaux. Résultat, mon fils est un journaliste reconnu, star international de la rizette politique
05/07/2010 at 21 h 07 min Liens permanent
Merci pour votre article. J’ai une petite puce de 5 mois, que j’allaite encore à 100%. J’ai repris le travail à mi-temps à ses 4 mois, et à plein temps la semaine passée.
Chez sa nounou, ma fille boit du lait que je tire en journée, au boulot. J’ai eu de la chance, elle a immédiatement bien voulu du biberon de lait tiré, et la nounou s’est adaptée sans problème à l’idée de lui donner mon lait. Elle gère cela parfaitement.
Ce n’est pas tous les jours facile, il y a des jours « plein de lait », et des jours où j’en récolte moins (comme aujourd’hui
. Mais le fait de lire des témoignages comme le vôtre m’encourage au quotidien. Ma puce est en pleine forme, j’adore l’allaiter et je me sens plus femme que jamais!
Au bureau, mon directeur a immédiatement accepté que je prenne des pauses pour tirer mon lait. Par contre, au départ, je ne comptais pas trop en parler à mes collègues, excepté aux personnes dont je suis plus proche. J’ai finalement trouvé beaucoup trop compliqué de le cacher, et maintenant, tout le monde est au courant. Et les réactions sont franchement positives!
Je suis la première à utiliser les pauses d’allaitement sur mon lieu de travail. Mais je pense que je vais donner des idées à d’autres
!
06/07/2010 at 8 h 11 min Liens permanent
merci pour cet article et ton témoignage. je vais le faire lire à une amie dont la reprise du boulot approche, je pense que cela l’intéressera beaucoup !
Quant à moi, cela fait plus d’un an maintenant que je concilie travail et allaitement, sans aucun souci ! J’ai eu la chance de pouvoir prendre un congé parental, ce qui m’a permis de repousser ma reprise du travail aux 9 mois de ma fille, ce qui facilite nettement les choses quand on a un bébé qui refuse de boire du lait tiré ! Et pourtant, avec mon tire-lait de location, je remplissais des bibs avec une facilité déconcertante, franchement ça faisait mal au coeur de jeter tout ce lait ! Donc pour nous, ça a été (et c’est toujours) le sein à volonté avec maman et de l’eau à la tasse chez la nounou.
Pour le tirage de lait au bureau, j’étais dans d’assez bonnes conditions pour le faire : un bureau pour moi seule, dont je peux fermer la porte à ma guise, une totale autonomie dans l’organisation de mon travail (je n’ai même pas eu besoin d’en parler à mes responsables), un accès à une cuisine avec un frigo pour stocker le lait. Quant à mes collègues des bureaux voisins, elles ont toujours été positives sur tout ça : je n’ai jamais eu une seule remarque négative, au contraire cela a toujours suscité des témoignages plutôt sympathiques ou même émouvants sur leurs propres allaitements (j’ai d’ailleurs été assez étonnée de constater que la grande majorité de celles ayant des enfants avait allaité, et même pour l’une d’elles assez longtemps aussi).
06/07/2010 at 14 h 53 min Liens permanent
Moi je reviens vous raconter ça en octobre ! Avec a priori un témoignage assez proche de celui d’Anne Cé, mais on verra bien. Mais bon avec près d’1 heure de transport dans chaque sens pour aller au boulot, ça va faire des grosses journées !
06/07/2010 at 21 h 49 min Liens permanent
Bonjour,
Je pense qu’il est quand même important de préciser le statut de cette « heure d’allaitement » au regard du droit du travail et, de ce coté là, la fiche de la Leche League est plutôt bien faite :
http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-53-Ce-que-dit-la-loi.html
Dans mon cas, j’ai repris le travail au 4 mois de l’Asticot. Je suis allée voir mon responsable et je lui ai dit que je souhaitais tirer mon lait, que le statut de l’heure d’allaitement dans mon cas particulier n’étais pas clair mais que j’étais disposé à étirer un peu mes horaires de travail pour pouvoir le faire. Il m’a répondu que ce n’était pas pire que les pauses clopes et que ça ne changerait pas grand chose à mon travail. Autrement dit, j’avais son accord pour disparaitre 2 fois 15-20 minutes dans la journée. Par contre, il ne m’a jamais demandé ni quand, ni comment, ni où je souhaitais faire cela… Et sur mon lieu de travail on est plusieurs par bureau et, de toute façon, ils ont tous une partie vitrée donc cela n’assurait pas une intimité optimale. J’ai pensé à la cuisine mais je ne souhaitais pas nécessairement parler du tire-lait à tout le monde et encore moins le leur imposer… J’ai donc fini, dans des toilettes que je savais peu utilisées par le personnel. Ils étaient propres, relativement vastes et équipés d’un lavabo avec de l’eau très chaude. Un luxe !
Je n’en ai pas parlé à mes collègues car je n’avais pas envie d’aborder le sujet. Par contre, je me suis toujours dit que je répondrai franchement à qui me poserai une question… Personne n’en a jamais posé.
Résultat : Je tirai à midi et à 16h à peu près. Je prenais un peu plus de temps à midi en grignotant sur ma pause déjeuner mais à 16h, je préférai que cela soit fait en 20 minutes chrono. J’ai rarement tiré plus de 10-15 minutes car malgré quelques essais plus longs à la maison, je n’ai pas constaté qu’insister permettait de tirer beaucoup plus de lait. En général, j’avais 150 ml par tirage.
Deux bib de 150 ml a suffit pendant quelques temps puis, l’asticot grandissant, j’ai du ajouter un tirage le soir avant d’aller me coucher et pour finir, j’ai du accepter l’idée que la crèche donne quelques biberons de lait en poudre.
Tout cela, c’était il y a quelques mois. Après il y a eu diversification (donc à nouveau assez de lait), grosse fatigue et suppression d’un tirage, baisse de lait, retour du lait en poudre, remplacement du lait en poudre par des laitages, tout cela en complément des tétées qui ont maintenant lieu matin et soir. A ce jour je ne tire plus du tout mon lait au boulot.
Conclusion : En fait, je ne sais pas comment j’aurais du m’y prendre pour arriver à tirer les 400 ml de lait qu’à un moment donné il aurait fallu que je puisse fournir. J’ai cherché un peu partout (forums, sites et bouquins de la Leche league, site et bouquin de Marie Thirion) et à part beaucoup d’encouragements d’ordre moral, je n’ai pas trouvé d’infos vraiment pratiques. Je me dis pourtant que, si mon bébé n’avait pas faim quand on était tous les deux, c’est donc que je devais avoir suffisamment de lait et donc que je ne devais pas tirer correctement.
Cela dit, une fois le premier biberon de lait en poudre accepté j’étais beaucoup moins stressée du tire-lait et puis cela nous a finalement amené vers un sevrage tout en douceur.
hum, c’est un témoignage très très long, je ne suis pas habituée à commenter sur des blogs et tout à coup je me dis que c’est peut être un peu limite squattage et pas très conforme à l’étiquette. Je me suis lancée, c’est devenu plus long que prévu et j’avoue que je n’ai pas très envie d’effacer tout ça d’un clic de souris donc voilà, je témoigne quand même et j’espère que vous voudrez bien m’excuser.
07/07/2010 at 7 h 31 min Liens permanent
Pas de raison de t’excuser! Merci pour ton témoignage, au contraire! Je crois savoir que le tire-lait est de toute façon moins efficace que la tétée, d’où la difficulté à tirer suffisamment… Personnellement, j’ai quasiment toujours tiré en me disant que ça finirait dans l’évier, donc je n’ai pas toujours été très efficace… Il est assez rare que j’ai pu tirer 200 ml d’un coup. Ensuite, les tire-lait manuels (qu’on emmène généralement sur son lieu de travail) sont moins efficaces que les électriques. Certaines mamans tirent donc à l’électrique le matin ou le soir et au manuel dans la journée (moins besoin d’être performante, c’est surtout pour soulager…). Bref, la solution je crois quand on est dans l’impasse (je ne l’ai pas fait pour mon premier allaitement mais le ferai en cas de souci pour le second) est de contacter une association ou une consultante en lactation. En tout cas, merci encore pour ton témoignage et chapeau bas à toutes les mamans qui tirent au bureau… Je ne suis pas sûre que j’aurais eu le courage…
07/07/2010 at 8 h 11 min Liens permanent
Très intéressant Ficelle cet article et merci pour ton témoignage Michmaa.
Ma fille a presque l’âge de ton bébé Ficelle mais je reprends le boulot (que) le 1er novembre mais je souhaite tirer mon lait au travail afin de continuer un allaitement maternel exclusif à la crèche et j’ai un peu peur de la réaction de ma boss et de mes collègues !
Ma boss est une femme ( qui n’a jamais allaité ses enfants et qui a une jeune fille au pair chez elle 24/24 ) certes mais je travaille dans un domaine où » business is business « , où l’on se concentre sur les chiffres ( en gros, le pognon et le pognon ! ) et je ne sais comment demander cette heure pour tirer mon lait car dans mon job, » le temps c’est de l’argent » !
Je vais être vu comme une excentrique j’en suis certaine !
Pas facile pour certaines mamans de concilier travail et allaitement, je sais que pour moi, la tâche ne va pas être évidente pourtant je ne vais pas baisser les bras pour autant car je veux le meilleur pour mon bébé !!
07/07/2010 at 9 h 58 min Liens permanent
A 7 mois, tu n’auras qu’à tirer ton lait une fois dans la journée (ne serait-ce que pour soulager des seins lourds ou entretenir ta lactation), éventuellement entre midi et deux si l’horaire te convient. Le reste du temps, ton petit pourra si tu le souhaites grignoter des aliments divers, c’est l’avantage de reprendre le boulot après 6 mois… En tout cas, bon courage et profite bien de ton lardon d’ici là
07/07/2010 at 20 h 17 min Liens permanent
Merci pour ce super billet. Oui, je crois que la question allaitement et travail est clef dans une culture où les femmes entendent qu’il faudrait idéalement allaiter six mois mais où le congé maternité postpartum n’est que de 2 ou 3 mois… tout le monde n’a pas la possibilité de prendre un congé parental, et je vois de plus en plus de femmes qui concilient travail et allaitement. J’ai fait un appel à témoignage sur mon blog pour l’article de Marie-Claire et j’ai eu un nombre incroyable d’offres de témoignage. A mon humble avis, c’est une vague de fond qui se prépare.
07/07/2010 at 22 h 16 min Liens permanent
Félicitations pour ce bel article et pour tous ces magnifiques témoignages…
Moi aussi, j’ai réussi à concillier travail et allaitement, pour mon plus grand bonheur ! Je me suis reconnue un peu au travers de chacune de vos histoires…
Au départ, j’étais partie pour allaiter jusqu’à la reprise du boulot, mais voilà, je n’ai jamais pu me résoudre à sevrer mon Titi : tout les deux, on aimait trop nos moments tétées. J’ai aussi eu de la chance : bébé est né quatre semaines avant le terme (donc autant de temps supplémentaire avec lui à la maison) et ma gynéco m’a fait un arrêt de travail d’un mois supplémentaire, officiellement pour « suites de couches pathologiques » (officieusement pour allaitement, mais ce n’est pas un motif d’arrêt pour la CPAM). Je ne suis pas trop du genre à profiter, mais là, c’était pour la bonne cause…
Du coup, j’ai gardé Thibault avec moi jusqu’à ce qu’il ait quatre mois et demi. J’en ai aussi profité pour me constituer des stocs de lait maternel, en tirant chaque jour un petit peu, histoire de m’habituer en douceur au tire-lait (électrique double pompage) avant la reprise. Je tirais tous les jours pendant mon petit-dej (en calant les téterelles sur la table, histoire d’avoir les mains libres), et j’ai rempli un petit congelo comme cela. J’avaisi commencé à tirer lorsque bébé a eu deux mois environ… Moi qui disait qu’il était hors de question d’utiliser un tire-lait, ce dernier est devenu mon meilleur ami et nous a même suivi en vacances chez mes parents (le lait congelé se conserve très bien plusieurs heures sans se décongeler dans une bonne glacière électrique).
Lorsque j’ai repris le travail, je n’étais pas stressée par le tire-lait, et je savais que j’avais des réserves pour les jours sans. Bébé a aussi accepté très facilement le biberon. Il s’est très bien habitué à la crèche, et les puéricultrices ont très vite repéré quand il avait envie de boire son lait. Quant à moi, j’avais l’infirmerie (toute neuve qui plus est) à disposition quand je le souhaitais : je tirais le matin à la maison après la première tétée, histoire de « vider » mes seins avant de partir travailler, puis vers 12h et 16h. Progressivement, j’ai décalé les horaires des pauses tire-lait, jusqu’à 13h30 pour la première, ce qui m’a permis de supprimer rapidement la deuxième pause tire-lait au boulot pour la faire à la maison, en rentrant. Il fallait ces trois tirages car Thibault prenait trois à quatre biberons de 200 ml par jour à la crèche. Je n’ai pas eu de baisse de lactation, je me suis même retrouvée avec du lait en trop que j’ai eu la joie de donner au lactarium. J’ai aussi liquidé les congés et RTT qui me restaient, en prenant une semaine de vacance toutes les cinq semaines environ (et en continuant à tirer une fois par jour les jours où je ne travaillais pas, pour renouveller mes stocs).
J’ai pu allaiter Thibault en exclusif jusqu’à six mois et demi, jusqu’à la diversification qui a mis du temps à se mettre en place. Thibault n’a commencé à bien manger qu’à neuf mois, âge auquel il a commencé à enfin réduire les biberons, pour ne passer qu’à un seul de 250 ml à dix mois environ. Pour l’anecdote, je suis même partie en voyage professionnel en Allemagne pendant deux jours avec mon ami tire-lait et j’ai ramené mon lait à la maison, en prenant toutes les précautions de conservation nécessaire…
Finalement, j’ai arrêté de tirer mon lait au boulot vers les dix mois de Thibault, pour ne tirer plus que chez moi le soir et/ou le matin, et en liquidant mes réserves… Aujourd’hui, bébé a seize mois et demi et il tête toujours avec plaisir quand nous sommes ensemble. Mes réserves sont presque toutes écoulées (il a pris son premier lait artificiel le jour de ses quinze mois).
Voilà pour ma « petite » histoire… Il faut quand même reconnaître que j’ai eu beaucoup de chance durant mon parcours, ce qui n’est pas le cas pour toutes les mamans malheureusement. Tout cela a été aussi possible grâce au réunions d’allaitement auxquelles j’étais assidue durant mon congé maternité et qui m’ont permis d’envisager sereinement mon allaitement (merci Agnès et Stéphanie)…
07/07/2010 at 22 h 18 min Liens permanent
Ici reprise du boulot à 4 mois à temps partiel et allaitement exclusif jusqu’à six mois, non disons plutôt 9 mois car bb peu porté sur les purées.
Le tire-lait au boulot était pour moi une évidence, c’est juste un peu de logistique et un « coup à prendre », par contre je confirme que mes seins ne se vident pas aussi bien au TL qu’avec ma Puce, donc je plafonnais à 180 ml environ par tirage au début (11h et 15h).
Maintenant Puce a 13 mois et tète beaucoup en ma présence, et si elle est gardée à la maison elle boit mon lait tiré mais chez la nounou, elle le refuse. J’ai continué à tirer 2 fois jusqu’à ses un an pour entretenir la lactation, et j’ai fait qqs réserves de lait au congélo. Maintenant je ne tire plus qu’une fois par jour, mais je ne peux pas moins car j’ai besoin de me soulager.
J’ai reçu beaucoup de témoignages de sympathie de la part de mes collègues surtout au début de ma reprise, où on vous pose tant de questions. Maintenant je n’en parle plus mais bon les biberons restent bien visibles dans le frigo commun !
Par contre ma cheffe, la cinquantaine célibataire sans enfant n’a rien compris à cet allaitement au travail et j’ai eu droit à des tonnes de commentaires vaseux et à côté de la plaque (« Tirer ton lait ? Mais quoi ? Tu vas faire ça devant tout le monde ? »)
08/07/2010 at 6 h 04 min Liens permanent
Je suis impressionnée du nombre de maman qui tire au boulot… C’est marrant, mais dans mon entourage, je ne connais absolument personne qui l’a fait! D’ailleurs, toutes mes copines/connaissances allaitent peu (un/deux mois) ou pas du tout, alors avec mes 9 mois d’allaitement, dont 4 mois exclusifs avec diversification précoce, j’avais l’impression d’être une extraterrestre… Or, là, je me rends compte que j’étais carrément une petite joueuse
Pour BB2, je pense qu’il en sera autrement, les 6 mois en exclu me semblent à portée de main, mais ce n’est qu’avec ma première expérience et la certitude que cet allaitement n’est pas simplement un handicap dans mon travail (peut-être sur la quantité mais pas sur la qualité) mais une aventure à vivre à fond tant elle est courte finalement… Pour l’anecdote, mon journal me proposait hier un reportage « le match avec… » (une personnalité politique de premier plan) avec envoi papier+photo à 23h dans un endroit improbable, et je ne m’y suis pas vue avec BB2. J’ai donc refusé pour la première fois une mission… le cœur léger. Ouf, le dilemme des priorités est moins difficile à régler avec le temps.
08/07/2010 at 12 h 53 min Liens permanent
j’avais déjà pensé à tirer mon lait au boulot pendant la grossesse mais une fois bébé là je me suis dit que ce n’était pas parce que je reprenais le travail qu’elle devait en pâtir!
elle est entrée à la crèche à 4 mois, ce que je trouvais déjà bien trop tôt, pendant que je faisais jusqu’à 3 tirages par jour au boulot pour essayer d’avoir assez + 1 le matin à la maison. j’ai mon propre bureau qui ferme à clé et un frigo à quelques mètres ainsi que des toilettes pour tout nettoyer (ce qui réduit le nettoyage à la maison!). ma SF m’avait conseillée et je loue donc le TL ameda lactaline, petit et efficace que je trimballais tous les jours dans un petit sac à dos car je n’ai que celui-là!
la miss a toujours accepté les bibs de mon lait ou autre (même pas une grimace!) ce qui a facilité mais je ne tirais pas assez pour subvenir à ses besoins donc mes stocks depuis ses 2 mois ont servi et j’ai pris aussi pas mal de vacances à ce moment là (Noël) ce qui m’a permis de l’allaiter exclusivement jusqu’à ses 5 mois et demi. depuis elle a 1 bib de lait artificiel par jour et diversification lente pour cause de famille prédisposée!
Elle va avoir 1 an dans quelques jours, je l’allaite toujours à la demande dès que nous sommes ensemble (enrte 2 et 4 fois par jour) mais je ne tire plus mon lait depuis 1 mois car je n’arrivais plus à tirer des quantités correctes.
Je suis très contente d’avoir fait tout cela et ne regrette rien si ce n’est le manque d’information ou de témoignage proche car je n’ai pas d’amie dans ce cas (j’ai 25 ans et suis quasi la seule à être maman) et dans mon travail ils n’avaient jamais eu le cas non plus (et pourtant nous sommes nombreux!).
Je ne pensais pas l’allaiter aussi longtemps et nous en sommes toutes les deux très heureuses…
12/07/2010 at 20 h 10 min Liens permanent
Merci Ficelle pour ce billet, voilà une façon originale de concilier travail et allaitement…
Comme beaucoup d’autres mamans j’ai été confronté au problème du bébé allaité qui refuse le biberon de lait maternel. Du coup, la reprise du boulot a été l’enfer. Chez la nounou, il ne prenait presque rien et la nuit, il tétait tout le temps pour compenser.
Après plus de deux semaines, le papa a eu la curiosité de gouter du lait tiré de la veille et l’a trouvé infâme (goût de savon/rance) alors que le lait du jour était bon. Bizarre, bizarre !!
Plusieurs recherches m’ont appris que cela arrivait quand les enzymes du lait commençaient à dégrader les matières grasses qu’il contient (mais sans modifier les autres propriétés du lait). Apparemment la durée d’apparition de ce goût degeu est très variable suivant les mères et les bébés y sont plus ou moins sensibles.
Après ça nous avons fonctionné uniquement en lait frais et petit à petit il a bien voulu prendre ses biberons. Je tirais le matin à la maison avant de le déposer chez la nounou et le midi au bureau puis faisais l’aller-retour pour lui déposer le lait fraichement tiré. C’était vraiment usant car je faisais les trajets en vélo(15/20 minutes à chaque fois) et mangeais en 5 minutes. Pour la nounou c’était très pratique, car elle n’avait pas besoin de faire réchauffer le biberon qui restait à température ambiante (il se conserve 5 à 8 heures comme ça) ) et pouvait facilement lui donner le lait à la demande sans lui imposer des horaires fixes, ce qui a aidé à faire la transition sein/biberon. J’avoue que j’ai eu de la chance de trouver une nounou aussi cool et patiente.
De 6 à 11 mois, j’ai changé de système : le lait tiré restait au frigo au boulot l’après-midi et je le congelais une fois arrivé à la maison le soir et l’apportais le lendemain matin tout congelé à la nounou. (pour moi pas de goût en dessous de 8-12 heures au frigo).
J’ai été très longue et m’en excuse, j’espère juste que cela pourra être utile à d’autres, même si je sais bien que beaucoup de facteurs peuvent entrent en ligne de compte en cas de refus de biberon.
13/07/2010 at 8 h 43 min Liens permanent
Intéressant cette histoire de goût du lait… Je vais devoir recommencer à tirer pour BB2 d’ici un mois pour faire des réserves en vue de la crèche en septembre… S’il fait autant le difficile que sa sœur je demanderai au papa de goûter! Il est très fort pour repérer les trucs rances/périmés etc. Si nous n’avons jamais tester le goût, c’est vrai que l’aspect déjà n’était pas très ragoutant, surtout le congelé/décongelé qui faisait des grumeaux et le frais dont tout le gras s’amalgamait au fond ou en surface, je ne sais plus… Bref, tant qu’il n’y a pas besoin, je ne suis pas pressée de m’y remettre! Merci pour ton témoignage très instructif!!
13/07/2010 at 11 h 00 min Liens permanent
A propos de cette histoire du goût du lait, j’avais lu un témoignage et une explication possible à propos d’une histoire de lipase présente en plus ou moins grande quantité dans le lait maternel.
Je vais chercher le lien et je reviens !
(Ficelle, il faudra que tu libères mon commentaire ensuite, car j’ai l’impression qu’ils sont bloqués lorsqu’il y a des liens !)
13/07/2010 at 13 h 08 min Liens permanent
Voici l’article dont je parlais plus haut :
http://www.banlieusardises.com/quand-mon-lait-est-tire-il-faut-le-boire-ou-le-chauffer
13/07/2010 at 14 h 07 min Liens permanent
Moi aussi j’ai eu la joie de constater que tout ma maigre production tirée dans la douleur (le tire lait n’a jamais été mon ami…) congelée avait ce goût rance dégueu….
C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je n’ai pas allaité en travaillant car le tirage de lait était déjà tellement pénible (mon record est de 80ml…) que jeter près d’un litre m’a fait 1. pleurer de rage et 2. laissé tomber l’idée car passant une nuit en déplacement il était obligatoire que j’aie des réserves….
13/07/2010 at 18 h 18 min Liens permanent
Je suis dans le même cas que vous… J’ai pu jeter ce que j’avais congelé quand je me suis rendue compte que mon lait prenait ce mauvais goût… Mais il y a une solution! Il suffit de chauffer son lait à 60 ° après l’avoir tiré pour que ce phénomène ne se produise pas. Ce lait rechauffé peut ensuite être conservé soit au frigo, soit au congelateur. Ca demande un peu de travail en plus, mais je m’y suis mise et tout va bien!
13/07/2010 at 20 h 47 min Liens permanent
Bon à savoir, merci!! Je vous tiendrai au courant d’ici quelques mois du goût bon ou dégueu de mon lait (qui, frais, est assez bon et sucré je dois dire).
14/07/2010 at 13 h 35 min Liens permanent
Très intéressant cette histoire de lipase qui peut donner un mauvais goût au lait maternel congelé.
Et bien merci les filles pour vos témoignages / conseils et à Ficelle aussi : je souhaite faire des réserves de mon lait au congélateur avant de reprendre le travail et je vais donc « tester » pour voir si mon lait sent mauvais ou pas et si mon bébé accepte bien mon lait décongelé !
Je savais que le lait décongelé n’avait pas une super odeur mais de là à ce que le bébé le refuse, je ne savais pas !
J’imagine le désespoir des mamans qui avaient eu tant de mal à tirer ce lait précieux et de devoir le jeter !!
Je suis très surprise car je ne crois pas avoir lu quelque chose sur ce sujet dans le livre de la LL , « l’art de l’allaitement » que j’ai lu plusieurs fois pourtant !
14/07/2010 at 14 h 38 min Liens permanent
Waouh! bravo pour ce très bel article et j’admire ton courage et té ténacité!!!!!
14/07/2010 at 21 h 23 min Liens permanent
Merci pour cet article, miss bébé est comme ton fiston, allaitée à la demande et pas mal trimballée : vive mamanana qui permet d’allaiter sans être à poil !
Sinon, je suis en froid total avec le tire-lait … je n’arrive jamais à rien avec et j’ai tellement galéré pour donner mon lait à ma 1ere fille que cet instrument de torture me rappelle trop de mauvais souvenirs. De toute façon, le papa a essayé de donner des biberons de mon lait et dégoût immédiat de missbébé … Comme Pâte à crêpe, ça me rend malade de jeter mon lait si durement recueilli (puis symboliquement, j’ai du mal à mettre mon lait dans l’évier, ce n’est pas un liquide totalement anodin). Aujourd’hui, le papa lui a donné un bib de « faux lait » et cette goulue l’a bien descendue. Elle va à la crèche fin septembre, et c’est impossible pour moi de tirer mon lait au boulot (pas de frigo digne de ce nom, pas de point d’eau en dehors des toilettes …). Je souhaite garder quelques tétées après son entrée en crèche quand même, c’est trop sympa !
15/07/2010 at 6 h 43 min Liens permanent
De toute façon, tout est possible passés les premiers mois. Si tu continues à allaiter deux trois fois par jours après six mois, ça suffit bien, surtout si tu maintiens des tétées à la demande les week-ends/vacances. En tout cas, c’est ce que j’ai fait pour Miss A. et ça a bien fonctionné. Pour moi pareil, j’ai beaucoup tiré pour mon premier allaitement, du lait qui a invariablement fini dans l’évier (pas trop de souci avec ça… Pour moi pour le coup, c’est « que » du lait), donc pas pressée de recommencer. Et puis je crois que comme j’ai déjà tirer/sevrer etc. je suis moins pressée de tenter des expériences, je me sens plus mûre pour profiter de cet allaitement, tout simplement.
15/07/2010 at 17 h 18 min Liens permanent
Tiens j’ai eu le même soucis de lait « pas bon goût » pour P’tit Mec N°4 (et pas pour les 3 autres …..). Du coup j’ai viré ce que j’avais congelé (pas beaucoup), mais je n’avais pas vraiment besoin de ces réserves heureusement. J’ai lu plus tard (où …?) qu’il fallait un peu chauffer le lait avant de le congeler pour l’éviter, mais je n’ai pas essayé.
Sinon, P’tit Mec N°4 s’est sevré tout doucement, et voilà, allaitement terminé depuis environ 3 semaines (bon, 18 mois c’est pas mal !!!)
15/07/2010 at 17 h 59 min Liens permanent
18 mois… C’est super même! Si je fais ça avec BB2, ce sera une bonne raison pour attendre de mettre le numéro 3 en route
16/07/2010 at 7 h 54 min Liens permanent
Je suis la maman d’un petit garçon de 9 mois, j’ai repris le travail quand il avait 3 mois. Pour moi c’était impossible de le laisser en crèche si petit et d’arrêter l’allaitement. J’ai donc décidé de tirer mon lait au travail pour qu’il prenne des biberons de lait maternel à la crèche. Il a mis quelques jours à se faire au biberon (il n’en avait jamais pris avant) mais depuis ça roule. Maintenant, il mange mais je continue à tirer pour un bibi dessert à midi et un gros bibi pour le gouter. Jamais eu de problème de gout du lait, je donne le lait tiré la veille ou du lait congelé.
Comme j’ai beaucoup de lait, j’ai eu la possibilité de donner le surplus qu’il ne prenait pas au lactarium de ma ville. Ça évite de jeter le lait excédentaire et c’est très utile aux petits bébés des services de néonatalogie. C’est une très chouette expérience que je recommande !!
16/07/2010 at 14 h 09 min Liens permanent
J’aimerais que pour BB2, à partir de septembre (il aura 5 mois), ce soit aussi simple! En tout cas merci pour ton témoignage…
23/07/2010 at 12 h 17 min Liens permanent
Bonjour Ficelle !
Tout d’abord, j’adore ton pseudo
quand elle m’a dit que d’après son expérience, beaucoup de mamans arrêtaient l’allaitement parce que trop compliqué quand le bébé est gardé.
Ensuite, merci pour ton article, il me remonte bien le moral. En effet, je suis maman depuis 4 mois et demi et je vais peut-être recommencer à travailler au 1er octobre (nouveau travail). Du coup, ma Choupette sera en crèche environ 40h par semaine (je vis en Allemagne et c’est la durée du contrat de mon mari et serait celle que j’aurais).
Je m’inquiète beaucoup du devenir de mon allaitement… Je ne sais pas trop de quelles quantités a besoin un bébé de 6 mois, ni si le pompage sera possible à mon nouveau travail.
Bref, j’ai fondu en larmes après la visite de la crèche ce matin
Bref, je vais m’accrocher et essayer que ça continue le plus possible, mais les angoisses sont là: comment pourrais-je m’oragniser au travail? (mini-glacière pour le transport? frigo sur place? pièce dédiée?) combien de fois par jours devrais-je et pourrais-je pomper? Vais-je continuer à avoir autant et assez de lait?
Désolée de squatter les commentaires avec mon récit
et merci encore à toi de partager ton expérience…
Mellepompons
23/07/2010 at 13 h 22 min Liens permanent
A 6 mois, tu peux tirer une fois par jour entre midi et deux et diversifier en ton absence (légumes, fruits, voire viande et produits laitiers). La lactation a atteint une vitesse de croisière. Si tu sens que les trois ou quatre tétées quotidiennes ne sont pas suffisantes pour maintenir un bon niveau, tu donnes plus le week-end, tu peux maintenir une tétée de nuit ou tirer plusieurs fois ton lait au boulot. Dans tous les cas, tu peux continuer à allaiter autant de temps que tu le souhaites!! (N’écoute pas les mauvaises langues qui te soutiennent le contraire
)
23/07/2010 at 19 h 38 min Liens permanent
Merci Ficelle !
C’est à dire que nous n’avons pas encore commencé la diversification…. On voulait attendre début octobre, mais là je sais plus…
Là, on est encore à 6-10 tétées par jour, j’ai du mal à imaginer que ça va diminuer
Merci pour ton soutien !
Mellepompons
23/07/2010 at 21 h 18 min Liens permanent
@Mellepompons, pas besoin de t’inquiéter déjà pour le nombre de tétées, ou le reste, d’ici octobre ton bébé aura beaucoup beaucoup évolué (il sera beaucoup plus vieux
) et ton allaitement aussi aura évolué ! Et pour le pompage, trouve le bon tire-lait, celui qui te convient (double ou simple pompage, mais électrique), ça deviendra sûrement ton meilleur allié (avec bébé) pour continuer ton allaitement. Pour le rythme des pompages, cela peut dépendre de tes seins aussi ou de ta disponibilité au boulot, je m’explique: certaines femmes ne tirent que peu en une fois et font donc 2-3 tirages courts pour récolter ce qu’il faut, d’autres font une grosse récolte à midi et basta… d’autres tirent à la maison matin et soir et pas au boulot… divers scénarios possibles.
Mais surtout je rejoins Ficelle, n’écoute pas les commentaires décourageants et gratuits, n’en fais qu’à ta tête, en t’écoutant et en écoutant ton bb et ça marchera !
24/07/2010 at 16 h 29 min Liens permanent
Merci Zazila !
Je vais maintenant partir à la recherche de la pompe idéale
24/02/2011 at 16 h 04 min Liens permanent
Super article. Pour le travail avec le bébé il faut que ce soit accepté par l’entourage professionnel. Bizarrement ce qui ne pose aucun problème aux states est considéré comme bizarre ici, comme tu dis le bébé n’est pas forcément incompatible avec le travail.
Pour le miens j’étais en stage dans un labo, j’ai fait mes fameuses pause tirage de lait sans demander à personne, donc dans des toilettes dégueu… J’ai détesté, mais c’était le début, je me demandais ce que les autres penseraient si je me trimballais avec des bouteilles de mon lait… J’avais honte, c’est stupide mais on est comme ça au début.