« Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (3) »

bébéestlà

… Je tremble, j’ai encore mal. Mon petit lémurien sur le ventre, tout glissant et chaud, je dis: « Pas de raison de ne pas en faire un troisième »! (Je précise que depuis 15 jours, mon mari me répète chaque matin: « Pas de troisième enfant! Enfin si, si tu divorces… ») L’inconfort est vraiment gênant à ce stade. Alors que j’ai l’impression d’avoir tout donné, il faut pousser une fois encore pour expulser le placenta. Quelques secondes avant, la SF tend les ciseaux au papa afin qu’il coupe le cordon. J’ai à peine la force de demander: « Il ne bat plus »? Elle me répond que non, je laisse faire. Pour la délivrance, l’obstétricien est soudain là, au pied de mon lit, entre mes jambes. Il est gentil, mais sa présence me dérange. Un peu comme un intrus qui s’impose en « inspecteur des travaux finis ». Il aura d’ailleurs plus tard cette phrase: « Voilà une affaire rondement menée! » Pour lui, c’est sûr! Absent lors de l’accouchement, il touchera tout de même ses honoraires à 100%! Le « prix de la sécurité » m’assure-t-on.

C’est elle qui a tenu à l’écart le gynécologue, ce qu’une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué

Mon mari me couvre avec l’une de nos couvertures, toujours le petit sur le ventre. La SF vient discuter quelques minutes avant de s’éclipser. J’en profite pour la remercier. Je n’en ai pas encore pleinement conscience, mais elle a tout fait pour respecter mon souhait d’accouchement naturel. C’est elle qui a tenu à l’écart le gynécologue, ce qu’une autre, constatant la présentation du bébé, aurait peut-être considéré comme risqué. C’est elle encore qui m’a accompagnée, parfois avec autorité, dans cette naissance sportive. Je ne sais plus quels mots exacts sont prononcés, mais elle en vient à me dire qu’elle n’a réintégré un service de maternité classique que depuis peu. Auparavant, elle proposait des accompagnements globaux avec accouchements en plateau technique. Je sais, pour avoir largement étudié la question ET dans le cadre de mon travail ET dans ma recherche d’un suivi adapté à mes attentes, que deux à trois SF seulement proposent ce type de suivi dans mon département. Alors je la regarde et lui demande son nom. Lorsqu’elle me répond, je mesure ma chance. C’est elle, c’est cette « star des sages-femmes » dont on (copines SF ou mamans rencontrées lors de reportages…) me parle depuis si longtemps… C’est elle dont j’ai le nom sur un bout de papier dans mon agenda depuis des mois… C’est elle, la SF expérimentée et versée dans les accouchements « démédicalisés », à laquelle j’ai rêvé sitôt le test de grossesse positif.

« Ce matin, quand je suis arrivée, je me suis dit que j’aimerais vraiment pratiquer un « vrai » accouchement, me dit-elle avec le sourire. Alors je vous remercie aussi. » Même si je conçois que l’adjectif « vrai » peut en blesser plus d’une (j’ai moi aussi accouché sous péridurale pour ma fille sans avoir l’impression d’avoir eu un « faux accouchement » ;-) ), j’ai été très touchée par cette phrase. D’autant qu’elle ajoute qu’aujourd’hui, 60 à 90% des accouchements pratiqués dans ma ville se déroulent sous anesthésie. L’accouchement en « semi-liberté » (sans péri mais à la clinique, rapport aux accouchements « en liberté » décrit par Joëlle Terrien dans « Passages de vie », à la maison et peu accompagnés) se fait rare et j’aime faire partie des exceptions.

Attentionnée, la SF nous a assuré que nous pouvions rester dans la salle d’accouchement jusqu’à notre départ, que nous souhaitions immédiat. J’avais en effet planifié une « sortie précoce », et ce pour plusieurs raisons: d’abord, mon premier séjour de quatre jours en maternité avait été assez éprouvant, le ballet des personnels m’empêchant de me reposer et l’accompagnement de l’allaitement méritant un zéro pointé. Ensuite, je souhaitais retrouver au plus vite mon lit, ma fille et mon cocon. Bien sûr, cette solution ne convient pas à toutes et il est primoridal que le papa (ou une tierce personne) soit présent(e) pour assurer l’intendance pendant au moins quelques jours.

Une petite pluie fine a baptisé notre petit garçon avant que je ne l’enfourne dans la voiture et m’énerve avec le siège auto

J’ai accouché à 10h25 et nous sommes partis à 17h, le temps de voir le pédiatre et l’obstétricien. Accessoirement, le temps de me lever et de me laver – coccyx et symphise ultra-douloureux (pendant environ 10 jours…). Une petite pluie fine a baptisé notre petit garçon avant que je ne l’enfourne dans la voiture et m’énerve avec le siège auto. En suites de couches, c’est la SF avec qui j’ai effectué ma préparation qui est venue quatre fois chez nous. Une venue que j’ai malheureusement un peu vécue comme une intrusion dans notre sérail familial… Un mal nécessaire néanmoins. L’allaitement a mis quelques jours à se mettre en route; le bébé d’abord très calme, s’est rapidement changé en téteur fou (je vous renvoie au billet de l’amie plumée sur « la nuit d’avant » la montée de lait). Aujourd’hui, deux semaines plus tard, mon fils confond le jour et la nuit et mes cernes n’ont de cesse de s’allonger. Malgré cela, je souris encore en repensant à cette naissance, à cette douleur intense qui ne s’est jamais muée en souffrance (un concept développé dans « J’accouche bientôt… » de M. T.). Pour moi, à aucun moment, cette douleur n’a été gratuite. Elle avait un but et c’est ce qui l’a rendue supportable quasi tout du long. Bien sûr, j’ai flanché. Surtout dans la dernière ligne droite, les 45 minutes environ qu’on duré la descente et l’expulsion. Une phase qui selon les femmes peut durer beaucoup moins longtemps. Contrairement à La Poule, j’ai vécu cet accouchement comme une expérience qui m’a apporté autant à moi que, peut-être, à mon enfant – si tant est que les conditions de naissance influent réellement sur la suite des événements…

Le livre est également riche d’exercices à faire pour remuscler périnée et abdominaux bien avant les six semaines classiques

Dans les jours qui ont suivi, j’ai dévoré le livre de Bernadette de Gasquet consacré aux suites de couches: « Bébé est là, vive maman, les suites de couches ». Période considérée comme transitoire, voire impure selon les cultures, elle est souvent tout simplement niée par la médecine moderne qui n’y apporte qu’une réponse: l’administration de Doliprane pour contrer l’effet désagréable des tranchées – ces contractions qui accompagnent le retour de l’utérus à sa taille antérieure (en neuf mois, l’utérus augmente de 40 fois sa taille…) et deviennent plus douloureuses à mesure que les grossesses s’enchainent. Le livre est également riche d’exercices à faire pour remuscler périnée et abdominaux bien avant les six semaines classiques qui séparent l’accouchement de la visite chez le gynéco (lequel prescrit, ou pas, des séances de rééducation périnéale). Il met en garde enfin contre la tentation de reprendre trop vite « une vie normale » et insiste sur le délai de 40 jours, nécessaire à la remise d’aplomb du corps, à l’équilibrage des hormones, etc. A s’offrir dès le début du neuvième mois pour éviter les erreurs (porter trop lourd, se lever trop tôt, etc.) susceptibles d’avoir des conséquences physiques à long terme – « fausses sciatiques », déséquilibre du bassin, problèmes d’incontinence, descente d’organe…

Voilà, vous savez tout. Je ne sais pas si j’accoucherai à nouveau (mais bon, j’ai bon espoir que oui ;-) ), c’est pourquoi je chérirai ces souvenirs, la mise au monde de mes deux bébés, si différentes, si fortes en émotions. Tout ça peut sembler bien cucul, mais dans un contexte où l’on cherche à tout contrôler, où le risque zéro est un crédo, l’accouchement reste un passage risqué entre deux mondes, une expérience qui repoussent nos limites et nous met à l’épreuve. J’en sors grandie et accessoirement… maman.

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26 Commentaires pour "« Comment mes lectures ont influencé mon accouchement (3) »"

  1. Ficelle
    La poule pondeuse
    15/04/2010 at 10 h 11 min Liens permanent

    Ha ha moi le 3ème s’il vient ce sera grâce à la magie de l’amnesie hormonale… J’en viens à me dire que l’accouchement est « juste » un (très) mauvais moment à passer… Enfin de mon côté les suites de couche ont été plus douces j’ai l’impression.

  2. Ficelle
    Béatrice
    15/04/2010 at 10 h 29 min Liens permanent

    Vous êtes des veinardes les filles (La poule et Ficelle) !! Si je vous avais connues plus tôt, avec vos lectures etc … ;-)
    Bravo à Ficelle et quelle chance vraiment d’avoir rencontré cette sage-femme !!
    En attendant, MrS. est magnifique (et oui, je l’ai vu !!), et il va finir par se caler sur le rythme de la vie de famille (et les cernes, à ton âge, avec un peu de sommeil, ça disparaît vite !!)

  3. Ficelle
    Charlotte
    15/04/2010 at 11 h 18 min Liens permanent

    Ficelle, quel beau récit, accompagnée par la chance et les hasards de la vie…;-))

    Tiens ca me rappelle quelque chose les honoraires à 100% sans etre la..;

  4. Ficelle
    Ficelle
    15/04/2010 at 11 h 25 min Liens permanent

    @ La Poule, je dis pas que je ferais ça tous les jours, mais comme dirais ma grand-mère « c’est le mal joli, quand il est fini, on en ri »…
    @ Béatrice, ben il est beau c’est vrai, mais depuis hier il fait une vilaine acné du nourrisson, c’est pas tip top pour les photos… Et, c’est ce que je répète toujours à mon chez et tendre, je n’ai « que » 28 ans, clairement, ce n’est pas mon dernier accouchement… ;-)
    @ Charlotte, merci! Au fait, ma meilleure amie et témoin de mariage emménage dans ta ville… Et elle veut faire un bébé dans pas longtemps! Faudra que tu me donnes tes coordonnées, je les lui transmettrai si tu as des conseils à lui donner sur les lieux, les médecins etc.

  5. Ficelle
    Charlinette
    15/04/2010 at 11 h 45 min Liens permanent

    mon vécu est assez similaire au tien… j’aime moi aussi faire partie de ces « exceptions »… d’avoir eu un accouchement sans péri et en plus à la maison…. le fait qu’aujourd’hui la majorité des accouchements sont « drivés » par une équipe médicale ultra compétente renforce mon sentiment de compétence dans cette naissance… et encore une fois sans jugement aucun pour les femmes choisissant la péri et la médicalisation… je ss une fanatique du CHOIX plus que d’autres choses! Mais je ne peux m’empêcher moi aussi d’avoir le sentiment d’avoir pleinement vécu cette naissance (que je ne peux comparer avec un accouchement sous péri vu que je n’ai qu’un seul enfant pour le moment). Ce qui est sûr c’est que moi aussi j’ai senti les bienfaits pour moi d’une naissance sans intervention (ou presque ;-) )

    Merci Ficelle pour ce récit, vraiment merci du partage.

  6. Ficelle
    Suzie
    15/04/2010 at 21 h 04 min Liens permanent

    Ravie Ficelle que tu aies pu avoir l’accouchement que tu souhaitais… Je le pense vraiment… Mais, alors, qu’est-ce que ça ne me fait pas rêver moi, ces accouchements là ! Je suis désolée de dire ça, je ne voudrais pas gâcher le beau tableau. Mais bon, il faut bien qu’il y ait quelqu’un pour ne pas être en phase ! :-)

  7. Ficelle
    Vert Citrouille
    16/04/2010 at 8 h 45 min Liens permanent

    Ton accouchement me rappelle celui de ma fille. Je ne voulais pas de péri et un accouchement le plus naturel possible. En partant pour l’hôpital je ne savais pas ce qui m’attendait, qui nous trouverions pour accompagner cette naissance, et si l’on respecterait nos souhaits. Nous avons eu beaucoup de chance, le jour J nous étions seul dans le service du coup le personnel était très détendu, nous avons rencontré une sage-femme qui a bien compris nos désirs. Mon mari et moi avons été seuls une grande partie du travail, les monitorings ont été limité au strict minimum. A un moment la douleur étant assez intense j’ai demandé si je ne pouvais pas avoir un petit quelque chose. Elles m’ont dit : « non, non c’est trop tard, vous faîtes du très bon travail ». Ce n’était pas trop tard du tout mais elles savaient que j’étais dans la petite phase de déprime que l’on a à un moment de l’accouchement. Le seul bémol fut la poussée, très longue, j’étais allongé et cette position ne me convenait pas. J’ai aussi poussé au moment de la relève, la gentille sage-femme aux yeux dorés était là (elle avait voulu assisté à la naissance et était resté après sa garde) mais ne dirigeait plus les opérations. Finalement ma fille est née : 4Kg400. Elles étaient toutes très étonnées des mensurations de la demoiselle. Elles ont avoué que si elles avaient connu le poids du bébé elles se seraient peut-être plus inquiété. Plus tard une gynécologue m’a même dit que pour elle lorsqu’un bébé était envisagé avec un poids pareil c’était césarienne d’office!! Je crois qu’une naissance en hôpital est bien question de rencontre, on ne s’est jamais sur qu’elle sage-femme l’on peut tomber, si elle aura l’expérience d’une naissance naturelle, car il faut le dire beaucoup de jeunes sages-femmes désemparées et non-formées aux douleurs de l’accouchement proposent souvent trop vite la péridurale aux femmes qui au départ ne la souhaitaient pas, elles s’imposent la position allongée pour la poussée, car elle les rassure (elle peuvent tout voir, ce qui n’est pas forcement le cas d’une autre position). Deux exemples pour illustrer mes propos : lors de la naissance de ma fille il y avait une élève sage-femme qui était dans sa troisième année, en trois années de formation, mon accouchement était le premier accouchement naturel auquel elle assistait!! Pour la naissance de mon fils, j’ai accouché à l’hôpital mais j’étais accompagnée de ma sage-femme (j’aurai du accoucher à la maison mais j’ai été transférée -ça s’est une autre histoire!-), j’ai pu accoucher sur les genoux grâce à sa présence qui a rassuré la sage-femme de l’hôpital. En 10 ans de métier, c’était le premier accouchement sur les genoux que la SF de l’hôpital faisait, elle n’avait osé laissé faire ses patientes!!!!

    Ton récit comme je l’ai dit précédemment était très émouvant. Et si tu désires un petit troisième j’espère que ton homme en aura aussi envie. lorsque vous ferez de nouveau vos nuits cela devrait aller mieux! :o )

    Et je confirme Ficelle : « l’effet désagréable des tranchées – ces contractions qui accompagnent le retour de l’utérus à sa taille antérieure » sont bien plus importantes pour un deuxième, alors qu’en sera t-il pour un troisième?! Quelqu’un a t-il autre chose que du doliprane contre ces douleurs? Pour moi aussi ce fut juste du doliprane. En plus quand tu allaites cela contracte l’utérus (ce qui est très bon), mais cela intensifie encore plus les douleurs.

  8. Ficelle
    sophie
    16/04/2010 at 10 h 06 min Liens permanent

    C’est formidable d’être tombée sur la « bonne » sage femme ! être en phase avec l’équipe médicale, ça change vraiment tout. Comme Suzie, je suis très sincérement heureuse pour toi, mais pour rien au monde je n’accoucherais sans péridurale…. Au bout de 5h de travail, j’insultais la mère de l’anesthésiste qui avait fait un fiston aussi lent ;-) , physiquement, je n’aurais pas tenu du tout (surtout 14h…).
    Ce qui me fatigue le plus en ce moment, c’est l’aînée… elle atteint des degrés de casse-burnitude jamais égalés… j’espère que miss A. est plus zen ! et Mr. S faisait ses 4kg à la naissance ?

  9. Ficelle
    Béatrice
    16/04/2010 at 10 h 43 min Liens permanent

    Pour les tranchées, c’est vrai que ça fait plus mal au fur et à mesure … Pour N°4 je n’ai quasiment rien senti. J’ai pas essayé de faire ma courageuse : j’ai pris Spasfon + Doliprane la première nuit plus 10 granules d’arnica [oui, je sais ce que tu en penses !!! ;-) ] en 30ch je crois ….. puis 3 granules toutes les heures le premier jour, les 2h le deuxième etc … Impec !

  10. Ficelle
    Ficelle
    16/04/2010 at 11 h 32 min Liens permanent

    @ Charlinette, je suis heureuse d’avoir réussi à coucher ça sur le papier, d’abord parce que c’est ma façon de militer et d’apporter ma pierre à ce débat qui me semble important sur le choix du mode d’accouchement, qui se réduit comme peau de chagrin aujourd’hui… ensuite pour conserver une trace presque à chaud de cet événement exceptionnel.
    @ Suzie, mais tout à fait, comme dit Charlinette, tout est affaire de choix ;-) !! L’immense majorité de mes amies (et elles pondent TOUTES en ce moment) ont ou souhaitent accoucher sous péri, notamment pour leur premier mais pas que… J’admets qu’il y avait pour moi un challenge à relever, l’envie d’ « y arriver » pour savoir ce que ça fait – qui s’ajoute à l’expérience en demi-teinte de mon accouchement n°1. Et puis, je savais mon mec ouvert à ça… Il n’a pas tourné de l’œil et m’a épaulé physiquement pendant le déroulement de la naissance, alors que la première fois, il s’était senti inutile voire exclu. Bref… je comprends ton point de vue! J’ai même des copines (deux!) qui pour l’une a souhaité deux césariennes (elle avait un petit risque pour cause de bassin étroit de finir en césarienne d’urgence, elle a donc opté avec bonheur pour deux programmées) et pour l’autre souhaiterait se réveiller le lendemain de l’accouchement avec son bébé dans les bras tant elle a peur de l’accouchement et se sent mal à l’aise avec son corps (pour elle, l’allaitement, no way…).
    @ Vert citrouille, merci pour ton récit à toi! Je pense aussi – ça va dans le sens de ce que disent les SF dont je cite les livres et de copines SF aussi…- que les jeunes sages-femmes maîtrisent moins les naissances sans anesthésie, ou seulement celles qui se déroulent très vite et sans problème. C’est une perte de savoir pour cette profession qu’il faut déplorer.
    @ Suzie, nous aussi on en chie un peu avec Miss A. Elle tape, a du mal à faire sa sieste, est très en demande… Mais bon, ça aurait pu être pire, elle est assez enthousiaste avec le petit frère, on est d’ailleurs obligés de réfréner un peu ses ardeurs… Je crois que tout ça fait partie du package « deuxième enfant » ;-) Mr S. est arrivé 10 jours avant terme à 3,7 kg. A terme « dehors » il fait déjà 4,2 kilos (pédiatre mercredi), je te laisse imaginer à quoi j’ai échappé :-)
    @ Béatrice, j’ai fait ma maligne une heure ou deux le premier soir, genre « la première fois, j’ai rien senti, je vais pas déjà me bourrer de médocs à l’avance » et j’ai rapidement revu ma position ;-)

  11. Ficelle
    La poule pondeuse
    16/04/2010 at 12 h 34 min Liens permanent

    C’est marrant parce qu’on m’avait préparée au pire pour les tranchées et j’ai trouvé que c’était juste une grosse blague après l’accouchement. Franchement ça m’a bien fait relativiser la douleur : 15 jour après je me suis entaillé le doigt, trop facile à côté de l’accouchement… Et donc pour les tranchées pas pris de medoc, honnêtement j’ai trouvé ça juste un peu désagréable. Mais bon je ne suis pas une warrior et j’ai probablement été épargnée par rapport à la moyenne…

  12. Ficelle
    Suzie
    16/04/2010 at 19 h 21 min Liens permanent

    Alors, moi les tranchées, connais pas !! Jamais compris à quoi on faisait allusion quand on en parlait… (enfin, si techniquement, j’ai compris, juste que je n’ai rien senti ;-) )… J’ai pourtant accouché 3 fois !

  13. Ficelle
    sophie
    16/04/2010 at 20 h 57 min Liens permanent

    Les tranchées, honnêtement, je les ai juste ressenti les 2 premiers jours, mais par rapport à la cicatrice de la déchirure même pas mal ! On est vraiment toutes différentes !

  14. Ficelle
    clairette
    20/04/2010 at 22 h 50 min Liens permanent

    C’est étonnant, depuis plusieurs mois je me pose la question : et si un bébé s’annonçait serais-je capable? Qui m’acocmpagnerait??
    Et je tombe sur ton billet. Quel drôle de zazar!!
    Ce qui me reste de tes mots, c’est cette douceur à faire naître malgré la douleur, et l’importance de l’accompagnement. Uen SF qui croit en nos capacités, qui sait et qui soutient et c’est la moitié du travail qui est fait….
    Pour les tranchées, j’ai eu mal surtout au moment des tétées. MAis ça a été vite oublié ;)
    bises douces et merci pour ce récit, et merci à cet SF de venir dans les hôpitaux sauver périnée, utérus et bébé des gygys au bistouris trop facile….

  15. Ficelle
    Ficelle
    21/04/2010 at 6 h 59 min Liens permanent

    @ Toutes, les tranchées, ça ne dure qu’un jour ou deux (et pendant la tétée pour moi aussi), mais honnêtement après avoir eu si mal, je ne supportais plus AUCUNE douleur…
    @ Clairette, merci pour ton petit mot… Heureuse que ça donne envie à d’autres ;-)

  16. Ficelle
    zazila
    21/04/2010 at 19 h 34 min Liens permanent

    Coucou !
    Depuis peu lectrice assidue de la Poule Pondeuse, j’attendais avec impatience ton récit d’accouchement.
    Super que tu aies eu l’accouchement que tu voulais, et en plus avec cette SF…. Le hasard fait vraiment bien les choses.
    J’ai aussi eu ce besoin de coucher l’expérience de l’accouchement sur le papier (pour « dé-rusher » un peu le voyage) et l’ai fait virtuellement en racontant tout par le menu à une amie gynéco obstétricienne qui vit au bout du monde (dans son pays les sages-femmes professionnelles n’existent d’ailleurs pas !).

    Les tranchées m’ont fait transpirer de douleur, pendant les tétées, mais cela n’a duré que 2-3 jours.

    C’est vrai que les SF n’ont maintenant que peu d’expérience d’accouchements sans péri (dans ma ville il y a 80 % d’accouchements avec péri) (et puis qqch comme 40 % de césariennes)
    Pour ma part je voulais « sans » au départ, puis le « avec » s’est imposé mais ce qui a été super c’est que j’ai eu la possibilité de doser et de stopper le passage d’anesthésiant les 2-3 dernières heures (le temps n’est pas représentatif en ce qui concerne mon accouchement) disons en toute fin de travail pour avoir toutes mes sensations, et je crois que grâce à cela l’expulsion a été très rapide. Au final, pas mal de beuglements mais la SF a su y faire pour me coacher dans les poussées…. Je n’aurais pas voulu d’un accouchement avec péri complète, totalement « silencieux » comme j’en avais vu dans des documentaires.
    Mais est-ce que vous avez aussi eu des bleus ?
    Ce n’est qu’un déatul masi je me souviens surtout de mes avant-bras 2-3 jours après, couverts de bleus sur l’intérieur, les veines avaient sauté à cause de l’effort fourni en m’accrochant à la barre de la salle d’acc: pas de doute, c’était violent ;-)
    Ah et c’est vrai, la position sur le côté je n’ai pas trouvé ça confortable du tout, on m’a fait rester comme ça des heures durant le travail, je n’imagine pas comment on peut pousser dans cette position (mais bon, on peut, la preuve y en a bcp qui accouchent de côté)

  17. Ficelle
    Ficelle
    22/04/2010 at 7 h 38 min Liens permanent

    @ Zazila, tout à fait d’accord avec toi quant à la position sur le côté. La SF a essayé de m’y convertir lors de mon premier accouchement, mais à cause de la péri très dosée, impossible pour moi d’être à l’aise autrement que sur le dos. Parait néanmoins que cette position permet au bébé de descendre dans le bassin plus facilement que les 4 fers en l’air… Pour les bleus, je n’en ai pas eu mais des courbatures si! 10 lunes évoque d’ailleurs ce sujet dans son dernier billet http://10lunes.canalblog.com/archives/2010/04/21/17641154.html

  18. Ficelle
    OPALE
    22/04/2010 at 18 h 40 min Liens permanent

    à Ficelle,
    Je découvre aujourd’hui ton blog via celui de la Poule !
    Il est désormais dans mes favoris !

  19. Ficelle
    as de trêfle
    24/04/2010 at 21 h 03 min Liens permanent

    Récit très émouvant. J’ai moi aussi lu ce livre après mon 2ème accouchement et je l’ai trouvé super, il m’a beaucoup apporté. Même si la présentation n’est pas optimale, l’aspect un peu trop technique au premier abord. Il comble un certain manque: beaucoup d’accompagnement de la femme enceinte avant, du bébé aprés, moins de la jeune accouchée. Et bienvenue à petit S.!

  20. Ficelle
    AnSo
    24/04/2010 at 21 h 51 min Liens permanent

    je reviens de la planète mars et découvre après tout le monde que tu as accouché… non pas que je ne m’y attendais pas bien sûr, mais j’avais loupé l’annonce.
    donc félicitation et bienvenue à M. S :)
    merci pour ton récit aussi, et j’espère que tu dépasseras rapidement les 3 h de sommeil consécutives…

  21. Ficelle
    Ficelle
    25/04/2010 at 8 h 24 min Liens permanent

    @ Opale, très flattée!
    @ As de trèfle, le revers de la médaille: je crains la descente d’organe à la moindre gêne vaginale ;-)
    @ Anso, c’est loin d’être gagné… Dormi trois/quatre heures EN TOUT cette nuit :-(

  22. Ficelle
    10lunes
    28/04/2010 at 20 h 28 min Liens permanent

    Juste pour dire que je suis passée hein Ficelle !
    Mais j’étais déjà venue lire les épisodes II et III dès la parution des billets… le suspens était insoutenable.
    C’est toujours un bonheur de lire des témoignages où la machinerie hospitalière n’a pas pris le dessus, où les sages-femmes ont pu tranquillement répondre aux attentes des femmes. (et c’est toujours triste de réaliser que je me réjouis d’une situation qui devrait, tout simplement être la norme…)
    Pendant que j’y suis, tu peux expliquer pourquoi les visites d’une sage-femme que tu connaissais et appréciais, si j’ai bien compris, ont pu s’apparenter à des intrusions ? Histoire de m’aider à ne pas faire de même à ma prochaine visite chez de nouveaux parents….

  23. Ficelle
    Ficelle
    29/04/2010 at 7 h 05 min Liens permanent

    @ 10lunes, merci pour ton com’ ;-) je suis rassurée! Sur les suites de couches, ma gêne a porté sur trois aspects des visites:
    1) comme à la mat’, avoir quelqu’un qui s’invite dans ma chambre quand je ne suis pas au top et que je ne souhaite que me reposer, ça m’agace toujours un peu (dans une situation où je n’ai AUCUN souci bien sûr, à part le manque de sommeil et le contre-coup de l’effort de l’accouchement).
    2) La SF en question a l’habitude de faire des prépas à l’accouchement et le fait super bien. Par contre, j’ai eu l’impression qu’assurer les suites de couches n’étaient pas trop dans ses habitudes… Donc elle était stressée et pressante, notamment sur la prise de poids du bébé (elle ramenait tous les jours sa balance) et le test de Guthrie (elle était très angoissée à l’idée de le faire et a mis un temps infini à préparer le talon qu’elle allait piquer etc.).
    3) Elle se parfume un max et ça empestait dans ma chambre pendant une heure après son départ… En plus elle a souhaité venir tous les jours pendant 6 jours; quand je lui ai dit que ce n’était vraiment pas nécessaire, elle a fait mine d’acquiescer puis est allée voir mon mari derrière mon dos pour se faire confirmer que tout allait bien… Grrrr…
    (Bon et j’ai mauvais caractère ok ;-) )

  24. Ficelle
    snana
    05/05/2010 at 17 h 09 min Liens permanent

    Quelle merveilleuse découverte que ce blog…Je suis moi même à quelques semaines (jours?) d’accoucher à la maison. Merci pour ces conseils de lecture!

  25. Ficelle
    jalnadebourgogne
    07/07/2010 at 10 h 52 min Liens permanent

    je découvre ton blog par le biais d’un lien, vers ce billet. Ton récit est magnifique et m’a projeté 5 ans en arrière, ou pour mon dernier et 4ème enfant, j’ai enfin pu vivre l’accouchement que je voulais, grâce à 2 sages-femmes, qui ont su nous entendre et nous accompagné avec respect. Et cerise sur le gâteau, je n’ai pas eu de tranchées après la naissance de mon petit homme …
    Je te souhaite d’avoir, un jour, le petit troisième que tu souhaites. Mais tu as encore le temps …
    Amicalement,

  26. Ficelle
    Ficelle
    07/07/2010 at 11 h 15 min Liens permanent

    Merci, ça me fait très plaisir! Peux-tu me dire où tu as découvert le lien? (Je suis curieuse… ;-) )

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