« Terrible two », de la théorie à la pratique

Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)

Parents efficaces, Thomas Gordon (Marabout)

Alors déjà – avant toute chose, je trouve super mesquin de nommer cette phase normale de l’évolution des enfants « terrible two », alors que chez nous (et chez bien d’autres…) ça a commencé bien avant et que j’te parie tout c’que tu veux que ça durera bien au-delà du deuxième anniversaire de Miss A. (21 mois au compteur). Bref… Faut bien définir a minima les choses, alors va pour « terrible two ». Comme souvent, c’est dans la Basse-cour que j’ai entendu pour la première causer du sujet. Ma fille n’était encore qu’une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver – refus du biberon pendant des mois, cris de frustration à la moindre résistance d’un parent/objet/partie du corps rebel(le) à sa volonté.

Ma fille n’était encore qu’une grenouille accrochée au sein de sa mère mais déjà son petit caractère nous en faisait régulièrement baver

Une petite fille déjà décidée… et parfois légèrement pénible, même tout bébé. Et puis la marche (à un an) et une envie décuplée de découvrir le monde, de tout tripoter et apprivoiser sans qu’aucun obstacle ne se dresse sur son passage (un parent/un meuble/une incapacité à réaliser une manipulation du type mettre son pantalon ou faire ses lacets). C’est ainsi que nous sommes rentrés, sans réelle transformation radicale du comportement de notre fille, dans la phase dite du « terrible two ». En fait, elle avait toujours été terrible, le phénomène n’a fait que s’amplifier.

Au départ, vierge de toute connaissance théorique en la matière, j’ai puni et envoyé mon petit bout de fillette de 13 ou 14 mois, récalcitrante et/ou hurlante, faire un tour dans sa chambre en la prenant brutalement par le bras et en lui expliquant fermement que je n’étais pas du tout d’accord avec son comportement. Le dit comportement allant de « je ne veux pas mettre mon pull même s’il fait froid » à « je renverse le contenu de mon assiette par pur curiosité d’en apprécier le résultat sur le sol et accessoirement la réaction de maman ». Et puis, fatiguée (enceinte), insatisfaite et triste de ces crises à répétition et de ce chemin peu glorieux qui me menait tout droit à la fessée de mon enfance, j’ai fait ce que je fais souvent: j’ai lu. J’ai terminé Parents Efficaces de Thomas Gordon, entamé des mois auparavant et lâché à plusieurs reprises – à ma décharge, l’écriture est un peu daté (très seventies) tout comme les exemples donnés au fil de la lecture, mettant le plus souvent en scène des enfants plus grands voir des adolescents, dans lesquels je ne parvenais tout d’abord pas à me projeter. J’ai également dévoré Au cœur des émotions de l’enfant, d’Isabelle Filliozat, qui s’attarde plus sur la petite enfance, mais aussi Pour une parentalité sans violence de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Poser des limites à son enfant et le respecter de Catherine Dumonteil-Kremer, Eduquer sans punitions ni récompenses de Jean-Philippe Faure et tout récemment, La fessée d’Olivier Maurel.

Comme d’hab’, il ne s’agit pas ici de faire des fiches de lectures sur chacun de ces bouquins. L’amie plumée fait ça bien mieux que moi – c’est d’ailleurs sans surprise chez elle que je suis allée pomper la plupart de ces idées de lectures. En revanche, mon propos ici est de tenter de dessiner les contours de ce que j’ai appris dans ces livres et la manière dont je tente de mettre en pratique les principes qu’ils véhiculent. Je tiens d’ailleurs à préciser que c’est parce que je me suis sentie insuffisamment armée dans mon métier de maman et héritière d’une méthode d’éducation à laquelle je n’adhère pas (« l’enfant est inférieur, il doit obéir et se plier aux diktats de l’adulte qui sait mieux que lui ») que j’ai ressenti le besoin de me plonger dans les théories de professionnels – loin de moi l’idée qu’éduquer « à l’instinct », sans avoir avalé toute la littérature sur le sujet, est moins responsable ou raisonnable, au contraire…

Quand il part en exploration dans votre bibliothèque et déchire les pages de votre livre préféré

Ce que j’ai retenu de toutes ces lectures tient en quelques idées phares: l’enfant d’âge pré-scolaire (nous l’appellerons le bambin… entre un an et trois ans donc) ne cherche pas à emmerder ses parents. Quand il part en exploration dans votre bibliothèque et déchire les pages de votre livre préféré et/ou ouvre le placard interdit de la cuisine en déjouant la protection (clairement insuffisante) que vous avez apposée dessus, il n’a qu’une idée en tête: découvrir. Inutile donc de hurler, de fesser, de punir. Il faut expliquer encore et encore, montrer éventuellement (le contenu du placard), éloigner en cas de danger mais sans brutalité – et toc pour bibi. Le bambin ne nargue pas l’adulte (malgré les apparences largement en la faveur de cette interprétation, j’en conviens…). Résultat, il est plus approprié d’adapter un maximum son environnement direct et de poser des limites claires là où c’est REELLEMENT nécessaire. Il est important de permettre plus que d’interdire, afin de ne pas anihiler les pulsions exploratrices de l’enfant. Bon, dans la pratique, ça donne parfois des trucs du genre: laisser ma fille manger sa compote aux pruneaux en se servant de sa knacks comme d’une cuillère / la laisser jouer avec les doubles des photos quitte à les déchirer plutôt que de lui permettre de toucher à l’album de famille que-j’y-tiens-vachement-et-j’ai-pas-envie-qu’elle-l’abime.

Une autre idée forte concerne les colères (Filliozat): les crises de pleurs (voire de rage) ne doivent pas être réprimées, elles permettent de faire le deuil d’une frustration. Il ne convient pas non plus d’envoyer le tout-petit faire sa colère dans sa chambre (ce que je faisais)/le cagibi/la baignoire sous une douche froide toute habillée (ce que mes parents faisaient avec moi) mais de rester près de l’enfant et de « l’accompagner ». Concrètement: ne pas le juger par des regards sévères et des mots trop forts mais au contraire, le prendre dans nos bras une fois qu’il est un peu calmé – parce que prendre dans ses bras un petit hurlant qui se débat et vous repousse, c’est quand même difficile, même si c’est peut-être là qu’il a besoin d’être « enveloppé »… Bref, hein, on peut pas tout faire parfaitement.

De même, quand il tape (et la mienne, elle tape régulièrement, surtout depuis l’arrivée très récente/intempestive d’un petit frère pleurnicheur à la maison et la multiplication des bastons à la crèche), inutile de se fâcher tout rouge (bon, pour ça, y a encore dissonance au sein de mon couple), cela signifierait que le bambin a besoin de contact et/ou ne sait comment exprimer un sentiment fort sans passer par la violence – euh, dans les faits, Miss A. tape son frère parce qu’il a le malheur de frôler son doudou quand ils sont tout deux allongés dans mon lit… (Ou parce que son frère est allongé dans mon lit… va savoir…). Je remarque quand même que cette théorie est fondée, ne serait-ce que lorsque je remarque dans les yeux de Miss A. une lueur de tristesse/des larmes de désespoir en réaction à sa prise de conscience de m’avoir mécontentée, en tapant avec ses pieds sur mon ventre par exemple. Ce qui fonctionne: utiliser des « messages-je » (Gordon) pour dire dans ce cas: « J’ai mal au ventre quand tu me tape, ouïe! » et pas « Ne fais pas ça, tu es méchante ».

Objectif: qu’il n’y ait pas de perdant lors d’un désaccord entre parent et enfant, mais deux gagnants grâce à une discussion et à une négociation

On en vient donc à Gordon et à ses théories qui ont fait florès ces 30 dernières années. Elles sont mêmes enseignées aux managers dans de grandes entreprises ou aux enseignants dans certains établissements scolaires. Il s’agit notamment du principe de la résolution des conflits « gagnant-gagnant ». Objectif: qu’il n’y ait pas de perdant lors d’un désaccord entre parent et enfant, mais deux gagnants grâce à une discussion et à une négociation. Or négocier avec son enfant est bien l’antithèse de ce que j’ai appris en tant qu’enfant. Difficile donc de ne pas avoir l’impression d’être faible lorsque je « discute », et non « marchande » (trop négatif) avec ma fille. En plus, il faut l’avouer, si cette théorie est séduisante sur le papier, elle est encore un peu difficile à mettre en pratique – tout comme « l’écoute active » avec un enfant de moins de trois ans. Mais elle permet de donner une direction, une idée de la place à laquelle se mettre face à son enfant: ni au-dessus, ni en-dessous, mais sur un même niveau, celui du respect (même topo lorsque l’on évoque les châtiments corporels… « Ne fais pas ce que tu ne souhaiterais pas qu’on te fasse » et non « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais » – maxime préférée de mon paternel).

Bien sûr, il nous faut guider, c’est la difficulté. Etre responsable sans imposer ni mépriser. Dans les faits, avec ma fillette, outre les explications qui sont toujours importantes (quoique pas toujours écoutées ou saisies, pfff…), je propose des alternatives, je détourne son attention et parfois (oui, je l’avoue), je soudoie. Ce qui donne à l’envie: « Tu préfères mettre ce gilet ou ce gilet? (Sachant que les deux sont tout aussi chauds… Ce qui lui évite de me réclamer sa robette de printemps pendue dans l’armoire) » ou « Monte dans ta poussette (elle rechigne souvent à s’y assoir et je n’ai pas toujours le temps de la faire marcher à deux à l’heure à mes côtés), à la maison t’attendent doudou et tétine (sa nouvelle copine) » – plutôt que de la faire monter de force dedans en criant « C’est comme ça et pas autrement » comme je le faisais… avant.

Ce qui me semble essentiel: lire et réfléchir pour que ma relation avec mes enfants et leur chemin vers la maturité soient les plus harmonieux possibles

Difficile de dresser la liste complète des idées développées par ces auteurs – que je parviens (ou pas) à mettre en pratique. Ce qui me semble essentiel: lire et réfléchir pour que ma relation avec mes enfants et leur chemin vers la maturité soient les plus harmonieux possibles, les moins dommageables… Point de dressage ici, ni de mépris des sentiments et des pulsions de mes petits – j’en ai trop souffert (et en souffre encore) moi-même. Bien sûr, tout cela sera soumis à un flot nourri de critiques un jour, je ne me fais pas d’illusions. J’espère ce jour-là avoir d’autres livres sous la main pour y faire face…

NB: En cours, la lecture de « Retrouver son rôle de parent » (Gordon Neufeld et Gabor Maté), qui met l’accent sur l’importance du lien d’attachement entre parents et enfants pour mener à bien leur éducation et sur le déplacement problématique de ce lien vers les autres enfants dans nos sociétés modernes. Les comptes-rendus détaillés ici et ici.

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29 Commentaires pour "« Terrible two », de la théorie à la pratique"

  1. Ficelle
    Céline
    17/05/2010 at 12 h 56 min Liens permanent

    Merci pour la synthèse!
    Je me retrouve dans cette réflexion et les tâtonnements (plus ou moins efficaces mais salutaires) qu’elle engendre… Je viens de commencer Gordon et effectivement le début est un peu hard (je confirme pour les exemples datés et mettant plutôt en scène des ados); mais je m’accroche car ça a l’air de vraiment valoir le coup :)

  2. Ficelle
    La poule pondeuse
    17/05/2010 at 16 h 21 min Liens permanent

    Ah le terrible two… joie et bonheur ! Evidemment l’arrivée d’un 2ème n’arrange rien à l’affaire. Je crois que malheureusement nous avons encore tous besoin de beaucoup de boulot (à commencer par moi) pour comprendre comment fonctionnent psychologiquement nos enfants, de quoi ils sont capables ou pas (tout le monde reconnaît facilement qu’un enfant est « faible » physiquement mais il est bien plus difficile d’admettre son immaturité psychologique -qui ne changera pas à coups de punitions et de récompenses, sans parler de coups). Tu verras que pour ça le livre de Neufeld & Maté est très intéressant, même si pour ma part ces derniers temps je « gère » les crises de Pouss1 en changeant de pièce. Pas la gloire, mais bon ça m’énerve tellement qu’il vaut mieux nous séparer que faire une crise moi-même en prime… Ce qui m’épate le plus c’est qu’au bout d’un moment il se calme et là hop il redevient tout charmant tout mignon comme si de rien n’était.

  3. Ficelle
    Béatrice
    17/05/2010 at 17 h 01 min Liens permanent

    Bon, ben je garde ce billet en réserve pour dans quelques semaines / mois ….. Mais j’avoue ne pas avoir trop de souvenirs de Terrible Two pour les 3 premiers P’tits Mecs ;-)

  4. Ficelle
    pâte à crêpe
    17/05/2010 at 19 h 11 min Liens permanent

    Super résumé pratique qui remet les choses en place…Chez nous on y est vraiment, et la crêpe à 15 mois…. Tu crois que plus tôt ça commence, plus tôt ça finit?….ou bien…non?…et là arrghhh…..
    C’est super dur de gérer la patience en couple je trouve…Genre quand y en a un qui s’énerve parce qu’il en peut plus et l’autre qui observe la scène avec l’oeil du sage gordonien bien énervant pour celui qui a les mains et la chemise pleines de purée….!

  5. Ficelle
    Ficelle
    17/05/2010 at 19 h 41 min Liens permanent

    @ Céline, j’ai failli te dédicacer le billet et puis je me suis dit que ça ferait trop « private joke », mais j’ai pensé à toi en l’écrivant ;-) Soit dit en passant, je pense que la démarche est tout aussi importante (peut-être pas autant mais bon…) que la mise en pratique. Le fait qu’on se pose des questions et qu’on cherche à s’améliorer c’est déjà un bon point je crois. Enfin j’espère…
    @ La Poule, tu sais combien « Retrouver son rôle de parent » est en train de me bousculer… C’est l’histoire de ma vie. Peut-être un autre billet, on verra… Je veux pas non plus faire que dans le « ma vie, mon œuvre, mes parents, mes emmerdes »…
    @ Béatrice, tant mieux, ça veut dire qu’on oublie après, comme pour la grossesse et l’accouchement, héhé… Amnésie salvatrice/nécessaire à la perpétuation de l’espèce?
    @ Pâte à crêpe, c’est vrai que les prises de choux de couple découlent souvent de ces scènes de terreur familiale ;-) Surtout quand dans mon cas, j’ai l’impression de m’abreuver à la source de la connaissance livresque quand mon homme fait « à l’instinct ». A son crédit, son instinct est nettement meilleur que le mien souvent… Je remercie mes beaux-parents pour ça.

  6. Ficelle
    Charlotte
    17/05/2010 at 19 h 59 min Liens permanent

    Tres bon resume Ficelle, et je suis totalement solidaire avec toi…Petite poulette a 22 mois!! et si elle est plutot du genre sage, depuis quelques semaines on a droit a des crises pour tout (le bain, le dodo, la poussette, ses bottes en caoutchouc, le chocolat, le beurre, la paire de ciseaux, ahem, ma faute…).

    Fillozat aide a bien demarrer meme si c’est parfois un peu dur pour les parents. (comment ca on aurait du arranger nos vacances sur l’heure de la sieste?) et Gordon me parait encore difficilement adaptable meme si du coup, j’utilise pas mal les messages « je ». (un effet a long terme??)

    Sinon, j’essaie de la faire participer au maximum a la vie de la maison (je lui montre comment couper avec des tous petits ciseaux ronds sous ma surveillance), elle a des legumes a couper (en bois avec des velcro avec le couteau dinette) elle adore debarasser le lave vaisselle… Bref, en cas de crise, je la prends souvent dans mes bras, on fait toujours un calin et puis j’essaie de la faire passer a autre chose…

  7. Ficelle
    la belle bleue
    18/05/2010 at 12 h 58 min Liens permanent

    Excellent article qui aide à mettre les idées en place et qui reflète le cheminement que j’ai fait, et que j’essaie encore de faire maintenant que j’ai à nouveau une petite de 2 ans à la maison. Quoique dans mon cas je me disais récemment qu’elle n’est pas devenue si « terrible » que ça. Sans doute parce qu’elle a toujours été très « prenante » depuis sa naissance (un peu « BABI » sur les bords) et que tout le monde à la maison sait pratiquer l’art de la diversion et du « laisser-toucher-mais-pas-trop-quand-même »… ;-)

  8. Ficelle
    Charlinette
    19/05/2010 at 9 h 05 min Liens permanent

    article super intéressant et qui rejoint ce que j’aimerais « pratiquer » avec mon fils : entendre, comprendre, mettre des mots mais forcément aussi des limites! Et je confirme (et complète!) : taper c’est entrer en contact avec l’autre (difficile à cet âge de savoir faire la différence entre taper et caresser… les gestes ne sont pas toujours bien maîtrisés) mais c’est aussi défendre son territoire (d’où le doudou; ton fils etc… ;-) )… dans tous les cas, il me semble important de mettre des mots, mais de ne pas permettre… personne ne tape personne… valable aussi pour les morsures, sachant que là c’est aussi liés à l’absence d’un langage verbal maîtrisé, une confusion entre « je t’embrasse » et « je te mors », sans oublier que, nous, parents, nous faisons souvent semblant de mordre notre enfant, pour rire, s’amuser et que eux ont bien du mal à faire semblant de mordre ;-)

  9. Ficelle
    jupete
    19/05/2010 at 12 h 35 min Liens permanent

    Merci! je vais d’emblée l’envoyer à mon homme avec qui nous avons eu une discussion chez mes grands parents qui lançaient le débat sur l’éducation aujourd’hui… Il trouve que notre petite est élevée dans les interdits, faut dire que rien n’est barricadé chez nous les queues de casseroles sont à portée de mains. Parti pris par moi parce que je pense qu’inconsciemment j’ai peut être voulu voir comment on se débrouillait pour fixer les limites (et que ça me gavait de changer tout l’ameublement…). J’essaye d’expliquer à la petite (14 mois) que telles choses ne sont pas pour elle ou à elle et je la redirige vers ses jouets ou les objets qu’elle peut manipuler sans abimer ou se blesser…Je suis persuadé qu’accompagner l’enfant en lui expliquant ( j’aime aussi la technique de la diversion), en le calmant (je suis une spécialiste du câlin fait au bébé qui hurle à la lune, j’invente une chanson débile, je la berce à nos risques et périls et elle finit par ne plus se contorsionner et son père se calme aussi…) est la bonne solution je crois même que cela peut aller jusqu’à 14 ans quand l’injustice du moment c’est « j’ai pas d’ordi dans ma chambre!!!!!! »(bon p’tête plus le gros câlin,hein).Je n’ai malheureusement plus ma p’tite maman pour me dire comment elle faisait avec moi ( j’étais une casse bonbon apparemment) mais j’ai toujours une Ficelle qui me donne les bons tuyaux et tout un tas de gens de générations diverses qui m’aident à y voir clair entre instinct et raison. Voilà je suis toujours contente de lire des choses pleine de bon sens…

  10. Ficelle
    Ficelle
    19/05/2010 at 17 h 42 min Liens permanent

    @ Charlotte, tout à fait sur la même longueur d’onde que toi. Nous essayons de la faire participer, de lui permettre de voir/d’expérimenter avant de lui faire comprendre que ce n’est pas vraiment pour elle ou de la rediriger vers autre chose (la diversion c’est bien mais parfois c’est encore plus efficace d’aller au fond des choses pour que le problème ne revienne pas sans cesse).
    @ la Belle bleue, chez moi aussi des enfants à « gros besoins », portage, attention permanente même tout petits. Mais un changement est quand même notable vers 12/18 mois je trouve. Notamment l’effet « indécision »/changement d’avis permanent. Ils ne sont pas vraiment capable de choisir, veulent tout puis le contraire. Parfois je trouve qu’il est plus facile de ne pas proposer mais d’imposer (avec bienveillance) c’est souvent plus simple et finalement mieux accepter.
    @ Charlinette, héhé… ma fille est un jour revenu avec des belles marques e dents de la crèche, imprimées sur sa joue par son meilleur copain. Sans doute a-t-il voulu l’embrasser… ou pas ;-)
    @ Jupete, oui, au bout d’un moment, dire non ça fatigue et c’est pas bon pour le moral. En plus, s’il y a trop de trucs interdits chez toi, tu dois tout le temps être derrière et faire gaffe, ce qui est impossible quand le petit bout se déplace en autonome. En tout cas, ravie que ma prose t’inspire :-)

  11. Ficelle
    e-zabel
    21/05/2010 at 15 h 11 min Liens permanent

    J’en sors (je pense, j’ose espérer)… période très difficile mais indispensable au développement de nos louloux en mal d’autonomie !
    Je tente de laisser le plus de choix et de pseudo liberté et parallèlement je définis des règles de base indélogeable et je tiens. Je tiens. Je tiens.
    MAIS C’EST DURRRRRRRRRRR

  12. Ficelle
    Anne Cé
    25/05/2010 at 10 h 57 min Liens permanent

    nous sommes aussi en plein dedans ici, la puce a 22 mois, et ça fait du bien de voir que d’autres parents se posent les mêmes questions que nous et essayent d’apporter le même genre de réponses !

    chez certains de nos amis, ça manque un peu de CNV à mon goût, quant aux parents/enfants que l’on peut croiser au parc (car avec le beau temps on y passe un certain temps) n’en parlons pas !! (enfin, j’ai quand même trouvé une maman d’une puce du même âge que la mienne avec qui on est plus ou moins sur la même longueur d’ondes et j’apprécie !!)

    en ce moment, le point noir ce sont les repas : elle joue dans son assiette et ne fait que picorer. je ne m’en fais pas pour sa santé, de toute façon elle est tjs allaitée et puis elle dévore chez la nounou, mais ça m’agace de la voir chipoter ! je teste un peu tout : le marchandage (une cuillère de légumes contre une moitié de banane), les gros yeux, le jeu, la diversion, le « ne-nous-énervons-pas-elle-mangera-demain »… selon ma réserve de patience du jour !

  13. Ficelle
    Ficelle
    25/05/2010 at 15 h 01 min Liens permanent

    @ E-Zabel, au contraire de toi, je ne tiens pas mordicus… J’adapte et je transige selon les situations, car je me rends compte que souvent, mes principes sont des héritages de mon éducation ou des normes sociales auxquels ma fille ne peut s’adapter, du moins pas tout de suite. Mais je te rejoins sur la difficulté et les trésor de patience qu’il faut parfois pour ne pas la jeter par la fenêtre ;-)
    @ Anne-Cé, sur les repas, c’est un peu la même musique chez nous. Miss A. a 21 mois et mange très bien à la crèche. A la maison c’est une autre histoire… Pour moi, c’est plus important qu’elle mange un peu plutôt que pas du tout, donc elle mange « mal » et bizarrement… Du style: saucisse/compote, banane/olives, ravioles/crème dessert, truite fumée/yahourt… u début ça énervait son père qui lui faisait des purées maison. Maintenant, on se dit qu’il est plus intéressant pour elle de picorer dans notre repas que de faire de la nourriture un enjeu.

  14. Ficelle
    sophie
    27/05/2010 at 10 h 37 min Liens permanent

    La méthode « gagnant-gagnant » a un avantage : c’est que ça marche vraiment, mais a un inconvénient : elle demande d’avoir une imagination fertile et/ou une ruse de sioux ! En fait, il faut se demander ce qui est vraiment important pour nous : être obéit au doigt et à l’oeil ou obtenir le résultat voulu. Pragmatiquement, j’ai choisi la 2e réponse ! Le plus dur, en ce moment, c’est les bêtises que fait la Puce pour nous narguer (oui à 3 ans on peut narguer …grrrrr), elle fait truc nul, comme cracher par terre, on la gronde un peu, et elle recommence en nous regardant bien dans les yeux … j’ai l’impression que la seule façon de traiter ça, c’est l’indifférence, mais il faut parfois aller chercher des ressources de zénitude au tréfond de soi ! surtout quand miss bébé a faim, que le bain coule et que le dîner brûle …

  15. Ficelle
    sophie
    27/05/2010 at 22 h 40 min Liens permanent

    Au fait, très bon article sur le portage ! J’ai visiblement louper celui sur les familles recomposées, j’irais le chercher en bibliothèque (mois de mai ?)

  16. Ficelle
    Ficelle
    28/05/2010 at 7 h 55 min Liens permanent

    Non, il n’a pas encore paru… Peut-être dans le numéro de juillet, sinon, en août! Merci en tout cas… ;-) En mai, les couches lavables et mars les mamans blogueuses.

  17. Ficelle
    Clot
    28/05/2010 at 9 h 17 min Liens permanent

    Pas encore d’expérience à partager sur le « terrible two »… mon fils a beau être un peu casse-pied / provocant / colérique en ce moment, il n’a que 17 mois… donc j’espère que ce n’est pas déjà ce « terrible two » qui arrive :)

    Non, je voulais juste te dire que, suite à tes messages sur le blog de la Poule Pondeuse, je suis arrivée ici et que, depuis, je parcours avec plaisir tes archives. Je reviendrai :)

  18. Ficelle
    Floriane
    04/06/2010 at 15 h 42 min Liens permanent

    Je découvre ton blog et je te dis bravo ! Tu as une très belle plume et j’admire la qualité de ton blog et le temps que tu y consacres. Je reviendrai très certainement avec plaisir. Merci beaucoup de nous faire partager tout ça !

    A bientôt

  19. Ficelle
    Euh-pas-tout-à-fait-prête-pour-un-bébé-là
    14/06/2010 at 16 h 00 min Liens permanent

    Je suppose que tu sais qui se cache derrière ce pseudo (discrétion oblige je suis au taf…) Cela faisait un bail que je n’avais pas lu ton blog… Dis-moi, tu arrives vraiment à mettre tout ca en pratique et à ne pas perdre ton calme ?!? C’est bien, le temps que je fasse un petit, tu auras déjà tout expérimenté et résumé, et je n’aurai pas besoin de lire les livres ;-)
    Sinon, t’as vu dans Sex and the City 2 , Carrie ne veut pas de gosses… C’est peut-être une feinte pour un Sex and the City 3…

    Bises à vous 4 !

  20. Ficelle
    Ficelle
    15/06/2010 at 21 h 12 min Liens permanent

    Héhé… Démasquée Boulotte! Pour les fiches détaillés sur les bouquins, c’est chez la Poule qu’il faut aller. Pour les avis/conseils/oreille compatissante, ben je serai là bien sûr!!!! Même si tu habites à Perpète-les-olivetes… ;-)

  21. Ficelle
    cyann
    20/06/2010 at 14 h 38 min Liens permanent

    bonjour,
    aprés t’avoir croisé chez la poule, je me suis dit qu’il fallait jeter un oeil à ton blog. Et je tombe sur le sujet qui me préocuppe depuis un certain temps…Comment appliquer toutes ces théories!! D’abord bravo ton blog est super et j’aime beaucoup ta maniere d’ecrire et de presenter les choses..
    Petit temoignage de ma part: mon fils adorable . mais voila que je tombe enceinte et que du coup je le sevre. et la commmence a apparaitre quelques periodes difficille. mais c’est vraiment aprés la naissance de sa soeur (2 ans d’ecart) que le terrible two arrive. En fait j’etais (je suis ) epuisée par ce Bb aux besoins intenses qui ne dort pas la nuit. Et je crois qu’il s’esrt pris dans la tete toute ma frustration de me sentir depassée. je n’avais plus aucune patience. J’ai vraiment honte car j’ai été trés injuste envers lui. J’ai lu gordon mais j’ai vraiment du mal à prendre le recul pour l’appliquer.Nous avons passé une periode super difficille , là ça va mieux car je dors un peu mieux. mais ce terrible two viens vraiment du fait que je n’arrivais plus à repondre à ses besoins.

  22. Ficelle
    cyann
    20/06/2010 at 16 h 11 min Liens permanent

    DE PLUs, je me suis trouvée en difficultés quand le grand était violent envers sa soeur. ça m’etait insupportable et du coup j’en devenais moi meme violente(cris, pas de fessées mais ce que je faisais n’etait pas mieux…); Ces methodes non violentes demandent un sacré travail sur soi… j’en suis au debut, avec des echecs culpabilisants, mais ayant sacrement envie de donner le meilleur de moi meme

  23. Ficelle
    discover
    23/06/2010 at 19 h 13 min Liens permanent

    je suis d’accord avec beaucoup de choses que tu dis !
    ma puce a 14 mois… j’ai lu parents efficaces il y a une dizaine de mois et effectivement meme si le titre et les exemples sont parfois lourds il y a de tres bonnes idées.
    je pense qu’inconsciemment je mets en pratique pas mal de choses de ce livre….

  24. Ficelle
    Ficelle
    24/06/2010 at 12 h 14 min Liens permanent

    @ Cyann, j’ai vécu aussi (et je vis encore) des moments difficiles de par le fait que mes enfants sont d’âge très rapprochés (19 mois d’écart). A cet âge là, notre ainé est encore un bébé et c’est vrai, il est parfois difficile de lui apporter ce dont il a encore énormément besoin… Mon truc: laisser parfois BB2 pleurer dans son coin (parfois, hein, pas tout le temps ;-) ) et m’occuper exclusivement de mon « grand bébé ». C’est comme ça que je l’appelle et je crois que ça la rassure de savoir qu’elle est encore le bébé de sa maman… Pas question pour moi de lui seriner toute la journée que maintenant c’est une grande. Je pense que c’est faux et que c’est à nous (mon mari et moi) d’assumer deux bébés et non à elle de devenir grande alors qu’elle ne l’est pas! Courage!
    @ Discover, oui, je pense que c’est un état d’esprit… On verra plus tard pour les résolutions de conflits gagnant-gagnant… Quoique, parfois ça marche déjà, c’est souvent la démarche qui compte!

  25. Ficelle
    Maman Sioux
    17/02/2011 at 15 h 34 min Liens permanent

    Bonjour Ficelle,
    en voulant envoyer ton article à une copine, je me suis retrouvée à le relire et je le trouve aussi intéressant que la 1ère fois, d’autant plus que maintenant, j’ai commencé Gordon.
    Mais c’est ton dernier commentaire qui a beaucoup attiré mon attention : mon bébé a 6 mois et demi et on envisage de concevoir BB2 d’ici quelques mois. Ce que tu dis me fait réfléchir sur l’écart entre eux, d’autant plus que Pti Tonique a le même caractère que ta fille (d’après ce que j’ai pu en lire) et qu’on ne s’ennuie déjà pas. Il a tendance à « criser » dès qu’il est confronté aux limites physiques qui sont les siennes à son âge et on le tient difficilement en place (même dans les bras, un vrai asticot dont les jambes pédalent sans cesse, avec tête chercheuse qui regarde de tous les côtés et de dévisse le cou pour voir ce qui n’est pas à sa portée). Et il a aussi besoin, depuis le début, de beaucoup d’attention, de présence, de portage, etc.
    Alors j’imagine qu’avec un 2e bébé (même si on l’espère plus « zen » que le 1er, ça restera un bébé), ses demandes ne vont pas diminuer pour autant mais moi, je vais avoir plus de mal à me consacrer à lui (nombre oblige).
    Et j’ai beaucoup aimé ta réflexion sur le fait que le 1er n’a pas à « devenir » grand parce que ses parents lui ont fait un frère ou une soeur. Je n’avais jamais pensé les choses sous cet angle-là et c’est très vrai. J’espère m’en rappeler le moment venu…

  26. Ficelle
    Ficelle
    17/02/2011 at 17 h 49 min Liens permanent

    J’ai écris ce billet il y a près d’un an et je me rends compte que j’ai complètement intégré ce que je décris là. Résultat: des crises beaucoup moins fréquentes, des réticences à s’habiller quand il faut ou à quitter un lieu sympa mais rien de plus « grave »… Bref, ma fille de 30 mois (et avec elle, nous, ses parents et son petit frère) a vraiment bien répondu à cette nouvelle approche. Je recommande donc à fond ! Depuis, je suis souvent heurtée quand je vois des parents appliquer la double peine à leurs enfants – punir + ridiculiser ou ignorer les pleurs – et je suis devenue moins tolérante à l’égard de ce que je considère comme de réelles injustices… Sur les enfants d’âges rapprochés, je sors de la période noire. Les miens ont 2 ans et demi et un an, dorment la nuit et son plutôt calmes – même s’ils faut pas mal les bichonner, porter etc (et que j’en allaite toujours un). Donc, même si la grossesse n°2 et les premiers mois de BB2 ont été durs, je ne regrette rien !

  27. Ficelle
    Maman Sioux
    21/02/2011 at 11 h 38 min Liens permanent

    Personnellement, la fameuse peine qui m’a toujours choquée et que j’espère ne jamais formuler, c’est la menace de la « fessée devant tout le monde ». Fessée + humiliation. Je l’ai entendu un nombre incalculable de fois ! Chez des parents dont je considérais par ailleurs les valeurs éducatives assez proches des miennes mais là, c’est une phrase qui me surprend à chaque fois.
    Je comprends qu’à un moment donné, on est excédé, on ne sait plus quoi faire pour faire entendre raison à son enfant mais de là à vouloir l’humilier… Il en va de même pour le coup de la douche (froide ou non… mais comme dirait mon beau-père : « je ne sais pas si on a pris le temps de la chauffer »), visant à « calmer » une crise !
    Enfin, je parle maintenant avec prudence parce que j’avoue avoir réviser certaines opinions depuis que je suis moi-même mère, comprenant dans quel état on peut parfois se trouver (de sentiment d’être débordée, nerveusement à bout et seule), mais j’avoue que ce genre de solution me paraît pour l’instant toujours excessive. Envoyer son enfant se calmer dans sa chambre me paraît plus salvateur pour tout le monde : maman peut se calmer aussi de son côté, l’enfant n’est ni atteint dans son intégrité physique, ni humilié.
    Bref, je m’étale alors que je n’ai pas grand-chose à dire mais merci pour ton « feedback » à T + quelques mois.
    Ah si, juste une question : ton homme lit autant de livres que toi ou il suit simplement ta façon de faire ou est-ce tu lui fais des synthèses de tes « découvertes » et méthodes à chaque fois que tu en trouves une intéressante ?

  28. Ficelle
    Ficelle
    21/02/2011 at 19 h 57 min Liens permanent

    Je pense que mon homme souhaite sincèrement lire certains livres… mais il ne dépasse que très rarement ce stade ;-) Alors on discute beaucoup et il me voit faire, ce qui fait qu’on a de moins en moins de désaccords sur ces sujets. Néanmoins, je pense qu’à force de lire des bouquins qui vont tous dans un sens, ça s’imprime en nous. On acquière des réflexes ou on se déconditionne. Ce qui n’est pas vraiment possible sans ces lectures – ou moins rapidement. Ce que je fais de temps en temps : je sélectionne des passages et je pose le livre sur le clavier d’ordi de mon mari ou à côté de son paquet de tabac… Comme ça, il lit quelques pages en fumant sa clope sur le balcon dans le froid :-)

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  1. [...] je voudrais… le portage! Après les couches lavables, l’accouchement sans péri et l’éducation non-violente, voilà (encore) une thématique estampillée ...

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