
… Et puis la nuit de la naissance est venue, quelques heures après une séance d’acupuncture « pour faire mûrir le col » (visiblement fructueuse… 10 jours avant terme) et permettre au bébé de descendre et d’effectuer éventuellement, malgré le manque de place, un demi tour – Mr S. avait le dos en « postérieur droit » au lieu de l’avoir en « antérieur gauche », une position plus favorable à la descente dans le bassin. On le prédisait par ailleurs « macrosome » (+ de 4 kilos) à terme – je savais donc qu’il serait sans doute nécessaire de favoriser la position « quatre pattes » (ventre en hamac?) pendant l’accouchement pour lui permettre de se frayer un chemin plus facilement. Raison supplémentaire pour me passer d’anesthésie, qui requiert le plus souvent la position allongée sur le dos (voire sur le côté, que j’ai trouvé très inconfortable lors de mon premier accouchement…) et me faisait entrevoir en cas de difficulté les scénarios pour le moins engageants (forceps, ventouse, voire césarienne en urgence et en fin de travail…).
J’ai su que le moment était venu quand les contractions m’ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes
Imprégnée des récits d’accouchements de Chantal Birman, Joëlle Terrien et Maïtie Trelaün, et forte de mon expérience antérieure, j’ai su que le moment était venu quand les contractions m’ont réveillé en pleine nuit, de plus en plus régulières, de plus en plus fortes. Encore supportables, elles m’ont entrainée dans un ballet de trois heures, pendant lequel je n’ai eu de cesse de souffler dans un balancement rythmé à quatre pattes sur mon lit, les laissant venir et repartir. De plus en plus concentrée et déjà épaulée par mon mari (son truc/tic?: calculer l’écart entre deux contractions… Une façon d’avoir prise sur les choses d’après moi, même si la décision du départ à la maternité devait finalement émaner de mon ressenti plus que de l’horloge et du timing…), je lui ai finalement donné le feu vert vers 5h30 pour faire venir la personne chargée de garder notre fille. Et nous sommes partis dans l’obscurité avec nos deux gros sacs… et mon oreiller serré contre moi, sorte de « doudou » qui m’a été plus qu’indispensable dans les heures suivantes. Dans ces sacs, pas d’affaires pour le séjour à la maternité (j’en reparlerai plus loin), mais deux couettes, un second oreiller, mon peignoir et des vêtements de rechange pour le bébé et pour moi – le tout, pour la salle d’accouchement.
A notre arrivée, une jeune SF nous accueille, douce et gentille. Entre deux contractions, je lui tends mon « projet de naissance », qui tient en quelques lignes sur un papier libre – c’est le cadre sage-femme de la clinique qui m’a enjoint à en rédiger un, à l’issue de l’entretien que nous avons eu à ma demande quelques semaines plus tôt. Le mot d’ordre (dicté mot pour mot par mon amie plumée, qui a parfaitement su là exprimer la substantifique moelle de ma pensée
), « que la physiologie de mon accouchement soit respectée et que tout geste médical fasse l’objet d’une discussion préalable – sauf urgence vitale ». La jeune SF le prend gentiment et le met de côté sans y jeter un œil puis entreprend de m’examiner. Je suis « à 5 centimètres ». Cette annonce me met de bonne humeur… C’est déjà ça de pris – la dernière fois, je n’étais « qu’à deux » à mon arrivée dans le service. On nous installe dans l’une des salles nature de la maternité en nous précisant qu’on ne peut pas y accoucher faute d’une « table » (un lit?) suffisamment large. « Mon » obstétricien référent (celui-là même qui m’a fait une « expression abdominale » après m’avoir menacée de forceps/césarienne lors de mon premier accouchement, après deux heures de dilatation complète sans réelle descente du bébé dans le bassin…) vient nous serrer la pince et montrer qu’il est là en cas de besoin. Malgré sa cordialité, c’est dit: ce n’est pas avec lui que j’accoucherai!
En entrant, une impression de déjà-vu: c’est dans cette salle que j’ai effectué le travail lors de mon premier accouchement
Pendant près d’une heure, entre le monitoring continu qui me fait râler (je suis debout accrochée à la machine par deux fils) et l’impossibilité de vraiment nous installer dans cette salle provisoire, la dilatation ne progresse pas. C’est à 7h finalement que nous faisons connaissance avec la nouvelle SF (plus âgée et tout aussi apaisante) qui prend son service et que nous pouvons intégrer une autre salle, définitive celle-là. En entrant, une impression de déjà-vu: c’est dans cette salle que j’ai effectué le travail lors de mon premier accouchement, avant d’être transférée pour la pose de la péridurale. Elle est grande, trop grande et froide. Je le dis et la SF est d’accord avec moi. Les fils de la confiance se tissent…
Elle souhaite m’examiner avant de me laisser entrer dans l’eau, car « ici, la politique de la maison s’oppose aux accouchements dans le bain ». Elle dit ça avec le sourire en coin – elle m’a comprise: les protocoles, c’est pas notre truc. N’étant dilatée « qu’à 6/7 », j’entre dans l’eau et m’y fait masser les épaules et le buste par mon mari. Je repense aux livres… Je sais qu’il me faut enfin « m’ouvrir » pour laisser passer le bébé. C’est là que les contractions deviennent sérieuses, que je mets à profit mon unique cours de chant prénatal: ça y est, je commence à me lâcher, avec les encouragements de mon mari et ceux de la SF, qui va, vient et repart, nous laissant seuls pour nous retrouver. Une chance, les autres salles sont vides, nous sommes (presque?) seuls dans le service.
Nouvel examen: 9 centimètres. A ce stade, je suis dans mon monde
Au bout d’une heure environ, je sors du bain – moment où le peignoir s’avère utile comparé aux serviettes timbres-poste de la maternité
et m’installe sur un tapis recouvert de nos couettes. Monitoring ponctuel effectué par la SF sans ceinture ni attaches: je ne le sens même pas. Nouvel examen: 9 centimètres. A ce stade, je suis dans mon monde. Seul mon cerveau reptilien fonctionne (« J’accouche bientôt… », M. T.), je ne suis plus capable de discuter entre les contractions. « Ne poussez pas » me dit la SF qui me demande de me mettre sur le dos sur le tapis pour « vérifier quelque chose ». « Il reste un bout de col, je vais le retenir pendant la contraction ». Et puis (l’enchainement n’est plus très clair et les citations impossibles à reproduire de manière certaine…) elle me demande de me mettre sur la table. Je rechigne, j’ai mal, je ne veux pas bouger. Elle insiste. Je suis à quatre pattes sur la table et elle fait venir deux collègues. C’est le moment de pousser, ça soulage et ça fait un mal de chien à la fois. Je transpire comme un phoque dans mon pauvre oreiller… On me demande de me tourner sur le dos. La manœuvre, à laquelle je m’oppose d’abord, s’effectue en un mouvement, rapide, animal. Et puis à nouveau à quatre pattes (c’est à ce moment que j’entends un « poc »: la poche s’est enfin rompue…), puis encore sur le dos. Très vite (mais à moi, ça semble une éternité…) c’est la fin, ça brûle sur le périnée (je le sais, je l’ai lu souvent…). On me met la main entre les jambes, je sens le bébé entre les grandes lèvres ultra-étirées. Cette proximité me donne la force des dernières poussées. Je sens une pression sur le ventre après le passage de la tête… Je sens tout, c’est fou, c’est nouveau, je n’avais pas vécu ça avant, c’est une autre naissance, la mienne…?
Et puis il est là, tout bleu sur mon ventre. « Il a eu un atterrissage mouvementé, commente la SF dans un souffle. Cordon autour du cou et coude en avant. Et il a failli naître coiffé… »
La suite très très vite…
13/04/2010 at 10 h 24 min Liens permanent
Pffffff, je reviens ……………..
(journée mouchoir !!)
13/04/2010 at 10 h 34 min Liens permanent
Ca me remue toujours autant ces histoires d’accouchement …..
Tu as eu vraiment de la chance de rencontrer cette sage femme
13/04/2010 at 10 h 52 min Liens permanent
pfffpppff
ouahhh… vivement la suite….
en tout cas, jusqu’à maintenant, maitrise de soi assurée!!! well done ficelle
et bravo à la sage femme qui a su réagir sans s’affoler…(l’expérience non?)
13/04/2010 at 11 h 39 min Liens permanent
j’en ai les larmes aux yeux … vivement la suite !!
Bon, c’est visiblement l’heure de la tétée de missbébé ….
13/04/2010 at 13 h 09 min Liens permanent
Quel récit ! Et quel beau karma pour vous d’être tombés sur cette sage-femme.
(pour le peignoir, très utile je confirme -pour moi 8 étages à descendre entre chambre de travail et salle de naissance…)
13/04/2010 at 13 h 21 min Liens permanent
Merci les filles pour vos messages… C’est un peu nouveau pour moi ce récit très perso… J’écris la suite cet aprèm ou demain… Dès que BB2 me laisse 5 minutes! (Sur la SF, des « révélations » dans le billet n°3!!)
13/04/2010 at 14 h 01 min Liens permanent
comme toi, j’ai eu un sentiment de naissance (pour moi) à la naissance de mon quatrième. Pour mon premier je me suis laissée faire comme une bleue et ça rest un de mes pires souvenirs de vie et pour les jujus j’ai une césarienne en urgence. je ne pensais pas qu’on pouvait apprécier son accouchement
13/04/2010 at 21 h 26 min Liens permanent
je suis toute frissonnante… ça me replonge dans le mien… vite la suite!!!!!! tu nous tiens en haleine!
14/04/2010 at 8 h 17 min Liens permanent
Toujours émue, comme à chaque beau récit d’accouchement. j’en verserai presque ma petit larme, en plus cela m’évoque la naissance de mes enfants…
14/04/2010 at 9 h 05 min Liens permanent
@ ficelle, oh le vilain teaser…
14/04/2010 at 14 h 13 min Liens permanent
Merci de nous livrer ton récit : très touchant et émouvant ! quelle force ! et la SF, wouah !
… et quelle maitrise du suspense ;-p
20/10/2010 at 21 h 11 min Liens permanent
Je vous fais part de l’expérience d’Audrey, qui me permet de livrer ici le récit de ses deux accouchements, bien différents. Merci à elle (et sortez vos mouchoirs
):
« Pour l’aînée, j’ai connu un accouchement de rêve, après une grossesse de rêve. Mon homme et moi avions fait un carton pour annoncer la grossesse. Je passais mon temps à balancer ce petit bout entre mes doigts. A l’époque je chantais à l’hôpital et je prenais des cours de chant prénatale. Totale musique. Un dimanche après midi, le pendule de ma sœur me dit que j’accouche mardi. « oui bien sûr, avec deux semaines d’avance ! » le lendemain, je culpabilisais un peu de ne plus vouloir être enceinte. J’étais un peu déprimée. Alors je me mets dans un bain, et je chante du jazz en écoutant un CD, mmm trop bon. Mon homme se couche et je regarde encore un film, en faisant bouger mon bébé.
Il est très très bas. Tellement qu’à 2 h du matin: POC je me pisse dessus, les grandes eaux !! Et je rie, j’en peux plus de rire. Mon homme se latte dans le couloir trempé. Pour lui ça commence bien. Et puis finalement il prend le temps d’appeler son boulot, de prendre une douche. Je suis juste..hystérique d’impatience. Mon ventre devient presque petit sans eaux. J’arrive à la maternité et je lui fais mon projet de vive voix parce que je me suis fais surprendre, je n’ai pas eu le temps de rédiger.
Comme le travail reste à venir, elle nous installe dans une chambre.
Les contractions sont supportables, je souffle, je fais mes sons, je m’étire beaucoup grâce aux bras de mon homme. Et puis la sage femme me dit que ça avance lentement, parce que le bébé n’appuie pas sur le col mais devant, et ça correspond à me sensations. Alors je déplace le bébé, comme je l’ai appris en hapto. Et là, là, la contractions suivante me déchire complétement, je sens tout mon corps et même le reste et envahie par..ce truc. Je vomis tout ce qu’il me reste et mon homme s’affole. Il appelle la sage femme. On nous déplace dans la salle d’accouchement, et je me glisse dans un bain. Je continue a faire vibrer mes contractions tout en me suspendant, ça dur sans plus. J’ai l’impression que là, j’arrive au point ou je ne vais plus tenir, je ne vais pas y échapper « vous avez souvent des femmes qui vous demande si elles vont mourir » « oui tout le temps ». Et elle nous quitte pour la réunion, c’est l’heure du changement de service. Nous sommes là depuis 3h, dans le bain, depuis..je ne sais pas très bien. Et c’est dans les fesses que je le sens pousser. « maintenant, je dois pousser », on la rappelle. Elle revienne à 2. On m’aide à sortir de l’eau et m’installe à 4 pattes sur le lit je commence à pousser. Mais mes membres tremblent trop, je ne suis pas stables. Alors je m’assoie, je m’accroche encore. La sage femme m’aide à guider mes sons au bon endroit. Je crie parfois pour libérer l’énergie. J’accroche mes bras, mes jambes, je suis dans un accroupi-assis très bizarre. Mon ange n’arrive pas à venir, ça va faire une heure que je pousse. La sage femme me dit « là c’est bien, c’était super » Et ce moment qu’elle félicité était bien le plus douloureux.Alors je fonce, je fonce dans ma douleur, je la prend je l’embraque et je terrasse cette putain de douleur, ça brule comme tu dis, toute mes tripes ce jour là sont partie avec, toute ma vie, tout mon corps, j’ai tout déposer là, à ce moment là. J’ai copé la ninette, elle glisse un peu mais elle me regarde droit dans les yeux, des yeux noirs. Je ne savais pas officiellement que c’était une fille, mais j’en était sûre. Une déesse. J’aurai voulu m’agenouiller pour lui offrir mes prières. Et je l’ai gardé là au chaud contre moi. Elle est épuisé, elle pleure, elle me raconte son périple et je l’écoute. Je la rapproche du sein, mais elle n’y arrive pas, elle ne bouge pas et finit par s’endormir.
Et puis ma deuxième grossesse. Rien…à…voir. Je travaille comme une dingue, dans un hôpital de dingue. (…) (Note de Ficelle: Audrey est si mal dans ce travail pendant cette grossesse, qu’elle décide de démissionner. Et puis vient le jour J de l’accouchement…) Le 1er janvier, je me sens en pleine forme. C’est pour aujourd’hui. Les contractions commencent à 16h. mais je sens qu’elles ne sont pas efficaces. Elles s’arrêtent tout seule vers 23h, le bain et le Spasfon n’avait rien fait jusque là. Le lendemain matin, je perds le bouchon muqueux. Ma grande sœur vient chercher la puce et on file vérifier. Rien d’autre. Quand je quitte la clinique les contractions commencent. On se fait un petit Buffalo avec ma frangine qui habite à côté. Rythmé par les contractions. La journée continue, le travail pépère aussi. Le soir, on se refait un petit chinois, après tout, dès que je serais arrivée à la clinique je ne pourrais plus manger alors profitons en. J’adooore les nems. Et toutes les 20 minutes, je souffle. Sans voix. Le soir, j’en peux plus de voir la nuque de mon mec sur son ordi. Ma sœur est restée là émue de partager ça avec moi. Alors je lui demande à lui, de venir. Les contractions s’arrêtent encore.
Dans la nuit, ça reprend. Et toutes les 20 minutes, je me réveille pour gérer ma contraction puis je me rendors. A 7h je me lève, je perd encore du sang, il vérifie sur internet… j’essaie de m’accrocher à une porte avec une écharpe, pour faire des étirements, ça me fait du bien. Les contractions passent à 10 minutes, il tourne comme un lion en cage « maintenant on y va ». Je me sens seule alors je dis ok. Dans la voiture, les contractions s’arrêtent, encore. On entre dans la salle d’attente mais on n’ose pas sonner. On nous fait entrer. C’est le cadre qui est là pour accompagner le premier jour d’une nouvelle embauchée, elle vient de bordeaux. Moi je suis à 3 cm, seulement. Je n’arrive pas à choisir la chambre, je me sens mal ici, j’ai pas envie d’être là, j’ai pas envie que ça se passe comme ça. Alors je demande la baignoire ronde, celle que je connais, pour pouvoir bouger dans l’eau. Il n’y a rien accroché au dessus. Alors je lieu d’étier et d’étendre-détendre mon corps, je pousse sur mes bras, je pousse la douleur, je la refuse, je veux pas être là, je veux pas que ça se passe comme ça.C’est long, très long. On m’a proposé un petit déjeuner, je mange une cracotte mais je n’ai pas faim, je ne suis pas en phase, je n’ai pas envie que ça se passe comme ça. Il s’installe derrière moi, super serein, et il me coach « c’est super ce que tu fais ». Mais au bout de 9 mois, je ne le crois plus, on n’est plus un couple parental, mais deux futur parents chacun de son côté.Chacun de son côté de la baignoire. Et puis je m’énerve, je vais y arriver, putain je veux pas lâcher maintenant, j’ai pas le droit de lui faire ça à ce bébé, j’ai pas le droit de démissionner et de le lâcher lui. La sage femme qui fait de courte apparition pour respecter mon souhait d’être autonome me fait respirer des fleurs de Bach. Et puis elle déplace le col, parce que je n’y arrive pas, c’est comme la première fois, mais je ne m’en étais pas rendu compte, ça fait super mal. Je refuse cette douleur là aussi, et j’ai envie de pleurer. De crier, au lieu de chanter et de faire mes sons, je crie, je hurle, je geins comme une bête. Je voulais pas que ça se passe ici, pas, comme ça. Et puis je gerbe encore, je sors du bain après des heures sans avoir pu bouger , j’avais trop mal en dehors. Je m’installe, mais je n’ai rien pour m’accrocher, je commence à pousser et là, je les chope à gauche, mon homme, à droite, le cadre qui est revenu. Accroupi je pousse. Et l’autre arrive, le gynéco, monsieur –je-prends-300-€-pour-regarder-et-dire : Mais elle peut pas accoucher dans cette position » « C’est son projet. » « mais il faiut percer la poche pourquoi vous n’avez pas percer la poche » J’en peux plus mais qu’il ferme sa gueule, je vais mettre mon bébé au monde et là j’ai surtout envie de lui mettre mon point dans la gueule. Je hurle « bébé vient » Je reste là accroupi je pousse encore une fois, et j’entends « prenez votre bébé », je n’arrive pas à temps alors on me le temps. Il me glisse presque entre les mains à deux doigt de tomber, j’ai failli le faire tomber, ses yeux partent à droite et à gauche son visage me dit « je suis où là, c’est quoi ce truc, c’est quoi ce bordel. » Je l’ai là sur le ventre, mon bébé, et je ne sais même pas comment il s’appelle. Alors on me dit que c’est une fille. J’hallucine, tout le monde croyait que c’était un garçon moi la première.Elle aura bluffé tout le monde, en voilà une guerrière de la lumière.
Elle rampe, se retrouve sur mon sein, et je pleure, elle est là magnifique, au sein. Elle sait trop bien téter, c’est impeccable. Ses yeux sont amandes. Elle a le look asie comme la première, mais tellement différente. Je la sens plus fragile, plus inquiète…et plus affamée. »
En fait, c’est fou, en te relisant, je crois me rendre compte qu’on a accouché dans la même salle, c’est fou la vie…