
"Le conflit", E. Badinter, Flammarion
Après plusieurs semaines au cours desquelles j’ai lu et relayé avec intérêt les 1001 critiques et articles publiés aussi bien sur les sites d’info et que sur les blogs à propos du livre « Le conflit, la femme et la mère » (Flammarion, 2010, 18€) d’Elisabeth Badinter, j’ai enfin pris le temps de le lire. Quelques heures m’ont suffit tant le bouquin est court (254 p.), l’écriture fluide et le sujet, il faut bien l’avouer, passionnant.
Impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu’a suscité l’ouvrage
A chaud, impossible pour moi de ne pas participer au concert de réactions qu’a suscité l’ouvrage. Mais bizarrement, ce n’est pas un sentiment de révolte qui m’étreint en premier lieu. Bien au contraire, je suis aux regrets de vous signaler, madame Badinter, que votre plan média, impressionnant par son ampleur et son efficacité (déjà près de 60 000 exemplaires écoulés en un mois selon L’Express), a sans conteste largement dévoyé le contenu de votre livre!
Dans les dizaines d’ITW (France Inter, Canal+…), de papiers (Elle, Le Monde…) et billets publiés en ligne ou ailleurs (j’ai particulièrement aimé celui de Ségolène Finet ou la réponse de Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue citée par E.B. dans son bouquin), n’est fait mention très souvent, aussi bien par l’auteure elle-même que par ses détracteurs, que de sa prise de position franchement spécieuse concernant le complot pro-allaitement – un chapitre complet sur LLL (la Leche league) et sa conspiration mondiale. Ont été bien souvent évoquées ses réticences au retour des couches lavables (pourtant franchement timide en France où elles concernent moins de 5% des bébés…), alors qu’E. Badinter n’y consacre que deux ou trois paragraphes. Franchement ultra-anecdotique – et tout à fait conforme à l’opinion des femmes de sa génération qui ont dû pour la plupart jongler entre les langes à faire bouillir et les culottes en caoutchouc à récurer. On ne peut donc pas vraiment leur reprocher cette réaction!
Pourtant, il y a du bon à prendre dans ce livre. D’abord, il remet au centre du débat la question du féminisme, jugé ringard par certain(e)s, et des combats pour l’égalité entre hommes et femmes (aujourd’hui 8 mars, c’est la Journée des femmes, preuve qu’il faut encore – et c’est malheureux – une occasion… annuelle pour évoquer ces sujets!). Il rappelle que des femmes se sont battues pour la pilule ou l’avortement, pour avoir le choix de procréer ou non. Il souligne que notre rapport à la maternité se situe dans une perspective historique, économique et sociale, qu’il évolue au fil des modes de pensée et des besoins des gouvernements – je ne conteste absolument pas ce dernier fait, puisque mécaniquement la natalité a des effets directs sur le financement des retraites ou le marché du travail.
Il aborde les « ambivalences de la maternité », le « conflit » qui s’opère à l’intérieur même d’une femme entre ses « devoirs » maternels et ses aspirations autres
L’essai évoque les politiques natalistes selon les pays, leur efficacité toute relative et l’image traditionnelle de la mère de famille en Allemagne, en Italie ou au Japon (à la maison, omniprésente dans la vie des enfants…) pour expliquer les taux de fécondité variables d’un pays industrialisé à un autre. Il aborde les « ambivalences de la maternité », le « conflit » qui s’opère à l’intérieur même d’une femme entre ses « devoirs » maternels, de plus en plus lourds (il ne s’agit plus de garantir seulement le gîte et le couvert à sa progéniture, mais de le guider pas à pas sur la voie de l’épanouissement personnel jusqu’à l’âge adulte), et ses aspirations autres (carrière professionnelle, loisirs, vie de couple…).
Je me suis bien retrouvée dans ce passage (qui se trouve au début du livre). Oui, il nous faut aujourd’hui, plus qu’avant sans doute, « concilier » vie de famille et vie professionnelle, « négocier » entre nos aspirations de mère, nos désirs et intérêts de femme. Oui, nous voulons tout et que tout soit parfait, au risque d’être surmenées, culpabilisées et perpétuellement insatisfaites. Non, les hommes ne payent pas le même tribu à la parentalité. Souvent, ce n’est pas eux qui initient le mouvement (même s’ils aiment bien cette période…), puis ils ne portent pas l’enfant, ne se rendent que très rarement aux 20 ou 30 rendez-vous médicaux qu’impliquent la grossesse (suivi, préparation, consultation pré-anesthésique, passages au labo pour analyses et j’en passe…), n’allaitent pas, ne se préoccupent ni de la garde-robe de bébé ni bien sûr de la valise pour la maternité. Ils ne s’intéressent que de très loin à la recherche d’un mode de garde et ne proposent que rarement de passer un peu plus de temps à la maison (« passer à 80%? Mais chéri, j’ame mon travail! » Et moi non bien sûr…) pour s’occuper de bébé.
Comment ne pas sourire quand on lit que les thèses écolos sont forcément sexistes
Clairement en revanche, sur les chapitres 2 et 3, traitant des forces réactionnaires combinées pour ramener la femme à la maison et de l’allaitement comme source d’aliénation vis à vis du bébé, je m’inscris en faux quasiment de bout en bout. Comment ne pas sourire quand on lit que les thèses écolos sont forcément sexistes, que le « retour à la nature » qu’elles impliquent marque une régression incontestable dans les combats pour l’égalité des sexes? Pour vivre moi-même dans un milieu largement teinté (mais pas que) d’aspirations écolo-bobo-bio, je me suis sentie non pas offensée (le terme, utilisé par certaines, est vraiment trop fort) mais incomprise par E. Badinter et les féministes de sa génération. Non, je ne me sens pas prisonnière de l’idéologie écolo montante. Au contraire, je l’encourage, j’y adhère, je m’y reconnaîs en grande partie (même si j’ai demandé une tarte aux fraises pour mon anniversaire la semaine dernière… en plein hiver, hum). Oui, je prône une certaine forme de décroissance responsable, sans pour autant renoncer à mon confort. Non, je ne vis pas le transfert de mes couches lavables du cul de ma fille à la machine à laver comme une contrainte insurmontable. Oui, je souhaite qu’elle mange des bons petits plats préparés par… son père, plutôt que des trucs industriels dont je ne voudrais pas moi-même!
Idem pour l’allaitement et le maternage proximal. Il est évident que ce renouveau d’une certaine façon d’élever les bébés, mélange d’idéal « état de nature » à la Rousseau et d’études scientifiques récentes, qui prône le portage, l’allaitement long ou le cododo (que je ne pratique pas, au contraire des deux autres éléments pré-cités) impliquent une présence accrue de la mère auprès de l’enfant qu’un autre modèle de parentage. Mais il y a aujourd’hui des façons, pour celles qui PEUVENT choisir (tout dépend beaucoup du milieu social et des moyens financiers évidemment!), d’aménager ces différentes aspirations/obligations pour trouver un équilibre propre à chacune. C’est là que je rejoins de nombreuses commentatrices: il me semble important d’avoir le choix et non de subir: le choix d’allaiter au sein comme de nourrir au biberon, de prendre du temps avec bébé comme de retourner bosser au bout de cinq jours (cf. Rachida D. et son retour au taf cinq jours après sa césarienne…?!).
Je recommande donc la lecture du bouquin – je vais quant à moi me pencher sur « L’amour en plus »
Bref, je trouve que sur ce coup-là, Elisabeth Badinter loupe sa cible et met tout sur le dos de LLL au lieu d’incriminer politiques publiques, personnels de maternité parfois pas très subtiles, pères trop souvent absents, voire démissionnaires et aspirations parfois contradictoires des femmes elles-mêmes…
Je pourrais encore en écrire des tartines tant le sujet est un puits sans fond. Je recommande donc la lecture du bouquin – je vais quant à moi me pencher sur « L’amour en plus », publié en 1981 (billet de La Poule ici). J’ai conscience que mon compte-rendu est un peu fouilli et les thèmes abordés nombreux – honnêtement c’est un peu le cas du bouquin d’E. B., une critique que lui fait La Mère joie avec raison ici. N’hésitez pas à me donner votre avis, la discussion sur ces sujets est loin d’être close…

08/03/2010 at 17 h 52 min Liens permanent
Tu réagis plus vite que la buse (petit proverbe de mon cru) !
INCOMPRISE, tu as lâché le mot ! C’est exactement le sentiment que j’ai eu en observant les réactions parfois épidermiques envers son discours.
Et pour cette raison je pense que Baba (à force de parler d’elle je deviens intime) a raté le coche « pédagogiquement ».
08/03/2010 at 18 h 31 min Liens permanent
Je pense aussi qu’il n’y a rien de tel qu’une bonne controverse de mauvaise foi pour faire parler de son livre, et ça a bien réussi ! Moi j’attends de le lire pour donner mon avis mais ton compte-rendu me conforte dans l’impression que j’avais.
08/03/2010 at 18 h 38 min Liens permanent
je ne trouve pas ton billet fouilli? je n’ai pas encore lu le livre, je me sens moins légitime pour commenter. Là où je suis d’accord avec toi c’est quand tu dis que la mère n’est parfois pas très aidée, qu’elle soit au foyer ou au travail. Je me sens souvent assez seule alors que mon mari est impliqué dans l’éducation des enfants et qu’il s’en occupe vraiment bcp (ma belle mère n’en revient pas!). mais à chaque souci c’est à la maman vers la maman que l’on se tourne et je trouve cela lourd à porter. bon, faut que je le lise mon comm’ sera peut-être moins fouilli
08/03/2010 at 20 h 03 min Liens permanent
Bon, va peut être quand même falloir que je le lise pour me faire mon idée moi
En attendant, je file chez la Mère Joie lire son avis !
08/03/2010 at 20 h 34 min Liens permanent
@ La mère joie, je pense que c’est le décalage générationnel qui crée cela et potentiellement, l’amer sentiment d’EB que les femmes de 30 ans aujourd’hui (peut-être a-t-elle une fille de cet âge?) sont en train de participer inconsciemment à la déconstruction des avancées durement gagnées au fil des années de militantisme de leurs mères pour s’émanciper de la domination masculine…
@ La Poule, je ne sais pas si c’est un coup médiatique de mauvaise foi pour faire vendre, mais en tout cas, les thèmes de l’allaitement ou des couches ont eu le mérite d’apporter une grande visibilité au bouquin, dont le contenu ensuite est bien différent. dans ce battage, quelle est la part de la com’ Flammarion, quelle est la part d’emballement médiatique ultra premier degré? Je ne sais… En tout cas, EB a joué le jeu, au risque de simplifier son discours à l’extrême.
@ Sabine, même chez moi, où mon mari participe beaucoup (cuisine, vaisselle, récurage des WC, descente de la poubelle etc…), ce n’est clairement pas lui qui prend la plus grosse part dans les soins aux enfants (le deuxième est bientôt là…). J’ai décidé de repasser à mi-temps au moins un an, de son côté mon mari a été tout étonné quand je lui ai demandé si cette initiative l’avait ne serait-ce qu’effleuré…
@ Béatrice, je te l’envoie si tu veux (redonne-moi ton adresse par mail).
08/03/2010 at 20 h 35 min Liens permanent
Deux nouvelles réactions: celle de 10lunes http://10lunes.canalblog.com/archives/2010/03/08/17160700.html et celle d’Eco-sapiens http://www.eco-sapiens.com/blog/la-femme-l%E2%80%99ecologie-et-l%E2%80%99alienation/
08/03/2010 at 21 h 43 min Liens permanent
Merci pour cette analyse, elle apporte un regard différent de celle de la Mère Joie je trouve.
Ca a de toute évidence fait un gros buzz, je me demande s’il restera uniquement médiatique ou si un changement dans la société va s’en faire sentir…
08/03/2010 at 22 h 24 min Liens permanent
J’aime bien ton compte-rendu et tes réactions. J’ai également lu le livre (j’en avais parlé sur mon blog le 13 février). Ce qui m’a beaucoup surprise, c’est de voir que les propos d’EB avaient été reçus et ressentis de façon si différente (et parfois opposée) par les femmes. Certaines ont surtout retenu l’importance qu’elle accorde à la diversité des choix et des désirs féminins, d’autres se sont focalisées sur ce qu’elle appelle les oukases des ayatollah de l’allaitement, d’autres encore sur la tyrannie du naturalisme.
. En fait, moi, j’aurais aimé un livre consacré « que » aux femmes françaises !!!
Sinon, je suis tout à fait d’accord avec toi lorsque tu écris qu’elle aurait dû évoquer des choses aussi cruciales que le rôle du père, les désirs parfois contradictoires des femmes, le monde du travail, etc.
PS : je voudrais juste signaler que son dernier chapitre consacré « au cas à part des femmes françaises » explique que ce qu’elle dénonce dans son livre n’est pas vraiment très prégnant en France et que pour le moment, celles-ci n’en fait qu’à leur tête
09/03/2010 at 9 h 53 min Liens permanent
@ Stéphanie : Totalement (analyse de Ficelle très intéressante d’ailleurs). Personnellement, j’ai choisi de mettre en évidence l’approche épistémique de Badinter et le côté brouillon, mal articulé du livre.
@ Gaëlle : Pourquoi a-t-il été ressenti si différemment ? Parce qu’entre autres le livre n’est pas clair. Même sur les questions cruciales non abordées et qui ont été soulevées maintes fois par les lectrices, elle aurait pu expliquer l’orientation de son bouquin. Elle n’était pas obligée d’écrire sur « tout », elle pouvait effectivement se concentrer sur certains points mais expliquer sa démarche aurait été un grand plus.
09/03/2010 at 10 h 21 min Liens permanent
@ Stéphanie, le buzz passe, mais la réflexion que nous avons toutes menée, elle, reste. Je trouve extrêmement constructives toutes les réactions qu’a suscité le bouquin (même quand clairement, il n’avait pas été lu…), surtout les réactions de femmes d’aujourd’hui, qui composent avec leur vie de mère (allaitante ou pas) et leur vie de femme (comme si on n’était pas femme en étant mère… mais bon, hein, on va pas chipoter) une existence qui leur ressemble. Dans le meilleur des cas. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face, nombre de femmes aujourd’hui (la majorité?) doivent « jongler » plus que « choisir », « assumer » plus que « profiter » de cette double vie (la fameuse « double journée »). Espérons que, comme le bouquin de Florence Aubenas d’ailleurs (que je recommande chaudement!!), cette réflexion découle sur des choses concrètes. Mais je crois que l’évolution des mentalités a ce pouvoir.
@ Gaëlle, je trouve en effet qu’en France on est bien loin encore de la tyrannie du naturalisme. A moins que comme moi, toutes les jeunes mères aient lu la collection Jouvence in extenso (de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau de LLL en passant par les préceptes de communication non-violente ou les conseils Montessoriens de Catherine Dumonteil-Kremer…). J’ai aimé au contraire de toi cette mise en perspective occidentale et je trouve enrichissant le fait de rappeler ce qui se fait à côté.
@ La Mère joie, c’est vrai qu’elle aurait pu être plus rigoureuse dans sa démonstration, aller plus au fond des choses. Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il s’agit d’une thèse, d’un plaidoyer, mais cela ne me dérange pas. En revanche, j’aurais également apprécié qu’elle s’explique sur ses motivations et qu’elle évoque son propre parcours de mère.
09/03/2010 at 18 h 56 min Liens permanent
C’est bien que tu parles du bouquin de Florence Aubenas. J’ai lu 2/3 itw, ça fait froid dans le dos …. Je le lirais bien celui là aussi (tu l’as ? On peut utiliser le canal « ta voisine du haut » pour faire passer les bouquins d’ailleurs !!)
09/03/2010 at 22 h 14 min Liens permanent
Oui, je l’ai aussi… Mon budget livres a explosé ces derniers mois! Je te fais d’abord passer le bouquin d’EB, parce que mon homme est en train de lire le livre d’Aubenas. Même s’il a pour consigne de lire D’ABORD (y a plus qu’urgence) « J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur » dont la Poule parle ici http://www.poule-pondeuse.fr/2009/12/01/jaccouche-bientot-et-jai-peur-de-la-douleur/ et qui est franchement très bien. Il m’a redonné confiance et m’a bien reboostée pour vivre cet accouchement du mieux que je pourrai…
Sur Aubenas, j’ai beaucoup apprécié la démarche et l’écriture. Evidemment, elle fait état d’une réalité sur laquelle nous citoyens lambda avons peu de prise, mais il est toujours bon de mettre en lumière des situations difficiles dont les médias traditionnels ne donnent qu’une vision larmoyante et tronquée, voire plus de vision du tout. La précarité sur le sol français, ça fait plus vraiment vendre du papier…
19/03/2010 at 13 h 06 min Liens permanent
Très bonne analyse, merci beaucoup! Je crois qu’une limite (ou un intérêt ?) du livre c’est qu’il renforce les positions de chacune, notamment sur l’allaitement : celle qui n’a pas allaité se sent justifiée dans son choix et soutenue. Et celle qui allaite est tellement énervée par ce qui est dit dans le bouquin que cela renforce son projet d’allaitement ! Au final donc un livre qui divise ET motive.
19/03/2010 at 18 h 20 min Liens permanent
Il ne laisse personne indifférent, et c’est aussi ça qui est bien… Merci d’être venue jusqu’ici Ségolène!
03/04/2010 at 21 h 40 min Liens permanent
A propos d’Aubenas, toi qui es journaliste, tu pourrais m’expliquer pourquoi personne ne lui demande si elle s’est « inspiré » de ce bouquin « L’Amérique pauvre », celui d’une journaliste qui a eu exactement la même démarche mais il y a 5 ans et aux US… ( http://www.amazon.fr/LAm%C3%A9rique-pauvre-B-Ehrenreich/dp/2246650712 )
ça n’enlève rien à son travail, ni à son propos, mais juste rendre à César ce qui lui appartient si l’idée originelle n’est pas d’elle…
05/04/2010 at 20 h 55 min Liens permanent
Bon, ben j’ai pratiquement terminé le bouquin (comme tu le dis, pas trop épais, fluide,et passionnant), et je ne suis pas loin de partager l’avis de La Poule « bonne controverse de mauvaise foi ». Comment ce bouquin a-t-il pu faire un buzz (pardon, un ramdam
) pareil ??
Mais peut être suis-je suffisamment sûre de mes choix pour lire tout ça sans bondir ….
06/04/2010 at 7 h 11 min Liens permanent
@ Clemys, au contraire j’ai pas mal entendu les médias ramener son travail à ceux de ses prédécesseurs qui ont eu un peu la même démarche… Dont un qui s’est fait passer pour un travailleur turc/noir je ne sais plus…
@ Béatrice, quand je te dis que le plan média était ficelé du tonnerre…